Vie et tourisme à Tétouan

Des idées pour un séjour enrichissant à Tétouan
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Archive for the ‘Gastronomie’

Vendredi, jour du couscous et visite d’un atelier de tissage

novembre 21, 2009 By: Dar Rehla Category: A voir, Art et artisanat, Gastronomie

Hier vendredi jour de prière, nous avions rendez-vous pour visiter un atelier de tissage où nous pourrions faire réaliser des couvertures en laine mais selon nos propres exigences pour les couleurs et les motifs.  Il ne va pas sans dire que nous sommes très intéressés et nous nous sommes donc mis en route tôt pour ne pas rater notre rendez-vous !

Nous profiterons de notre trajet pour visiter la boutique d’un “antiquaire” chez qui nous avons déjà acheté quelques pièces.  On ne peut à proprement parler dire que c’est un antiquaire et d’ailleurs il ne se reconnait pas comme tel.  Pour lui, il est juste commerçant et vend des pièces plus ou moins anciennes (vieilles) qu’il restaure aussi. Pourtant, sa boutique est une caverne où il faut fouiner tant la variété d’objets présentés est importante.  Aujourd’hui, nous aimerions éventuellement trouver une ancienne fenêtre tétouanaise en bois peint afin de décorer Radra, la dernière chambre de Dar Rehla dont l’ouverture est désormais fixée au 1er décembre.   Après quelques échanges sur notre projet dont il a entendu parlé récemment, il partira dans son stock à la recherche d’une fenêtre dont il a fait l’acquisition récemment.  En l’attendant nous inspectons son magasin à la recherche de l’objet “inespéré”.   Comme souvent, je regarde en hauteur et découvre le plafond de la boutique qui est entièrement peint !

Plafond peint tétouanais Plafond peint tétouanais

Une vraie merveille  qu’il faudrait prendre le temps de regarder, mais déjà notre vendeur est de retour et malheureusement la fenêtre qu’il nous ramène ne pourra faire l’affaire ; il y a trop de bleu dans le dessin… Ce sera pour une autre fois mais je devrai de toute manière, revenir très prochainement car il possède un vieux fusil typique comme j’aimerais en posséder un pour la décoration d’une chambre.   Et ce genre d’article n’est plus courant sur le marché où l’on ne trouve plus que des pâles imitations souvent très rustres et moches !

Mais vendredi, c’est également le jour du couscous.  Au détour d’une petite ruelle entre Souk El Hout et la place de l’Oussa Près de l'Oussa  se trouve un petit restaurant où l’odeur de la cuisine est toujours très appétissante !  A plusieurs reprises nous avons déjà voulu y rentrer déjeuner et tester la cuisine.  L’occasion était trop belle, nous étions à proximité et n’avions notre rendez-vous que bien plus tard.  Nous passons donc le seuil et pénétrons dans la salle Restaurant de la médina de Tétouan au fond de laquelle se trouve le comptoir sur lequel sont présentés les plats du jour : tajine de crevettes, tajine de viande, paella, etc… et naturellement le couscous pour lequel nous allons opter.   Après quelques minutes d’attente on nous apporte nos assiettes généreusement garnies. Couscous et une corbeille de pain.    La semoule est très bonne, mouillée à souhait, le poulet bien cuit et les légumes légèrement fermes ! Un régal qui nous coûtera à peine 30 dirhames ! On reviendra tester les tajines, c’est sûr.  Ne fut-ce que pour la patronne et le patron dont l’accueil a été très chaleureux.

Après avoir quitté les lieux nous nous rendrons à l’atelier de tissage qui se situe à proximité de Bab Saïda, non loin de la maison de nos amis André et Pascale.  La boutique est petite et garnie de tapis aux murs.  Le métier à tisser, véritable antiquité utilisé déjà par le bisaïeul de l’artisan actuel ! Un métier à tisser traditionnel Personnellement je suis toujours épaté par ces machines d’un autre âge souvent rafistolées mais fonctionnant toujours à merveille dans les mains de leur propriétaire.  Ici la trame fait 170 cm de large. Détail d'un métier à tisser traditionnel

Pour réaliser un tapis, il va se servir d’un fils de laine relativement épais choisi parmi un assortiment de couleurs limité Bobines de fils de laine A ce fil il va ajouter jusqu’à quatre fils de laine plus fins et de couleur éventuellement différentes afin de nuancer le travail final.   Bobines de fils Ainsi des fils noirs fonceront le bleu initialement choisi. Le choix des fils

Ensuite l’artisan procèdera à la préparation des navettes de fils.  Pour ce faire il utilisera un style de rouet fabriqué avec une roue de vélo ! Préparation du fil Les navettes sont rapidement préparées et il pourra alors nous faire quelques lignes avec les différents “fils” choisis. Essai de tissage La rapidité d’exécution est manifeste et j’apprends qu’il fait 2,50 m de tissage sur une journée ! J’ai malheureusement oublié de demander le nombre d’heures qu’il passe derrière son métier mais fort probablement qu’il fait plus que 35 heures sur sa semaine…

Suite à ma demande, il nous expliquera comment sont réalisés les motifs. Essais de dessins

Son travail nous plait et après en avoir discuté le prix nous nous mettons d’accord sur la couverture à réaliser à l’aide d’un petit plan Le plan de notre commande Les dimensions de notre commande (2,20m x2,50m) dépassent en largeur les capacités de son métier.  Il devra donc faire deux pièces identiques qui seront cousues par la suite.  Il a bien compris notre demande et propose de couper deux bandes de 25cm dans la seconde couverture, lesquelles seront cousues symétriquement de part et d’autre de la première afin de donner un plus bel aspect au travail terminé !  Le tissage restant sera utilisé dans la confection de 6 coussins.

La commande sera prête mercredi soir !  Warha !

Le glacier Hela-Go de Tétouan

novembre 20, 2009 By: Dar Rehla Category: Gastronomie

Hier après avoir visité les différents bazars de la médina à la recherche du tapis vert qui doit décorer la chambre “Radra” de notre maison d’hôtes “Dar Rehla”, nous avons testé un salon de dégustation de glaces que nous avions repéré précédemment.   La façade de Hela-Go De nombreux établissements indiquent la mention “gelateria” sur leur enseigne mais peu d’entre-eux nous avaient jusqu’à présent attiré.   Peut-être est-ce par ancienne déformation professionnelle mais l’enseigne de Hela-Go m’a interpellé car elle fait référence à une marque de bases pour glaces d’origine italienne (Elenka pour ne pas la nommer..) dont j’ai commercialisé certains produits dans ma “vie antérieure”.

De la rue l’établissement est attirant et à l’intérieur cet attrait est confirmé par une décoration moderne, sobre et nette.  Un premier comptoir en courbes présente 24 goûts de glace Comptoir de glaces de Hela-Go et un deuxième met en valeur un assortiment de gâteaux.  Une troisième vitrine verticale renferme quelques gâteaux glacés qui n’ont rien à envier à certaines productions “européennes”.   J’apprendrai plus tard par Ahmed, un ami “Facebookien” que l’on croisera après notre dégustation que la présentation d’un gâteau glacé lors des mariages est devenue, depuis quelque temps, chose courante, en tout cas dans la couche plus aisée de la population tétouanaise et que Gela-Go est le glacier de référence ; on peut comprendre.  Pour ce service, Hela-Go dispose d’une camionnette équipée et lettrée à leur enseigne. La camionette de livraison de Hela-Go

Notre choix s’est porté sur deux coupes de la carte que le garçon nous a servies impeccablement, avec garnitures, sauces et cigarettes de biscuit croquantes et croustillantes. Coupes de glace servies à Hela-Go En accompagnement, comme d’usage en Italie, un verre d’eau tempérée et le ticket de caisse.

Les coupes sont généreusement servies et je me demande la taille de celle renseignée sur la carte composée de 12 boules !!! A tester lors d’une prochaine visite de Sébastien, le gamin de Patricia.

Que dire de plus si ce n’est que le personnel est très souriant et d’une tenue impeccable !

Je vous invite donc à tester cet endroit lors d’une prochaine visite ! Salon de dégustation de Hela-Go

L’établissement se trouve dans la rue du 8 mai, une des rues donnant sur la Place Primo, place principale de Tétouan où se trouve l’église catholique.

Le café Smir

octobre 30, 2009 By: Dar Rehla Category: Gastronomie

Ce soir pour notre dîner nous avons décidé de tester un petit restaurant de la médina proche de la maison à l’aspect modeste mais très avenant.   dsc_6127 Nous y avons goûté la bissara, spécialité locale consistant en une espèce de soupe-purée à base de fèves, de cumin et d’huile d’olive.   Bien que ce plat servi accompagné de pain soit assez consistant, la ration servie était à notre goût un peu “juste” et en quittant l’établissement nous avons encore une petite faim.  Afin de combler cette envie, nous nous rendons au café Smir, café situé au bord de l’avenue Mohamed V et dans lequel nous avons pris l’habitude d’aller prendre notre café ou thé après le restaurant.   Je ne sais si c’est une constante au Maroc, mais ici dans les quelques restaurants traditionnels que nous avons testés on ne peut se faire servir un café à la fin du repas ; dès lors, il faut se rendre dans un autre établissement pour en avoir.

C’est lors de notre premier séjour à Tétouan, que nous avons découvert et apprécié le café Smir.  Depuis, nous y avons pris nos habitudes.  Le personnel est sympathique et convivial et l’un des serveurs, Mohamed plaisante souvent avec nous. dsc_6136 Rem : j’en conviens sur cette photo, il fait très sérieux !  Mohamed travaille ici 6 heures par jour pour un salaire de 60 dirhames.  Pour ses deux enfants, il a choisi l’école privée (payante) qui représente un gros budget pour sa famille ; néanmoins il a toujours le sourire !  C’est ici et avec lui que j’ai appris mes premiers mots de marocain et depuis à chacune de nos visites j’en essaye de nouveaux.

Le café dispose de tables et chaises en terrasse sur le trottoir mais elles sont en majorité occupées par des hommes. Nous préférons généralement aller dans la salle à l’étage. dsc_6130

L’établissement dispose d’un vaste assortiment de produits salés et sucrés. dsc_5518 Tous les produits sont fabriqués dans la maison.

Ce soir nous nous laisserons tenter par des petites pastillas et des briouates au thon. dsc_6138 Et comme dessert, nous nous partagerons une petite tartelette aux amandes. dsc_6139 Le tout sera accompagné d’un verre de café au lait que personnellement je préfère au thé fort sucré.

Encore une fois pas de déception ce soir quant aux produits servis.

M’Diq ou Rincon – un peu plus loin sur la plage

octobre 28, 2009 By: Dar Rehla Category: A voir, Gastronomie

Ce matin, les ouvriers ont quitté la maison et débarrassé les pièces des derniers outils, pots de peinture et autres accessoires nécessaires à leur travail. Avant de nous attaquer à l’aménagement définitif et à la décoration nous avons décidé de passer la journée à l’extérieur et d’aller montrer à ma maman la ville de M’Diq dont nous avons déjà parlé précédemment.

Nous avons contacté Mohammed pour le taxi mais il est occupé ; nous allons donc nous rendre alors à une aire située à proximité de Bab Tout où nous trouvons sans difficulté un taxi qui nous amènera à Rincon le nom couramment utilisé ici pour la ville de M’Diq. Après avoir demandé le prix pour la course fixé cette fois-çi à 60 dirhames, nous embarquons dans la traditionnelle Mercedes aux couleurs bleues caractéristiques des taxis de Tétouan. Le chauffeur Abdelkader s’exprime très bien en français et le trajet est agréable. Pendant celui-ci nous apprendrons qu’Abdelkader habite Martil qu’il est chasseur et que tous les week-ends il part à la chasse du côté de Oued Laou qui est une région encore très sauvage et en contraste total avec le littoral entre Tétouan et Ceuta. Les produits de ses chasses ? des perdrix et des lapins qu’il accommode en couscous… Il en parle tellement bien qu’on souhaiterait être invité à le déguster ce couscous !
Arrivés à M’diq, on se rendra directement au Blue Inn où nous avions déjà mangé précédemment et où le service avait été particulièrement soigné. Le garçon qui nous avait servi nous reconnait dès notre entrée et vient nous accueillir avec le sourire; il nous invite à découvrir la nouvelle salle de restaurant qui a été aménagée à l’étage. La salle est vaste, bien aménagée et nous nous installons près des baies vitrées donnant sur la plage et la mer. Comme la première fois, le personnel est attentionné et stylé ! Nous choisirons dans la carte des produits de la mer : calamars grillés, Saint Pierre à la sauce aux amandes et friture de poissons accompagnés d’une salade variée. Au Blue Inn de Rincon-M'Diq Pour terminer nous testerons le nougat glacé et nous ne serons pas déçus ! Rien à dire, le restaurant est vraiment très bien et je vous le recommande si vous êtes de passage par M’Diq !
Pendant le repas, nous avons le loisir d’apprécier les saltos et autres sauts effectués par deux adolescents sur la plage toute proche. Sur la plage de Rincon-M'Diq Sur la plage de Rincon-M'Diq Nous irons ensuite via la plage jusqu’à la hauteur de la lagune de Smir. La plage de Rincon-M'Diq Le long de la plage se trouve un complexe touristique en voie de ré-aménagement et les immeubles terminés ont belle allure. Complexe touristique de Rincon-M'Diq Complexe touristique de Rincon-M'Diq Passer des vacances ici doit être fort agréable…
En face se trouve la lagune de Smir, un écosystème particulier par où passent de nombreux oiseaux migrateurs. La lagune de Smir La lagune a souffert des travaux d’urbanisation tout proches mais fait désormais l’objet d’attention et d’aménagements spécifiques pour en garantir la pérennité. Tout autour est déjà aménagée une promenade fort large La promenade autour de la lagune de Smir et régulièrement espacés des panneaux didactiques informent le promeneur sur les caractéristiques des espèces présentes. Panneau didactique en bordure de la lagune de Smir   Panneau didactique en bordure de la lagune de Smir

Nous regagnerons ensuite le centre de la ville où les terrasses sont relativement désertes à cette période de l’année Rue de Rincon-M'Diq La devanture d’un restaurant particulièrement colorée attire mon regard. Restaurant de Rincon-M'Diq Il est temps de rentrer d’autant que quelques gouttes de pluie commencent à tomber.

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Contrastes

octobre 24, 2009 By: Frederico Paula Category: Coutumes, Gastronomie

“A imagem de Marrocos nos relatos de viagens dos Portugueses (1870-1996)” é uma compilação de textos de viajantes portugueses a este país do Norte de África, da autoria de Abdelmouneim Bounou, publicada pela Universidade Sidi Mohammed Bem-Abdellah de Fés em 1998.

Neste textos é patente o fascínio que Marrocos exerce nos viajantes portugueses, os sentimentos que neles desperta, o mistério que encerra.

O texto que se segue é um extracto das “Viagens a Marrocos” de Rui da Câmara publicado originalmente em 1876 pela Livraria Internacional no Porto:

CONTRASTES ENTRE EUROPEUS E MOUROS

Conserva esta raça, apesar de separada do continente por um estreito braço de mar, os costumes, os trajes, os traços da sua fisionomia como nos primeiros tempos: por aqui se verá quão diferente é em tudo dos nossos hábitos:

O europeu monta pela esquerda e com estribos compridos; o mouro pela direita e com estribos muito curtos.

O europeu ferra os seus cavalos com ferraduras abertas; o mouro com ferraduras fechadas, afectando a forma de boca de cântaro.

O europeu monta em selim raso e leve; o mouro em seiras pesadas.

O europeu leva as ilhas dos seus cavalos apertadas; o mouro completamente largas.

O europeu leva os alforges á garupa e divididos em dois; o mouro leva-os ao pescoço do cavalo e a um lado.

O europeu, se monta um burro, aguilhoa-o atrás na garupa; o mouro adiante, entre as espáduas.

O europeu usa armas curtas e de alcance; o mouro armas compridas e de pouco alcance.

O europeu prefere a pólvora de grão miúdo; o mouro prefere a pólvora de grão grosso.

O europeu veste o fato justo e de cores escuras; o mouro veste-o largo e de cores claras.

O europeu traz os pés bem abrigados e a cabeça pouco coberta; o mouro trá-los completamente ao ar e a cabeça bem coberta.

O europeu lava em primeiro lugar as mãos; o mouro os pés.

O europeu rapa a barba e corta o cabelo; o mouro rapa o cabelo e corta a barba.

O europeu senta-se em cadeiras e dorme em camas altas; o mouro senta-se no chão e em camas baixas de ordinário. (…)

O europeu tem as suas casas com janelas, em geral grandes; o mouro nas suas casas não tem janelas, ou se as tem são pequenas frestas somente para deixar entrar o ar.

A porta maior da casa do europeu é a da entrada; na do mouro esta é geralmente a mais pequena de todas, sendo algumas vezes apenas da altura de um homem.

O europeu recebe as visitas no interior da casa; o mouro recebe as suas fora, num banco que tem á porta. (…)

O europeu gosta da sociedade e da conversação; o mouro gosta da solidão, e quando está acompanhado passa horas inteiras sem dizer uma palavra.

A mulher do europeu toma parte nas suas reuniões; as mulheres dos mouros reúnem-se entre si e jamais aparecem onde há homens.

O europeu come com a sua família; o mouro come só.

O europeu se tem convidados manda-os servir primeiro do que ele; o mouro se tem algum convidado ou hospede, come de tudo antes dele. (…)

O europeu gosta da variedade na comida; o mouro não. (…)

O europeu bebe durante a comida a pequenos goles e sem fazer ruído; o mouro bebe depois da comida e de uma só vez, imitando o ruído da agua caindo num sorvedouro.

O europeu tem o arroto por uma falta de educação; o mouro comete uma grande falta para com o seu amfitrião, dando-se este por muito ofendido se o seu hospede não lhe dá os agradecimentos com um arroto de reconhecimento, de ordinário recebido com palmas. (…)

O europeu mostra o seu respeito tirando o chapéu, beijando a mão alheia e passando por detrás; o mouro tirando as babuchas ou chinelas, beijando a sua própria mão e passando par diante.

O lugar de distinção do europeu é á direita; o do mouro á esquerda. (…)

O europeu, se chama alguém com a mão, volta os dedos para baixo; o mouro volta os dedos para cima.

O idioma do europeu é geralmente formado nos beiços; o do mouro na garganta.

O europeu escreve da esquerda para a direita; o mouro da direita para a esquerda.

O europeu escreve as vogais e marca os períodos; o mouro escreve só as consoantes e não separa os períodos nem usa sinais de pontuação, e unicamente um sinal equivalente ao nosso ponto é que se encontra algumas vezes nos seus escritos. (…)

O europeu usa adiante dos regimentos as bandas de musica; o mouro sempre atrás.

O europeu tem só uma mulher e esta, muitas vezes, sobra-Ihe; o mouro tem geralmente mais do que uma e não pode dizer-se que lhe sobram, visto que não lhes dá lugar a que isso suceda.

O europeu recebe dinheiro como dote da família ou da sua própria mulher; o mouro entrega á família da mulher como dote uma quantidade de dinheiro ou valores estipulados.

Há entre o europeu, que muitas vezes busca a mulher porque lhe deseja o dinheiro, e o árabe que entrega parte ou todos os seus bens, porque deseja a mulher, alguma diferença. (…)

O europeu traz a sua mulher com a cara descoberta e o resto do corpo tapado; o mouro traz a mulher com a cara coberta e o resto do corpo bastante nu.

Ao europeu a lei e os costumes não lhe permitem castigar a sua mulher; ao mouro a lei e os costumes autorizam-no a isso terminantemente.

O europeu quando quer separar-se da sua mulher, tem alguma dificuldade, dá escândalo, gasta dinheiro se o quiser fazer legalmente; o mouro desfaz-se da mulher com a maior facilidade. (…)

Na Europa as mulheres constituem a maioria dos fieis nas igrejas; nas mesquitas dos mouros não podem entrar as mulheres, e se por acaso entram algumas colocam-se nos cantos mais obscuros, e procuram até conter a respiração para que a sua presença não possa perturbar o fervor e recolhimento em que se supõe deverem estar os seus donos e senhores. (…)

Na Europa as lojas são espaçosas, os compradores entram dentro delas e geralmente sentam-se em quanto que o vendedor mostra os artigos em pé; em Marrocos as lojas são muito pequenas, os compradores não se sentam nunca, porque ficam na rua, e os vendedores estão sempre sentados.

Tal é este originalíssimo pais. Tal é esta originalíssima civilização!

Le thé à la menthe

juillet 18, 2009 By: Dar Rehla Category: Coutumes, Gastronomie

D’origine assez récente (XIX ème siècle), le thé à la menthe est devenu aujourd’hui la boisson caractéristique des pays du Maghreb et symbolise l’hospitalité de leurs populations.  On le boit à toute heure de la journée que ce soit : pour précéder, accompagner ou terminer un repas ; pour marquer une pause ; pour se réchauffer en hiver ou se désaltérer en été ; pour honorer un visiteur ou tout simplement pour le plaisir de boire un verre avec un ami.

Préparé traditionnellement par le chef de famille, il ne se refuse pas.

Pour la préparation du thé, il est quelques ustensiles indispensables : le brasero, la théière, la bouilloire et les verres.  Plateaux, boîte à sucre, boîte à thé et marteau (pour casser le sucre) ne sont que des accessoires pour agrémenter le cérémonial.  Toutefois, souvent réalisées en cuivre et/ou métal argenté et finement ciselées, ces pièces ne manquent pas de rehausser le charme de ce rite. Service à thé [singlepic id=70 w=300  float=]
La préparation du thé peut varier d’une région à l’autre mais il est toujours obtenu par l’infusion de feuilles de thé vert et de menthe verte ainsi que d’une grande quantité de sucre.  Dans certaines régions, on peut encore trouver les pains de sucre mais actuellement on utilise plus fréquemment du sucre cristallisé voire des morceaux spécialement calibré pour cet usage. Sucre lingot A raison de cinq cuillerées de sucre par cuillère de thé, c’est une boisson très énergétique !

Le cérémonial du thé est réglé et peut se décomposer comme suit :

  1. on ébouillante la théière ;
  2. on rince le thé au moyen d’une petite quantité d’eau bouillante que l’on jette après une minute environ ;
  3. on ajoute ensuite l’eau nécessaire et le sucre concassé ou en poudre ;
  4. on laisse infuser le mélange sur le feu pendant quelques minutes, le temps que le sucre fonde et se mélange ;
  5. ensuite, pour que ce dernier se mélange bien, on verse à plusieurs reprises l’infusion obtenue dans un verre que l’on reverse ensuite dans la théière ;
  6. on surveille ensuite attentivement la cuisson qui sera déterminante pour l’obtention d’un thé bien équilibré ;
  7. à plusieurs reprises, le maître de cérémonie “caïd siniya” testera le breuvage et y apportera quelques corrections si nécessaire ;
  8. lorsque l’infusion est  prête,  elle est versée dans les verres en levant la théière bien haut.  Cette technique a l’avantage de favoriser l’obtention en surface de l’écume signe de réussite  !

Souvent servi avec de la menthe, le thé peut également être parfumé à la fleur d’oranger, à l’absinthe, à la gomme-mastic voire au moyen de différentes plantes aromatiques selon les régions.

Alors qu’au Maroc, dans le Nord en tout cas que je connais, le thé est assez léger, plus au Sud et aux confins du Sahara, le thé est servi trois fois à partir de la même dose de thé.  Il en résulte une modification de la saveur et de la couleur du breuvage obtenu à chacun des services, illustrée par  un adage bien connu.

“Le premier verre est aussi amer que la vie,
Le deuxième est aussi fort que l’amour,
Le troisième est aussi doux que la mort.”

Au Mali, on dit même que le troisième est réservé aux femmes…. Seraient-ils machistes ?