Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

Que faire à Tétouan et dans ses environs…
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Archive for the ‘Transports et moyens de déplacement’

La route vers Oued Laou

décembre 22, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, Transports et moyens de déplacement, travaux

Lorsque je regarde de plus près les « analytics » du blog,  je constate que de nombreuses personnes y accèdent via l’expression  mots-clés  ’travaux route Oued Laou’. J’en déduis que le sujet intéresse et d’ailleurs l’article relatif au sujet qui remonte à juin 2010 est l’un des plus consultés…

Mais depuis notre première visite en juin 2009  à Oued Laou, nous n’avions plus emprunté cette route car notre première visite à Oued Laou nous avait quelque peu dérange. D’une part la route était étroite et suivait un tracé très sinueux comptant quelque 50 virages, et de nombreux véhicules roulaient d’une manière peu respectueuse de la sécurité – dépassement sans visibilité et vitesse excessive étant les deux infractions les plus courantes…  Depuis, même si l’envie de revisiter le souk du samedi qui est d’une extrême richesse nous effleurait, les informations que nous recueillions régulièrement des clients qui l’avaient empruntée encore ces derniers temps ne nous encourageaient pas à retenter l’expérience.  Ce n’est pourtant pas le désir qui nous manquait car la beauté des paysages traversés est superbe.
Rappelons qu’il s’agit du dernier tronçon de ce vaste projet routier qui reliera à terme Tanger à la ville d’Oujda par une rocade à double voie de circulation longeant la côte méditerranéenne.

Le projet aurait déjà dû être abouti mais des « imprévus » liés à la nature très particulière de ces derniers kilomètres et sa topographie ont nécessité des adaptations au tracé du projet initial et la mise en oeuvre de techniques particulières.  A l’heure actuelle, le projet devrait être achevé pour le mois de juillet 2012,  soit au début de la prochaine saison des vacances estivales au cours de laquelle de nombreux estivants rejoignent la petite ville qui voit alors le nombre de sa population croître d’une manière considérable.    La réalisation de cette nouvelle route ne va certainement pas inverser la tendance et Oued Laou connait déjà d’ailleurs un développement urbanistique important.    On peut se réjouir de cette évolution qui engendre un accroissement de l’activité économique mais on peut également s’interroger sur l’impact environnemental de toutes ces nouvelles résidences et complexes hôteliers ou résidentiels… L’un des aspects les plus sensibles est le rejet des eaux : à ma connaissance il n’existe pas – je n’en ai pas vues – de stations de traitement des eaux usées  et tous les rejets se font sûrement dans la mer… La qualité des eaux de baignade risque de s’en ressentir mais également celle des eaux de pêche qui est l’une des activités principales de la ville…

Mais le sujet de ce billet est l’état d’avancement de la route et qu’en dire si ce n’est que de Tétouan à Amsah, la route est correcte, pratiquement terminée et ne présente aucun inconvénient.  Mais à partir d’Amsah et jusqu’à Oued Laou, le tronçon est encore totalement en chantier, de nombreux ouvrages encore en construction impliquant des gros engins de génie civil et de nombreux camions en action… Ici, plus d’asphalte, de nombreux trous et beaucoup de poussière… et je ne pense pas que des conditions pluvieuses rendent le trajet plus facile, que du contraire car les routes deviennent alors plus glissantes.
Mais mieux que des paroles, je vous propose quelques photos prises sur le trajet.

Qu’en pensez-vous ? Personnellement, nous attendrons la fin des travaux pour retourner à Oued Laou… en tout cas par cette route car une autre alternative existe, celle de passer par la route venant de Chefchaouen qui, elle, serait maintenant terminée.

Promis, si on en a l’occasion, on la testera prochainement  et cela avec d’autant plus de plaisir que les paysages de la vallée et des montagnes que l’on traverse en suivant cette route sont majestueux et pourraient justifier à eux-seuls le déplacement.

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L’aventure CHUNGO et l’Eco Shell Marathon 2011

mai 21, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, Non classé, Transports et moyens de déplacement

Il y a quelques semaines, je m’étais rendu à l’ENSA, l’Ecole Supérieure des Sciences Appliquées de Tétouan dans le cadre d’une Journée du Patrimoine que je relate dans ce précédent article.  A la fin de celui-ci j’avais mentionné le projet CHUNGO, un projet original que quelques élèves de l’école ont décidé de réaliser.  Le nom de CHUNGO, un terme qui signifie en espagnol « de mauvais aspect ou de mauvaise qualité », dénote déjà de la part des initiateurs un certain sens de l’humour et d’autodérision.  J’avais eu vent de ce projet, il y a déjà quelque temps, au travers de la page facebook dédiée à l’aventure et je m’étais promis d’aller rendre visite au team afin de connaître les motifs qui avaient poussé ces jeunes à se lancer dans une telle aventure et se confronter à des équipes issues d’écoles du monde entier et dont certaines bénéficient assurément de moyens techniques et financiers plus importants.

Pour ceux qui ne le sauraient pas l‘Eco Shell Marathon est un défi qui s’adresse aux étudiants d’écoles supérieures et secondaires du monde entier dans le but de concevoir, construire et tester des véhicules économes en énergie.

Chaque année, depuis 1985, des évènements organisés aux Etats Unis mais aussi en Europe et en Asie mettent en concurrence les équipes et leur véhicule : les vainqueurs sont les équipes qui vont le plus loin en utilisant le moins d’énergie.  En Europe c’est sur le circuit de Lausitz (D) que se déroule le challenge.  Cette année, il se déroulera du 26 au 28 mai et mettra en concurrence des équipes de 25 pays dont le Maroc qui présentera 9 équipes si les informations sont bonnes.

Chungo L’équipe de Tétouan est composée, si je ne m’abuse, de neuf personnes et l’instigateur du projet c’est Mohammed Ezzaid, un étudiant en deuxième année d’ingénieur en mécatronique. L’idée lui est venue après avoir vu un reportage et il va rapidement trouver d’autres étudiants désireux de s’impliquer et participer.  Du côté de l’Ecole, le soutien n’est pas immédiat mais la ténacité a fini par payer : dans un sens, on peut comprendre les réticences des responsables d’un établissement tel que  l’ENSA de Tétouan à s’engager dans un tel projet : leurs moyens sont limités et pour un projet tel que l’Eco Shell Marathon, des recherches coûteuses et des moyens matériels importants sont logiquement nécessaires…

Quoiqu’il en soit, le projet va voir le jour.  Les plans du véhicule seront tout d’abord modélisés sur un logiciel : dans un sens c’est l’étape la plus facile et l’on peut rêver et jouer avec de nombreux paramètres pour optimiser le prototype, son Cx, etc.   Mais il faut passer ensuite à la fabrication et vont déjà alors se poser les premiers problèmes… Celui des matériaux disponibles, par exemple. Alors la coque sera faite en polyester mais ici, on ne trouve pas de kevlar ou autres tissus performants qui seraient indispensables à la réalisation d’une coque légère et performante … Il en résulte un engin assez lourd de quelques 70 kilos motorisation comprise.  La finition est rudimentaire et la « recherche des grammes » superflus n’a pas vraiment été menée… Rien qu’à ce niveau, il y a déjà de nettes améliorations à faire.  Pour information, l’un des prototypes engagés l’année précédent ne pesait que quelques 17 kilos… ma dit Mohamed.
Chungo Chungo

Pour la motorisation, et vu le peu de temps disponible, l’équipe va porter son choix sur un moteur HONDA nouvelle génération, qu’elle devra acheter et faire venir de Barcelone à ses propres frais… Et oui, à leurs frais et ce sera le cas pour bon nombre d’autres achats, car l’équipe doit souvent faire appel à des petits artisans qui ne peuvent pas établir les documents comptables indispensables au remboursement des frais par l’ENSA.
Chungo

Lorsque je vais rendre visite à l’équipe, nous sommes à moins de quatre jours de l’envoi du véhicule en Allemagne et celui-ci n’est toujours pas peint… L’atelier qui n’en est pas un en réalité,  n’est pas non plus – franchement – un exemple que je montrerais et à suivre… cela m’a fait penser à l’une de mes formations en logistique et au fameux principe du lean management cher à Toyota, lié à l’organisation des postes de travail, à l’optimisation des déplacements et mouvements, à l’ordre, à la propreté et à toutes les méthodes qui en découlent ou s’y apparentent telles que six-sigma, kaizen, etc…  On en est loin !

Mais bon, les ambitions du Team CHUNGO sont modestes et ils ne s’en cachent pas : pour cette première participation, leur ambition se limite à terminer le projet dans les temps, à répondre aux exigences du cahier des charges imposé par les organisateurs et si possible accéder sur le circuit.  Ils seraient déjà alors la première équipe marocaine à réaliser cet exploit.  Les années précédentes, d’autres équipes se sont déjà présentées mais aucune d’elles n’a, jusqu’à présent, passé les contrôles préliminaires imposés et pu s’élancer sur le circuit.

Pour le reste, ils sont conscients qu’ils n’ont aucune chance de briguer un podium et c’est déjà bien de connaître ses limites !

J’ai voulu savoir comment était assuré le financement du projet CHUNGO : l’argent, c’est quand même le nerf de la guerre.  Comme je l’ai déjà dit, c’est l’école qui a assuré une bonne partie des achats et des dépenses en matériaux ainsi que les familles des membres.  On pourrait se demander quid du sponsoring ? Et bien, cela va faire sourire mais c’est la réalité : le team n’a obtenu que 3.000 dirhams (+/- 300 euros) de la part d’entreprises tétouanaises ! 2000 dirhams de la part du FC Tétouan et 1000 dirhams de la part d’un concessionnaire automobile… Cela fait sourire Mohamed qui me signale que la situation n’est pas représentative du Maroc et que d’autres teams issus de villes telles que Casablanca, Rabat ou Agadir  réussiraient, semble-t-il à rassembler des sommes plus conséquentes : on parle de budget de plus de 100 millions de dirhams.
Ok, le team n’a pas vraiment bien travaillé sa communication et il suffit de voir sa page facebook où l’on pourrait s’attendre déjà à plus de publications sur l’avancement du projet mais quand même, 3.000 dirhams c’est vraiment dérisoire et quand je rencontre les membres du team, ils ne savent toujours pas comment ils iront en Allemagne : ils étaient en pour-parlers avec la Willaya mais rien n’était encore acquis.

A l’heure où j’écris, je pense que le problème est résolu et c’est tout ce que je leur souhaite afin qu’ils puissent réaliser jusqu’au bout leur rêve. Si ils lisent cet article qu’ils sachent que j’attends de leurs nouvelles et un compte-rendu de cette expérience dès leur retour que je me ferai un plaisir de relayer ici !

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« Savoir conduire c’est savoir vivre »

février 04, 2011 By: Dar Rehla Category: Education, Transports et moyens de déplacement

Ce matin, jour de corvée… Comme toutes les premières semaines du mois, nous devons nous rendre au siège de la Sureté nationale afin d’y faire contrôler et parapher le « registre d’hôtel » de Dar Rehla notre maison d’hôtes.  Mais bon cela doit être fait et c’est le dernier jour qu’il nous reste : le commissariat se trouve à 15 minutes environ de la maison en contrebas de l’Ensanche, tout près du Collège Nuestra Señora del Pilar.

Notre chemin passe par la place Moulay El Medhi, et là notre attention a été attirée par quelques panneaux disposés autour de l’esplanade centrale et qui faisaient face aux différentes artères qui y aboutissent.    En regardant de plus près, on a constaté que les panneaux en question étaient des outils de sensibilisation au respect des règles de la conduite automobile !
Panneau de sensibilisation en français Panneau de sensibilisation en arabe

C’est la première fois que nous voyons ce genre d’action et je trouve cela pertinent.

L’action était par ailleurs encadrée par deux personnes vêtues de gilet de sécurité jaune fluo et diffusant des messages de sensibilisation au moyen de mégaphones à l’attention des nombreux automobilistes qui empruntent la place.  De temps à autre, ils distribuaient à certains conducteurs un pack de sensibilisation composé d’une casquette et d’un gilet de sécurité d’après ce que j’ai pu voir.  Ne disposant pas de mon appareil photo à ce moment, je suis repassé dans l’après-midi pour faire les photos et j’aurais aimé avoir l’occasion de leur poser quelques questions pour étayer cet article mais pas de chance, ils n’étaient plus là…

Pour rappel, le Maroc a récemment mis en application un nouveau code de la route.  De nouvelles amendes, un permis à point ont certainement déjà contribué à l’amélioration de certains comportements de conduite mais ce n’est certainement pas encore parfait. La conduite de certains conducteurs laisse toujours à désirer et certaines infractions restent encore abondamment pratiquées : téléphone au volant, dépassements irréguliers, stationnements et arrêts n’importe où, changement de direction sans indication préliminaire pour ne citer que les plus courantes.

Par contre, un changement important est celui qui concerne le respect des piétons et cela tant par les conducteurs privés que par les « pros » y compris les nombreux taxis, petits et grands, qui sillonnent la ville. Franchement, à Tétouan, traverser une rue n’est plus un exercice périlleux.

Pensez-vous que ce genre d’action puisse avoir un impact et apporter des changements ? Personnellement, je pense que les amendes restent encore malheureusement la méthode la plus efficace.  Quand on touche au porte-feuille, cela fait mal et ici encore d’autant plus car les amendes sont lourdes par rapport aux revenus moyens.

A quand des brigades environnementales… :=)

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Le Maroc avec SUPRATOURS au départ de Tétouan

novembre 03, 2010 By: Dar Rehla Category: Transports et moyens de déplacement

Parmi les différentes sociétés d’autocar qui desservent le territoire marocain,  SUPRATOURS et CTM sont probablement les deux références en la matière.

Jusqu’à peu, sur base de l’expérience de nos hôtes,  nous ne connaissions que la CTM qui possède sa propre gare routière et dont nous avions tester récemment  la qualité des infrastructures et du matériel roulant sur un trajet à destination de Chaouen.

Mais, fin de semaine passée, nous avons accueilli une dame voyageant régulièrement au Maroc avec SUPRATOURS et ce fut l’occasion de découvrir cette autre société dont la gare – enfin c’est un grand mot par rapport aux installations de la CTM – se situe en plein centre de Tétouan, à proximité du cinéma Avenida et facile d’accès à partir de Dar Rehla, notre riad maison-d’hôtes à  Tétouan.

Sur base de l’avis favorable de cette personne, nous nous sommes rendus à l’agence afin d’obtenir plus d’informations sur leur services, horaires et tarifs.   D’après ce que nous avons appris, SUPRATOURS assure certaines liaisons par autocar et d’autres par une combinaison de l’autocar et du chemin de fer et le réseau de l’ONCF.
La carte du réseau supratours-oncf

Les départs de Tétouan se font à 6h30, 12h30, 16h30 et 20h30 à destination de Asilah.  A partir de là et via le chemin de fer ont peut  atteindre les autres villes marocaines du réseau ONCF.

A titre indicatif, nous avons relevé certains prix :

Pour rejoindre Asilah, il vous en coûtera 35 dirhams

Pour les autres villes, on est alors dans un système bimodal et on a le choix entre deux classes pour le trajet en train. Voici les prix pour quelques destinations. Pour rejoindre Casablanca, il faut compter un trajet de 6 heures.

2ème 1ère
Kenitra

Rabat

Casablanca

Meknes

Fès

104

158

144

105

122

137

118

199

138

164

Depuis juin 2010, Fès peut aussi être rejoint par une autre ligne, exclusivement via la route.  Le départ a lieu alors à 14h00.  L’autocar rejoint Fès après un trajet de +/-  5 heures.  Cette ligne dessert également Chaouen et Ouazzane.   Le coût du trajet est respectivement de 20, 50 et 80 dirhams.

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Le nouveau code de la route en application ce 1er octobre 2010

octobre 01, 2010 By: Dar Rehla Category: Transports et moyens de déplacement

On en parlait déjà depuis quelques mois et cela faisait grincer les dents surtout dans le domaine du transport des personnes et de marchandises.
Et voilà la date fatidique est arrivée et dès ce 1er octobre le nouveau code de la route sera d’application.
En soit, il n’y a pas de changements quant aux règles essentielles du code de la route qui est finalement le même que celui qui règle la circulation dans la majeure partie des états de l’Europe.
Par contre ce qui va changer, c’est que le Maroc se dote d’un système de permis à points tel que celui que l’on trouve en France et qui là aussi n’a pas fait que des heureux lors de sa mise en application.
Et sur base de nos constations personnelles, une grosse partie des conducteurs peuvent se faire du mouron au vu des nombreuses infractions commises.  Pour ne citer que quelques unes de ces infractions courantes, on peut citer :
- dépassements par la droite,
- téléphone en conduisant,
- déplacements latéraux sans clignotants,
- arrêts et stationnements irréguliers,
- non respect des lignes blanches et donc des bandes de circulation,
- dépassements dangereux,
- non respect des passages pour piétons et des feux de signalisation,
- chargements hors normes,
- usage abusif du klaxon….
Ce n’est déjà pas mal et il y a matière à verbaliser…

En pratique

Le système fonctionne de manière très simple : à compter du 1er octobre, chaque détenteur d’un permis aura un compte ouvert sur un système auprès du ministère de l’équipement et du transport et qui sera crédité de 30 points. Quand vous commettez une infraction, vous êtes verbalisé et une copie du document attestant le paiement de l’amende est envoyée au ministère qui procède au retrait des points de votre compte. Par la suite, une lettre recommandée avec accusé de réception vous est envoyée pour vous notifier le retrait des points.
source : radarsmaroc.com

Pour ce qui est de la « tarification-points », voici quelques informations que j’ai trouvées dans cet article et dont j’ai essayé de faire une synthèse
Par rapport aux infractions les plus courantes et dans une échelle croissante, seront retirés les nombres de points suivants :

1 point :

  • conduite sans ceinture de sécurité,
  • transport d’un enfant de moins de 10 ans sur le siège avant,

2 points :

  • prise de médicaments contre-indiqué
  • conduite d’une moto avec permis sans le port du casque homologué

3 points :

  • rouler la nuit sans éclairage,
  • rouler sans certificat de contrôle technique,
  • rouler sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute.

4 points :

  • non-respect du stop et du feu rouge
  • dépassement de la vitesse de plus de 30 à moins de 50km/h
  • circulation en sens interdit
  • circulation à contre-sens sur les autoroutes ou sur les voies express
  • dépassement non réglementaire
  • onduisent alors que leur permis est suspendu
  • dépassement du poids autorisé
  • refus de dépôt du permis

6 points :

  • conduite sous l’effet de stupéfiants ou d’alcool
  • délit de fuite

Citons par ailleurs qu’en cas d’accident avec victimes :

  • en cas d’homicide, ce seront 6 points qui seront retirés pour autant qu’il n’y ait pas de circonstances aggravantes, 14 points dans le cas contraire ;
  • pour un accident avec circonstances aggravantes entraînant une infirmité permanente de la victime, 10 points seront retirés ;
  • un accident avec blessures sera sanctionné par une sanction de 3 points,  en cas de circonstances aggravantes 6 points.

Cumul

Le nombre de points à retirer du capital sera égal à 16 points, au plus, lorsque l’on est dans une situation de pluralité de délits dont l’ homicide involontaire avec ou sans circonstances aggravantes ou de blessures entraînant une infimité avec circonstances aggravantes commis simultanément. En cas de pluralité d’autres délits simultanés, le nombre de points à retirer peut aller jusqu’à 10.

Cet article ne présente qu’un aspect limité du nouveau code de la route et si vous souhaitez plus d’informations en la matière, je vous invite déjà à lire cet article consacré au sujet sur le site radarsmaroc.com.

Personnellement je pense que l’on peut se réjouir de l’entrée en vigueur de ce nouveau code qui devrait réduire à l’avenir le nombre de victimes de la route car :

En prenant en considération le nombre de tués par rapport au parc automobile circulant, on peut dire que le véhicule au Maroc tue 13,5 fois plus qu’en France, 18,2 fois plus qu’en Suède, 17,1 fois plus qu’en Royaume Uni et 9,3 fois plus qu’aux Etats-Unis. Les autres pays du Maghreb Arabe présentent un niveau quasiment similaire en terme de risque.
source : radarsmaroc.com

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Martil se fait une beauté ! Tout en bleu et blanc

juin 04, 2010 By: Dar Rehla Category: Transports et moyens de déplacement, travaux

Il y a quelque temps déjà, j’avais fait un article sur les travaux d’aménagement de la corniche de Martil.  Ce gros chantier lancé lors de la dernière visite du roi à Tétouan en mars 2010 prévoit la prolongation vers le Sud et jusqu’à Amsah de la corniche qui relie déjà Fnideq à M’Diq.

La première phase des travaux concerne principalement Martil qui est désormais rattachée à la municipalité de M’Diq et doit s’achever fin du mois de juin 2010 avant le rush des estivants.  Nous y sommes presque !

Alors en compagnie de Sébastien et Céline qui sont venus passés quelques jours au soleil, nous nous sommes rendus à Martil ce mercredi 2 juin.

La route venant de Tétouan qui a fait l’objet de travaux d’élargissement et d’aménagement est presque terminée et quelques ouvriers s’activent  encore aux dernières plantations et au nettoyage des abords. dsc_1889

A l’entrée de Martil, l’ancien axe d’accès est aussi en voie d’aménagement afin de permettre une meilleure fluidité du trafic venant de Tétouan. dsc_1895
Un peu plus loin nous arrivons à notre but tout près de la plage.  Et là, grosse impression car la ville s’est métamorphosée…  et revêt dorénavant de nouvelles couleurs : blanc et bleu.  Dès l’entrée de Martil, nous  avions constaté un changement dans l’environnement de la ville mais c’est au niveau des bâtiments du front de mer que le changement est le plus important. dsc_1904
Toutefois, si de nombreux bâtiments sont déjà terminés, un bon nombre d’entre eux sont encore en cours de ravalement et les peintres s’affairent partout !
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Parfois cela donne des patchworks surprenants…
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Ces travaux ont été imposés par la municipalité de M’Diq qui interviendrait pour 70 dirhams par m2 dans les travaux.  Il paraît que la municipalité obligerait également les propriétaires à enlever les châssis et autres structures de PVC ou d’aluminium qu’ils ont éventuellement ajoutés aux bâtiments.  On ne peut que se réjouir de cette décision.
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Un peu plus loin, nous arrivons à proximité des « gros » travaux de la corniche.

L’ancien revêtement de dalles a été enlevé et remplacé par un revêtement de type synthétique, uniforme de couleur jaune ocre que quelques ouvriers terminent d’appliquer. dsc_1926
Une bonne surface, parfaitement roulante pour les rollers !!!
Quelques zelliges bleus et blancs tranchent la monotonie.
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Sur les bords, plantations de palmiers et de pelouse et quelques bancs épars viennent agrémenter les lieux.
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Dommage qu’à certains endroits, certaines pierres des murets soient déjà en train de se défaire. dsc_1946

Au bout de ce qui était l’ancienne corniche, trône dorénavant un nouveau rond point dsc_1979
et le kiosque non loin de là a fait aussi peau neuve et pris les nouvelles couleurs, enfin presque… dsc_1959

A partir de là c’est un nouveau tronçon de route que les ouvriers terminent d’asphalter !
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Il se termine près de l’oued Mellah dsc_1967
par un autre rond-point au milieu duquel trônent 6 des nombreux palmiers qui ont été plantés tout le long de la corniche.
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De ce rond-point, part une nouvelle route qui longe l’oued pour rejoindre le pont qui l’enjambe plus loin. dsc_1969
La réalisation de cette route a nécessité la démolition d’une vingtaine de villas.

Les travaux d’aménagement de cette jonction entre Martil et M’Diq se feront après le ramadan.  L’avantage de ce contournement est qu’il épargne ainsi le petit champ de dunes qui se trouve de l’autre côté de l’oued et qui constitue un biotope intéressant et unique dans cette région.

L’accès à la plage se fait par de grandes et larges percées perpendiculaires à la corniche et non loin de la plage, de vastes zones de parking ont été aménagées !
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Encore pas mal de travaux à faire mais au vu des moyens mis en oeuvre et de la détermination des équipes, on peut parier que l’achèvement des travaux sera bien réalisé pour la fin du mois.

Les estivants peuvent arriver, tout est presque prêt !
Les glaciers

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mais aussi les cireurs de chaussures !
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Par contre au niveau de la plage elle-même, il reste encore du travail ! dsc_1964
Mais bientôt les équipes de nettoyage devraient opérer sur le secteur (voir notre premier article sur Martil).  Dommage toutefois que la propreté de la plage tout au long de l’année ne soit pas encore une priorité.  Notre groupe Facebook « Protejamos Tetuan y sus alrededores » a encore du travail et de nombreux combats à mener !

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Le Cap Malabata et le tunnel sous le détroit de Gibraltar :

avril 24, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Transports et moyens de déplacement

Malabata : un nom qui vous est encore peut-être inconnu mais qui pourrait dans un avenir proche atteindre la célébrité. C’est en effet dans cette région de la côte marocaine que devrait aboutir le tunnel qui reliera les continents européen et africain. Un projet dont on parle déjà depuis quelques années, mais dont on attend toujours l’ouverture du chantier.

C’est quelque part ici que devrait alors passer le tunnel.
Près du cap Malabata
On est au Nord-Est de Tanger et le Cap Malabata limite une des extrémités de sa baie. La baie de Tanger vue du Cap Malabata
Tout comme le cap Spartel, il est dominé par un phare dont la construction semble plus récente. Le Phare du cap Malabata
Le phare ne se visite pas et le site est occupé par des militaires qui surveillent le trafic maritime abondant entre l’Espagne et le Maroc. Mais plus pour longtemps car désormais l’essentiel des liaisons maritimes aboutiront au nouveau complexe portuaire de Tanger-Med situé plus à l’Ouest en direction de l’enclave de Ceuta à proximité de la petite ville de Ksar-el-Sghir.

En front de mer, la végétation est rare et les quelques arbres qui ont réussi à pousser ici témoignent de la force du vent…
Au cap Malabata
Pour les connaisseurs, nous sommes ici face à Tarifa, un des spots mythiques du windsurf et l’Espagne semble toute proche.
Les côtes espagnoles vues du Cap Malabata
Au départ de Tanger, on accède au cap Malabata par la route de la corniche qui longe la plage et vous fera passer devant la « Villa Harris », ancienne villégiature du célèbre journaliste américain qui fut enlevé au début du XXème siècle par le non moins célèbre Raïssouni. [SinglePic not found]

Occupée successivement par un casino puis plus récemment par le Club Med, la propriété est désormais à l’abandon et on peut se demander ce qu’il advient des bâtiments et des somptueux jardins qui étaient plantés d’espèces rares et en manque d’entretien maintenant…
Un peu plus loin, l’urbanisation avance à grands pas L'urbanisation près du cap Malabata Nouvelles constructions près du cap Malabata
et Tanger ne cesse de s’étendre.  
Pour combien de temps alors pourrons-nous encore profiter de tels paysages dégagés et aérés à moins de 10 minutes du centre de la ville !
Paysage près du cap Malabata

Merci à Miguel Gonzales et à son blog : Tamuda Bay sur lequel j’ai trouvé la première vidéo consacrée au tunnel et qui m’a donné l’opportunité d’étoffer cet article sur le cap Malabata où je me suis rendu dernièrement.

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Martil – les travaux de la nouvelle corniche

avril 13, 2010 By: Dar Rehla Category: Transports et moyens de déplacement

Il y a quelque temps lors du dernier séjour à Tétouan du roi,  Martil a été rattachée administrativement à la ville de M’Diq toute proche et caractérisée par des infrastructures assez exemplaires.  Très rapidement cette décision a été suivie par le lancement d’un chantier important d’aménagement qui devrait permettre à la cité balnéaire de trouver sa place dans l’offre touristique de « Tamuda Bay ».  Fort prisée des Marocains des autres régions et des Marocains résidant à l’étranger qui pendant les mois d’été viennent grossir la population de la région jusqu’à la sextupler, l’accessibilité de Martil était cependant assez réduite.  La route qui relie Tétouan à Martil est récente et d’ailleurs pas encore achevée.  L’accès à partir du Nord en provenance de la frontière n’est pas meilleur.

Récemment nous nous étions rendus à Cabo Negro tout proche  et au terme d’une promenade au travers des quelques lotissements résidentiels disséminés sur cette partie de la côte, nous avions abouti à Martil. Nous avions été surpris alors par les travaux que nous avions constatés et dont nous ne connaissions pas encore les tenants et aboutissements.  De nombreux engins de génie civil circulaient et on avait remarqué la démolition du revêtement de la corniche existante alors qu’il ne nous semblait pas pour autant très détérioré.  On s’était même demandé alors pourquoi refaire un revêtement convenable alors que d’autres travaux semblaient être négligés.  N’était-ce pas du gaspillage.

Quelques jours plus tard, j’apprenais que les travaux que nous avions vus étaient les prémices d’un très gros chantier qui doit aboutir à la jonction de la corniche de Martil à celle de M’Diq laquelle relie la ville de Fnideq toute proche de la frontière avec l’enclave de Ceuta au Nord.

Ce lundi 12 avril 2010, profitant d’une journée relativement ensoleillée et en compagnie de mon fils en vacances à Tétouan, je me suis rendu à nouveau dans la cité balnéaire. Histoire de faire avec lui une promenade au bord de l’eau d’une part et d’autre part pour voir l’état d’avancement des travaux dont l’achèvement est prévu pour cet été !

Nous nous sommes donc rendus à la station des taxis à destination de Martil et avons emprunté un des nombreux « grands »  taxis présents. dsc_0077

Sur le trajet nous pouvons constater des changements importants dans les aménagements de la nouvelle route qui relie Tétouan à Martil : éclairage au centre, plantations et piste cyclable en bordure. dsc_0082

Après une petite demi-heure de trajet, nous avons été débarqués tout près de la plage.   Dès la sortie du véhicule, notre attention est attirée par l’abondance de nombreux tas de sable dans les rues, probablement le fait des vents violents qui ont soufflé récemment dans la région. dsc_0084 et que maintenant des équipes s’attèlent à déblayer. dsc_0086

Nous atteignons très vite la zone des travaux. La corniche et l’ancienne artère qui la bordait sont maintenant complètement mises à nu et les niveleuses et autres engins à l’oeuvre. dsc_0113

De nouveaux murets en pierre de taille sont montés à la limite de la plage et de nombreuses équipes travaillent tout au long de cette portion correspondant à l’ancienne corniche. dsc_0107

Plus loin, où se situait la fin de l’ancienne corniche, le changement est impressionnant.  Auparavant se trouvait à cet endroit un établissement construit en bois et doté d’une vaste terrasse dont je n’ai malheureusement pas de photo.  Celui-ci n’existe plus et à sa place se dressent maintenant les collines de terre qui serviront à la préparation de la future route. dsc_0116

Au delà commençe un littoral plus sauvage et qui était probablement peu utilisé par les touristes en saison estivale car d’une accessibilité plus difficile.   C’est dans cette zone que se trouvent une petite lagune et quelques dunes dunes dont on peut se poser la question de leur avenir.  Quand on voit déjà comment cette zone peut être envahie par les déchets de toute sorte, on peut avoir des craintes. dsc_0152-3

Et que penser aussi de ce panneau ? « zone conchylicole » ! dsc_0129

A ce jour, les travaux n’ont pas dépassé la lagune, dsc_0170-3

mais avancent rapidement et alors une fois réalisés comment se fera l’alimentation en eau de celle-ci ? Elle me semble fort compromise.  La lagune ne risque-t-elle pas d’être comblée ? On voit déjà dans certaines parties une accumulation de gravats. Ce serait fort dommageable pour l’environnement de perdre cette zone naturelle où venaient il y a encore peu de temps de nombreux oiseaux. dsc_2273

Par contre, on peut reconnaitre qu’une fois terminée, cette nouvelle corniche qui sera comparable à celle déjà existante entre M’Diq et Fnideq apportera à la région une infrastructure de communication intéressante qui permettra en sécurité la pratique de nombreux sports tels que le jogging, le vélo et/ou le roller.  Le pendant de Miami en quelque sorte…

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Perdu au fond d’une ruelle : un foundouk

octobre 29, 2009 By: Dar Rehla Category: Architecture, Coutumes, Economie, Transports et moyens de déplacement

En parcourant les rues à proximité de la place du Feddan à la limite de la médina et non loin du Mellah, nous avons découvert caché au fond d’une ruelle une façade fleurie qui nous a incité à détourner notre chemin. dsc_6056 .  La petite ruelle débouche alors sur un vaste immeuble qui devait être à l’origine un foundouk.   Ces bâtiments étaient destinés aux visiteurs et commerçants de passage dans la ville.  Ils y trouvaient gîte et zones de stockage pour leur marchandise le temps de leur visite.

Rien n’indique que ce bâtiment était destiné à cet usage mais sa structure le laisse penser : une cour intérieure à laquelle on accède par une grande porte donnant vers l’extérieur de la médina.  Cette cour est d’ailleurs encore utilisée comme aire de « stationnement » par les commerçants ou agriculteurs venus des villages avoisinants à dos d’âne. dsc_6057 Autour de cette cour sont disposées au rez de chaussée de nombreuses logettes qui servent encore actuellement de zone de stockage mais fixes, le foundouk ayant perdu quelque peu sa raison d’être initiale.

A l’étage, la galerie couverte dsc_6059 donne accès aux anciennes chambres de passage actuellement utilisées comme habitation par des familles. dsc_6058

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Comment se rendre à Tétouan ?

mai 29, 2009 By: Dar Rehla Category: Transports et moyens de déplacement

Tétouan, sa région et son tourisme, bien beau tout cela me direz-vous ! Mais comment s’y rendre ?
Pour répondre à cette question, nous supposerons que tout comme nous, vous arrivez au Maroc par voie aérienne et à l’aéroport Ibn Batuta de Tanger. Tanger étant une destination desservie par plusieurs compagnies low-cost dont Ryanair et à raison de plusieurs vols par semaine, c’est à mon sens la manière la plus opportune de rejoindre le Maroc dans le cadre d’un séjour touristique de courte durée.
Mais pour commencer, une géolocalisation n’est peut-être pas superflue :

Afficher Tanger – Tétouan sur une carte plus grande

Au sortir de l’aéroport,
L'aérogare Ibn Batuta
vous devrez utiliser les services d’un « grand taxi ». La distinction entre grand et petit taxi fera l’objet d’un article ultérieur.

Deux options s’offrent alors à vous :
La plus économique sera d’aller jusqu’à la gare routière de Tanger et d’embarquer dans un autocar à destination de Tétouan. Pour ce faire il vous en coûtera 150 dirhams pour le taxi entre l’aéroport et Tanger et +/- 15 dirhams par personne pour le trajet Tanger-Tétouan en autocar (tarif indicatif en juin 2009).
Pour rejoindre la gare routière située Avenue Yacoub Mansour près de la Place Al Jamia al Arabia, et distante de +/- 18 km, il vous faudra +/- 20 minutes dans une circulation dense et pittoresque.

A la gare et avant d’embarquer vous acheterez vos billets à l’un des guichets prévus à cet effet. Probablement, vous serez un peu dérouté par l’animation, le bruit et l’affluence du hall et interrogatif quant au guichet à prendre. Mais pas d’inquiétude, vous serez certainement abordé par l’un des « employés » des compagnies présentes, soucieux de remplir son autocar et qui vous guidera vers le guichet où vous pourrez acquérir votre titre de transport. Les départs sont assez fréquents et vous ne devriez pas attendre trop longtemps pour démarrer. Moyen de déplacement démocratique, les autocars sont toujours remplis mais sans être en surnombre pour autant. Dès lors je vous conseillerais d’embarquer rapidement à bord car de toute manière il n’y a pas grand chose à faire dans le hall de la gare… Avant de vous installer, vous aurez remis vos bagages au convoyeur qui les aura placés dans la soute : n’oubliez pas de lui glisser une pièce pour le service.

Au cours de ce trajet qui dure +/- 1h15 via la RN2 dont les travaux d’élargissement seront peut-être achevés vous traverserez des paysages variés et changeants selon les périodes de l’année. Vous passerez, après avoir quitté la banlieue de Tanger, d’un paysage relativement uniforme peu boisé Entre Tanger et Tétouan occupé essentiellement par des pâturages et quelques exploitations agricoles éparses à un relief montagneux culminant à quelques 450 m dont les versants sont couverts de pins et autres essences.
Dans la montagne
Au passage de cette forêt, laissez-vous imprégner par les senteurs caractéristiques des essences résineuses…
Vous rejoindrez ensuite la vallée occupée par l’Oued Martil que vous longerez jusqu’à votre arrivée à Tétouan et sa gare routière. L'oued Martil

L'arrivée sur Tétouan Cette dernière se situe au Sud de la ville et à +/- 1,5 km de Bab Tout, l’une des sept portes de la Médina. (C’est cette porte que vous devriez emprunter pour rejoindre Dar Rehla, pour autant que vous ayez choisi notre maison d’hôte comme lieu d’hébergement à Tétouan durant votre séjour).
Pour vous y rendre, à nouveau deux options : à pied, mais munissez vous d’un plan ou prendre un des « petits taxis » de couleur jaune. Normalement ces « petits taxis » sont équipés d’un compteur mais je vous conseille encore de confirmer le prix du trajet.

Rien de vraiment compliqué, vous en conviendrez.

Toutefois, la deuxième option qui s’offre à vous dès la sortie de l’aéroport qui est de prendre un taxi directement jusqu’à Tétouan me semble plus simple et intéressante surtout si vous êtes relativement chargés. Bien entendu le coût est plus important mais vous y gagnerez en confort et en temps. D’après les informations en ma possession, un prix de 500-600 dirhams pour le trajet serait raisonnable. A nouveau, tout doit se négocier AVANT et ces valeurs ne constituent que des indicateurs.

A titre informatif, je signalerai que Tétouan dispose aussi d’un aéroport situé à +/- 5 Km du centre. Cet aéroport Saniat Rmel menacé en 2007 de fermeture suite à une urbanisation trop importante à la limite de ses installations a fait l’objet de nouveaux aménagements dont un terminal complètement rénové inauguré en septembre 2008 et d’un raccourcissement de 250 m de sa piste. L’activité y est actuellement concentrée sur la période couvrant les mois de juin à septembre et servie par la compagnie nationale Air Maroc ainsi que quelques compagnies charters au départ de villes telles que Francfort, Düsseldorf, Paris, Toulouse, Marseille…

Si vous avez des expériences sur le sujet n’hésitez pas à nous laisser vos commentaires !

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