Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

Que faire à Tétouan et dans ses environs…
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Archive for the ‘travaux’

La route vers Oued Laou

décembre 22, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, Transports et moyens de déplacement, travaux

Lorsque je regarde de plus près les « analytics » du blog,  je constate que de nombreuses personnes y accèdent via l’expression  mots-clés  ’travaux route Oued Laou’. J’en déduis que le sujet intéresse et d’ailleurs l’article relatif au sujet qui remonte à juin 2010 est l’un des plus consultés…

Mais depuis notre première visite en juin 2009  à Oued Laou, nous n’avions plus emprunté cette route car notre première visite à Oued Laou nous avait quelque peu dérange. D’une part la route était étroite et suivait un tracé très sinueux comptant quelque 50 virages, et de nombreux véhicules roulaient d’une manière peu respectueuse de la sécurité – dépassement sans visibilité et vitesse excessive étant les deux infractions les plus courantes…  Depuis, même si l’envie de revisiter le souk du samedi qui est d’une extrême richesse nous effleurait, les informations que nous recueillions régulièrement des clients qui l’avaient empruntée encore ces derniers temps ne nous encourageaient pas à retenter l’expérience.  Ce n’est pourtant pas le désir qui nous manquait car la beauté des paysages traversés est superbe.
Rappelons qu’il s’agit du dernier tronçon de ce vaste projet routier qui reliera à terme Tanger à la ville d’Oujda par une rocade à double voie de circulation longeant la côte méditerranéenne.

Le projet aurait déjà dû être abouti mais des « imprévus » liés à la nature très particulière de ces derniers kilomètres et sa topographie ont nécessité des adaptations au tracé du projet initial et la mise en oeuvre de techniques particulières.  A l’heure actuelle, le projet devrait être achevé pour le mois de juillet 2012,  soit au début de la prochaine saison des vacances estivales au cours de laquelle de nombreux estivants rejoignent la petite ville qui voit alors le nombre de sa population croître d’une manière considérable.    La réalisation de cette nouvelle route ne va certainement pas inverser la tendance et Oued Laou connait déjà d’ailleurs un développement urbanistique important.    On peut se réjouir de cette évolution qui engendre un accroissement de l’activité économique mais on peut également s’interroger sur l’impact environnemental de toutes ces nouvelles résidences et complexes hôteliers ou résidentiels… L’un des aspects les plus sensibles est le rejet des eaux : à ma connaissance il n’existe pas – je n’en ai pas vues – de stations de traitement des eaux usées  et tous les rejets se font sûrement dans la mer… La qualité des eaux de baignade risque de s’en ressentir mais également celle des eaux de pêche qui est l’une des activités principales de la ville…

Mais le sujet de ce billet est l’état d’avancement de la route et qu’en dire si ce n’est que de Tétouan à Amsah, la route est correcte, pratiquement terminée et ne présente aucun inconvénient.  Mais à partir d’Amsah et jusqu’à Oued Laou, le tronçon est encore totalement en chantier, de nombreux ouvrages encore en construction impliquant des gros engins de génie civil et de nombreux camions en action… Ici, plus d’asphalte, de nombreux trous et beaucoup de poussière… et je ne pense pas que des conditions pluvieuses rendent le trajet plus facile, que du contraire car les routes deviennent alors plus glissantes.
Mais mieux que des paroles, je vous propose quelques photos prises sur le trajet.

Qu’en pensez-vous ? Personnellement, nous attendrons la fin des travaux pour retourner à Oued Laou… en tout cas par cette route car une autre alternative existe, celle de passer par la route venant de Chefchaouen qui, elle, serait maintenant terminée.

Promis, si on en a l’occasion, on la testera prochainement  et cela avec d’autant plus de plaisir que les paysages de la vallée et des montagnes que l’on traverse en suivant cette route sont majestueux et pourraient justifier à eux-seuls le déplacement.

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Une promenade au bord de l’Oued Martin

août 25, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, travaux

Hier profitant du beau temps et de l’absence de clients à Dar Rehla, notre maison d’hôtes, nous avons décidé d’aller nous balader en périphérie de la ville pour nous changer les idées.   En cette période de ramadan, l’activité touristique est réduite et dans la maison on a la sensation de tourner en cage.  D’autre part se promener dans la médina est vraiment pénible : il y a encore plus de monde que d’habitude et les privations du jeûne associées à la chaleur échauffe parfois les esprits… Il n’est donc pas rare de tomber sur des attroupements d’excités et d’être même confrontés à des prises de main musclées… Dans ces conditions, il vaut mieux rester à l’écart afin d’éviter tout mauvais coup, car la situation peut rapidement dégénérer et vous pourriez être victime d’un coup, fut-il involontaire…

Par ailleurs la densité de la foule est aussi favorable à l’activité des pickpockets.  Mieux vaut ne rien avoir dans ses poches et tenir ses sacs fermés et devant soi à l’abri des convoitises.  Mais même ainsi, le risque existe car il y a des experts qui profiteront de la foule pour vous bousculer et « opérer »… Bien souvent, si vous vous retournez sur un individu qui vous aurait touché d’une manière plus pressante que la normale et qu’il vous tape sur l’épaule en s’excusant, vous pouvez vous dire qu’il n’est pas « clean » et que ses intentions n’étaient pas bonnes.  Mais à ce stade cela pourrait déjà être trop tard… Mieux vaut donc prévenir… Et si par malchance vous auriez été délesté,  il ne faut pas compter sur l’intervention de la police vu qu’au sein de la vieille médina, les forces de l’ordre sont pratiquement inexistantes…  ou alors elles se cachent bien… Ce n’est qu’en de rares exceptions et principalement quand le roi est présent à Tétouan, que l’on voit alors des uniformes dispersés dans les rues et ruelles qui entourent le palais.

Après ce tableau peu encourageant, vous comprendrez pourquoi nous souhaitons parfois prendre de la distance et nous promener dans des espaces plus ouverts où il n’est pas nécessaire de jouer des coudes pour avancer.  Or, depuis quelques mois, les grands axes périphériques de Tétouan ont fait l’objet de travaux d’aménagement importants que l’on a pu remarquer lors de différents déplacements extérieurs.   Les entrées de la  ville ont ainsi, depuis notre arrivée à Tétouan, radicalement changé d’aspect.  Afin d’ouvrir le paysage, de nombreux bâtiments ont même été rasés, et la végétation – telle que les roseraies qui bordent les bords de l’oued – coupée.  Les nouvelles voies de circulation ont été redessinées, élargies et aménagées de rond-points.  Les « bermes »  (belgicisme signifiant l’espace entre les chaussées) centrales ont été réaménagées et plantées.
Promenade au bord de l'Oued Martin

Cela, convenons-en, c’est bénéfique essentiellement pour la circulation des voitures mais, cerise sur le gâteau, tous ces aménagements sont souvent associés à de nouvelles larges bandes piétonnes bordées de nouvelles plantations de fleurs et d’arbres, de bancs, de poubelles et de réverbères qui les rendent très attractives.
La promenade au bord de l'Oued Martin
Une des poubelles sur la promenade de l'Oued Martin Un lampadaire sur la promenade de l'Oued Martin
Les revêtements sont généralement réalisés en une espèce de mortier synthétique pouvant être soit lissés soit marqués de motifs rappelant le bois, la pierre ou les pavés.  L’effet est joli et pourrait convenir à la pratique du roller…

Hier, notre choix s’est porté sur le bas de la ville en contre-bas du commissariat central sur une portion qui longe l’oued Martin.  On y bénéficie aussi d’une belle vue sur la vallée de l’Oued et du djebel qui fait face à Tétouan
Paysage depuis la promenade de l'Oued Martin
Il nous a fallu environ 10 minutes pour y arriver.  Nous avons remonté la promenade sur quelques centaines de mètres afin de nous rendre compte des aménagements et des potentialités des lieux.  Pour le moment, on a regretté le manque d’ombre sur cette portion et une promenade en pleine journée sous un fort soleil risque d’être une expédition peu agréable si l’on ne prend pas certaines dispositions.

Par ailleurs, au stade actuel des aménagements, les abords de l’oued restent aussi fort négligés et peu valorisés mais nous ne doutons pas que très rapidement de nouvelles pelouses et plantations rendront les lieux plus agréables. Quand on voit la rapidité avec laquelle certaines zones urbaines peuvent être restaurées en espaces verts, on a bon espoir.   Il se pourrait même qu’à l’avenir le lit de l’oued et ses rives soient également valorisés : on parle de le rendre à nouveau navigable depuis son embouchure à Martil ! Il ne manquera plus que les guinguettes et les bals musette !
Un gué sur l'Oued Martin

En attendant, un autre bémol mais de taille est sûrement la qualité de l’eau de l’oued…
Oiseaux sur les bords de l'Oued Martin
Même si les lieux sont occupés par de nombreuses espèces d’oiseaux (c’est fou que certaines espèces s’accommodent de la la pollution), si vous vous approchez du lit, vous constaterez que l’eau est chargée et d’une couleur et d’une odeur peu attirantes… A ce jour, de nombreux rejets d’eaux usées s’y font encore sans traitement d’épuration préalable… Pour se consoler on peut se dire qu’à ce niveau de l’oued, la pollution est probablement plus organique que chimique et que les solutions techniques existent… On peut donc espérer une amélioration dans les années qui viennent compte tenu que l’environnement devient de plus en plus une préoccupation nationale et que des groupes citoyens s’organisent de par le pays.

Quoiqu’il en soit, ces zones semi-humides représentent toujours des biotopes riches et intéressants et si ce domaine vous intéresse vous pourrez y faire déjà de belles observations du monde végétal et animal.
Anisoptère Cigogne dans les prairies du bord de l'Oued Martin
Sur les bords de l'Oued Martin

Vu la chaleur régnant hier et l’absence de possibilité de boire, nous avons écourté notre balade et sommes rentrés au riad mais promis, nous irons explorer plus loin la promenade l’un de ces jours.

On peut néanmoins s’imaginer que d’ici quelques années quand tous les travaux d’aménagements seront terminés l’endroit deviendra un lieu privilégié de promenade et loisirs.

Vue sur la vallée de l'Oued Martin

Vous aimez ce blog ? Sachez que Dar Rehla dispose également d’un espace sur facebook sur lequel nous publions régulièrement et que nous vous y attendons… A bientôt ?

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La propreté de la médina : un défi de tous les jours

avril 29, 2011 By: Dar Rehla Category: Architecture, Culture, Environnement, travaux

Voici un article que j’aurais préféré ne pas devoir écrire… C’est un coup de gueule par rapport à une situation que nous vivons tous les jours au sein de la médina. LE PROBLEME DE LA PROPRETE DES RUES.  Non pas que le problème se situe uniquement dans l’enceinte de la vieille ville, il suffit de voir l’état des rues de la ville moderne et des campagnes avoisinantes… mais dans la médina, on atteint le summum.  La situation donne l’impression, enfin non, MONTRE le désengagement des autorités locales « responsables ».

Après plus d’un an passé dans la médina, notre expérience est fondée sur des constats réels… La première chose que nous pouvons dire est que tous les quartiers de la médina ne sont pas égaux et que le problème se situe plus particulièrement dans les quartiers plus pauvres, plus populaires et autour des axes principaux où viennent s’établir des « commerçants » dont une grande majorité le sont de manière informelle.  Sur certains de ces axes et Nyiarin en particulier, ce sont les vendeurs de « puces », dont les « stocks » proviennent pour certains de l’Europe via Ceuta et pour d’autres, de produits récupérés dans les poubelles des quartiers plus nantis, qui occupent l’espace public et rendent par ailleurs la circulation compliquée… En fin de journée, comme bon nombre d’entre eux n’habitent même pas les lieux, ces vendeurs abandonnent sur place leurs « stocks » sans même prendre la peine de les mettre dans les (trop rares) containers…

A certaines entrées de la vieille ville, telles que Bab El-Okla, Bab Nouader, Bab Tout, passages obligés et où l’affluence est grande,  ce sont les vendeurs de fruits et légumes, de poissons et autres femmes djiblia qui viennent écouler les produits de leurs exploitations.  Mais ici aussi les déchets vont rester tard dans la nuit jusqu’à ce que les ouvriers de TECMED, la société chargée de la collecte et gestion des déchets, passent.  Nous avons eu l’occasion de les voir à l’oeuvre et je leur tire mon chapeau car cela ne doit pas être une sinécure : les déchets jonchent le sol et les poubelles des maisons sont déposées simplement au centre des ruelles, souvent éventrées…. Pourtant, après leur passage, les rues ont repris un aspect civilisé et tôt le matin voilà l’aspect qu’elles peuvent avoir.
Nyiarin en début de journée
Et il ne faudrait donc pas beaucoup pour qu’elles gardent cet aspect si tout le monde avait un minimum de civisme… sans parler du respect des préceptes du Coran dans lequel de nombreux versets incitent au respect de l’environnement…

L’Islam a ordonné de se préoccuper de la propreté des rues et de les préserver de tout ce qui les nuit. Mieux, il a établi cela comme une branche de la foi.
Le Compagnon Abou Houreïra a rapporté que le Prophète, Salla Allahou Alaihi wa Sallam, a dit : « La foi comporte un peu plus de soixante dix ou de soixante branches. Le plus élevée est la proclamation qu’il n’y a de dieu que Dieu et la moindre est le fait d’ôter de la voie publique ce qui peut nuire aux passants. »
rapporté par Boukhari et Muslim.

Pour le dépôt des déchets , il existe pourtant des containers mais la majorité de ceux-ci sont dissimulés dans des cours intérieures ou dans les ruelles voisines, parfois difficilement accessibles durant la journée.  Ils ne sortiront en général dans les rues que vers 22h00 alors que les « commerçants » ont déjà quitté les lieux depuis longtemps.  Il n’est d’ailleurs pas rare de trouver des containers à moitié vides alors que les abords sont jonchés de déchets… Des fois aussi, c’est la fainéantise des gens qui ne prennent même pas la peine de lever le couvercle…

Dans la médina je vous mets également au défi de trouver des poubelles pour les petits déchets, où l’on pourrait y mettre ne fut-ce que les papiers, emballages , paquets de cigarettes, canettes… qui dès lors se retrouvent au sol.

Un autre aspect du problème est celui des travaux entrepris par les habitants.  Ceux-ci se font souvent la nuit et de manière illégale… et le matin par-ci par-là des tas de gravats ont fait leur apparition.
Tas de saletés dans la médina Tas de saletés dans la médina
Tas de saletés dans la médina Tas de saletés dans la médina
Au départ, ces tas sont constitués de sacs de déchets inertes et donc relativement propres… Très rapidement pourtant, ils vont se dégrader et constituer des tas immondes où se mélangeront les déchets domestiques.
Ces tas vont parfois ainsi perdurer près d’un mois avant qu’ils ne disparaissent totalement !  Récemment j’ai fait le test et pris, pendant plusieurs jours les photos de tas proches de la maison…
Tas de saletés dans la médina Tas de saletés dans la médina Tas de saletés dans la médina

Tas de saletés dans la médina Tas de saletés dans la médina Tas de saletés dans la médina

Quand je prends la première photo, le tas est déjà là depuis plus d’une semaine…  Comme on peut le voir, le tas évolue.  Je pense que TECMED fait relativement bien son boulot en ramassant, le cas échéant, les sacs de déchets domestiques qui s’y trouvent, mais les sacs de gravats vont rester… Il faudra quand même près de trois semaines avant que le tas ne disparaisse mais rapidement un autre prendra sa place.

Et les inscriptions sur le mur de ce derb récemment chaulé par ses habitants ne sont même pas dissuasifs…
Tas de saletés dans la médina Tas de saletés dans la médina

Mais il y aurait peut-être une lueur d’espoir !

Il y a quelques jours, nous avons trouvé le matin dans la rue un tas énorme de déchets que le propriétaire du « foundouk »  voisin avait sorti de je ne sais où…
Tas de saletés dans la médina
Notre voisin Abdelslam, à qui nous devons le chaulage et l’entretien du derb, s’est alors rendu rapidement auprès du caïd pour l’informer.  Celui-ci, accompagné du mokadem de notre quartier est venu sur place et a exigé l’évacuation du tas.
Et ce matin, nous avons croisé plusieurs ouvriers de TECMED en train de nettoyer et évacuer des tas proches de la maison.
Ouvriers en train de nettoyer Nyiarin
Seraient-ce les signes précurseurs d’une prise de conscience ?  On veut y croire mais afin de maintenir la pression, nous pensons constituer un dossier-rapport photo que nous transmettrons ultérieurement à qui de droit si la situation ne s’améliore pas et en attendant, je compte publier régulièrement sur les différents groupes et pages à ma disposition les témoignages de cette situation.  Et de la matière, il y en a !!!

N’oubliez pas Messieurs les élus que la vieille médina est la vitrine de la ville de Tétouan.   Inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997,  sachez qu’elle est considérée par les spécialistes comme l’une des plus belles du monde et les touristes que nous avons eu déjà le plaisir de recevoir à Dar Rehla, notre maison d’hôtes, nous ont confirmé ce constat.

Honte à vous alors de la laissez se dégrader ainsi de jour en jour…

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Travaux autour du cimetière

avril 06, 2011 By: Dar Rehla Category: travaux

Tétouan fait depuis notre arrivée l’objet de nombreux travaux et cela se voit.  Le cimetière ne fait pas exception et en nous promenant récemment de ce côté nous avons pu le constater.

Auparavant si vous sortiez de la médina par la porte du cimetière ou Bab M’kabar, vous accédiez à une route dégradée, dont les abords servaient également de décharge aux entrepreneurs peu scrupuleux… De nombreuses femmes djiblia occupaient également les lieux, plus particulièrement les jeudis, pour y vendre des rameaux que les musulmans disposent, selon leur coutume, sur les tombes de leurs défunts.
La porte du cimetière (2009)

La route était alors étroite et bordée des deux côtés par des murs dont l’état était assez délabré sur certaines portions.
La route du cimetière (2009) La route du cimetière (2009)

En juin 2009, les travaux ont débuté et les ouvriers du chantier campaient au milieu des tombes…
Chantier près du cimetière (2009)
La route a été légèrement élargie et les murs consolidés ou refaits : ces aménagements ne sont pas un luxe car cette route pourtant « sans issue » (au-delà de Bab M’kabar, les véhicules n’ont plus accès, du moins pendant la journée) est relativement fort fréquentée. Auparavant,  les manoeuvres et le croisement des véhicules était même parfois compliqué.  Jusqu’à peu, la route n’avait pas été refaite,
La route du cimetière (01/2010)
mais ca y est, elle est maintenant asphaltée et dorénavant si vous passez par là, vous ne mangerez plus la poussière levée par les véhicules.
La route du cimetière (2011)

Au bout de la route, se trouve une bifurcation.
Près du cimetière juif (2009)

Sur la gauche mais quasiment en face, un portail vous permet d’accéder au cimetière juif.  Il y a peu le fronton supérieur avait été cassé et la plaque signalétique avait disparu. On peut constater qu’elle a été depuis replacée.
La porte du cimetière juif (01/2010) La porte du cimetière juif (04/2010)

Derrière ce portail, on a accès à une partie de l’histoire de Tétouan et je vous invite à aller y faire une visite.  La communauté juive fût très importante à Tétouan comme en témoigne la taille du cimetière qui couvre tout le pan d’une colline.  Dans les hauteurs sont les tombes les plus anciennes et il est intéressant de voir l’évolution de la forme des pierres tombales.

En partant sur la droite, on longe le nouveau cimetière musulman dont on refait tout le mur d’enceinte. A l’emplacement des accès de nouvelles portes imposantes sont érigées.
Une des nouvelles portes du cimetière en construction
Auparavant, le mur était plein et la vue coupée par celui-ci.  Le mur est maintenant composé de pilastres parées de briques et de grilles en fer forgé, par ci par là ont été aménagés des parterres qui n’attendent plus que leurs plantations.
Aménagement de parterres autour du cimetière

En face du cimetière un espace a été dégagé suite à la destruction d’un mur qui laisse le champ libre au regard pour admirer quelques vieux plants d’oliviers et plus haut le cimetière juif.
dsc_2942 Près du cimetière de Tétouan

D’après ce que j’ai appris récemment, l’ouverture des espaces est une nouvelle exigence urbanistique et partout dans la ville et ses environs on peut en constater les effets. J’aurai l’occasion d’en reparler

J’allais oublier de dire que dans le cimetière lui-même, des travaux avaient été réalisés mais je n’ai pas encore eu l’occasion de m’en faire une idée. L’accès au cimetière musulman est, parait-il, possible aux non musulmans mais j’émets toujours quelques réserves par rapport à cette affirmation…  Pourtant l’endroit mériterait d’être valorisé car sa partie haute abrite les tombes des premiers moudjahidines, ces combattants réfugiés chassés d’Andalousie et le mausolée érigé en l’honneur de Sidi Mandri à qui l’on doit la reconstruction de Tétouan en 1492. Son mausolée est imposant et a récemment été remis en état. Jugez-en.
Le mausolée de Sidi Mandri (2009) Le mausolée de Sidi Mandri (2011)

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Relooking du village Yasmina du Club Med à Cabo Negro

décembre 20, 2010 By: Dar Rehla Category: Economie, travaux

Ce week end, nous étions invités par un ami qui possède un appartement dans le complexe « Les Jardins de Cabo Negro ».  De sa terrasse, on bénéficie d’une vue panoramique sur la côte et en particulier sur les installations du village Yasmina, l’un des 6 villages que le Club Med possède au Maroc.
La baie de Cabo Negro
On a pu constater la présence de gros engins de chantier et que des travaux importants étaient réalisés dans l’enceinte du village.  Dans la discussion, un des amis présents nous a informés que ces travaux s’inscrivaient dans une nouvelle stratégie du groupe et une volonté de positionnement du village dans le top des destinations marocaines.

En recherchant sur le web quelques informations sur le sujet j’ai alors trouvé un article parlant du lancement des travaux.  On peut y lire que d’après Henri Giscard d’Estaing, président directeur du Club Med, « Yasmina sera l’un des fleurons des clubs med en méditerranée ».

Les travaux d’un coût total de 25 millions d’euros dureront 9 mois.  L’ouverture est prévue en juillet 2011.  Le village offrira alors 371 chambres et passera dans la catégorie 4 tridents.  Sa durée d’ouverture passera également d’une centaine de jours à 150 jours.

De bonnes nouvelles pour le développement touristique de Tamuda bay, la nouvelle appellation touristique de la région de Tétouan et on peut espérer que la publicité qui sera faite autour de ce projet fera aussi profiter notre riad, maison d’hôtes « Dar Rehla » de quelques retombées, même si le style de séjour que nous proposons est fort différent…

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L’avenue Mohamed V se refait une beauté !

juin 19, 2010 By: Dar Rehla Category: travaux

Depuis quelques jours, l’avenue Mohamed V est l’objet de gros travaux de peinture.  Serait-ce l’arrivée prochaine du souverain pour son séjour estival traditionnel dans la cité qui motive ainsi la municipalité ?
Peintres à l'oeuvre dsc_2728

Quoiqu’il en soit, c’est plaisant et on peut apprécier le résultat.
L'avenue Mohamed V L'avenue Mohamed V
L'avenue Mohamed V

Qui plus est, des signes montrent que des dispositions sont prises pour dissimuler les nombreux câbles disgracieux de tous genres qui dénaturent ces façades historiques de cette avenue principale de Tétouan.
Passage de câbles sur l'avenue Mohamed V

Mais dommage que les artères voisines et perpendiculaires ne bénéficient pas de la même attention…

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Martil se fait une beauté ! Tout en bleu et blanc

juin 04, 2010 By: Dar Rehla Category: Transports et moyens de déplacement, travaux

Il y a quelque temps déjà, j’avais fait un article sur les travaux d’aménagement de la corniche de Martil.  Ce gros chantier lancé lors de la dernière visite du roi à Tétouan en mars 2010 prévoit la prolongation vers le Sud et jusqu’à Amsah de la corniche qui relie déjà Fnideq à M’Diq.

La première phase des travaux concerne principalement Martil qui est désormais rattachée à la municipalité de M’Diq et doit s’achever fin du mois de juin 2010 avant le rush des estivants.  Nous y sommes presque !

Alors en compagnie de Sébastien et Céline qui sont venus passés quelques jours au soleil, nous nous sommes rendus à Martil ce mercredi 2 juin.

La route venant de Tétouan qui a fait l’objet de travaux d’élargissement et d’aménagement est presque terminée et quelques ouvriers s’activent  encore aux dernières plantations et au nettoyage des abords. dsc_1889

A l’entrée de Martil, l’ancien axe d’accès est aussi en voie d’aménagement afin de permettre une meilleure fluidité du trafic venant de Tétouan. dsc_1895
Un peu plus loin nous arrivons à notre but tout près de la plage.  Et là, grosse impression car la ville s’est métamorphosée…  et revêt dorénavant de nouvelles couleurs : blanc et bleu.  Dès l’entrée de Martil, nous  avions constaté un changement dans l’environnement de la ville mais c’est au niveau des bâtiments du front de mer que le changement est le plus important. dsc_1904
Toutefois, si de nombreux bâtiments sont déjà terminés, un bon nombre d’entre eux sont encore en cours de ravalement et les peintres s’affairent partout !
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Parfois cela donne des patchworks surprenants…
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Ces travaux ont été imposés par la municipalité de M’Diq qui interviendrait pour 70 dirhams par m2 dans les travaux.  Il paraît que la municipalité obligerait également les propriétaires à enlever les châssis et autres structures de PVC ou d’aluminium qu’ils ont éventuellement ajoutés aux bâtiments.  On ne peut que se réjouir de cette décision.
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Un peu plus loin, nous arrivons à proximité des « gros » travaux de la corniche.

L’ancien revêtement de dalles a été enlevé et remplacé par un revêtement de type synthétique, uniforme de couleur jaune ocre que quelques ouvriers terminent d’appliquer. dsc_1926
Une bonne surface, parfaitement roulante pour les rollers !!!
Quelques zelliges bleus et blancs tranchent la monotonie.
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Sur les bords, plantations de palmiers et de pelouse et quelques bancs épars viennent agrémenter les lieux.
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Dommage qu’à certains endroits, certaines pierres des murets soient déjà en train de se défaire. dsc_1946

Au bout de ce qui était l’ancienne corniche, trône dorénavant un nouveau rond point dsc_1979
et le kiosque non loin de là a fait aussi peau neuve et pris les nouvelles couleurs, enfin presque… dsc_1959

A partir de là c’est un nouveau tronçon de route que les ouvriers terminent d’asphalter !
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Il se termine près de l’oued Mellah dsc_1967
par un autre rond-point au milieu duquel trônent 6 des nombreux palmiers qui ont été plantés tout le long de la corniche.
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De ce rond-point, part une nouvelle route qui longe l’oued pour rejoindre le pont qui l’enjambe plus loin. dsc_1969
La réalisation de cette route a nécessité la démolition d’une vingtaine de villas.

Les travaux d’aménagement de cette jonction entre Martil et M’Diq se feront après le ramadan.  L’avantage de ce contournement est qu’il épargne ainsi le petit champ de dunes qui se trouve de l’autre côté de l’oued et qui constitue un biotope intéressant et unique dans cette région.

L’accès à la plage se fait par de grandes et larges percées perpendiculaires à la corniche et non loin de la plage, de vastes zones de parking ont été aménagées !
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Encore pas mal de travaux à faire mais au vu des moyens mis en oeuvre et de la détermination des équipes, on peut parier que l’achèvement des travaux sera bien réalisé pour la fin du mois.

Les estivants peuvent arriver, tout est presque prêt !
Les glaciers

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mais aussi les cireurs de chaussures !
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Par contre au niveau de la plage elle-même, il reste encore du travail ! dsc_1964
Mais bientôt les équipes de nettoyage devraient opérer sur le secteur (voir notre premier article sur Martil).  Dommage toutefois que la propreté de la plage tout au long de l’année ne soit pas encore une priorité.  Notre groupe Facebook « Protejamos Tetuan y sus alrededores » a encore du travail et de nombreux combats à mener !

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