Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

Que faire à Tétouan et dans ses environs…
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La deuxième édition de FRAJA en photos

octobre 11, 2011 By: Dar Rehla Category: spectacles

La deuxième édition du festival des Arts de la Rue proposé par l’Institut français a reçu un vif  succès à Tétouan.  Je vous en propose quelques photos qu’il vous est loisible de visionner directement sur notre page facebook   »Dar Rehla – maison d’hôtes à Tétouan » ainsi que bien d’autres…

D’après une source bien informée de l’Institut français de Tétouan, il se pourrait qu’un évènement similaire soit programmé au printemps… On vous tiendra bien entendu au courant et pourquoi ne pas alors choisir ces dates pour un séjour à Dar Rehla, notre maison d’hôtes .

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FRAJA, le festival des Arts de la Rue sera à Tétouan

octobre 03, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, spectacles, suggestions

Le samedi 8 octobre, FRAJA, le festival des Arts de la Rue sera à Tétouan pour la deuxième année.
Les compagnies  qui participeront à cette deuxième édition seront :

La compagnie Outre Rue : « Les Orbilys » (B)

Surplombant la rue d’une pas lent et sûr, les Orbilys interrogent sans cesse les humeurs du globe.  Ces humanoïdes curieux scrutent tout et parlent des yeux.

La compagnie Dynamogène : « M. Culbuto » (F)

C’est un jouet vivant qui attend désespérément que l’on s’amuse avec lui, l’air de rien. On le traîne dans les rues et on le pose un peu là.  Pour quelques minutes, et plus si affinités.  Au fond, il s’en balance.  Comme par magie, il s’agite.

La Famille Goldini :   »Marvelous Mambo » (F)

Lui, 63 kilos, 1m67, 41 de pointure. Elle, 63 kilos, 1m78 en talons aiguilles, pointure non communiquée.  Ils réalisent ensembles 1 tonne et demi de portés acrobatiques en 13 minutes et cela en dansant le mambo et avec le sourire

La Compagnie Terminus : « Hors-la-loi » (M)

La jeune compagnie Terminus a été créée par Imad Imad Fijjaj à sa sortie de l’ISADAC après avoir participé à un atelier avec Pascal Larderet de la compagnie Cacahouète.  Hors La Loi est sa deuxième création qui met en scène des éboueurs tentant de se révolter contre le système en place.

Le Festival des Arts de la Rue FRAJA à Tétouan est une manifestation organisée par l’Institut Français de Tétouan.

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Une promenade dans le Gorghiz

octobre 03, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, suggestions

Si la région de Chefchaouen est reconnue pour ses randonnées au travers du parc de la Talassemtane plus particulièrement, il serait faux de penser que Tétouan soit juste une ville de passage où l’on ne devrait s’arrêter que pour visiter – en vitesse qui plus est – sa médina inscrite au patrimoine de l’UNESCO.
Tétouan bénéficie d’une position géographique remarquable entre mers et montagnes et offre de ce fait un potentiel de randonnées imposant qui reste cependant, je le concède, peu mis en valeur et trop méconnu.

Nous avons déjà relaté précédemment dans ce blog quelques sorties que nous avons réalisées dans un rayon très proche de Tétouan.
Dans cet article, peu de rédactionnel mais des photos : c’est parfois plus « parlant »…
Rem : en visionnant les photos sur facebook, vous profiterez des légendes et commentaires éventuellement publiés.

Dans le Gorghiz - 2 octobre 2011
By Dar Rehla - Maison d'hôtes à Tétouan  |  View on Facebook

Tenté ? Alors si vous choisissez de  séjourner quelques jours à Tétouan, n’oubliez pas que Dar Rehla, notre maison d’hôtes peut vous accueillir dans un cadre authentique et confortable.  Nos prix sont compétitifs et assortis de remise pour tout séjour de plus de deux nuits…
Encore un doute ? Peut-être que les avis de nos précédents clients pourront vous décider ?

 

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Promenade le long de la lagune de Smir.

octobre 01, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, suggestions

Il y a quelque temps déjà, nous avions partagé dans cet article intitulé « Autour de la lagune de Smir »  un parcours que nous avions fait autour de la-dite lagune.  La lagune est une zone déclarée SIBE pour le rôle important qu’elle représente pour les nombreuses espèces migratoires qui transitent dans la région et, en tant que telle, elle est une zone d’observation ornithologique intéressante d’autant que bon nombre d’espèces que l’on peut y observer sont rares, certaines même menacées voire en voie de disparition.
La balade en question faisait quand même quelques 17 kilomètres et n’est peut-être pas à la portée de tout le monde surtout que la fin du parcours que nous avions suivi était rendu dangereux et difficile par la présence des nombreux engins de chantier qui travaillaient à la réalisation du projet RITZ-CARLTON…   Et oui, alors que ce site devait être protégé et son écosystème unique préservé,  des promoteurs ont reçu le feu-vert pour un projet touristique d’envergure qui va modifier irrémédiablement cet environnement.  J’en avais parlé une première fois dans cet article, et d’autres ont fait suite.

Mais que cela ne nous empêche pas de profiter encore des beautés du site et cela en empruntant la promenade qui longe la lagune du côté mer.  La promenade démarre à hauteur des nouveaux bâtiments de la Willaya et se termine après 3 kilomètres à hauteur de la marina Kabila.
La promenade le long de la lagune de Smir

Tout au long de la promenade et à espaces réguliers se trouvent encore quelques postes d’interprétation où l’on peut  trouver des informations sur les espèces que l’on peut observer sur la lagune, mais nombre d’entre-eux ne portent plus de plaque et ont même été dégradés…
Borne d'interprétation vandalisée

Un des charmes de cette promenade, est probablement l’aménagement de part et d’autre du chemin de nombreuses plantations qui font l’objet de soins intensifs et tout amateur de macro-photographie  peut y prendre son pied… Gazania multicolores, Strelitzia, cannas,…  mais aussi tous les insectes que l’on peut y trouver sont des sources inépuisables et toujours renouvelées…


L’espace que l’on va longer sur la plus grande partie du parcours s’apparente plus à des marais qu’à une lagune.

Paysage de la lagune de Smir
Ce constat résulte probablement du fait que l’hydrologie du site a déjà été fortement modifiée avec l’implantation du barrage de M’diq, la création de la marina mais aussi l’urbanisation incontrôlée qui s’est faite  dans la partie Est. La pression urbanistique est forte,  les activités humaines jamais très éloignée : le site est ainsi souvent occupé par des troupeaux de bovidés en semi-liberté,
Troupeau de vaches dans les marais
et autres animaux d’élevage voire des dromadaires…
Dromadaires sur les prairies de la lagune de Smir
Depuis peu, pour faciliter les déplacements, de nouvelles digues ont encore été aménagées mais limitent probablement la dispersion de l’eau.  Dans cette première partie, l’observation d’oiseaux est plus délicate, rendue difficile par la nature de la végétation qui s’y développe naturellement. Il faudrait pouvoir s’aventurer plus à l’intérieur et se mettre à l’affût.   Cependant, il n’est pas impossible qu’aux abords de l’une ou l’autre flaque qui parsème la zone et si la densité de la végétation le permet, on puisse avoir de la chance…

La chance mais aussi la persévérance, c’est ce qu’il a fallu à Rachid, pour observer en début de cette année l’une des premières nidifications de l’ibis falcinelle et de la spatule blanche dans la zone.  L’observation a fait l’état d’un article sur le blog de Moroccan Birds.
Ibis falicelle dans les marais de Smir Spatule blanche dans les marais de Smir
Les photos sont de Rachid El Kamlichi.

La lagune en tant que telle se trouve au bout de la promenade.
C’est la zone où l’eau est plus profonde et en relation directe avec la mer via la marina de Kabila.
Le pont de la marina Kabila
C’est l’un des endroits où l’on a le plus de chance d’apercevoir des oiseaux, et en particulier flamants roses, hérons, canards,…

C’est malheureusement cet endroit que Ritz-Carlton a choisi pour son projet.

Publicité pour le projet Ritz-Carlton
Les travaux de remblaiement sont désormais terminés et la physionomie des lieux a changé : 200.000 m3 de remblais cela laisse évidemment une trace dans le paysage…

Dans cette plaquette, on peut se rendre compte déjà de l’ampleur des réalisations déjà effectuées. J’en ai extrait cette photo qui donne une idée de ce qu’il en sera à terme…
Le projet Ritz-Carlton

Via Google maps, il est encore aisé d’avoir une photo de la lagune avant les travaux de remblaiement.  Dans un an ou deux, par comparaison, on pourra mieux se rendre compte des modifications.
Carte Google de la lagune de Smir

Ici, on pourrait rester des heures à observer et essayer de faire un bon shot parmi les espèces présentes.

Pour retourner dans le centre de M’diq, nous emprunterons le même chemin mais le paysage offre de nouvelles perspectives.
Retour sur M'diq

La luminosité n’était pas optimale mais M’diq se dessine quand même bien sur les collines du fond.

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‘Sombras’, le Miguel Ángel Chastang Quartet à Tétouan

septembre 25, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, Musique, spectacles

Après le cinéma et la photo, c’est au tour de la musique d’être mise à l’honneur au travers d’un concert de jazz avec le quartet « Sombras » de Miguel Ángel Chastang Quartet.  Ce dernier sera accompagné sur scène par le saxophoniste Frank Lewis Lacy Jr.

Le quartet « Sombras » propose une fusion-jazz jusqu’à présent peu développée : celle de la musique ibérique avec la culture afro-américaine de New York.  Contre-bassiste et jazzman d’exception, Miguel Angel Chastang a résidé à Harlem de 1986 à 1990 et depuis il vit entre Harlem et Madrid, et collabore avec de grands noms mythiques des deux côtés de l’Atlantique.

C’est donc un novateur progressiste que vous aurez l’opportunité d’entendre ce mardi 27 septembre 2011 à 19h00. Le concert se donnera dans l’auditorium de la Maison de la Culture de Tétouan.

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« Ceuta – Tétouan, entre ombres et lumières »

septembre 25, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture

« Ceuta – Tetuán entre luces y sombras » tel est le thème de la première exposition photographique que propose l’Institut Cervantes pour la rentrée.  Les oeuvres présentées sont de Beatriz Lamenca Cachinero.

Dans cette exposition Beatriz Lamenca propose une promenade photographique en noir et blanc dans deux villes, Ceuta et Tétouan, qui possèdent de nombreuses choses en commun mais chacune avec leur identité propre.  Au travers des photos de leurs places, leurs rues, leurs habitants, leurs coutumes, leurs ombres et leurs lumières, l’artiste propose une vision de ces villes qui nous transporte de ses souvenirs d’enfance, d’adolescence jusqu’à son présent.

b_lamenca_df

L’exposition se tient dans la salle d’exposition de l’Institut Cervantès jusqu’au 14 octobre 2011.

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Projections de courts-métrages à l’Institut Cervantès

septembre 25, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, spectacles

La saison culturelle reprend à l’Institut Cervantès de Tétouan.  L’un des premiers évènements cinématographiques proposés de cette nouvelle saison est la projection de deux séances de courts-métrages sélectionnés par l’Agence du Court-métrage Espagnol.

Les films

La première de ces projections aura lieu ce lundi 26 septembre 2011 à partir de 19h00 et présentera la sélection des films suivante :

Quando Apolo encontró a Dionisos (J.M. Asensio, 2009) 19 ‘
La Piñata (Manuel Arija, 2009) 3′
Torero (Miguel Ángel Escudero, 2008) 6′
Sombra maléfica (Miguel Ángel Escudero, 2005) 6′
La historia de David Leonard Sutton (Alfonso Díaz, 2010) 4′
El acuático no es un color (Carlos Rufete, 2007) 18′
La Bohème (Ádel Kháder, 2007) 10′

La deuxième se tiendra le lundi 3 octobre 2011, à la même heure (19h00) et proposera les films suivants :

Reconciliación (Ádel Kháder, 2010) 17′
El Plan B (Juan José Bors, 2009) 12′
Papiroflexia (Beatriz Alonso Aranzábal, 2009) 6′
Papeles (Eliazar, 2005) 17′
Epheméride (Javier Macipe, 2010) 24′

Les projections se feront dans la salle de spectacle de l’Institut Cervantès, au 3 de la rue Mohamed Torres à Tétouan

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Une promenade dans le djebel Gorghiz au départ de Aïn Bouanen

septembre 24, 2011 By: Dar Rehla Category: A voir, Environnement, Sports et loisirs, suggestions

Face à Tétouan et aux terrasses de Dar Rehla, notre maison d’hôtes,  se situe le massif du Gorghiz, une montagne majestueuse qui donne envie de la gravir, la visiter et de la parcourir… Jusqu’à présent nos escapades dans ce massif se sont réduites à ses parties inférieures : Aïn Bouanen qui se trouve juste en face et Aïn Zarka située un peu plus en retrait, invisible de nos terrasses, cachée au fond d’une vallée mais à peine distante d’une dizaine de kilomètres de Tétouan.  Pour rejoindre les deux sources, on peut emprunter la route de l’eau, en passant par le lieu-dit « Torreta ».  Cette promenade est accessible à tous et traverse de beaux paysages.  En faisant une petite recherche via l’outil disponible en haut de la page, vous devriez pouvoir vous replonger dans ces différentes narrations et profiter des photos les illustrant.  Cette promenade manque cependant de « hauteur », alors que les sommets du Gorghiz sont là, à notre portée…

Sommet du Gorghiz Sommet des Monts Gorghiz

Dans cet article, je vais vous faire profiter d’une petite ascension que nous avons justement réalisée récemment dans le Gorghiz au départ de Aïn Bouanen.  Bouanen, c’est vraiment facile d’accès et pour 15 dirhams environ, un petit taxi de Tétouan peut vous y emmener sans problème.

Je dis bien sans problème car voilà déjà presque un an que nous n’avions plus emprunté la route vers Bouanen et à notre grande satisfaction, nous avons constaté que des travaux importants avaient été entrepris par ici ! La route a été élargie, asphaltée et est maintenant bordée de larges trottoirs mais les travaux ne sont pas encore totalement terminés.  A certains endroits, l’élargissement doit se faire au détriment de certaines propriétés proches de la route et mettent en oeuvre des moyens plus  importants pour le soutènement des terres.
Travaux de soutènement sur la route de Bouanen   Les travaux sur la route de Bouanen

Mais quel plaisir de pouvoir accéder maintenant jusqu’à la source via une route carrossable et en bon état qui se termine même par une aire de stationnement dont les aménagements se terminent.
La route à Bouanen Aire de stationnement de Bouanen
Auparavant, certains chauffeurs de taxi refusaient même de monter jusqu’au bout et vous deviez alors poursuivre à pied…  D’un autre côté, si vous êtes là pour de la marche, cela ne devrait pas être problématique mais autant garder ses forces pour le massif… Ce que vous gagnez en bas, vous pourrez en profiter en haut pour admirer le paysage.

Panorama sur Tétouan et la vallée de l'Oued Martin

Sublime, non ? Et avec le silence en plus, à peine perturbé par les cris des oiseaux….
Mais pour profiter de cela, il faudra une petite heure d’ascension au travers de sous-bois parfumés… Mais, trêve de bavardage, je vous laisse profiter et imaginer…

D’autres photos de cette sortie  sont visibles dans cet album  sur notre page facebook qui, par ailleurs, en contient bien d’autres sur la région.   Et si un jour, vous décidez de séjourner à Dar Rehla, notre maison d’hôtes, dites-vous qu’une nuitée n’est probablement pas suffisante pour apprécier la beauté de la ville et ses environs immédiats.

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Manger et dormir à Tétouan… El Reducto

août 26, 2011 By: Dar Rehla Category: Gastronomie

Après près de deux ans de présence à Tétouan et la rédaction du premier article de ce blog dédié au tourisme de Tétouan et sa région, je me rends compte que pratiquement aucun d’entre eux n’a encore été consacré sur les hôtels et restaurants que propose Tétouan.  Le sujet a été abordé dans quelques articles mais cela reste très restrictif et il serait difficile de vous faire une idée sur l’offre réelle.

Pour ce qui est des hôtels, riads et autres styles d’hébergement,  j’essayerai d’y consacrer un article ultérieurement mais cela ne pourra être qu’un état des lieux car hormis pour le riad Dalia, l’établissement dans lequel nous avons séjourné à deux reprises pendant les travaux de Dar Rehla, notre maison d’hôtes, nous n’avons aucune expérience en la matière et je me vois mal aller tester pour vous… On sait ce que l’on a à la maison…  Quoiqu’il en soit, en attendant cet article, je vous renvoie sur des sites tels que Tripadvisor pour vous faire une idée de la « concurrence » et vous orienter dans le choix de votre hébergement et de son type : hôtel, maison d’hôtes, riad, pension, gîtes,… Même si la classification n’est pas toujours cohérente avec le type d’hébergement proposé, je pense que ces sites donnent de bonnes indications sur les établissements car les avis qui y sont publiés émanent normalement de clients ayant réellement fait l’expérience.  Je dis normalement car on sait que la concurrence peut entraîner des dérives… mais avec un peu de discernement les faux avis soit positifs, soit négatifs, sont facilement reconnaissables…

Pour ce qui est des restaurants, cafés, glaciers et pâtisseries il nous est plus facile de tester… A Dar Rehla, nous avons fait le choix de ne pas faire restaurant : tout au plus, nous pouvons proposer sur réservation préalable une table d’hôtes pour nos résidents.   Ce choix repose sur le fait que la disposition architecturale de la maison avec un patio central ne se prête pas à ce service qui perturberait le calme régnant de la maison.  Par ailleurs, la découverte de la culture passe également, à notre sens, par la gastronomie.

A Tétouan, on peut trouver de nombreux petits établissements où l’on peut manger. De nouveau tout dépend de ce que l’on recherche et pour quels prix…  Il est déjà possible de manger un tajine pour une trentaine de dirhams.   Nous en avions fait l’expérience et en avions parlé ici.

Dans cet article je vais vous parler du Reducto, l’un des établissements où nous aimons aller dîner de temps en temps.  Pour l’histoire, El Reducto, c’est le premier établissement qui a proposé au sein de la vieille médina un lieu d’hébergement au sein d’une maison typique.  La maison n’est toutefois pas n’importe laquelle, elle fait partie de l’Histoire de Tétouan car elle fut la résidence du Grand Vizir Sidi Ahmed Abdelkrim Haddad.  La maison avait été réformée pour les circonstances et de nombreux éléments de la décoration ont pu être conservés lors de la deuxième réforme du bâtiment en 2006.  Cette réforme est l’oeuvre de Ruth et Ibrahim, les propriétaires et gérants de El Reducto.

Situé à moins de 5 minutes de Dar Rehla, El Reducto est l’établissement le plus proche de notre maison et facile d’accès.   Dans la même rue se situe également un autre établissement, plus récent, le « Blanco Riad » dont nous reparlerons certainement.

Au Reducto, dont l’architecture générale est celle d’une maison arabo-andalouse avec patio central, tout le rez-de-chaussée est consacré au restaurant.
El Reducto

Mais nous, nous affectionnons plus particulièrement la salle située sur la droite où l’ambiance est plus « intimiste ».
L'une des salles à manger de El Reducto

C’est déjà à l’une de ces tables que nous nous étions installés lors de notre premier voyage à Tétouan.  Depuis nous avons fait la connaissance de Ruth et Ibrahim et c’est toujours un plaisir de les retrouver.

La carte du Reducto est variée et propose quelques plats que l’on retrouve rarement dans d’autres établissements.  Il y a donc moyen de faire des découvertes.
Nous avons déjà testé plusieurs plats et personnellement j’apprécie particulièrement le tajine aux pruneaux et amandes qui offre un mélange sucré-salé savoureux…

Hier soir, nous avons été tester spécialement pour vous :) deux nouveaux plats :
Sardines et brochettes de poissons

Patricia a choisi des brochettes de poisson et j’ai opté pour des sardines grillées assaisonnées d’une sauce spéciale.

Tant elle que moi, nous n’avons pas regretté notre choix même si les plats, surtout les brochettes, auraient pu être un peu plus relevés, à notre goût. Mais nous n’en dirons pas plus afin que vous découvriez par vous-même… Ce sera peut-être l’occasion de commenter ce post ?

El Reducto, c’est par ailleurs l’un des rares établissements de Tétouan où vous pourrez accompagner votre repas d’un verre de bière ou de vin.  Ce n’est probablement pas déterminant pour le choix d’un établissement mais autant le savoir.   Pour terminer le repas, vous aurez le choix entre plusieurs desserts de la carte, un café et même un pousse !

El Reducto dispose aussi d’une vaste terrasse où il est possible d’aller prendre un verre.  Pour y accéder vous passerez par le premier étage où se trouvent trois des cinq chambres que propose le riad.
Le premier étage de El Reducto

Bien aménagée, mais entourée de hauts murs, elle ne dispose malheureusement pas du panorama à 360° que vous offrent les terrasses de Dar Rehla

Mais vous pouvez avoir une plus belle vue : pour cela, il vous faudra monter d’un niveau et atteindre la petite terrasse à laquelle on accède par un escalier métallique en colimaçon .  Mais l’effort en vaut la peine et, de nuit, c’est féerique.  Je vous laisse juge.

  La médina vue de la terrasse de El Reducto

La médina vue de la terrasse de El Reducto

Vue nocturne sur l'Ensanche

 

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Une promenade au bord de l’Oued Martin

août 25, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, travaux

Hier profitant du beau temps et de l’absence de clients à Dar Rehla, notre maison d’hôtes, nous avons décidé d’aller nous balader en périphérie de la ville pour nous changer les idées.   En cette période de ramadan, l’activité touristique est réduite et dans la maison on a la sensation de tourner en cage.  D’autre part se promener dans la médina est vraiment pénible : il y a encore plus de monde que d’habitude et les privations du jeûne associées à la chaleur échauffe parfois les esprits… Il n’est donc pas rare de tomber sur des attroupements d’excités et d’être même confrontés à des prises de main musclées… Dans ces conditions, il vaut mieux rester à l’écart afin d’éviter tout mauvais coup, car la situation peut rapidement dégénérer et vous pourriez être victime d’un coup, fut-il involontaire…

Par ailleurs la densité de la foule est aussi favorable à l’activité des pickpockets.  Mieux vaut ne rien avoir dans ses poches et tenir ses sacs fermés et devant soi à l’abri des convoitises.  Mais même ainsi, le risque existe car il y a des experts qui profiteront de la foule pour vous bousculer et « opérer »… Bien souvent, si vous vous retournez sur un individu qui vous aurait touché d’une manière plus pressante que la normale et qu’il vous tape sur l’épaule en s’excusant, vous pouvez vous dire qu’il n’est pas « clean » et que ses intentions n’étaient pas bonnes.  Mais à ce stade cela pourrait déjà être trop tard… Mieux vaut donc prévenir… Et si par malchance vous auriez été délesté,  il ne faut pas compter sur l’intervention de la police vu qu’au sein de la vieille médina, les forces de l’ordre sont pratiquement inexistantes…  ou alors elles se cachent bien… Ce n’est qu’en de rares exceptions et principalement quand le roi est présent à Tétouan, que l’on voit alors des uniformes dispersés dans les rues et ruelles qui entourent le palais.

Après ce tableau peu encourageant, vous comprendrez pourquoi nous souhaitons parfois prendre de la distance et nous promener dans des espaces plus ouverts où il n’est pas nécessaire de jouer des coudes pour avancer.  Or, depuis quelques mois, les grands axes périphériques de Tétouan ont fait l’objet de travaux d’aménagement importants que l’on a pu remarquer lors de différents déplacements extérieurs.   Les entrées de la  ville ont ainsi, depuis notre arrivée à Tétouan, radicalement changé d’aspect.  Afin d’ouvrir le paysage, de nombreux bâtiments ont même été rasés, et la végétation – telle que les roseraies qui bordent les bords de l’oued – coupée.  Les nouvelles voies de circulation ont été redessinées, élargies et aménagées de rond-points.  Les « bermes »  (belgicisme signifiant l’espace entre les chaussées) centrales ont été réaménagées et plantées.
Promenade au bord de l'Oued Martin

Cela, convenons-en, c’est bénéfique essentiellement pour la circulation des voitures mais, cerise sur le gâteau, tous ces aménagements sont souvent associés à de nouvelles larges bandes piétonnes bordées de nouvelles plantations de fleurs et d’arbres, de bancs, de poubelles et de réverbères qui les rendent très attractives.
La promenade au bord de l'Oued Martin
Une des poubelles sur la promenade de l'Oued Martin Un lampadaire sur la promenade de l'Oued Martin
Les revêtements sont généralement réalisés en une espèce de mortier synthétique pouvant être soit lissés soit marqués de motifs rappelant le bois, la pierre ou les pavés.  L’effet est joli et pourrait convenir à la pratique du roller…

Hier, notre choix s’est porté sur le bas de la ville en contre-bas du commissariat central sur une portion qui longe l’oued Martin.  On y bénéficie aussi d’une belle vue sur la vallée de l’Oued et du djebel qui fait face à Tétouan
Paysage depuis la promenade de l'Oued Martin
Il nous a fallu environ 10 minutes pour y arriver.  Nous avons remonté la promenade sur quelques centaines de mètres afin de nous rendre compte des aménagements et des potentialités des lieux.  Pour le moment, on a regretté le manque d’ombre sur cette portion et une promenade en pleine journée sous un fort soleil risque d’être une expédition peu agréable si l’on ne prend pas certaines dispositions.

Par ailleurs, au stade actuel des aménagements, les abords de l’oued restent aussi fort négligés et peu valorisés mais nous ne doutons pas que très rapidement de nouvelles pelouses et plantations rendront les lieux plus agréables. Quand on voit la rapidité avec laquelle certaines zones urbaines peuvent être restaurées en espaces verts, on a bon espoir.   Il se pourrait même qu’à l’avenir le lit de l’oued et ses rives soient également valorisés : on parle de le rendre à nouveau navigable depuis son embouchure à Martil ! Il ne manquera plus que les guinguettes et les bals musette !
Un gué sur l'Oued Martin

En attendant, un autre bémol mais de taille est sûrement la qualité de l’eau de l’oued…
Oiseaux sur les bords de l'Oued Martin
Même si les lieux sont occupés par de nombreuses espèces d’oiseaux (c’est fou que certaines espèces s’accommodent de la la pollution), si vous vous approchez du lit, vous constaterez que l’eau est chargée et d’une couleur et d’une odeur peu attirantes… A ce jour, de nombreux rejets d’eaux usées s’y font encore sans traitement d’épuration préalable… Pour se consoler on peut se dire qu’à ce niveau de l’oued, la pollution est probablement plus organique que chimique et que les solutions techniques existent… On peut donc espérer une amélioration dans les années qui viennent compte tenu que l’environnement devient de plus en plus une préoccupation nationale et que des groupes citoyens s’organisent de par le pays.

Quoiqu’il en soit, ces zones semi-humides représentent toujours des biotopes riches et intéressants et si ce domaine vous intéresse vous pourrez y faire déjà de belles observations du monde végétal et animal.
Anisoptère Cigogne dans les prairies du bord de l'Oued Martin
Sur les bords de l'Oued Martin

Vu la chaleur régnant hier et l’absence de possibilité de boire, nous avons écourté notre balade et sommes rentrés au riad mais promis, nous irons explorer plus loin la promenade l’un de ces jours.

On peut néanmoins s’imaginer que d’ici quelques années quand tous les travaux d’aménagements seront terminés l’endroit deviendra un lieu privilégié de promenade et loisirs.

Vue sur la vallée de l'Oued Martin

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