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Archive for the ‘Non classé’

Rencontre avec Jacques Ferrandez et son adaption BD de « l’Hôte » de A.Camus

novembre 13, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Albert Camus en bandes dessinées, est-ce possible ?  Voici ce qu’en pensait Yves-Marie Labé  dans un article « Dans le Djebel avec Camus » publié dans le Monde du 4 Décembre 2009

« Si la vogue des adaptations romanesques en BD est désormais établie, au point d’avoir fait naître chez plusieurs éditeurs des collections ad hoc publiant des oeuvres diverses – de Ponson du Terrail à Mac Orlan -, le projet de faire de même avec un texte à dimension philosophique pouvait paraître impossible.  Pourtant, un autre enfant né en terre algérienne, Jacques Ferrandez, a relevé le gant en adaptant L’Hôte, nouvelle du recueil L’Exil et le Royaume paru en 1957, année où l’auteur de L’Homme révolté reçut le prix Nobel de littérature.

L’histoire : Daru, jeune instituteur français né en Algérie, vit dans son école, au cœur des hauts plateaux. Un jour d’hiver, le gendarme Balducci lui confie un prisonnier en lui donnant l’ordre de le convoyer jusqu’à la ville voisine pour le livrer à la justice. Daru a beau refuser la mission, le gendarme s’en va et laisse là le prisonnier.

bd_hote

« L’Hôte » est une courte nouvelle d’Albert Camus extraite de « L’Exil et le Royaume ». J’ai découvert ce texte il y a une vingtaine d’années, au moment où je commençais ma grande saga des « Carnets d’Orient », et il a immédiatement résonné en moi comme un élément central dans l’œuvre de Camus à propos de la question algérienne. C’est peut-être le seul texte de fiction où Camus fait allusion à la guerre d’Algérie. Il a entrepris son écriture en 1951 et l’a probablement remanié avant sa parution en 1957. Entre-temps, il y avait eu l’insurrection de novembre 1954 et la démarche infructueuse de Camus en faveur de la paix, avec son appel à la trêve civile à Alger en janvier 1956. La nouvelle met en scène trois personnages : Daru, l’instituteur, symbole de l’instruction, de la connaissance, de « l’œuvre civilisatrice de la France ». Balducci, le gendarme représentant l’autorité et le pouvoir colonial. Et le prisonnier arabe, figure métaphorique des populations colonisées, tantôt soumises, tantôt rebelles.
Le jeu qui va se jouer entre ces trois personnages, reflète la pensée de Camus, lui-même déchiré pendant la guerre d’Algérie et aux prises avec une situation inextricable. On trouve, au-delà de la solitude de Daru et du cas de conscience qui se pose à lui, toute la problématique camusienne sur le choix, l’engagement, la morale, la justice. Cela faisait vingt ans que j’avais envie de l’adapter en bande dessinée.
Jacques Ferrandez.

Ci-dessous, une courte biographie trouvée sur la page du « bal des mots dits » dédiée à une critique élogieuse de la BD de Jacques Herrandez

Jacques Ferrandez est un auteur méditerranéen, véritable spécialiste de l’Algérie avec notamment ses albums de la série Carnets d’Orient dont il a achevé le second cycle au printemps 2009 avec un tome 10 chez Casterman. Il vient de publier un document jeunesse sur la décolonisation de l’Afrique, Nos ancêtres les Pygmées avec Didier Daeninckx aux éditions Rue du Monde. Né à Alger, Jacques Ferrandez a grandi dans le Sud de la France, où il a suivi une formation à l’École nationale d’Art décoratif de Nice. Il démarre dans la BD avec Rodolphe comme scénariste : ils publieront ensemble la série Raffini. Il a gardé des images fortes de ses racines et de ses nouvelles attaches. Cette influence se retrouve dans Arrière pays, l’Eau des collines ou Nouvelles du Pays, pour la Provence, et les Carnets d’Orient, sa série emblématique qui s’est achevée au moment de la déclaration de l’indépendance de l’Algérie. Jacques Ferrandez possède une parfaite maitrise de l’image, à laquelle il sait donner une grande puissance évocatrice.

Pratiquement :

Institut français de Tétouan, dans la médiathèque

Quand : le lundi 29 novembre à 18h30

Donc, juste après le cycle Jacque Tati… Il va falloir bien s’organiser…

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Un cycle TATI à l’Institut Français de Tétouan

novembre 10, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Proposé par le Ministère de affaires étrangères français, le cycle proposé comprend six films et trois court-métrages réalisés par Jacques Tati (1907-1982) et a pour but de faire découvrir son univers burlesque.

Jacques Tati
Dans ce contexte seront présentés :

    Des films

Jour de fête : 1949 – 76 minutes – version couleur

L'affiche du film Jour de fête
Synopsis : Des forains s’installent dans un calme village. Parmi les attractions se trouve un cinéma ambulant où le facteur découvre un film documentaire sur ses collègues américains. Il décide alors de se lancer dans une tournée à « l’américaine ».

Les vacances de Monsieur Hulot : 1953 -83 minutes – noir & blanc

L'affiche du film les vacances de Monsieur Hulot
Synopsis : Les vacances, tout le monde le sait, ne sont pas faites pour s’amuser. Tout le monde le sait, sauf Monsieur Hulot qui, pipe en l’air et silhouette en éventail, prend la vie comme elle vient, bouleversant scandaleusement au volant de sa vieille voiture Salmson pétaradante la quiétude estivale des vacanciers qui s’installent avec leurs habitudes de citadins dans cette petite station balnéaire de la côte atlantique. Il promène dans l’ennui balnéaire, le plaisir émerveillé des châteaux de sable. Et, d’un seul coup, l’ennui éclate de rire, tandis que les châteaux de sable s’ouvrent sur la belle au bois dormant et qu’aux cris des enfants, la petite plage pétarade et reluit comme un quatorze juillet… Mais voilà septembre. Monsieur Hulot, inconscient du scandale, rentre… Où rentre-t-il au fait ? Dans les nuages sans doute, dont il n’était, d’ailleurs, jamais sorti. Mais les enfants, après qu’il ait disparu, ont regardé le ciel longtemps.

Mon Oncle : 1958 -110 minutes – couleur

L'affiche du film Mon Oncle
Synopsis : Dans un quartier moderne où tout est très (trop) bien agencé habitent M. Arpel, son épouse et leur fils Gérard, que cette vie sans saveur ennuie.  L’intrusion dans la famille de M. Hulot, le frère de Madame, personnage rêveur et plein de fantaisie, sème le trouble dans cet univers aseptisé, d’autant plus qu’il devient rapidement le meilleur ami de Gérard…

Play Time : 1967 – 140 minutes – couleur

L'affiche du film Playtime
Synopsis : Des touristes américaines ont opté pour une formule de voyage grâce à laquelle elles visitent une capitale par jour. Mais arrivées à Orly, elles se rendent compte que l’aéroport est identique à tous ceux qu’elles ont déjà fréquentés. En se rendant à Paris, elles constatent également que le décor est le même que celui des autres capitales…

Trafic : 1971 – 92 minutes – couleur

L'affiche du film Trafic
Synopsis : La société automobile française Altra tente de se faire remarquer au salon d’Amsterdam avec une cylindrée qui se transforme en maison roulante. Monsieur Hulot accompagne le dessinateur de la voiture pour lui servir d’interprète et préparer le stand de la société.

Parade : 1973 – 84 minutes – couleur

L'affiche du film Parade
Synopsis : L’histoire d’une grande fête au cours de laquelle Jacques Tati organise une rencontre entre spectateurs, artistes, clowns, enfants et lui-même.  Tout au long du film, adultes et jeunes forment une seule masse enthousiaste et unie par le spectacle.
Dès le début, une petite fille et un petit garçon symbolisent, en un seul regard échangé, la joie d’être ensemble. Le public participe directement au spectacle qui tient à la fois du music-hall et du cirque, et Jacques Tati, en Monsieur Loyal, dirige et anime la représentation.

    Des courts-métrages

Soigne ton gauche : 1936 – 12 minutes – noir & blanc

Réalisé par René Clément sur un scénario de Jacques Tati

Synopsis : Un garçon de ferme assiste aux séances d’entraînement d’un boxeur et finit par se retrouver sur le ring dans un combat aux multiples rebondissements

L’Ecole des facteurs : 1947 – 13 minutes – noir & blanc

Réalisé par Jacques Tati

Cours du soir : 1967 – 27 minutes – couleur

Réalisé par Nicolas Ribowski sur un scénario de Jacques Tati.

La description des synopsis et les images des affiches qui illustrent cet article proviennent du site Allocine.fr.

Pratiquement :

Institut français de Tétouan, dans la salle de cinéma

Quand : du mardi 23 novembre au lundi 29 novembre à 18h30

Il est donc encore temps pour venir à Tétouan et profiter de ce cycle… et pourquoi ne pas choisir Dar Rehla, notre petit riad maison d’hôtes au centre de la médina pour votre hébergement ? Visitez notre site… et faites-vous une idée du charme que peut représenter un séjour chez nous…

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Rencontre avec Nicole de Pontcharra à l’Institut français de Tétouan

novembre 10, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

masson_medium Ce jeudi 11 novembre, l’Institut français de Tétouan recoit Nicole de Pontcharra autour de son dernier livre  » Mademoiselle Masson ; lettres à un jeune homme » publié aux éditions Tarik (2010).  Ce livre est une commande de l’Institut français de Marrakech et raconte l’histoire d’une correspondance imaginaire entre la Dame de Marrakech,  Melle Denise Masson(1901- 1994), traductrice du Coran, fervente croyante qui travailla au dialogue des religions du Livre et Marcus, un jeune soufi.

«J’ai imaginé des lettres imaginaires que Denise Masson aurait pu écrire à un jeune européen soufi, Marcus. Beau, intelligent, courageux, poursuivant un but noble, il représente l’image de l’homme idéal»

Si vous voulez en savoir plus sur Melle Masson, je vous renvoie à ces  articles :

- Denise Masson, une amoureuse du Maroc ;

- Denise Masson, ou le néon ne vaut pas la chandelle de Jean-Pierre Koffel ;

- Denise Masson, grande figure de la vie culturelle de Marrakech.

Poéte, écrivain français d’origine russe, Nicole de Pontcharra a vécu à Marrakech de 1945 à 1955.  Ex-commissaire du salon du livre de Tanger (2002 à 2006 ) et critique d’art, elle compte également à son actif quelques monographies de peintres maghrébins comme Koraïchi, Abouelouakar ou Belkahia. Elle a aussi écrit des recueils de poèmes et des romans (Une enfance Sirocco, 2007).

Pratiquement :

Institut français de Tétouan, dans la médiathèque

Quandjeudi 11 novembre à 18h30

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Trans’Art Gnawa – un collectif d’artistes « tétouanais » pour la préservation de la tradition gnaoua

novembre 05, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

affiche Trans’Art Gnawa a vu le jour en septembre 2010.  Ce collectif a été créé par cinq artistes tétouanais d’origine ou d’adoption qui sont Arafa Chaara (Maâlem gnaoua), Aurore Claverie (réalisatrice), Youssef El Hadad (peintre) et Hicham Elmoutaghi (artiste plasticien) mais très vite, d’autres artistes ont rejoint le collectif  comme Rachid Benyaagoub (graphiste designer), Bérangère Crouillère (livre image) et Fouad El Afia (bassouda).

Trans’Art Gnawa, c’est la volonté de préserver et mettre en avant la tradition gnaoua à travers un regard contemporain et artistique.

Pour cela, Trans’Art Gnawa a choisi de s’exprimer à travers différentes expositions qui parcoureront le Maroc. Ces expositions permettront à la tradition gnaoua de dialoguer avec les différents arts qui seront représentés par les artistes qui collaboreront à chacune des expositions à venir.

L’inauguration de la première exposition aura lieu le 8 novembre 2010 à 19h00 à la Galerie Bertuchi de Tétouan et sera consacrée à la couleur blanche qui est celle de la première scène des douze qui composent une cérémonie gnaoua.  Cette cérémonie s’appelle Lila quand elle ne dure que une à trois nuits.  On parle de Derdba quand la cérémonie dure sept jours.   Durant ces cérémonies, des participants peuvent entrer en transe afin de soulager leur âme.  Le Bassouda est le maître de cérémonie de ces rituels qui nous viennent des anciens esclaves noirs de l’Afrique sub-saharienne.

Les autres couleurs d’une cérémonie sont le Bleu, le Rouge, le Sable, le Vert, le Jaune, l’Orange, le Gris, le Noir, et l’arc-en-ciel et ces couleurs seront abordées au cours des expositions suivantes prévues par Trans’Art Gnawa.  Elles seront la base de la réflexion artistique autour des arts et des cinq sens que veut susciter Trans’Art Gnawa afin de mettre le spectateur dans un état d’éveil à la fois artistique et sensoriel.

Parallèlement à ces expositions, Trans’Art Gnawa effectuera également des performances ou prestations plus ponctuelles afin de faire partager l’avancée de son travail à un large public.  Les artistes espèrent entre autre effectuer des performances dans des hôpitaux, associations, prisons et autres festivals.

Trans’Art Gnawa souhaite ouvrir une collaboration avec des artistes du monde entier pour offrir d’autres regards et sensibilités  et appel à projet est lancé.  Si cela vous intéresse, manifestez-vous !

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La meilleure boulangerie de la médina de Tétouan

novembre 05, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Voilà déjà un certain temps que je souhaitais faire un article sur l’une des meilleures si pas la meilleure boulangerie de Tétouan !  En tout cas, c’est de son four que sortent les baguettes et « m’doura » qui font partie des petits déjeuners de « Dar Rehla » notre riad maison d’hôtes à Tétouan.

Dans la médina, traditionnellement il existe dans chaque quartier des fours collectifs où l’on peut apporter ses pâtes crues pour qu’elles y soient cuites moyennant une certaine rémunération.  De nombreuses familles font encore appel à ces fours mais à présent, c’est plus souvent pour la cuisson des nombreux gâteaux et biscuits que l’on consomme abondamment lors des fêtes que pour le pain.  Le pain est cependant un élément constitutif essentiel de l’alimentation du marocain moyen.  Il existe donc aussi des ateliers de boulangerie telles que nous les concevons et dont l’activité ne consiste qu’à la production et la vente de pain.   L’une de ces boulangeries, et une des premières installées dans la médina d’après ce que j’ai pu apprendre, se trouve dans la rue Zankat M’kadem, l’un des axes des plus fréquentés de la vieille médina. La boutique est petite et discrète mais l’odeur de cuisson qui s’en dégage vous indiquera certainement son emplacement. L’étalage ne paye pas de mine et ne présente que deux articles : les « md’oura » ou pains ronds et les « barrettas » ou baguettes… et  encore… pour les baguettes, faudra avoir de la chance…
Ahmed
Le vendeur sur la photo, c’est Ahmed et il m’avait déjà permis de visiter l’atelier.   J’avais rapporté de cette visite quelques photos des installations et diverses informations, car ancien fournisseur de matières premières pour boulangerie le sujet m’intéressait.   Je n’avais cependant rien publié mais aujourd’hui, je suis repassé avec Patrick et Laurence qui ont choisi Tétouan et Dar Rehla pour quelques jours de repos.  Patrick est un ancien boulanger qui a dû quitter le métier suite à des problèmes d’allergie et qui depuis s’est reconverti dans le domaine de la glace, une activité qu’il exerce à Ferrières en Belgique.  Cependant il donne encore des cours de boulangerie et c’était donc une bonne occasion de commencer notre visite de la médina par cet atelier qui est quand même assez exceptionnel en terme d’équipements.  Je vous invite à partager cette visite.

L’atelier est rustique et les plans de travail réduits au strict minimum.  La farine est stockée dans un coin et le pétrissage se fait au moyen de deux pétrins. Une partie de l'atelier de la boulangerie
La pâte est ensuite sortie des pétrins, déposée sur l’une des tables et débitée en pâtons de +/- 200 grammes.
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Ces pâtons serviront à la préparation des pains ronds traditionnels (m’doura) ou des baguettes.   Les baguettes sont façonnées à la main et leur pousse, lente, se fait en couches, le top pour la qualité du produit fini !
Baguettes en couche
Après pousse, les pains sont enfournés sur la sole tournante du four. Md'ouras en cuisson
Le four est d’un modèle assez ancien, chauffé au bois et la sole est tournante, l’ancêtre du four rotatif en quelque sorte…  La rotation de la sole est actionnée par le grand volant situé sur la gauche et une fois rempli, le boulanger peut défourner et enfourner alternativement les pains, par trois, au moyen d’une longue pelle en bois.  J’en déduis ainsi qu’il faut plus ou moins le temps nécessaire à la cuisson des pains pour faire un tour complet… et à partir de là, la production peut être continue…

Une fois défournés, les pains sont déposés sur un grand plateau où ils vont refroidir…
Les m'douras

Le bois nécessaire à la cuisson provient des forêts de la région et est acheminé jusqu’à la boulangerie depuis l’une des portes de la médina, au moyen des traditionnelles charrettes ou « carroças ».  Il est stocké alors dans une pièce située à l’arrière du four… La réserve de bois de la boulangerie
L’approvisionnement se fait ainsi une fois par mois environ.

Une partie de la production est destinée également à l’approvisionnement de « boutiquiers » et/ou de snacks de la médina.  Le transport est alors assuré au moyen d’une petite charrette dont la couleur rose la distingue aisément des autres ! Balek, Balek….

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Un cours de musique arabo-andalouse à Tétouan

novembre 04, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Ces derniers temps, l’actualité tétouanaise semble résolument centrée sur la musique arabo-andalouse.

Pour rappel, nous aurons droit durant tout ce mois de novembre, au centre culture Cervantes, à une exposition d’instruments de musique dont je vous ai parlé dans cet article : visite de l’exposition des instruments de musique arbao-andalouse.

Récemment, on m’a fait part que l’association Tétouan-Asmir organise un cours de musique arabo-andalouse qui abordera plus particulièrement les thèmes suivants :

  • histoire de la musique andalouse ;
  • théorie musicale de cette musique ;
  • apprentissage du violon et du luth, deux instruments couramment utilisés pour l’interprétation des oeuvres musicales de ce genre.

Le cours durera six mois et se terminera par une épreuve portant sur des aspects tant théoriques que pratiques.  En cas de réussite, un diplôme attestant des connaissances sera remis au participant.

Ce cours sera le premier au Maroc qui abordera l’histoire de la musique andalouse et sa théorie.

Pratiquement,

Début des cours : le jeudi 11 novembre 2010

Pour suivre ce cours, on aura le choix entre trois groupes caractérisés par les horaires suivants :

groupe 1 : le lundi de 17h00 à 19h00 ;
groupe 2 : le jeudi de 19h30 à 21h30 ;
groupe 3 : le jeudi de 17h00 à 19h00.

Hormis le cours du jeudi de 17h00 à 19h00 qui se donnera en espagnol, tous les autres cours se feront en arabe.

Pour tout renseignement complémentaire et pour les inscriptions, c’est au siège de l’association Tétouan-Asmir qui se trouve Place du 9 Avril, face au collège Jacinto Benavente qu’il faudra vous adresser.

Si vous passez par là profitez pour admirer l’architecture du bâtiment qu’occupe l’association Tétouan-Asmir : elle est de toute beauté.  Sous le Protectorat espagnol il abritait une école d’infirmières.
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Histoire de la bibliothèque de l’Institut Cervantes de Tétouan

octobre 31, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Récemment, je me suis rendu à l’Institut Cervantes de Tétouan afin de connaître les modalités d’inscription à la bibliothèque qui dispose certainement d’un fonds important d’ouvrages pour la connaissance de l’histoire de la ville qui, rappelons-le, fût la capitale de cette zone du Maroc soumise au Protectorat espagnol de 1913 à 1956.

De retour de cette visite, titillé par les informations données par la bibliothécaire actuelle, j’ai voulu en savoir plus sur l’histoire de cette bibliothèque et du bâtiment qui l’héberge.  C’est ainsi que je suis tombé sur un article de Alberto Torremocha Jiménez qui fût l’un des bibliothécaires de cette institution.  Cet article s’intitule
« La bibliothèque de l’Institut Cervantes de Tétouan- De Ménendez Pelayo à Vicente Aleixandre. »

Le texte qui va suivre est largement inspiré et traduit de cet article rédigé initialement en espagnol.

Après une brève introduction sur l’histoire de la ville, l’auteur en arrive à l’histoire même de la bibliothèque actuelle car si durant le Protectorat Tétouan abritait une bibliothèque, en 1956 avec le transfert des pouvoirs, le nouvel état maroquin se trouve en charge de cette Bibliothèque Générale du Protectorat de Tétouan, créée en 1943 et à la tête depuis 1945 d’un réseau de six autres bibliothèques publiques installées dans le nord du Maroc.  Vu la richesse des fonds qu’elle contenait, il n’était probablement pas dans les plans des autorités espagnoles de transférer cette bibliothèque au nouvel état mais ce fut néanmoins le cas en juillet 1957.  Initialement une crainte fut que les fonds ne soient transférés à Rabat mais heureusement ceux-ci restèrent à Tétouan où ils se trouvent encore dans la Bibliothèque générale de la ville, située boulevard Mohamed V.   Avec l’indépendance, la bibliothèque perd sa condition dominante au sein du réseau des bibliothèques publiques du nord mais garde une certaine importance à Tétouan car presque toute la population parle espagnol, la communauté espagnole reste importante et de nombreux étudiants marocains continuent à étudier et à se préparer dans les centres espagnols de la ville.

En mars 1959, le ministère des Affaires étrangères espagnol, à travers sa Direction Générale des Relations Culturelles, interroge le Consulat d’Espagne à Tétouan sur l’opportunité d’une bibliothèque et d’un centre culturel espagnol dans la ville. C’est le point de départ du projet qui durera de 1959 à 1964.

C’est Dora Bacaicoa Arnaiz, la dernière fonctionnaire espagnole du « Cuerpo Facultativo de Archivos, Bibliotecas y Museos » ayant travaillé à la bibliothèque de Tétouan qui se voit chargée de la tâche.  Ayant résidé et travaillé à Tétouan, Dora Bacaicoa était certainement la personne la plus habilitée à mener cette mission.  En août 1959 elle présente un projet ambitieux devant la « Direction Générale des Archives et Bibliothèques » Le projet proposé s’articule autour d’une bibliothèque centrale équipée d’installations annexes pour la réalisation d’une vie culturelle active comprenant des conférences, des cours, des expositions.  En plus de la bibliothèque centrale, le projet prévoyait un nombre indéterminé de bibliothèques succursales disséminées dans le nord du Maroc mais aussi un bibliobus qui aurait « amené nos influences jusqu’au dernier berbère ».

L’intérêt que portèrent les autorités espagnoles au projet s’explique par la lutte d’influence culturelle qu’il y avait dans cette région du Maroc.  Quelques années auparavant, avait ainsi été fondée la bibliothèque française…

Cette première étude fut complétée par deux autres, plus techniques à la demande du Consulat d’Espagne à Tétouan à qui incomberait ultérieurement la réalisation du projet. Il en résultera l’abandon du réseau afin de se concentrer sur une bibliothèque centrale à laquelle serait joint un centre culturel.

La bibliothèque verra le jour en 1962 sous la direction de Dora Bacaicoa et sera installée dans un espace du Consulat d’Espagne, dans l’attente de trouver un bâtiment propre à installer la Bibliothèque.  Initialement, il fut envisagé de la mettre au sein du « Grupo Escolar », l’actuel Collège Espagnol Jacinto Benavente mais aussi au sein de la Bibliothèque Générale et Archives de Tétouan en tant que section spéciale de celle-ci. Finalement le choix fut porté sur sa situation actuelle, au sein de l’ancien bâtiment des Postes de Tétouan, comme en témoigne encore une inscription présente sur l’une des façades.
untitled-1 dsc_8763 C’était un des premiers bâtiments construits dans l’Ensanche et qui se trouvait à l’époque abandonné. Le bâtiment, d’architecture nouvelle avait été réalisé par l’architecte Carlos Ovilio à qui l’on doit d’autres réalisations de la ville.  Autre avantage, il appartenait à l’Etat espagnol, se situait dans un site stratégique proche du théâtre espagnol et de la Place d’Espagne (le Feddan actuel), la plus grande et la plus animée de la ville, en plein centre commercial et culturel.  Après une vérification de l’état de l’édifice, purent commencer ses travaux de transformation et d’aménagement.

La bibliothèque fut inaugurée le 6 février 1964, en présence du Gouverneur de la Province de Tétouan, du Consul d’Espagne à Tétouan et de l’Archevêque de Tanger. D’après les avis recueillis, la bibliothèque se démarquait par la qualité de ses installations et de son mobilier, bien supérieure à celle de la majorité des bibliothèques espagnoles de l’époque.  Elle avait un patio intérieur qui lui donnait une très bonne luminosité, idéale pour la lecture et tous les témoignages convergent en ce sens.

Au moment de son ouverture, la bibliothèque contenait 6.000 livres catalogués.  Au-delà d’une organisation thématique typique à celle des bibliothèque publiques organisées par le CDU (classification décimale universelle), elle possédait en plus trois autres sections :

-          celle des « revues et périodiques » : Un grand nombre de revues dont toutes celles revues du CSIC intégraient cette section mais la majorité des consultations concernaient toutefois les publications sportives et d’actualité.
-          Celle des « publications pour enfants » : Il s’agissait d’une section très fréquentée étant donné qu’à côté de la bibliothèque se trouvait une école et que l’accès aux enfants était réservé de 17 à 18 heures.
-          Celle des publications « islamiques » :  Au début, cette section était petite et ne comptait que quelques 200 volumes. Beaucoup de ces livres étaient anciens, d’auteurs parfois anonymes, datant de l’époque du Protectorat et très difficiles à se procurer.  Dora Bacaicoa connaissait très bien ce fond et publia d’ailleurs une « Bibliografia marroqui » entre 1953 et 1958.

Cette section est à l’origine de l’actuelle section  « Marueccos, Norte de Africa y Al Andalus »

Dès le début, on récolta des données qui permettent d’avoir certaines statistiques.  Ainsi, on apprend que la majorité des usagers étaient marocains (82%) suivis par les espagnols (15%) et les autres nationalités ne représentaient donc que 3%.  On sait aussi que 80% des usagers étaient des étudiants.

La salle de lecture de la bibliothèque avait alors une capacité de soixante personnes et la fréquentation journalière oscillait entre 80 et 100 personnes.

Il n’y avait alors pas de prêt à domicile et les usagers devaient prendre des notes sur place.  La moyenne annuelle des lectures était de 16.000 pour les livres et 36.000 pour les revues.  Compte tenu du nombre encore restreint des collections, des horaires limités et de l’absence de prêt à domicile, ces chiffres peuvent être considérés comme très bons.  Durant cette période, l’activité culturelle donna lieu à 19 expositions, principalement de peintures et d’ailleurs il exista un projet de créer une pinacothèque au premier étage de l’immeuble. Dès sa création, des cours d’espagnol furent dispensés, dans un premier temps dans une des salles de bibliothèque et à partir de 1965 au premier étage de l’immeuble, au fur et à mesure de sa restauration.  Vers 1967, la bibliothèque prendra l’appellation de Menendez Pelayo.

Fin 1970, Dora Bocaicoa est nommée à la direction de la bibliothèque espagnole de Tanger et pour la bibliothèque de Tétouan démarre une nouvelle période faite de changement : la bibliothèque deviendra un centre culturel doté d’une bibliothèque.  Ce n’est qu’en 1983 que la Bibliothèque prendra la dénomination de Centre Culturel d’Espagne.  Cette période se traduit dans les collections par l’intégration des revues « Marruecos y Africa » de 1942 à 1962 et des archives personnelles de Alfonso de Sierra Ochoa, architecte municipal de Tétouan et Chaouen jusqu’en 1959. Ces archives contiennent de nombreux documents réalisés par ses soins et qui apportent des informations précieuses pour l’étude de l’Ensanche de Tétouan mais aussi des médinas de Chaouen et Tétouan.

En février 1993, les Instituts Cervantes deviennent les héritiers des centres culturels espagnols. Le centre fs’intègre alors à un réseau dont l’objectif principal est la diffusion de la langue et des cultures espagnole et hispano-américaine dans le monde.  Pour la bibliothèque le changement se fera en terme de la gestion des acquisitions qui devient indépendante tout en bénéficiant du support technique du Département central situé à Alcala.

Un saut important se traduit aussi par l’informatisation de la collection au moyen du programme Absys de la firme Baratz. Initialement en version monoposte, puis en réseau local, ce programme tourne, dans sa version AbsysNet, depuis novembre 2007 sur un serveur propre et une base de données unique en temps réel pour les 55 bibliothèques qui composent le réseau mondial.

En 2002, le bâtiment sera entièrement rénové.  Tout le centre sera transféré au Collège Espagnol Jacinto Benavente pendant deux ans.  La bibliothèque voit ses locaux diminués mais ses installations, son mobilier et ses équipements gagnent en qualité.  Le transfert des collections entraînera une importante purge et une réorganisation de celles-ci car de nombreux ouvrages sont devenus obsolètes.

Le 3 décembre 2007, la nouvelle bibliothèque est inaugurée et prend le nom de Vicente Aleixandre en souvenir de la visite du poète et prix Nobel dans la ville en avril 1953.  Cette inauguration se fit en présence de la directrice de l’Institut Cervantes, Carmen Caffarel, qui inaugure pour l’occasion une nouvelle section de la bibliothèque dédiée à l’œuvre de ce poète. Parmi les œuvres présentes, on notera en particulier, le manuscrit original du poème « En la muerte de Miguel Hernadez » publié dans la collection « Cuadernos de las horas situadas » et dont il n’existe que 40 exemplaires.  Dans cette section on trouvera aussi des critiques littéraires, des thèses de doctorat réalisées sur l’œuvre du poète mais aussi des traductions en arabe, des lettres, des documents sonores, etc…

Plus de détails pratiques sur les sections, collections, heures d’ouverture et modalités suivront…

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Récital de Nicolas Dautricourt, violon et Emmanuel Rossfelder, guitare à l’Institut français de Tétouan

octobre 27, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Après les vacances, la rentrée… L’Institut français de Tétouan n’échappe pas à la règle et nous a préparé un programme d’activités culturelles diverses. La prochaine d’entre-elles sera un récital de violon et guitare.
Voici un aperçu de la biographie des deux artistes qui se produiront à l’occasion.

Nicolas Dautricourt

Nicolas Dautricourt

Nicolas Dautricourt

Prix Georges Enesco de la SACEM», et « Révélation Classique de l’ADAMI » au Midem de Cannes, Nicolas Dautricourt est sans conteste l’un des violonistes français les plus brillants et les plus attachants de sa génération.Il s’est produit sur les plus grandes scènes nationales et internationales en tant que soliste avec les orchestres français mais aussi étrangers. Il affectionne tout particulièrement la musique de chambre et son intérêt marqué pour le jazz lui offre également le privilège de collaborer avec l’accordéoniste Richard Galliano, au sein du « Tangaria quartet », ainsi que du « Piazzolla Forever project ».
Nicolas Dautricourt joue actuellement un magnifique instrument de Nicolo Gagliano datant de 1740, et est depuis 2007 directeur artistique des « Moments Musicaux » de Gerberoy.

Emmanuel Rossfelder

Emmanuel Rossfelder

Emmanuel Rossfelder

De nombreuses récompenses reconnaissent le talent d’Emmanuel Rossfelder : 1er Prix des Masters de la Guitare de Paris, Grand Prix Spécial Pierre Salvy, remis par le Ministre de la Culture Français, Lauréat du concours International Stotsenberg (USA)… Dès lors, d’importants festivals l’invitent en récital ou en soliste, accompagné des plus grands orchestres français. En 2002, Emmanuel est nommé «Révélation Classique» par l’ADAMI. Il remporte en 2004 «Les Victoires de la Musique Classique» dans la catégorie «Révélation Soliste Instrumental de l’Année».

Pratiquement :

: Institut français de Tétouan, salle de spectacle

Quand : jeudi 28 octobre à 19h00

Comme pour de nombreuses activités proposées par les Instituts culturels de la ville, l’entrée gratuite et devrait encourager la participation…

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No Baggage Challenge de passage à Dar Rehla.

août 27, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Ce matin alors que nous préparions à sortir faire quelques achats avant le départ de mon fils Robby dont les vacances arrivent à terme, nous avons eu la surprise de voir débarquer à Dar Rehla deux guides accompagnés de deux touristes anglophones.  Ce genre de situation est assez fréquent car de nombreux guides arpentent les rues de Tétouan à la recherche des touristes qu’ils orientent ensuite vers les quelques (4) établissements qui se trouvent dans la vieille médina dans l’espoir d’une commission si une affaire se concrétise.  Nous ne sommes pas contraires au principe mais dès le début nous avons mis les limites et jusqu’à présent nous pouvons compter les affaires apportées sur les doigts d’une main…  Il semblerait que les autres maisons et/ou hôtels offrent mieux… et on est donc toujours un peu sceptiques dans ce genre de situation.

Très rapidement nous comprenons d’ailleurs qu’il y a un petit problème dans le sens où les deux personnes nous informent qu’elles ont déjà fait une réservation dans un établissement..  Nous essayons de savoir lequel pour les orienter, mais aucun des noms que nous leur proposons n’est le bon… Il y aurait-il un riad inconnu dans Tétouan ?  Finalement nous demandons de voir leur document de réservation et surprise, la maison qu’ils cherchent n’est pas à Tétouan mais à Chaouen…  Nous leur expliquons qu’ils ne sont pas dans la bonne ville et que Chaouen se trouve encore à une soixantaine de kilomètres dans les montagnes.  J’essaye de comprendre leur méprise et dans les explications j’apprends que le duo, enfin l’un des deux plus particulièrement, est en train de réaliser un challenge : le No Baggage Challenge.

No Baggage Challenge

Le logo de No Baggage Challenge

Je demande à en savoir un peu plus et j’apprends donc que nos deux visiteurs sont Rolf Potts et son cameraman Justin Glow.  Rolf et Justin sont au début de leur périple, ils ont quitté New York il y a une semaine, sont passés par Londres, Paris et Madrid avant de s’embarquer à Gibraltar pour le continent africain.

Ils ne comptaient pas visiter Tétouan et c’est par méprise qu’ils sont ici, due à une mauvaise prononciation (ou une mauvaise compréhension du chauffeur de taxi) de leur destination… Peu importe, avant de reprendre la route, ils décident de visiter la médina que je leur recommande.  Ce serait quand même dommage de passer par Tétouan et de ne pas s’attarder une heure ou deux au moins dans les rues de la vieille cité.   Mais avant de les laisser partir à la découverte de l’ambiance de la médina, je les invite à monter sur les terrasses et à profiter du paysage et de la vue sur la médina.  Ils en profiteront pour enregistrer un petit plan qui se retrouvera je l’espère sur leur site http://www.rtwblog.com où vous pouvez suivre leur aventure.

Elle durera six semaines pendant lesquelles Rolf traversera 12 pays sur 5 continents.  Ils ont également une page Facebook

Mais avant de se quitter, petite photo souvenir dans le patio de Dar Rehla.

No Baggage Challenge at Dar Rehla
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Recensement des cigognes

août 15, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Il y a quelque temps j’avais publié un article concernant une campagne de recensement des cigognes blanches en migration post-nuptiale et pour laquelle l’association ADENM faisait appel à des volontaires.  La campagne  devait se dérouler en deux phases, la deuxième se passant au Maroc entre les 1 et 15 août 2010.

Ce dimanche était donc la dernière opportunité pour participer.  Profitant d’une absence de clients à la maison, nous avons donc contacté Rachid, notre expert local, et demandé à passer la journée avec lui afin de d’en apprendre un peu plus sur le sujet.

Rendez-vous fût donné à 8 heures à Bab Tout.   Avant que Rachid n’arrive nous avons l’occasion de prendre quelques photos des fruits qui se trouvent déjà là et qui seront acheminés plus tard vers les différents marchands de la médina.
Pêches
Raisins
On a beau être en période de ramadan, les activités suivent leur cours, en horaire décalé cependant…
Une fois embarqués et avant de rejoindre la zone d’observation le long du littoral du Détroit de Gibraltar, nous repasserons par l’appartement de Rachid retrouver quelques ornithologues espagnols qui ont participé depuis le début à la campagne marocaine et qu’il héberge.  Heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là, car aucun bénévole ne s’est manifesté durant les quinze jours du côté marocain…

Après avoir chargé les équipements nécessaires, jumelles, radios, caméras, boussoles, chaises pliantes,… nous avons pris la route de Tanger.  En effet, la météo ne dit rien qui vaille : le vent est d’est et draine pas mal de nuages rendant la visibilité limitée et il est décidé de nous rendre au Cap Malabata qui se trouve face à Tarifa mais dans plus à l’Est.  La zone de Tarifa est privilégiée par les oiseaux migrateurs car la distance qui sépare les deux rives à cet endroit n’est que de 15 kilomètres environ et la plus courte. Toutefois selon la direction du vent l’arrivée sur la côte marocaine peut se faire sur une large bande.

Arrivés au cap Malabata, le groupe va se diviser.
L'équipe d'ornithologues
Une première équipe d’observation restera au Cap Malabata alors que nous nous dirigerons un peu plus loin sur la côte jusqu’à un poste d’observation connu sous le nom du « poste des orques ».   Un nom étrange et pourtant il faut savoir que durant les campagnes de pêche du thon les orques sont bien présents dans la région comme en témoigne cet extrait d’un reportage de la BBC

Nous déchargeons notre matériel et allons nous installer en bordure de la falaise d’où nous profitons d’une vue splendide…
La côte du côté du poste des orques La côte du côté du poste des orques
Du côté espagnol qui nous distinguons à peine le dispositif d’observation se complète par des équipes avec lesquelles nous sommes en liaison radio.  On nous annonce ainsi lors de notre arrivée qu’un groupe de 2000 cigognes se prépare à traverser.  Aurions-nous de la chance ? Il faut maintenant scruter les alentours. Sachant qu’une cigogne peut voler à 55 kilomètres/heure, la traversée peut être de courte durée mais l’orientation du vent et sa force peuvent réserver des surprises… Et de fait, après de nombreuses minutes d’attente toujours rien, sauf une cigogne isolée et ensuite un groupe de huit cigognes.
Cigogne au dessus du détroit de Gibraltar
Elles sont en plus très haut et se perdent rapidement dans les nuages…
Rachid m’explique qu’au départ les cigognes se regroupent en hauteur et que les groupes ainsi formés peuvent parfois atteindre les cinq, six mille individus avant de se lancer au dessus du Détroit. Mais ce n’est pas toujours le cas et tout dépend de nouveau des conditions climatiques de la période. Si les vents sont favorables tous les jours, les groupes seront moins importants et la migration plus homogène. Par contre si la météo n’est pas favorable, les traversées ne peuvent pas se faire et plus tard quand les conditions redeviennent favorables, les groupes sont alors plus importants.
La migration peut s’observer à deux périodes ; en été dans le sens Nord-Sud et en hiver quand les cigognes remontent vers leurs zones de nidification.
D’autres espèces migratoires peuvent également être observées et nous aurons ainsi plusieurs occasions de voir des milans noirs.
Milan noir au dessus du détroit de Gibraltar
Pour tuer le temps, je décide de descendre vers la côte où se trouve un ensemble de rochers assez joli où se trouvent plusieurs pêcheurs. Structure rocheuse
La descente n’est pas aisée et se fait au milieu d’une végétation où dominent les lentisques
dsc_6208 dsc_6209
Mais arrivés en bas, on découvre une plage magnifique, sauvage… et une structure rocheuse photogénique.
Plage du côté du poste de l'orque Structure rocheuse
Après quelques photos des rochers, remontée vers le sommet où il est décidé de se déplacer plus à l’Ouest vers Ksar-el-Seghir car les conditions d’observation sont vraiment mauvaises. L’autre groupe s’est lui-même déjà déplacé et a dénombré, depuis, plus de 2000 cigognes de leur nouvel observatoire !

Sur la route on s’arrêtera sur une aire aménagée où les femmes de la région viennent vendre leurs productions.
Femmes djiblia
Le souk est le fruit d’un projet de développement de l’association SONBOLA en faveur des femmes.

Rachid nous amènera sur les collines surplombant le nouveau port de Tanger Med
Tanger-Med du côté frêt Tanger-Med du côté trafic passagers
où nous établirons notre nouveau poste d’observation
dsc_6433
Mais ici pas plus de chance que précédemment… nous quitterons les lieux sans avoir vu de cigognes.  L’autre équipe par contre en aura recensé plus de 6000 !

Pour cette première participation, nous n’avons même pas eu la chance des débutants… mais nous reviendrons pour les prochaines migrations et encourageons tous ceux qui le peuvent à se joindre à ce programme.

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