Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

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L’aventure CHUNGO et l’Eco Shell Marathon 2011

mai 21, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, Non classé, Transports et moyens de déplacement

Il y a quelques semaines, je m’étais rendu à l’ENSA, l’Ecole Supérieure des Sciences Appliquées de Tétouan dans le cadre d’une Journée du Patrimoine que je relate dans ce précédent article.  A la fin de celui-ci j’avais mentionné le projet CHUNGO, un projet original que quelques élèves de l’école ont décidé de réaliser.  Le nom de CHUNGO, un terme qui signifie en espagnol « de mauvais aspect ou de mauvaise qualité », dénote déjà de la part des initiateurs un certain sens de l’humour et d’autodérision.  J’avais eu vent de ce projet, il y a déjà quelque temps, au travers de la page facebook dédiée à l’aventure et je m’étais promis d’aller rendre visite au team afin de connaître les motifs qui avaient poussé ces jeunes à se lancer dans une telle aventure et se confronter à des équipes issues d’écoles du monde entier et dont certaines bénéficient assurément de moyens techniques et financiers plus importants.

Pour ceux qui ne le sauraient pas l‘Eco Shell Marathon est un défi qui s’adresse aux étudiants d’écoles supérieures et secondaires du monde entier dans le but de concevoir, construire et tester des véhicules économes en énergie.

Chaque année, depuis 1985, des évènements organisés aux Etats Unis mais aussi en Europe et en Asie mettent en concurrence les équipes et leur véhicule : les vainqueurs sont les équipes qui vont le plus loin en utilisant le moins d’énergie.  En Europe c’est sur le circuit de Lausitz (D) que se déroule le challenge.  Cette année, il se déroulera du 26 au 28 mai et mettra en concurrence des équipes de 25 pays dont le Maroc qui présentera 9 équipes si les informations sont bonnes.

Chungo L’équipe de Tétouan est composée, si je ne m’abuse, de neuf personnes et l’instigateur du projet c’est Mohammed Ezzaid, un étudiant en deuxième année d’ingénieur en mécatronique. L’idée lui est venue après avoir vu un reportage et il va rapidement trouver d’autres étudiants désireux de s’impliquer et participer.  Du côté de l’Ecole, le soutien n’est pas immédiat mais la ténacité a fini par payer : dans un sens, on peut comprendre les réticences des responsables d’un établissement tel que  l’ENSA de Tétouan à s’engager dans un tel projet : leurs moyens sont limités et pour un projet tel que l’Eco Shell Marathon, des recherches coûteuses et des moyens matériels importants sont logiquement nécessaires…

Quoiqu’il en soit, le projet va voir le jour.  Les plans du véhicule seront tout d’abord modélisés sur un logiciel : dans un sens c’est l’étape la plus facile et l’on peut rêver et jouer avec de nombreux paramètres pour optimiser le prototype, son Cx, etc.   Mais il faut passer ensuite à la fabrication et vont déjà alors se poser les premiers problèmes… Celui des matériaux disponibles, par exemple. Alors la coque sera faite en polyester mais ici, on ne trouve pas de kevlar ou autres tissus performants qui seraient indispensables à la réalisation d’une coque légère et performante … Il en résulte un engin assez lourd de quelques 70 kilos motorisation comprise.  La finition est rudimentaire et la « recherche des grammes » superflus n’a pas vraiment été menée… Rien qu’à ce niveau, il y a déjà de nettes améliorations à faire.  Pour information, l’un des prototypes engagés l’année précédent ne pesait que quelques 17 kilos… ma dit Mohamed.
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Pour la motorisation, et vu le peu de temps disponible, l’équipe va porter son choix sur un moteur HONDA nouvelle génération, qu’elle devra acheter et faire venir de Barcelone à ses propres frais… Et oui, à leurs frais et ce sera le cas pour bon nombre d’autres achats, car l’équipe doit souvent faire appel à des petits artisans qui ne peuvent pas établir les documents comptables indispensables au remboursement des frais par l’ENSA.
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Lorsque je vais rendre visite à l’équipe, nous sommes à moins de quatre jours de l’envoi du véhicule en Allemagne et celui-ci n’est toujours pas peint… L’atelier qui n’en est pas un en réalité,  n’est pas non plus – franchement – un exemple que je montrerais et à suivre… cela m’a fait penser à l’une de mes formations en logistique et au fameux principe du lean management cher à Toyota, lié à l’organisation des postes de travail, à l’optimisation des déplacements et mouvements, à l’ordre, à la propreté et à toutes les méthodes qui en découlent ou s’y apparentent telles que six-sigma, kaizen, etc…  On en est loin !

Mais bon, les ambitions du Team CHUNGO sont modestes et ils ne s’en cachent pas : pour cette première participation, leur ambition se limite à terminer le projet dans les temps, à répondre aux exigences du cahier des charges imposé par les organisateurs et si possible accéder sur le circuit.  Ils seraient déjà alors la première équipe marocaine à réaliser cet exploit.  Les années précédentes, d’autres équipes se sont déjà présentées mais aucune d’elles n’a, jusqu’à présent, passé les contrôles préliminaires imposés et pu s’élancer sur le circuit.

Pour le reste, ils sont conscients qu’ils n’ont aucune chance de briguer un podium et c’est déjà bien de connaître ses limites !

J’ai voulu savoir comment était assuré le financement du projet CHUNGO : l’argent, c’est quand même le nerf de la guerre.  Comme je l’ai déjà dit, c’est l’école qui a assuré une bonne partie des achats et des dépenses en matériaux ainsi que les familles des membres.  On pourrait se demander quid du sponsoring ? Et bien, cela va faire sourire mais c’est la réalité : le team n’a obtenu que 3.000 dirhams (+/- 300 euros) de la part d’entreprises tétouanaises ! 2000 dirhams de la part du FC Tétouan et 1000 dirhams de la part d’un concessionnaire automobile… Cela fait sourire Mohamed qui me signale que la situation n’est pas représentative du Maroc et que d’autres teams issus de villes telles que Casablanca, Rabat ou Agadir  réussiraient, semble-t-il à rassembler des sommes plus conséquentes : on parle de budget de plus de 100 millions de dirhams.
Ok, le team n’a pas vraiment bien travaillé sa communication et il suffit de voir sa page facebook où l’on pourrait s’attendre déjà à plus de publications sur l’avancement du projet mais quand même, 3.000 dirhams c’est vraiment dérisoire et quand je rencontre les membres du team, ils ne savent toujours pas comment ils iront en Allemagne : ils étaient en pour-parlers avec la Willaya mais rien n’était encore acquis.

A l’heure où j’écris, je pense que le problème est résolu et c’est tout ce que je leur souhaite afin qu’ils puissent réaliser jusqu’au bout leur rêve. Si ils lisent cet article qu’ils sachent que j’attends de leurs nouvelles et un compte-rendu de cette expérience dès leur retour que je me ferai un plaisir de relayer ici !

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Bruno mène l’enquête dans le cimetière juif et le mellah…

mai 18, 2011 By: Dar Rehla Category: Culture, Histoire, Religions et Cultes

Dimanche est arrivé à Dar Rehla, notre maison d’hôte, Bruno, un monsieur qui a découvert récemment qu’une partie de ses origines provenaient de Tétouan… L’histoire mérite d’être racontée car c’est une situation quelque peu exceptionnelle même si de nombreuses familles ont encore leurs petits ou gros secrets… Moi-même, j’ai eu récemment la surprise d’apprendre que j’avais des cousins et cousines, enfants d’un demi-frère « oublié » de mon papa défunt. Et c’est grâce à facebook que j’ai fait cette découverte suite à la démarche de l’une de ces cousines, Brigitte avec qui nous avons déjà eu l’occasion d’échanger par mail mais que j’espère avoir l’occasion de rencontrer un jour.
La découverte de Bruno, quant à elle, s’est faite, d’après les discussions que nous avons eues depuis son arrivée, suite au décès de sa maman et à la découverte d’un certain nombre de vieux documents qui l’ont poussé à mener une enquête et voyager dans le maghreb. Bruno savait depuis qu’il était plus jeune qu’il y avait dans ses origines une pièce nord-africaine, à savoir un grand-père né à Oran et d’origine juive, mais le sujet était tabou dans la famille et il s’en  était accommodait, sans plus.  Cet ancêtre ne le turlupinait pas plus que cela, mais la lecture des documents qu’il trouve chez sa maman va relancer son intérêt.  Dans un premier temps il va essayer de reconstituer le puzzle généalogique et rentrera en contact avec des membres de la famille plus éloignée. Parmi ces personnes une grand-tante qui a connu son arrière grand-père et qui va lui remettre d’autres documents qui lui permettront d’avancer et d’en savoir encore un peu plus.   Un premier voyage va ainsi l’emmener à Oran et il retrouvera l’immeuble dans lequel une branche de sa famille est passée. Il ira consulter les archives locales mais trouvera très peu d’informations dans les registres de l’état.  Il apprendra cependant que la famille n’a pas toujours habité à Oran mais qu’elle vient de Tétouan !  De fil en aiguille, il remonte l’histoire et découvre que c’est en 1862, que son trisaïeul quitte Tétouan pour l’Algérie et Oran.

A cette époque les juifs représentent une grosse communauté : on cite des chiffres de 10.000 âmes soit près du tiers d’une population tétouanaise estimée à 35.000 habitants ! D’autres chiffres sont plus faibles, on parle alors de 3.000 juifs… Quoiqu’il en soit cela représente quand même une  proportion non négligeable de la population totale.

Quant  à 1862, c’est une date clé pour Tétouan, elle correspond à la fin de la première occupation de la ville par les troupes espagnoles du Général Léopoldo ‘O’Donnel au terme de la campagne d’Afrique.  Le Sultan de l’époque veut récupérer sa ville et va négocier un traité dans lequel les conditions exigées par l’Espagne pour la restitution de Tétouan et le départ des troupes sont très dures.   L’indemnité de guerre exigée par l’Espagne est de 20 millions de duros, l’équivalent de deux années de revenus du Makzen de l’époque…  Ce traité imposera également l’agrandissement des présides de Ceuta et Melilla, la réinstallation de missionnaires et de consuls espagnols à Fès ainsi que l’engagement du maroc de signer un traité de commerce avec l’Espagne.

Pendant cette occupation espagnole, les juifs bénéficieront d’une situation plus favorables, les sortant même de leur statut de « Dhimmi ».   Alors, avec le départ des troupes espagnoles,  de nombreux juifs craignant d’être accusés de « collaboration » vont choisir l’exil…

L’Espagne, où l’Edit d’expulsion de l’Inquisition de 1492 reste toujours d’application, va refuser toutes les demandes. De nombreuses familles juives vont alors fuir la ville et se déplacer vers Tanger, Ceuta ou Oran mais aussi vers des destinations outre-atlantiques telles que que le Vénézuela, l’Argentine et ou le Brésil. Vers l’Algérie, l’émigration est favorisée par les Autorités françaises qui vont accorder aux juifs des papiers et la nationalité française. Judas fait ainsi partie du lot de ces futurs oranais et sur le bateau qui l’emmène, il fera la connaissance de sa future épouse Yaccout, elle-même originaire de Tétouan.

Bruno a quelques informations sur ces ancêtres : il sait déjà que Judas aura avec Yaccout 9 enfants qui viennent s’ajouter à 9 autres frères et soeurs qu’il a déjà eu avec une première épouse.  Sur ces enfants, par  contre aucun élément ne lui a été transmis.  Il connait par ailleurs le patronyme de cet ancêtre, que l’on retrouve assez communément, mais sous une orthographe quelque peu modifiée.  Au cours de notre visite on apprendra que les derniers représentants de ce patronyme sont actuellement installés en Espagne, du côté de Torremolinos.  Une prochaine destination de voyage pour Bruno, peut-être ?

En venant à Tétouan, Bruno ne fonde pas l’espoir de retrouver des traces particulières de ces ancêtres, mais il aspire à connaître le mellah, le quartier dans lequel ses ancêtres ont vécu.   Des informations, il aurait pu en trouver si la communauté juive de Tétouan avait été encore suffisamment importante que pour justifier la présence d’un ou plusieurs rabbins. Il aurait pu alors s’adresser à l’un d’eux, lesquels conservent les registres de naissance mais aussi de circoncision de la communauté.  Malheureusement, si 1862 fut une date qui induit une première émigration importante juive, les années 1960 constituèrent le départ de la quasi totalité de la population juive restante de Tétouan. Actuellement sont encore présentes 3 familles ne totalisant plus que 7 individus…
Les derniers rabbins et les fameux registres ont également quitté les lieux et sont retournés majoritairement en Israël.  Il faut savoir que dans la religion juive, selon la Halakha, c’est la mère qui transmet la « notion » de judaïsme  et contrairement à de nombreuses autres religions,  les juifs considérant qu’ils sont un peuple « élu », ils ne recherchent pas particulièrement à « recruter »… on naît juif et cela, de par sa mère.   L’importance des registres est donc primordiale pour tout candidat à l’émigration en Israël où tout dossier est longuement et minutieusement examiné par les autorités religieuses pour déterminer la judaicité du candidat.  C’est en quelque sorte le pendant des registres des Mormons que tout candidat à la généalogie sera amené un jour à consulter.

Bruno est déjà venu dans la région, c’était il y a dix ans mais à l’époque il ne savait point que Tétouan faisait partie de ses origines.  Cette nouvelle visite, il veut la faire sous un autre angle et la consacrer plus particulièrement à la judaicité de la ville que l’on peut appréhender à travers le mellah, la synagogue et le cimetière juif.   Il est clair que les influences juives se retrouvent certainement sous d’autres aspects et en ce sens font partie même du patrimoine immatériel de Tétouan, reconnu ou pas.  Je ne suis pas un spécialiste de la question,  mais depuis la reconstruction de Tétouan vers 1492, mais déjà auparavant quand ils étaient en Andalousie,  musulmans et juifs ont vécu côte-à-côte et ont traversé des épreuves communes qui ont nécessairement laissé des traces…  La coexistence  des populations juives et musulmanes étaient d’ailleurs telles que dans les premiers temps il n’y avait pas à proprement parler de « mellah » : ce n’est qu’en 1808, sous le règne de Moulay Slimane et par sa volonté de construire la Grande Mosquée, que les juifs sont déplacés dans le nouveau mellah.  Certains écrits laissent supposer que ce nouveau mellah dont l’urbanisme a été confié à un architecte portugais aurait également été construit pour assurer la protection des juifs : le mellah ne possédait ainsi qu’une seule porte d’accès qui était constamment gardée comme on peut encore même le voir sur cette photo…
L'entrée du mellah de Tétouan

Cet aspect de Tétouan mérite bien que j’y consacre un peu de mon temps et j’avoue que l’occasion est trop belle… Comme il n’y a pas d’autres hôtes à la maison, je propose donc à Bruno de l’accompagner et de lui faire profiter en contre-partie de ma connaissance de la ville et de certaines connections que je possède auprès d’amis tétouanais qui pourraient lui être utiles dans sa quête.

Quand on quitte la maison, il est encore tôt et je n’ai pas encore reçu de réponse d’un ami proche de la communauté juive que j’ai contacté et qui devrait nous mettre en contact avec Elias Benchimol l’un des derniers membres de la communauté tétouanaise qui s’occupe des visites de la synagogue.  On va donc démarrer notre visite par les hauteurs de la médina de Tétouan, et suivre en partie le circuit que j’avais déjà décrit dans cet article : dans les hauteurs de la médina, un circuit négligé.  J’espère avoir des nouvelles en cours de route.

Une fois arrivés à hauteur de l’ancienne caserne des Regulares dont l’accès est normalement interdit, nous avons été invités par un groupe d’enfants à visiter les lieux… On, enfin moi, je ne me suis pas fait prier car depuis notre arrivée à Tétouan, cet espace m’intrigue et je souhaite le visiter.  Les bâtiments ont des aspects architecturaux intéressants et certains détails méritent d’être fixés : je n’ai pas été déçu mais cette visite fera l’objet d’un autre article…

Le temps était bruineux et la visibilité mauvaise.  On n’a donc pas pu profiter du panorama que l’on peut apprécier par temps dégagé et ensoleillé.
On ne s’est pas attardé non plus car l’étape suivante est le cimetière juif.  On va donc redescendre via les escaliers récemment aménagés et dont des ouvriers terminent les murets de sécurité.  Des nouvelles plantations ont déjà été réalisées dans la partie haute et la zone devient charmante. C’est vraiment un endroit à visiter si vous passez par Tétouan.

En bas de l’escalier et en face se trouve le portail du cimetière juif.
La porte du cimetière juif (04/2010)
Nous poussons la grille et le franchissons : normalement, les lieux sont surveillés par un gardien que nous verrons plus tard quand nous quitterons les lieux.  Je m’étais déjà rendu dans le cimetière car j’avais lu que certaines des pierres tombales que l’on y trouve sont très particulières, portant des signes dont l’origine est encore controversée. A l’époque, par déduction sur les formes et l’état des pierres j’en avais déduit que les plus anciennes se trouvent dans les hauteurs du cimetière qui est très étendu.  Mais là-haut, bon nombre de pierres ont pratiquement disparu sous la végétation. Alors, même si les tombes des ancêtres de Bruno sont fort probablement sur ces hauteurs, nous allons commencer par les tombes plus récentes sur lesquelles les inscriptions et parfois des dates sont encore visibles.  Mais pas évident, car les inscriptions sont souvent écrites en hébreu et les dates ne correspondent pas à notre calendrier… Heureusement Bruno a appris à déchiffrer l’hébreu et sur certaines tombes les dates sont gravées selon les deux calendriers : le grégorien que l’on connait tous et le juif sur lequel vous pouvez trouver plus d’explications ici.  D’après ce que j’ai pu lire, les conversions ne sont pas aisées car plusieurs facteurs rentrent en ligne de compte dans le calcul …  Quoiqu’il en soit toutes les pierres que nous regardons sont récentes et il y a peu de chances de trouver le patronyme de Judas que nous recherchons, tant elles sont nombreuses. Néanmoins Bruno va trouver sur certaines tombes le patronyme d’origine de Yaccout, l’épouse de Judas.

Lors de ma première visite au cimetière juif, je m’étais principalement concentré vers les hauteurs à la recherche des pierres plus anciennes et des inscriptions originales et étranges dont parlent certains guides.  En fait ces pierres ont été transférées, je le pense,  au niveau du musée d’archéologie et sont disposées désormais dans sa cour.  Cependant bon nombre de pierres tombales présentes dans le cimetière sont encore assez exceptionnelles de par leur état de conservation et présentent aussi des formes anthropomorphiques particulières.  Il y a certainement une symbolique et des explications relatives aux dessins qui y sont présents.  En cherchant d’ailleurs sur le web, j’ai trouvé trace de deux études abordant le sujet.  J’espère avoir l’occasion de me les procurer afin d’éclairer ma lanterne. En attendant d’en savoir plus, je vous laisse apprécier quelques unes de ces sépultures.

Parmi ces sépultures se trouvent celle du rabbin Ishak Bengualid, un saint homme auquel on attribue un certain nombre de « miracles » : sa tombe est même devenue un lieu de pèlerinage pour de nombreux juifs originaires de Tétouan.  Récemment, les 11, 12 et 13 mars 2011, a d’ailleurs eu lieu à Tétouan une grande fête, une « hilloula » en son honneur.  Y étaient présents des juifs venus de tout le monde.

On trouve aussi sur le net quelques photos prises dans le cimetière juif de Tétouan.  A l’époque, le pourtour des tombes était régulièrement chaulé.
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Maintenant, cette tradition a disparu et le cimetière est entretenu par son gardien qui y travaille depuis plus de cinquante ans.  Son salaire est assuré par la communauté juive de Casablanca,  sans laquelle le cimetière serait probablement complètement dégradé car de nos jours, rares sont les visiteurs qui y viennent encore pour l’entretenir.

Après le cimetière, nous nous sommes rendus dans le mellah et rapidement nous nous sommes trouvés face à la porte de la synagogue Bengualid, la seule qui existe toujours et qui a été rénovée récemment (2005) grâce à l’intervention et aux fonds de la Junta d’Andalucia sous la présidence de Manuel Chavez.  La porte est fermée mais une bande de jeunes nous demande si nous souhaitons la visiter.  On acquiesce et ils nous emmènent vers une boutique où l’on nous donnera le numéro de téléphone de Elias.  Pas de réponse à notre appel mais les jeunes nous proposent alors de les suivre jusqu’au domicile d’Elias qui se situe maintenant dans l’Ensanche.  Jusqu’à peu, Elias et ses parents vivaient encore dans le mellah mais des problèmes de santé du papa puis de la maman ont contraint la famille à quitter la médina et occuper un appartement dans la nouvelle ville.  Nous attendrons quelque temps avant que Elias nous rejoigne.  Nous lui expliquons la raison de notre visite et Elias nous invite à retourner à la synagogue.  Normalement Elias est présent le matin dans le mellah où régulièrement des touristes d’origine juive le sollicitent pour une visite des lieux dont la réputation a dépassé largement les limites du pays et du continent.  Pour l’anecdote Tétouan a été longtemps appelée la « Petite Jérusalem » et démontre ainsi l’importance de la ville aux yeux de la communauté juive.

La visite des lieux est franchement émouvante : comme tous les lieux où se déploie la spiritualité, la synagogue dégage un charme fort. Pénétrer dans une synagogue constitue pour moi une première et suscite beaucoup d’interrogations sur le culte. J’ai donc posé à Elias de nombreuses questions sur le sujet mais aussi sur la communauté. Je ne les retranscrirai pas ici : ce serait trop long et nécessite un autre article.  Et puis, il faut quand même bien que je garde certaines informations pour moi afin de vous donner envie de séjourner à Dar Rehla plutôt que dans un des autres établissements de Tétouan…non ?
D’autant que des questions, j’en ai encore bien d’autres à poser à Elias et j’espère en avoir l’occasion assez rapidement.  En attendant, j’ai fait l »acquisition d’un ouvrage intéressant  ’La communidad judia de Tetuan – 1881-1940′ une étude de Ana Maria Lopez Alvarez basée sur le registre des circoncisions du rabin Yishaq Bar Vid Haserfaty.  De ce que j’ai déjà pu en lire, l’ouvrage s’annonce  plein d’informations intéressantes et fait état d’une bibliographie qui pourra encore occuper pas mal de mes loisirs futurs…

En ce qui vous concerne et en attendant les prochains articles consacrés au sujet, profitez toujours de la visite en photos…

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Festival du luth 2011 – du 5 au 7 mai

mai 03, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, Musique

Depuis 13 ans, le festival de luth de Tétouan met en valeur au travers de sa programmation, l’oud ou luth,  cet instrument aux sonorités particulières dont l’origine remonte à l’époque médiévale.
En Europe, cet instrument n’est plus vraiment utilisé et seuls quelques groupes musicaux spécialisés en font encore usage :  il faut dire que même si la musique arabo-andalouse a pu influencer certains compositeurs tels que Camille Saint-Saëns… ce n’est pas vraiment le genre musical dans lequel nous nous reconnaissons…
Depuis notre installation à Tétouan, dont les origines andalouses ne laissent aucun doute tant par sa culture que l’architecture de sa médina qui lui a d’ailleurs valu son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997, nous avons appris à découvrir cet instrument et le répertoire musical qui l’accompagne.  J’ai même, à un moment, envisagé de suivre un cours relatif à cette musique, le premier du genre donné au sein de l’Association Tétouan-Asmir par Amin Chachoo.  Musicologue averti, Amin doit publier prochainement un livre, déjà controversé, sur le sujet. : il a ses idées sur l’origine de cette musique et cela ne plairaitt pas à tout le monde…  Mais un évènement personnel m’a coupé dans mon élan et je n’ai pas poursuivi le cursus… Qui sait,  je le reprendrai peut-être un jour, car au-delà de l’histoire et de l’approche théorique de cette musique arabo-andalouse, l’apprentissage du luth pour lequel la majorité des pièces arabo-andalouses ont été composées, était abordé.  Je dis bien composées et non écrites car c’est l’une des particularités de cette musique que le répertoire se transmette principalement oralement de maîtres à élèves et peu de transcriptions existent encore à nos jours.  Les premiers corpus écrits remontent au XVIIIème  siècle et sont dus à un Tétouanais, Muhammed Ibn al-Hasan al-Hayik.  D’ailleurs,  pour la réalisation du spectacle associant l’orchestre Arabesque de Samira Kadiri et l’orchestre d’Harmonie de Chenôve, que l’on a eu la chance de voir récemment à Tétouan,  Thierry Weber avait dû patiemment retranscrire certaines partitions pour les instruments de son orchestre.

L’organisation du festival du luth trouve donc bien sa place ici, à Tétouan.  Mais le luth ce n’est pas seulement la musique arabo-andalouse de Grenade, Cordoue ou Séville.
Cet instrument se pratique encore dans de nombreux pays arabes au sein d’orchestres populaires et font toujours partie de leur culture  mais aussi dans d’autres coins du globe au sein d’ensembles auxquels on ne s’attend pas.   Le festival de luth de Tétouan nous en donne encore cette année un aperçu de cette diversité.  Il accueillera cette année des artistes provenant de Palestine,  du Liban,  de Jordanie, de Turquie, d’Iran, des Pays-bas, de Norvège,  de Tunisie et du Maroc, bien entendu.
N’ayant pas encore trouvé le programme détaillé, je vous propose néanmoins  quelques informations sur les différents artistes qui se produiront lors de cette édition.
Ensemble Zejel Mohamed Ahaddaf Ensemble Roha Nizar Majid Nazempour

Lofti Bouchnak Ensemble Léon L'Africain Driss Maloumi

Le festival du luth de Tétouan, c’est également l’occasion de mettre à l’honneur un artiste.  Cette année ce sera Mohamed Rouicha, le maître de l’Ouatra, un instrument apparenté au luth mais d’une facture plus rustique auquel il s’adonne depuis 1964 qui a été choisi.

Mohamed Rouicha

A noter également que,  parallèlement au festival,  sera organisée une Master Class encadrée par Thami Belhaouat.

Pour terminer, j’ai visionné quelques vidéos pour illustrer cet article musical.  J’ai choisi un solo de Driss Maloumi : le morceau s’intitule « Dialogue entre les mains » Allez savoir pourquoi…

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Semaine de l’Architecture

avril 30, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Architecture, Histoire

Même si l’école nationale d’Architecture de Tétouan n’a programmé aucun évènement dans le cadre de la journée internationale des Monuments et Sites de l’UNESCO, elle n’en a pas moins organisé une autre manifestation qui aurait pu s’inscrire dans le contexte : il s’agit de la première édition de la   »Semaine de l’Architecture« .

Celle-ci se déroulera du 2 au 6 mai 2011, dans les tout nouveaux locaux de l’antenne tétouanaise de cette école nationale dont l’école mère est sise à Rabat.  L’antenne de Tétouan est ouverte depuis 2009 et, cette année, elle inaugure enfin ses nouvelles installations situées sur l’avenue Mohamed Daoud dans le quartier Soukna wa Taamir à proximité de la Délégation Provinciale de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace de Tétouan.
Les nouveaux bâtiments de l'ENA de Tétouan

Cette inauguration se fera le jeudi 5 mai et constituera un des moments importants de cette Semaine de l’Architecture.

Le programme auquel on pourra assister est le suivant :

Lundi 2 mai à 19h30 : « Tétouan et le défi de la modernité.  La question du logement de 1912 – 1956″

La présentation sous forme de table ronde d’une « étude relative à l’évaluation de l’action de développement urbain et de la production de logement dit de la promotion officielle, réalisée dans les villes au Nord du Royaume du Maroc, lors de la colonisation espagnole – L’histoire particulière de deux villes : Tétouan et Larache ». Les interventions traiteront plus particulièrement de :

  • Villes et gestion urbaine dans la zone du protectorat espagnol au Maroc.
    par M. Mimoun AZIZA.
  • Larache et Tétouan coloniales : de la modernité architecturale et de la construction du territoire.
    par M. Mohamed BEN ATTOU
  • D’une cité a l’autre, ou les mécanismes régissant l’évolution du système spatial des villes du nord marocain.
    par M. Taha BOUHASSOUN
  • Le logement pour marocains en période coloniale. Etude comparative.
    par M. Hakim CHERKAOUI
  • La construction communautaire de la périphérie urbaine au XXe siècle. Une expérimentation au Maroc en face d’une expérience en occident.
    par M. Plácido GONZÁLEZ MARTÍNEZ
  • Tétouan et le défi de la modernité. La question du logement.
    par M. Alejandro MUCHADA SUÁREZ

Mardi 3 mai à 19h00 :   »Urbanisme et colonisation : le cas du Maghreb »

Une conférence par M. Mimoun AZIZA dont voici un abstract

L’étude des liens entre urbanisme et colonisation au Maghreb s’avère intéressante. Surtout qu’elle permettra de comprendre l’impact de  la colonisation en matière de l’organisation de l’espace urbain.  Les villes du Maghreb découlent d’une tradition citadine ancienne. Elles ont connu durant la période coloniale, des bouleversements spectaculaires et rapides. Certaines villes  ont été transformées dans leur structure initiale, d’autres sont dédoublées et ont vu leur partie ancienne s’altérer.  Ce qui fait la colonisation a provoqué la crise des médinas : au modèle de la médina s’oppose alors le modèle de la ville européenne. Des familles riches quittent leur demeure en médina pour habiter la ville nouvelle.  En même temps la promotion des quartiers « européens » comme pôle économique des villes, porte un coup dur aux activités commerciales et artisanales de ces vieux noyaux. C’est la difficulté d’accessibilité, alors que la motorisation devient nécessaire avec l’extension démesurée des villes, qui a certainement le plus contribué à la marginalisation des médinas par abandon de celles-ci par les familles aisées qui y garantissaient ordre et entretien.

Mercredi 4 mai
à 17h00 :   »Corps et histoire de l’Art »

Une conférence par M. Saïd BOUTFASS dont voici un abstract

De la préhistoire au XXème siècle, le corps n’a pas cessé de nous étonner et de nous déstabiliser. Il se réinvente son statut continuellement. A travers la production artistique il est le reflet de l’histoire de l’humanité.

L’omniprésence du corps en histoire de l’art est incontestable. Nous suivrons, à travers l’histoire de l‘art, les métamorphoses du corps humain  tout en dévoilant la pensée des civilisations.

à 19h00 : « Spécificité et authenticité du patrimoine de la vielle de Tétouan »

Une conférence par M. Mohamed BENABOUD

Jeud 5 mai
à 13h00 : « L’enseignement de l’architecture »

Une table ronde animée par M. Daniel Pinson, Pierre Colboc, Chaoui Mohamed, Adil Edfouf, Hakim Cherkaoui.

à 16h00 : « Présentation d’un projet de chapiteau en matériaux recyclabes »

par Carlos Pérez Marin

Vendredi 6 mai à 16h00 : « L’urbanisme et l’architecture espagnole dans le Nord du Maroc »

par Antonio Bravo

Pas mal de sujets sont intéressants et les intervenants de qualité.   J’ai en particulier épinglé :

M. Pierre Colboc : un des architectes ayant participé à l’aménagement de l’ancienne gare d’Orsay en l’actuel Musée d’Orsay.  Il a également travaillé sur la réhabilitation des anciens ateliers des frères Lumière. C’est un ardent défenseur du patrimoine, y compris industriel.   En février 2010, il avait donné à l’Institut Français une conférence fort intéressante sur le « patrimoine durable : un concept basé sur le dialogue qui doit s’établir entre existant et nouveaux usages ».

M. Daniel Pinson, professeur à Aix en Provence : il a été le coordinateur d’un atelier de design urbain qui s’est déroulé en avril à Tétouan associant les universités d’Aix-Marseille, de Gênes, de Lisbonne et de Séville Projet EURMED.
Il faut d’ailleurs que je traite encore toutes les informations que j’ai eu la possibilité de recueillir lors de la présentation finale de cet atelier…. Pas mal de choses intéressantes et d’idées y avaient été émises…

M. Mohamed Benaboud : au sein de l’association TétouanAsmir, il a contribué en tant qu’historien à la reconnaissance de la médina sur la liste de l’UNESCO.  Il a publié par ailleurs de nombreux ouvrages sur les spécificités de la ville de Tétouan.

M. Hakim Cherkaoui : il est, entre autres, le Directeur de l’ENA de Tétouan.

Les autres intervenants m’excuseront mais j’ai eu la paresse de ne pas chercher leurs références…

Comme certains intervenants sont d’origine espagnole, j’espère cependant que les publications se feront plutôt en français… ceci, afin d’en tirer toute la substantifique moelle… que je pourrai vous transmettre si vous choisissez de passer par Tétouan, visiter son Ensanche, sa vieille médina et ses alentours tout en séjournant à Dar Rehla, notre maison d’hôtes.

 

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Festival de musique andalouse 2011 : 5ème édition

avril 28, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, Musique

Mieux vaut tard que jamais… Décidément, l’information et la communication restent les points faibles des évènements tétouanais. A se demander si ce n’est pas voulu pour qu’ils restent uniquement accessibles à une certaine « élite », qui doit bénéficier de connexions particulières pour s’approprier les invitations nécessaires ?
C’est à nouveau fortuitement, via le mur d’une amie facebook habitant Tanger, que je découvre l’information. Après une petite recherche ciblée sur le net, je trouve une publication relative à l’évènement… mais elle n’est quand même publiée qu’hier !   Et franchement, d’un point de vue pratique je n’y trouve pas mon compte ! Il y a pourtant des questions élémentaires auxquelles il faut une réponse…

Où se donnent les concerts ?

A quelle heure ?

Quel est le programme ?

Où se procurer les billets ou invitations ?

J’ai fini par avoir les informations.

? ce sera dans la belle salle du Cinéma Espagnol
dsc_5034

A quelle heure ? 20 heures.  Enfin ça c’est l’heure officielle…

Le programme ?

  • Jeudi 20h :
    Groupe Md Amine Akrami de Tétouan
  • Vendredi 20h :
    Confluences Musicales de Tanger
    Groupe Abdelfettah Benmoussa de Fès
  • Samedi 20h :
    Groupe Driss Gdira de Rabat
    Groupe Mehdi Chaachoo de Tétouan.

Pour les invitations ?

Passez votre chemin, il n’y a rien à voir !

Plaisanterie à part, il semblerait que l’association organisatrice à savoir « l’Association Tittaouen de la musique » a sa liste d’invités…
Rem. : la salle a quand même une capacité de 1.100 places…

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Première édition de la Journée du Patrimoine à Tétouan ce 27 avril 2011

avril 26, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Architecture, Culture, Histoire

Il y a peu, je m’étais étonné, dans cet article, que Tétouan dont la Médina est inscrite depuis 1997 sur la liste de Patrimoine mondial de l’UNESCO n’organise aucune activité ou visite dans le cadre de la journée internationale des sites et monuments de l’UNESCO qui se déroule le 18 avril.

Or, ce dimanche j’ai vu parmi mes notifications sur Facebook, que l’antenne tétouanaise de l’Ecole Nationale d’Architecture organisait ce mercredi 27 avril 2011,  la première édition d’une Journée du Patrimoine de la ville, présentée comme suit :

A l’occasion de la Journée Mondiale du patrimoine, l’ENSA de Tétouan organise la 1ère édition de la Journée du patrimoine le Mercredi 27 Avril 2011, sous le thème:   »Tétouan: Des pierres et des Hommes »

Le 27 Avril 2011, l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées (ENSA) de Tétouan ouvre ses portes au patrimoine de la ville de Tétouan. Aux quatre coins du monde, une journée est entièrement dédiée au patrimoine; journée qui impose de profondes réflexions sur le devenir de l’héritage légué à l’humanité.

L’ENSA de Tétouan acceuille chaque année des promotions des élèves ingénieurs venant de différentes régions du royaume. Pour certains, la découverte de la ville de Tétouan est inédite. Pour d’autres, les côtes et plages de sable fin semblent être l’unique symbole de la Colombe Blanche.

Soucieux de faire découvrir tout un pan du patrimoine de Tétouan, enseignants et élèves ingénieurs se sont solidarisés pour célébrer la Journée du patrimoine, faire découvrir un bijou architectural et culturel qu’est l’ancienne médina de Tétouan classée en 1997 « patrimoine mondial de l’Humanité ».
L'affiche de la première édition de la journée du patrimoine de Tétouan

Le programme

De 14h30-18h30, auront lieu trois présentations de :

  1. M. Bouabid BOUZAID,
     » Zellij de Tétouan « 
  2. M. Mehdi ZOUAK,
     » La politique culturelle et régionalisation, exemple de réhabilitation des monuments historiques « 
  3. Mme Meftaha SENHAJI,
     » Femmes de Tétouan : entre ici et ailleurs « 

Simultanément se tiendra dans les locaux de l’école une exposition de photos et de produits artisanaux de Tétouan.

Le programme prévoit également trois circuits « découverte »

  • - Ancienne médina
  • - Musée
  • - Maison de l’artisanat

Cette première édition est organisée par Amel NEJJARI, enseignante à l’ENSA de Tétouan et coordinatrice assistée d’un comité composé de :

  • Otman AGHZOUT (enseignant-chercheur)
  • Mohammed CHERKAOUI (enseignant-chercheur)
  • Abderrahim TAHIRI (enseignant-chercheur)
  • Youssef BERRIGA (élève ingénieur GSTR)
  • Bouchaib EL-GHOREFY (élève ingénieur GSTR)
  • Lahcen KACI (élève ingénieur GSTR)
  • Abderrazzak AIT ZIAD (élève ingénieur GSTR)
  • Ayoub HASSOU (élève ingénieur Génie Informatique)
  • Yassine SAID (élève ingénieur Génie Informatique)
  • Ghita KHATTABI (cycle préparatoire)
  • Oualae LAGRAIOUI (cycle préparatoire)
  • Rajae BELABBAS (cycle préparatoire)

Il va sans dire que je me réjouis de cette première organisation. Toutefois, je me pose quelques questions quant à la préparation et l’organisation d’un tel évènement :

Premièrement : le choix de la date et du jour.  La journée internationale est le 18 avril depuis 1987.  Je peux admettre que la journée ne puisse être organisée à cette date fixe, et en général on lui préférera un jour non oeuvré.   Jusqu’ici d’accord, mais alors, si on a le choix,  pourquoi la faire un mercredi ?  Il y a fort à parier que beaucoup de personnes susceptibles d’y participer ne pourront le faire pour des raisons professionnelles.

Deuxièmement : l’annonce de l’évènement : à ma connaissance, l’information n’a été publiée que :

  • le dimanche 24 avril via Facebook au travers d’une page modeste… avec peu de contenu et où l’information principale quant au programme n’est pas facilement accessible :  l’avez-vous trouvée ?
  • le lundi 25 avril sur le site de l’école

Cela me parait d’une part très court comme délai pour donner à une telle journée des chances de réussite et l’affluence de visiteurs qu’on peut lui souhaiter et d’autre part la visibilité est plus que réduite…

Or voilà un évènement qui pourrait intéresser également des touristes de passage, et en attirer d’autres, pour lesquels la découverte de Tétouan aurait pu avoir un attrait particulier dans ce contexte.

Puissent ces remarques servir pour l’organisation de la prochaine édition en 2012 ! Inch Allah.

 

 

 

 

 

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Tétouan en 1935

avril 14, 2011 By: Dar Rehla Category: Coutumes, Culture, Histoire

Il n’y a pas à dire mais les réseaux sociaux et les plateformes d’échange permettent de découvrir des choses intéressantes.  Ce matin, j’ai trouvé sur le mur d’un ami, Abderrahim, un montage vidéo sur Tétouan datant de  1935.

Le film provient certainement des archives d’un voyageur de l’époque.  Arrivée en bateau sur Tanger et ensuite parcours de la médina de Tétouan.

Pour moi qui connais maintenant relativement bien la médina, j’y reconnais un tas de lieux qui tout compte fait n’ont pas vraiment changé depuis.  Le changement le plus significatif, à mon sens, est celui que présente l’évolution des tenues vestimentaires portées.  Les jeans et tenues modernes occidentales (surtout pour les hommes) remplacent de plus en plus les tenues traditionnelles que l’on voit dans ce documentaire, même si la djellabah reste quand même fort utilisée, surtout en hiver (les maisons ne sont pas chauffées)…

Les femmes aux longs voiles de couleur blanche ont quasiment disparu.   Leur tenue est dorénavant remplacée par la djellabah droite et le foulard (hijab).  Depuis quelque temps, on voit également apparaître les tenues plus austères que sont le voile intégral ou burqua, de couleur grise ou noire, significatives de la montée d’un certain islam plus radical…

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Journée Internationale des Monuments et des sites de l’Unesco à Tétouan : « walou »

avril 13, 2011 By: Dar Rehla Category: Architecture, Culture, Histoire

Depuis 1987, le 18 avril est reconnu comme la Journée Internationale des Monuments et  Sites de L’UNESCO. Par la mise en place de cette journée, l’UNESCO offre une occasion de sensibiliser le public à la diversité du patrimoine dans le monde et aux efforts que requièrent sa protection et sa conservation ainsi que de permettre d’attirer l’attention sur sa vulnérabilité.

Au Maroc ce sont huit sites historiques qui sont inscrits sur cette liste :

  1. La médina de Fès (1981)
  2. La médina de Marrakech (1983)
  3. Le Ksar d’Aït-Ben-Haddou (1987)
  4. La ville historique de Meknès (1996)
  5. Le site archéologique de Volubilis (1997)
  6. La médina de Tétouan (1997)
  7. La médina d’Essaouira (2001)
  8. La ville portugaise de Mazagan (El Jadida) (2004).

La place Jama El-Fna de Marrakech (2001) et le moussen de Tan-Tan (2005) sont également reconnus par l’UNESCO mais dans la catégorie Patrimoine oral et immatériel.

Ainsi depuis 1997, la médina de Tétouan fait partie de cette liste prestigieuse. A voir la situation dégradée qui prévaut dans l’ensemble des quartiers qui la constituent, on peut s’étonner du peu de cas que les autorités compétentes font de celle-ci pour la valoriser…  Au contraire, et d’après ce que l’on peut constater sur des photos d’archive, un certain laxisme a certainement permis des modifications du cadre bâti incompatibles avec son statut de « site historique ».  Non pas qu’il faille fixer les choses dans le temps, la ville doit bien évoluer mais des normes architecturales sur les façades, les portes, les fenêtres, matériaux, etc… devraient être imposées pour les travaux d’aménagement ou de rénovation.  La réglementation semble pourtant exister comme le montre cette photo.

rem : cette image a été présentée récemment suite à un travail réalisé par des étudiants dans le cadre d’un atelier EURMED portant sur l’aménagement de la médina.  J’en reparlerai dans un autre article car des analyses intéressantes ont été faites et des idées originales proposées même si certaines d’entre-elles auraient peu de chances de se réaliser dans le contexte culturel qui prévaut à Tétouan.

Mais alors, si la réglementation existe, comment peut-on expliquer les violations nombreuses et persistantes de ces règles ?

Tétouan dispose d’un atout touristique évident en sa médina mais il est indispensable que des aménagements y soient apportés et surtout que son entretien soit suivi !

En 2002, le journal L’économiste titrait  « TÉTOUAN: LA RÉHABILITATION DE LA MÉDINA SUR LE TAPIS. » et on pouvait lire

La médina de Tétouan a souffert depuis longtemps d’une anarchie au niveau des interventions, ce qui a partiellement dénaturé le caractère historique de cette ville. D’autant que la forte pression démographique, ajoutée au manque d’entretien, a entraîné une dégradation visible de cette médina.

Le constat était déjà là mais 10 ans plus tard, où en est-on ?  Allez je ne vais pas être chien… il y a quand même eu des réalisations, jugez-en :

-  des travaux d’assainissement (égouttage) ont été entrepris (+/- 2008) du côté de Bab Saida mais à ce jour le revêtement se limite toujours à une dalle de béton mal finie d’où les bouches d’égout dépassent et constituent des entraves à la circulation…
- du côté de Souk-El-Fokki, la situation est identique et par temps de pluie il vaut mieux avoir des bottes car les écoulements et évacuations ne se font pas : Souk-el-Fokki devient alors une grande mare…
- dans certaines rues du quartier des artisans, on a ravalé les façades et refait les « marquises ».  Normalement, ces aménagements auraient dû se poursuivre tout le long de la rue Niyarin et de l’Ayun mais ils se sont arrêtés il y a quelque temps déjà…
- depuis peu, on a de nouvelles plaques signalétiques pour le nom des rues
Plaque signalétique
- et encore plus récemment, des plaques signalétiques sur les bâtiments intéressants et historiques ont fait leur apparition.
Plaque signalétique
Par ailleurs et c’est à mon sens le chantier le plus significatif ou du moins le plus abouti, plusieurs maisons historiques et prestigieuses telles celles de l’Adarve Chorffa Uazzani ont fait l’objet,dans les années 90, d’une restauration complète dans le cadre d’un programme de coopération avec la Junta d’Andalucia.  Cependant ces bâtiments ne sont pas ouverts au public et restent inaccessibles ?   A ma connaissance certains d’entre eux sont encore occupés et habités… et l’un a même été revendu depuis !  L’argent de la coopération servirait-il donc aux propriétaires à réaliser des plus-values immobilières ?  J’aimerais que l’on m’explique d’autant que ces maisons sont souvent la propriété de riches familles bourgeoises reconnues qui ne sont pas démunies de moyens financiers, croyez-moi…

On peut citer également la rénovation de la médersa Loukach qui devrait abriter un musée… Depuis que l’on est arrivés à Tétouan, on nous en parle mais à ce jour on reste dans l’attente impatiente car l’architecture du site est exceptionnelle, comme en témoigne cette photo tirée d’un livre que vous pourriez consulter à Dar Rehla, notre petit riad maison d’hôtes si vous nous faites le plaisir de nous choisir pour votre hébergement.
La médersa Loukach

Des sites intéressants au sein de la médina, il en existe bien d’autres :  mosquées,  zaouias, hammams, foundouks, fours collectifs, etc… Certains sont dans un état de ruine avancé et menacent d’effondrement.  En ce qui concerne la situation des mosquées et zaouias, suite à l’effondrement en février 2010 du minaret de la mosquée  Berdieyinne de  Meknès qui avait provoqué 41 morts, un état des lieux avait été demandé par le souverain aux services concernés et un vaste programme de restauration s’en est suivi.  A Tétouan, plusieurs mosquées ont déjà été restaurées et actuellement c’est la grande mosquée (1808) qui fait l’objet de travaux : pourtant elle ne semblait pas vraiment menacée.
dsc_3349 La grande mosquée
Le patrimoine de Tétouan est inestimable et se révèle même dans des maisons plus modestes comme celle que j’ai eu le plaisir de visiter et que je vous dévoile dans cet album.  Un véritable bijou, plein de détails architecturaux mais qui menace comme bien d’autres maisons dont certaines ont déjà même été pillées de leurs zelliges et boiseries et même vandalisées…

Alors si l’organisation d’une Journée Internationale des Monuments et  Sites vise la sensibilisation du public à la diversité de son patrimoine et aux efforts que requièrent sa protection et sa conservation mais aussi à mettre le point sur sa vulnérabilité, on peut regretter qu’aucune initiative n’ait été prise par une association telle que Tétouan-Asmir à qui l’on doit les efforts de classement de la ville sur la liste de l’UNESCO mais aussi par l’antenne tétouanaise de l’Ecole Nationale d’Architecture qui devrait être le garant de la sauvegarde de ce patrimoine.

Alors, à quand l’organisation d’un programme tel que celui proposé par l’association Casamémoire de Casablanca qui profite de la médiatisation de la journée pour faire Les Journées du Patrimoine (Casa ne fait pas partie de la liste UNESCO) au cours des quelles elle lancera un guide architectural de la ville et organisera des visites dans une vingtaine de bâtiments dont vous pouvez  télécharger le programme complet.
Les Journées du Patrimoine de Casablanca

En attendant une prochaine édition et la concrétisation d’un programme pour Tétouan, je vous invite à découvrir dans le slideshow ci-dessous quelques intérieurs de maisons tétouanaises.

 

 

 

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Tétouan – Cité marocaine aux racines andalouses de Philip Abensur

septembre 09, 2010 By: Dar Rehla Category: Culture, Histoire

Il y a quelque temps déjà, j’avais fait référence à la librairie Al Anwar de Tétouan, une librairie où j’avais eu la surprise de trouver un éventail important de livres en français, fait suffisamment rare à Tétouan que pour le mentionner.  Je n’ai eu l’occasion de repasser par là qu’une fois ce qui avait abouti à l’acquisition d’un autre livre intitulé Brel au Maroc.

Depuis et à ma grande satisfaction, j’ai appris que mon premier article avait contribué à une rencontre intéressante : celle de M. Abdelaziz Sbai le propriétaire de la librairie avec M. Philip Abensur, auteur d’un livre sur Tétouan.  Je n’ai eu connaissance de cette visite qu’à posteriori au travers du commentaire que M. Abensur a laissé sur le blog et je n’ai donc pas eu le plaisir de le rencontrer lors de son passage.  Je le regrette car j’aurais certainement appris pas mal de choses sur la ville, son histoire et ses traditions.  En effet la famille de M. Abensur a vécu près de quatre siècles dans les murs de la cité ! Ses ancêtres faisaient ainsi probablement partie de ces réfugiés venant d’Andalousie, dans la période comprise entre 1492, date de la chute de Grenade et 1609, date du décret d’expulsion des morisques de Philippe II.   Et à Tétouan, c’est l’arrivée massive des réfugiés dus à ce décret qui est à l’origine de l’expansion de la ville vers l’Ouest et la création du quartier de l’Ayun dans lequel se trouve Dar Rehla, notre maison.

Ce livre (ISBN 978-2-8138-0114-2) que je me suis procuré aujourd’hui s’appelle « Tétouan, cité marocaine aux racines andalouses » et fait partie d’une collection « Mémoire en Images » aux Editions Alan Suiton.

Nous sommes, comme le nom de la collection l’indique, face à un ouvrage où le visuel prédomine et comme il existe déjà sur internet bon nombre de photographies sur Tétouan, j’avais peur d’y retrouver nombre d’entre elles.  Heureusement pour moi et pour l’auteur aussi – car j’ai ainsi acheté un des exemplaires de la librairie -, ce n’est pas le cas : les photos sont originales et appuyées, en plus, par un texte qui se lit très facilement et plein d’informations.

Toutes les photos sont en noir et blanc et datent principalement de la période du Protectorat espagnol (1913-1956).  Au travers de tous ces témoignages, on y découvre une ville nettement moins « grouillante », avec des espaces dégagés, des rues entretenues…  Pour nous qui sommes maintenant familiers des lieux, il est amusant de comparer certains endroits… et leur évolution (?) et l’on se pose des questions, enfin une surtout. Est-ce que la population intra-muros de la médina de Tétouan a augmenté à tel point que circuler en soin sein est parfois très problématique ?

L’auteur donne quelques chiffres à ce sujet. On apprend ainsi que la population était de 20.000 personnes au début du siècle et qu’elle est passée à 100.000 âmes en 1956 pour dépasser actuellement les 300.000 habitants.  La ville a donc subi une explosion démographique importante, mais l’absorption de cette population ne s’est quand même pas faite qu’au sein de l’ancienne médina, dont l’extension est limitée par les remparts Si c’était le cas,  cela pourrait  justifier cette foule que nous y connaissons maintenant,  mais il y a d’une part l’extension au travers de l’Ensanche sous le Protectorat espagnol (1913-1956) et  depuis, de nouveaux quartiers modernes périphériques ont encore vu le jour, comme du côté de Bab el-Okla.  Certaines photos sont à ce point probantes.   Toutes ces nouvelles constructions au dehors de la vieille médina doivent alors avoir quand même accueilli une part importante de ces « nouveaux » tétouanais.

Alors comment expliquer ce contraste de densité de population que l’on peut constater entre les photos présentées dans le livre et celles que l’on peut prendre actuellement ? L’heure de prise de vue ?  C’est vrai que si l’on sort dans la ville avant 10 heures (du matin) le nombre de passants est plus que réduit…

Plaisanterie à part, existe-t-il des chiffres sur la population de l’ancienne médina ?

Quant à la structure du livre, elle est également très bien organisée et chacun des chapitres aurait pu constituer un article pour ce blog…   Il y a de fortes chances que je m’en inspire…

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« Echappées belles » met l’accent sur le Nord du Maroc !

juillet 07, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

L’émission « Echappées belles » a consacré une émission au Nord du Maroc. Ce reportage a été découpé en 5 vidéos que j’ai retrouvées sur Youtube.

La première vidéo parle de la région du Rif, du parc de Tassalentane, de la culture de l’olive, de son traitement mais aussi du canabis.  Une alternative à cette culture serait l’exploitation des plantes médicinales.
La fin de cette première vidéo est consacrée à une cérémonie de mariage traditionnelle « jbala ».

Ensuite c’est dans Chaouen que la présentatrice nous emmène. On y parle de peinture, culture, du soufisme, de musique

Le monsieur qui introduit le reportage est le papa d’un ami qui tient le restaurant « Al Mokhtar » dont nous vous invitons à tester les spécialités locales si vous passez par là. Adnane qui s’occupe de la communication facebook du restaurant est professeur de français et amateur de la culture française ; sa compagnie est un réel plaisir.

La troisième partie est consacrée à Tétouan.

La visite se fait en compagnie de M. Bouabid Bouzaid, professeur et historien de Tétouan. J’ai déjà eu le plaisir de partager avec lui une visite de la médina que j’avais racontée dans cet autre article La maison que présente le reportage est la même que celle que nous avions alors visitée, un bel exemple de la richesse architecturale des maisons tétouanaises dont j’espère pouvoir vous faire profiter prochainement au travers de mes photos… En attendant, je vous invite à en découvrir quelques unes à travers cet album publié sur Facebook.
L’accent est ensuite mis sur l’école des Arts et Métiers, Dar Sanaa et l’enseignement qui y est donné.
Une partie de cette vidéo est consacrée à l’hôtel restaurant « El Reducto », un autre riad de la Médina tenu par une espagnole Ruth et son mari Ibrahim. Ce n’est pas pour nous vanter mais la vue de la terrasse est plus belle chez nous… Peut-être que lors d’un autre reportage, nous aurons le plaisir d’avoir les honneurs des médias et de faire ainsi découvrir notre propre maison d’hôtes « Dar Rehla »
La fin de cette vidéo se passe à M’diq-Rincon, la petite ville côtière proche de Tétouan dont nous avons déjà parlé dans différents articles et dont l’une des activités du port est la construction navale à qui le reportage consacre une séquence.

La vidéo suivante démarre par un sujet sur Ceuta avant de poursuivre sur Tanger

Y est abordé un sujet d’actualité, l’urbanisme mais aussi l’émigration…
Une étape au café « Hafa », le temps de déguster un thé sur l’une de ses terrasses vous fera découvrir la beauté de ce site avant de repartir vers « Tanger Med », le nouveau port dont s’est doté récemment le Maroc. Le trafic des passagers y est dorénavant opérationnel depuis le mois de mai 2010. Dommage que l’extension programmée des installations dont le port militaire entrainera la destruction d’un certain nombre d’infrastructures et vestiges côtiers tels que les ruines du fort de Ksar Seghir…
La dernière partie est consacrée à une initiative en faveur des jeunes désoeuvrés de Tanger avant de partir vers le Cap Spartel et de son phare. Profitez de la visite car le site est fermé au public…

Un peu de musique avant de terminer par un encouragement que je ne peux que saluer !
VENEZ DECOUVRIR LE NORD DU MAROC !

Dar Rehla, notre petit riad, maison d’hôtes peut vous accueillir et nous pouvons vous apporter nos connaissances pour profiter au mieux de votre séjour et découvrir les ressources de la région. Tétouan, de par sa position géographique centrale est certainement le lieu de prédilection pour découvrir tous ces sites et bien d’autres…

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