Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

Que faire à Tétouan et dans ses environs…
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Archive for the ‘Environnement’

La route vers Oued Laou

décembre 22, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, Transports et moyens de déplacement, travaux

Lorsque je regarde de plus près les « analytics » du blog,  je constate que de nombreuses personnes y accèdent via l’expression  mots-clés  ’travaux route Oued Laou’. J’en déduis que le sujet intéresse et d’ailleurs l’article relatif au sujet qui remonte à juin 2010 est l’un des plus consultés…

Mais depuis notre première visite en juin 2009  à Oued Laou, nous n’avions plus emprunté cette route car notre première visite à Oued Laou nous avait quelque peu dérange. D’une part la route était étroite et suivait un tracé très sinueux comptant quelque 50 virages, et de nombreux véhicules roulaient d’une manière peu respectueuse de la sécurité – dépassement sans visibilité et vitesse excessive étant les deux infractions les plus courantes…  Depuis, même si l’envie de revisiter le souk du samedi qui est d’une extrême richesse nous effleurait, les informations que nous recueillions régulièrement des clients qui l’avaient empruntée encore ces derniers temps ne nous encourageaient pas à retenter l’expérience.  Ce n’est pourtant pas le désir qui nous manquait car la beauté des paysages traversés est superbe.
Rappelons qu’il s’agit du dernier tronçon de ce vaste projet routier qui reliera à terme Tanger à la ville d’Oujda par une rocade à double voie de circulation longeant la côte méditerranéenne.

Le projet aurait déjà dû être abouti mais des « imprévus » liés à la nature très particulière de ces derniers kilomètres et sa topographie ont nécessité des adaptations au tracé du projet initial et la mise en oeuvre de techniques particulières.  A l’heure actuelle, le projet devrait être achevé pour le mois de juillet 2012,  soit au début de la prochaine saison des vacances estivales au cours de laquelle de nombreux estivants rejoignent la petite ville qui voit alors le nombre de sa population croître d’une manière considérable.    La réalisation de cette nouvelle route ne va certainement pas inverser la tendance et Oued Laou connait déjà d’ailleurs un développement urbanistique important.    On peut se réjouir de cette évolution qui engendre un accroissement de l’activité économique mais on peut également s’interroger sur l’impact environnemental de toutes ces nouvelles résidences et complexes hôteliers ou résidentiels… L’un des aspects les plus sensibles est le rejet des eaux : à ma connaissance il n’existe pas – je n’en ai pas vues – de stations de traitement des eaux usées  et tous les rejets se font sûrement dans la mer… La qualité des eaux de baignade risque de s’en ressentir mais également celle des eaux de pêche qui est l’une des activités principales de la ville…

Mais le sujet de ce billet est l’état d’avancement de la route et qu’en dire si ce n’est que de Tétouan à Amsah, la route est correcte, pratiquement terminée et ne présente aucun inconvénient.  Mais à partir d’Amsah et jusqu’à Oued Laou, le tronçon est encore totalement en chantier, de nombreux ouvrages encore en construction impliquant des gros engins de génie civil et de nombreux camions en action… Ici, plus d’asphalte, de nombreux trous et beaucoup de poussière… et je ne pense pas que des conditions pluvieuses rendent le trajet plus facile, que du contraire car les routes deviennent alors plus glissantes.
Mais mieux que des paroles, je vous propose quelques photos prises sur le trajet.

Qu’en pensez-vous ? Personnellement, nous attendrons la fin des travaux pour retourner à Oued Laou… en tout cas par cette route car une autre alternative existe, celle de passer par la route venant de Chefchaouen qui, elle, serait maintenant terminée.

Promis, si on en a l’occasion, on la testera prochainement  et cela avec d’autant plus de plaisir que les paysages de la vallée et des montagnes que l’on traverse en suivant cette route sont majestueux et pourraient justifier à eux-seuls le déplacement.

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L’exposition « La forêt, une communauté vivante » à Tétouan

novembre 14, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Environnement

2011 est proclamée année internationale de la forêt par les Nations Unies.

Dans ce contexte l’Institut français de Tétouan propose dans ses locaux et jusqu’à la fin du mois de novembre une exposition intitulée « La forêt, une communauté vivante ».

foret

Depuis des siècles, les hommes exploitent les forêts, leurs ressources et leurs territoires afin de répondre à leurs besoins.  Mais sous les continuelles pressions démographiques et exploitations du bois à des fins domestiques et industrielles, il nous faut nous demander comment établir un équilibre entre les activités humaines et les forêts.

L’exposition qui propose une série de 20 photographies légendées est une réalisation de l’Association Good Planet et du Ministère de l’éducation national français.

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Une promenade dans le Gorghiz

octobre 03, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, suggestions

Si la région de Chefchaouen est reconnue pour ses randonnées au travers du parc de la Talassemtane plus particulièrement, il serait faux de penser que Tétouan soit juste une ville de passage où l’on ne devrait s’arrêter que pour visiter – en vitesse qui plus est – sa médina inscrite au patrimoine de l’UNESCO.
Tétouan bénéficie d’une position géographique remarquable entre mers et montagnes et offre de ce fait un potentiel de randonnées imposant qui reste cependant, je le concède, peu mis en valeur et trop méconnu.

Nous avons déjà relaté précédemment dans ce blog quelques sorties que nous avons réalisées dans un rayon très proche de Tétouan.
Dans cet article, peu de rédactionnel mais des photos : c’est parfois plus « parlant »…
Rem : en visionnant les photos sur facebook, vous profiterez des légendes et commentaires éventuellement publiés.

Dans le Gorghiz - 2 octobre 2011
By Dar Rehla - Maison d'hôtes à Tétouan  |  View on Facebook

Tenté ? Alors si vous choisissez de  séjourner quelques jours à Tétouan, n’oubliez pas que Dar Rehla, notre maison d’hôtes peut vous accueillir dans un cadre authentique et confortable.  Nos prix sont compétitifs et assortis de remise pour tout séjour de plus de deux nuits…
Encore un doute ? Peut-être que les avis de nos précédents clients pourront vous décider ?

 

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Promenade le long de la lagune de Smir.

octobre 01, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, suggestions

Il y a quelque temps déjà, nous avions partagé dans cet article intitulé « Autour de la lagune de Smir »  un parcours que nous avions fait autour de la-dite lagune.  La lagune est une zone déclarée SIBE pour le rôle important qu’elle représente pour les nombreuses espèces migratoires qui transitent dans la région et, en tant que telle, elle est une zone d’observation ornithologique intéressante d’autant que bon nombre d’espèces que l’on peut y observer sont rares, certaines même menacées voire en voie de disparition.
La balade en question faisait quand même quelques 17 kilomètres et n’est peut-être pas à la portée de tout le monde surtout que la fin du parcours que nous avions suivi était rendu dangereux et difficile par la présence des nombreux engins de chantier qui travaillaient à la réalisation du projet RITZ-CARLTON…   Et oui, alors que ce site devait être protégé et son écosystème unique préservé,  des promoteurs ont reçu le feu-vert pour un projet touristique d’envergure qui va modifier irrémédiablement cet environnement.  J’en avais parlé une première fois dans cet article, et d’autres ont fait suite.

Mais que cela ne nous empêche pas de profiter encore des beautés du site et cela en empruntant la promenade qui longe la lagune du côté mer.  La promenade démarre à hauteur des nouveaux bâtiments de la Willaya et se termine après 3 kilomètres à hauteur de la marina Kabila.
La promenade le long de la lagune de Smir

Tout au long de la promenade et à espaces réguliers se trouvent encore quelques postes d’interprétation où l’on peut  trouver des informations sur les espèces que l’on peut observer sur la lagune, mais nombre d’entre-eux ne portent plus de plaque et ont même été dégradés…
Borne d'interprétation vandalisée

Un des charmes de cette promenade, est probablement l’aménagement de part et d’autre du chemin de nombreuses plantations qui font l’objet de soins intensifs et tout amateur de macro-photographie  peut y prendre son pied… Gazania multicolores, Strelitzia, cannas,…  mais aussi tous les insectes que l’on peut y trouver sont des sources inépuisables et toujours renouvelées…


L’espace que l’on va longer sur la plus grande partie du parcours s’apparente plus à des marais qu’à une lagune.

Paysage de la lagune de Smir
Ce constat résulte probablement du fait que l’hydrologie du site a déjà été fortement modifiée avec l’implantation du barrage de M’diq, la création de la marina mais aussi l’urbanisation incontrôlée qui s’est faite  dans la partie Est. La pression urbanistique est forte,  les activités humaines jamais très éloignée : le site est ainsi souvent occupé par des troupeaux de bovidés en semi-liberté,
Troupeau de vaches dans les marais
et autres animaux d’élevage voire des dromadaires…
Dromadaires sur les prairies de la lagune de Smir
Depuis peu, pour faciliter les déplacements, de nouvelles digues ont encore été aménagées mais limitent probablement la dispersion de l’eau.  Dans cette première partie, l’observation d’oiseaux est plus délicate, rendue difficile par la nature de la végétation qui s’y développe naturellement. Il faudrait pouvoir s’aventurer plus à l’intérieur et se mettre à l’affût.   Cependant, il n’est pas impossible qu’aux abords de l’une ou l’autre flaque qui parsème la zone et si la densité de la végétation le permet, on puisse avoir de la chance…

La chance mais aussi la persévérance, c’est ce qu’il a fallu à Rachid, pour observer en début de cette année l’une des premières nidifications de l’ibis falcinelle et de la spatule blanche dans la zone.  L’observation a fait l’état d’un article sur le blog de Moroccan Birds.
Ibis falicelle dans les marais de Smir Spatule blanche dans les marais de Smir
Les photos sont de Rachid El Kamlichi.

La lagune en tant que telle se trouve au bout de la promenade.
C’est la zone où l’eau est plus profonde et en relation directe avec la mer via la marina de Kabila.
Le pont de la marina Kabila
C’est l’un des endroits où l’on a le plus de chance d’apercevoir des oiseaux, et en particulier flamants roses, hérons, canards,…

C’est malheureusement cet endroit que Ritz-Carlton a choisi pour son projet.

Publicité pour le projet Ritz-Carlton
Les travaux de remblaiement sont désormais terminés et la physionomie des lieux a changé : 200.000 m3 de remblais cela laisse évidemment une trace dans le paysage…

Dans cette plaquette, on peut se rendre compte déjà de l’ampleur des réalisations déjà effectuées. J’en ai extrait cette photo qui donne une idée de ce qu’il en sera à terme…
Le projet Ritz-Carlton

Via Google maps, il est encore aisé d’avoir une photo de la lagune avant les travaux de remblaiement.  Dans un an ou deux, par comparaison, on pourra mieux se rendre compte des modifications.
Carte Google de la lagune de Smir

Ici, on pourrait rester des heures à observer et essayer de faire un bon shot parmi les espèces présentes.

Pour retourner dans le centre de M’diq, nous emprunterons le même chemin mais le paysage offre de nouvelles perspectives.
Retour sur M'diq

La luminosité n’était pas optimale mais M’diq se dessine quand même bien sur les collines du fond.

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Une promenade dans le djebel Gorghiz au départ de Aïn Bouanen

septembre 24, 2011 By: Dar Rehla Category: A voir, Environnement, Sports et loisirs, suggestions

Face à Tétouan et aux terrasses de Dar Rehla, notre maison d’hôtes,  se situe le massif du Gorghiz, une montagne majestueuse qui donne envie de la gravir, la visiter et de la parcourir… Jusqu’à présent nos escapades dans ce massif se sont réduites à ses parties inférieures : Aïn Bouanen qui se trouve juste en face et Aïn Zarka située un peu plus en retrait, invisible de nos terrasses, cachée au fond d’une vallée mais à peine distante d’une dizaine de kilomètres de Tétouan.  Pour rejoindre les deux sources, on peut emprunter la route de l’eau, en passant par le lieu-dit « Torreta ».  Cette promenade est accessible à tous et traverse de beaux paysages.  En faisant une petite recherche via l’outil disponible en haut de la page, vous devriez pouvoir vous replonger dans ces différentes narrations et profiter des photos les illustrant.  Cette promenade manque cependant de « hauteur », alors que les sommets du Gorghiz sont là, à notre portée…

Sommet du Gorghiz Sommet des Monts Gorghiz

Dans cet article, je vais vous faire profiter d’une petite ascension que nous avons justement réalisée récemment dans le Gorghiz au départ de Aïn Bouanen.  Bouanen, c’est vraiment facile d’accès et pour 15 dirhams environ, un petit taxi de Tétouan peut vous y emmener sans problème.

Je dis bien sans problème car voilà déjà presque un an que nous n’avions plus emprunté la route vers Bouanen et à notre grande satisfaction, nous avons constaté que des travaux importants avaient été entrepris par ici ! La route a été élargie, asphaltée et est maintenant bordée de larges trottoirs mais les travaux ne sont pas encore totalement terminés.  A certains endroits, l’élargissement doit se faire au détriment de certaines propriétés proches de la route et mettent en oeuvre des moyens plus  importants pour le soutènement des terres.
Travaux de soutènement sur la route de Bouanen   Les travaux sur la route de Bouanen

Mais quel plaisir de pouvoir accéder maintenant jusqu’à la source via une route carrossable et en bon état qui se termine même par une aire de stationnement dont les aménagements se terminent.
La route à Bouanen Aire de stationnement de Bouanen
Auparavant, certains chauffeurs de taxi refusaient même de monter jusqu’au bout et vous deviez alors poursuivre à pied…  D’un autre côté, si vous êtes là pour de la marche, cela ne devrait pas être problématique mais autant garder ses forces pour le massif… Ce que vous gagnez en bas, vous pourrez en profiter en haut pour admirer le paysage.

Panorama sur Tétouan et la vallée de l'Oued Martin

Sublime, non ? Et avec le silence en plus, à peine perturbé par les cris des oiseaux….
Mais pour profiter de cela, il faudra une petite heure d’ascension au travers de sous-bois parfumés… Mais, trêve de bavardage, je vous laisse profiter et imaginer…

D’autres photos de cette sortie  sont visibles dans cet album  sur notre page facebook qui, par ailleurs, en contient bien d’autres sur la région.   Et si un jour, vous décidez de séjourner à Dar Rehla, notre maison d’hôtes, dites-vous qu’une nuitée n’est probablement pas suffisante pour apprécier la beauté de la ville et ses environs immédiats.

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Une promenade au bord de l’Oued Martin

août 25, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, travaux

Hier profitant du beau temps et de l’absence de clients à Dar Rehla, notre maison d’hôtes, nous avons décidé d’aller nous balader en périphérie de la ville pour nous changer les idées.   En cette période de ramadan, l’activité touristique est réduite et dans la maison on a la sensation de tourner en cage.  D’autre part se promener dans la médina est vraiment pénible : il y a encore plus de monde que d’habitude et les privations du jeûne associées à la chaleur échauffe parfois les esprits… Il n’est donc pas rare de tomber sur des attroupements d’excités et d’être même confrontés à des prises de main musclées… Dans ces conditions, il vaut mieux rester à l’écart afin d’éviter tout mauvais coup, car la situation peut rapidement dégénérer et vous pourriez être victime d’un coup, fut-il involontaire…

Par ailleurs la densité de la foule est aussi favorable à l’activité des pickpockets.  Mieux vaut ne rien avoir dans ses poches et tenir ses sacs fermés et devant soi à l’abri des convoitises.  Mais même ainsi, le risque existe car il y a des experts qui profiteront de la foule pour vous bousculer et « opérer »… Bien souvent, si vous vous retournez sur un individu qui vous aurait touché d’une manière plus pressante que la normale et qu’il vous tape sur l’épaule en s’excusant, vous pouvez vous dire qu’il n’est pas « clean » et que ses intentions n’étaient pas bonnes.  Mais à ce stade cela pourrait déjà être trop tard… Mieux vaut donc prévenir… Et si par malchance vous auriez été délesté,  il ne faut pas compter sur l’intervention de la police vu qu’au sein de la vieille médina, les forces de l’ordre sont pratiquement inexistantes…  ou alors elles se cachent bien… Ce n’est qu’en de rares exceptions et principalement quand le roi est présent à Tétouan, que l’on voit alors des uniformes dispersés dans les rues et ruelles qui entourent le palais.

Après ce tableau peu encourageant, vous comprendrez pourquoi nous souhaitons parfois prendre de la distance et nous promener dans des espaces plus ouverts où il n’est pas nécessaire de jouer des coudes pour avancer.  Or, depuis quelques mois, les grands axes périphériques de Tétouan ont fait l’objet de travaux d’aménagement importants que l’on a pu remarquer lors de différents déplacements extérieurs.   Les entrées de la  ville ont ainsi, depuis notre arrivée à Tétouan, radicalement changé d’aspect.  Afin d’ouvrir le paysage, de nombreux bâtiments ont même été rasés, et la végétation – telle que les roseraies qui bordent les bords de l’oued – coupée.  Les nouvelles voies de circulation ont été redessinées, élargies et aménagées de rond-points.  Les « bermes »  (belgicisme signifiant l’espace entre les chaussées) centrales ont été réaménagées et plantées.
Promenade au bord de l'Oued Martin

Cela, convenons-en, c’est bénéfique essentiellement pour la circulation des voitures mais, cerise sur le gâteau, tous ces aménagements sont souvent associés à de nouvelles larges bandes piétonnes bordées de nouvelles plantations de fleurs et d’arbres, de bancs, de poubelles et de réverbères qui les rendent très attractives.
La promenade au bord de l'Oued Martin
Une des poubelles sur la promenade de l'Oued Martin Un lampadaire sur la promenade de l'Oued Martin
Les revêtements sont généralement réalisés en une espèce de mortier synthétique pouvant être soit lissés soit marqués de motifs rappelant le bois, la pierre ou les pavés.  L’effet est joli et pourrait convenir à la pratique du roller…

Hier, notre choix s’est porté sur le bas de la ville en contre-bas du commissariat central sur une portion qui longe l’oued Martin.  On y bénéficie aussi d’une belle vue sur la vallée de l’Oued et du djebel qui fait face à Tétouan
Paysage depuis la promenade de l'Oued Martin
Il nous a fallu environ 10 minutes pour y arriver.  Nous avons remonté la promenade sur quelques centaines de mètres afin de nous rendre compte des aménagements et des potentialités des lieux.  Pour le moment, on a regretté le manque d’ombre sur cette portion et une promenade en pleine journée sous un fort soleil risque d’être une expédition peu agréable si l’on ne prend pas certaines dispositions.

Par ailleurs, au stade actuel des aménagements, les abords de l’oued restent aussi fort négligés et peu valorisés mais nous ne doutons pas que très rapidement de nouvelles pelouses et plantations rendront les lieux plus agréables. Quand on voit la rapidité avec laquelle certaines zones urbaines peuvent être restaurées en espaces verts, on a bon espoir.   Il se pourrait même qu’à l’avenir le lit de l’oued et ses rives soient également valorisés : on parle de le rendre à nouveau navigable depuis son embouchure à Martil ! Il ne manquera plus que les guinguettes et les bals musette !
Un gué sur l'Oued Martin

En attendant, un autre bémol mais de taille est sûrement la qualité de l’eau de l’oued…
Oiseaux sur les bords de l'Oued Martin
Même si les lieux sont occupés par de nombreuses espèces d’oiseaux (c’est fou que certaines espèces s’accommodent de la la pollution), si vous vous approchez du lit, vous constaterez que l’eau est chargée et d’une couleur et d’une odeur peu attirantes… A ce jour, de nombreux rejets d’eaux usées s’y font encore sans traitement d’épuration préalable… Pour se consoler on peut se dire qu’à ce niveau de l’oued, la pollution est probablement plus organique que chimique et que les solutions techniques existent… On peut donc espérer une amélioration dans les années qui viennent compte tenu que l’environnement devient de plus en plus une préoccupation nationale et que des groupes citoyens s’organisent de par le pays.

Quoiqu’il en soit, ces zones semi-humides représentent toujours des biotopes riches et intéressants et si ce domaine vous intéresse vous pourrez y faire déjà de belles observations du monde végétal et animal.
Anisoptère Cigogne dans les prairies du bord de l'Oued Martin
Sur les bords de l'Oued Martin

Vu la chaleur régnant hier et l’absence de possibilité de boire, nous avons écourté notre balade et sommes rentrés au riad mais promis, nous irons explorer plus loin la promenade l’un de ces jours.

On peut néanmoins s’imaginer que d’ici quelques années quand tous les travaux d’aménagements seront terminés l’endroit deviendra un lieu privilégié de promenade et loisirs.

Vue sur la vallée de l'Oued Martin

Vous aimez ce blog ? Sachez que Dar Rehla dispose également d’un espace sur facebook sur lequel nous publions régulièrement et que nous vous y attendons… A bientôt ?

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Mettre fin au trafic des macaques de Barbarie

juin 27, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement

En cette période de vacances estivales pendant laquelle de nombreux touristes vont parcourir le pays à la recherche de sensations et de souvenirs, il est bon de revenir sur un problème bien réel et récurent auquel certains touristes, pas forcément mal intentionnés mais sûrement mal informés, vont contribuer : celui du trafic des singes macaques.

Macaques transportés illégalement

Macaca sylvanus, communément appelé macaque de Barbarie ou encore magot, est la seule espèce de macaques – on en compte 20 de par le monde – vivant sur le continent africain. Sa zone de répartition est cependant limitée au Nord du Sahara, plus particulièrement en Algérie et au Maroc où il occupe des zones montagneuses souvent colonisées par des forêts de chênes mais aussi de cèdres.  Sur le continent européen il existe une colonie, à Gibraltar, sur le rocher.

Mais si dans les années 70 la population globale était estimée à quelques 20.000 singes, celle-ci a depuis été décimée et n’est plus évaluée dorénavant qu’à qu’à quelques 7.000 voire 5.000 individus, répartis sur les deux pays maghrébins.  Cette diminution est significative et à tel point que l’espèce s’est vue déclarée depuis 2008 « menacée d’extinction » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature  (UICN).  Les causes de cette diminution sont variées mais la principale est certainement la pression humaine et la disparition de leur biotope naturel que constituent les forêts.

Mais ce n’est pas la seule…  Il y a le trafic auquel est soumise cette espèce et qui concerne plus particulièrement les jeunes macaques.  Ils sont tellement mignons quand on les propose…
Jeune macaque capturé
Cela se passe dans les grandes villes telles que Marrakech où ils sont souvent exhibés aux touristes, mais aussi dans des zones moins fréquentées et moins surveillées…
Sur le marché de Marrakech
Mais il faut savoir que ces petites « peluches » vont grandir et qu’à l’âge adulte, celles-ci atteindront parfois une trentaine de kilos et pourront parfois présenter des comportements agressifs constituant des menaces sérieuses pour leur « propriétaire ».
Macaque mâle adulte

En Europe, ces animaux importés illégalement et au mépris de toute règle sanitaire, seront alors souvent abandonnés dans la nature ou remis à des associations pour lesquelles ils représentent toujours de gros soucis.  Il n’est plus envisageable alors de les remettre en liberté dans leur milieu naturel et à ce jour, faute de refuges, de nombreux singes seront euthanasiés.   Mais ce problème ne concerne pas seulement les touristes provenant de l’extérieur du territoire marocain : Sian Waters nous a confiés que parfois son équipe retrouve dans la forêt des animaux relâchés mais qui finissent bien souvent blessés si pas tués.  En effet, ces singes qui ont vécu en captivité durant quelque temps ont perdu leur instinct et se laissent trop facilement approcher par les humains mais aussi les chiens de bergers errants qui représentent également une menace bien concrète pour cette espèce.

On estime annuellement à quelques 300, les jeunes qui seront ainsi enlevés à leurs parents et vendus sur les marchés.  Les parents feront aussi souvent les frais du rapt car ils seront tués par les braconniers.

L’année passée j’avais déjà parlé de ce trafic dans cet article qui relayait un appel à des volontaires fait par la fondation « Moroccan Primate Conservation« (MPC).

Cette année l’association Barbary Macaque Conservation in the Rif (BMCRif) – qui outre sa page facebook dispose dorénavant d’un site web « déploiera » prochainement ses effectifs (réduits) sur le territoire espagnol.  Ce sera le port d’Algésiras par lesquels transitent de nombreux touristes à destination du Maroc qui fera l’objet de leurs efforts. Cette action débutera le 1er juillet 2011 et sera conjointement assurée par des volontaires des différentes organisations et associations : DEPANA, AAP et BMCRif.  Soulignons que cette opération ne pourrait se faire sans le soutien du Zoo de Barcelone qui contribue financièrement au projet et met à disposition de celui-ci une assistante vétérinaire, Sonia, qui assure un travail de sensibilisation important des enfants au sein de l’équipe.
Rem : l’association est toujours à la recherche de volontaires pour ses actions. Alors, si vous vous sentez concernés et disposés à consacrer un peu d’énergie et de temps, vous pouvez toujours contacter, par email, Sian Waters la responsable du projet.  A défaut, mais si vous souhaitez néanmoins faire part de votre indignation et contribuer au combat de BMCRif et de MPC, vous pouvez signer la pétition suivante : elle vise à récolter suffisamment de signatures que pour demander aux différentes administrations concernées de mettre en place des mesures plus drastiques pour éliminer ce trafic.

http://www.ipetitions.com/petition/barbarymacaques/

L’aspect sanitaire de ce trafic est à prendre au sérieux : le singe macaque peut être porteur du virus de la rage et nous n’en voulons que pour preuve le décès, l’année passée, d’une femme d’un village proche de la forêt de Bouhachem où opère BMCRif.  Celle-ci avait été mordue par un chien blessé lui-même auparavant, probablement par un singe porteur du virus.  Evacuée assez rapidement sur Tétouan, il était cependant trop tard… Triste constat pour l’équipe qui avait déjà pris conscience de ces risques et était sur le point de démarrer une campagne de vaccinations des chiens de la région.

Suite à la première publication de l’article, Sian Waters m’a informé que la femme avait été mordue non pas par un chien, mais griffée par un chat enragé… La manière dont le chat avait été infecté lui-même reste encore inconnue.

La présence du virus rabique dans les populations des macaques n’a pas fait encore l’objet d’études poussées.  Sian pense que les risques sont faibles mais pas nuls : les singes contracteraient le virus probablement suite à des attaques et des morsures de chiens infectés.   Les canidés constituent en effet l’un des vecteurs les plus importants : ils sont en contact direct avec des espèces telles que les chacals et le renards, véritables réservoirs…
Pour rappel en 2006, un cas avait été signalé en France.

Mais quoiqu’il en soit, le risque sanitaire est bien réel : tuberculose, hépatites ou herpes simien, on en passe et des meilleurs.  Vous pourrez trouver quelques indications dans cette présentation du Professeur Peyramond sur les risques infectieux liés aux morsures de singes

Les photos publiées dans cet article proviennent de MPC et de BMCrif.  Merci à eux

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L’aventure CHUNGO et l’Eco Shell Marathon 2011

mai 21, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement, Non classé, Transports et moyens de déplacement

Il y a quelques semaines, je m’étais rendu à l’ENSA, l’Ecole Supérieure des Sciences Appliquées de Tétouan dans le cadre d’une Journée du Patrimoine que je relate dans ce précédent article.  A la fin de celui-ci j’avais mentionné le projet CHUNGO, un projet original que quelques élèves de l’école ont décidé de réaliser.  Le nom de CHUNGO, un terme qui signifie en espagnol « de mauvais aspect ou de mauvaise qualité », dénote déjà de la part des initiateurs un certain sens de l’humour et d’autodérision.  J’avais eu vent de ce projet, il y a déjà quelque temps, au travers de la page facebook dédiée à l’aventure et je m’étais promis d’aller rendre visite au team afin de connaître les motifs qui avaient poussé ces jeunes à se lancer dans une telle aventure et se confronter à des équipes issues d’écoles du monde entier et dont certaines bénéficient assurément de moyens techniques et financiers plus importants.

Pour ceux qui ne le sauraient pas l‘Eco Shell Marathon est un défi qui s’adresse aux étudiants d’écoles supérieures et secondaires du monde entier dans le but de concevoir, construire et tester des véhicules économes en énergie.

Chaque année, depuis 1985, des évènements organisés aux Etats Unis mais aussi en Europe et en Asie mettent en concurrence les équipes et leur véhicule : les vainqueurs sont les équipes qui vont le plus loin en utilisant le moins d’énergie.  En Europe c’est sur le circuit de Lausitz (D) que se déroule le challenge.  Cette année, il se déroulera du 26 au 28 mai et mettra en concurrence des équipes de 25 pays dont le Maroc qui présentera 9 équipes si les informations sont bonnes.

Chungo L’équipe de Tétouan est composée, si je ne m’abuse, de neuf personnes et l’instigateur du projet c’est Mohammed Ezzaid, un étudiant en deuxième année d’ingénieur en mécatronique. L’idée lui est venue après avoir vu un reportage et il va rapidement trouver d’autres étudiants désireux de s’impliquer et participer.  Du côté de l’Ecole, le soutien n’est pas immédiat mais la ténacité a fini par payer : dans un sens, on peut comprendre les réticences des responsables d’un établissement tel que  l’ENSA de Tétouan à s’engager dans un tel projet : leurs moyens sont limités et pour un projet tel que l’Eco Shell Marathon, des recherches coûteuses et des moyens matériels importants sont logiquement nécessaires…

Quoiqu’il en soit, le projet va voir le jour.  Les plans du véhicule seront tout d’abord modélisés sur un logiciel : dans un sens c’est l’étape la plus facile et l’on peut rêver et jouer avec de nombreux paramètres pour optimiser le prototype, son Cx, etc.   Mais il faut passer ensuite à la fabrication et vont déjà alors se poser les premiers problèmes… Celui des matériaux disponibles, par exemple. Alors la coque sera faite en polyester mais ici, on ne trouve pas de kevlar ou autres tissus performants qui seraient indispensables à la réalisation d’une coque légère et performante … Il en résulte un engin assez lourd de quelques 70 kilos motorisation comprise.  La finition est rudimentaire et la « recherche des grammes » superflus n’a pas vraiment été menée… Rien qu’à ce niveau, il y a déjà de nettes améliorations à faire.  Pour information, l’un des prototypes engagés l’année précédent ne pesait que quelques 17 kilos… ma dit Mohamed.
Chungo Chungo

Pour la motorisation, et vu le peu de temps disponible, l’équipe va porter son choix sur un moteur HONDA nouvelle génération, qu’elle devra acheter et faire venir de Barcelone à ses propres frais… Et oui, à leurs frais et ce sera le cas pour bon nombre d’autres achats, car l’équipe doit souvent faire appel à des petits artisans qui ne peuvent pas établir les documents comptables indispensables au remboursement des frais par l’ENSA.
Chungo

Lorsque je vais rendre visite à l’équipe, nous sommes à moins de quatre jours de l’envoi du véhicule en Allemagne et celui-ci n’est toujours pas peint… L’atelier qui n’en est pas un en réalité,  n’est pas non plus – franchement – un exemple que je montrerais et à suivre… cela m’a fait penser à l’une de mes formations en logistique et au fameux principe du lean management cher à Toyota, lié à l’organisation des postes de travail, à l’optimisation des déplacements et mouvements, à l’ordre, à la propreté et à toutes les méthodes qui en découlent ou s’y apparentent telles que six-sigma, kaizen, etc…  On en est loin !

Mais bon, les ambitions du Team CHUNGO sont modestes et ils ne s’en cachent pas : pour cette première participation, leur ambition se limite à terminer le projet dans les temps, à répondre aux exigences du cahier des charges imposé par les organisateurs et si possible accéder sur le circuit.  Ils seraient déjà alors la première équipe marocaine à réaliser cet exploit.  Les années précédentes, d’autres équipes se sont déjà présentées mais aucune d’elles n’a, jusqu’à présent, passé les contrôles préliminaires imposés et pu s’élancer sur le circuit.

Pour le reste, ils sont conscients qu’ils n’ont aucune chance de briguer un podium et c’est déjà bien de connaître ses limites !

J’ai voulu savoir comment était assuré le financement du projet CHUNGO : l’argent, c’est quand même le nerf de la guerre.  Comme je l’ai déjà dit, c’est l’école qui a assuré une bonne partie des achats et des dépenses en matériaux ainsi que les familles des membres.  On pourrait se demander quid du sponsoring ? Et bien, cela va faire sourire mais c’est la réalité : le team n’a obtenu que 3.000 dirhams (+/- 300 euros) de la part d’entreprises tétouanaises ! 2000 dirhams de la part du FC Tétouan et 1000 dirhams de la part d’un concessionnaire automobile… Cela fait sourire Mohamed qui me signale que la situation n’est pas représentative du Maroc et que d’autres teams issus de villes telles que Casablanca, Rabat ou Agadir  réussiraient, semble-t-il à rassembler des sommes plus conséquentes : on parle de budget de plus de 100 millions de dirhams.
Ok, le team n’a pas vraiment bien travaillé sa communication et il suffit de voir sa page facebook où l’on pourrait s’attendre déjà à plus de publications sur l’avancement du projet mais quand même, 3.000 dirhams c’est vraiment dérisoire et quand je rencontre les membres du team, ils ne savent toujours pas comment ils iront en Allemagne : ils étaient en pour-parlers avec la Willaya mais rien n’était encore acquis.

A l’heure où j’écris, je pense que le problème est résolu et c’est tout ce que je leur souhaite afin qu’ils puissent réaliser jusqu’au bout leur rêve. Si ils lisent cet article qu’ils sachent que j’attends de leurs nouvelles et un compte-rendu de cette expérience dès leur retour que je me ferai un plaisir de relayer ici !

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Journée mondiale des oiseaux migrateurs

mai 13, 2011 By: Dar Rehla Category: Environnement

Ces 14 et 15 mai 2011, de par le monde, sera célébrée la journée mondiale des oiseaux migrateurs.
L'affiche de la journée des oiseaux migrateurs

La région de Tétouan et le Nord du Maroc devraient être particulièrement concernés  par le sujet.  En effet, c’est par ici et via le Détroit de Gibraltar séparant de quelques kilomètres à peine les deux continents,  que l’essentiel des migrations entre l’Europe et l’Afrique se font.  L’importance de la région est incontestable et en 2006, l’UNESCO va d’ailleurs intégrer et classer une grande partie de la région dans la Réserve de la Biosphère Intercontinentale de la Méditerranée (RBIM),  dont la superficie couvre plus d’un million d’hectares répartis sur l’Andalousie espagnole et le territoire marocain.
Carte de la réserve de la biosphère intercontinentale de la Méditerranée
Mais si l’on regarde bien la carte, on doit malheureusement constater que, hormis une frange très limitée sur le  Détroit, aucune zone de littoral n’est incluse à cette réserve.   Pourtant c’est souvent en bordure du littoral que se retrouve un type d’écosystème des plus recherchés : celui des zones humides et des marais.

Cette année, le thème de la journée est dédié aux « changements d’usage des terres « Land Use Changes from a Bird’s-Eye View » et à ce point de vue la région n’est pas en reste et cela mérite réflexion…  La pression démographique, le tourisme (de masse) et les aménagements qui y sont associés ont déjà remodelé une grande partie du littoral méditerranéen entre Ceuta et Martil.  Plus au Sud, vers Oued Laou et au-delà, la côte reste encore peu bétonnée et la nature respectée… Mais cette situation privilégiée est probablement due aux difficultés d’accès de la région :  jusqu’à peu, la route était limitée à deux bandes et comptait quelques 60 virages jusqu’à Oued Laou… mais qu’en sera-t-il une fois le tracé de la corniche méditerranéenne terminé… Il faut s’attendre à un développement immobilier important – il existe déjà des projets – et sachant que la zone ne s’inscrit pas dans une réserve quelconque, il faut s’attendre au pire…  De toute façon, être classé réserve ou pas, est-ce un problème ?  Pas sûr quand on voit les travaux qu’entreprend le groupe RITZ-CARLTON sur le site de la lagune de SMIR classée SIBE.  Classée ? Enfin c’est ce que tout le monde s’accorde à dire alors que je ne trouve point de trace de ce statut sur le site du Centre d’Echange d’Information sur la Biodiversité du MAROC et la liste des 160 sites SIBE qui y est reprise…

Quoiqu’il en soit, le site est menacé et je vous renvoie aux articles que j’ai déjà publiés sur le sujet :
- http://tourisme-tetouan.darrehla.com/journee-mondiale-des-zones-humides-et-la-lagune-de-smir/dar-rehla

http://tourisme-tetouan.darrehla.com/va-t-on-assister-a-la-destruction-de-la-lagune-de-smir/dar-rehla

Le dernier en date retrace en photos une balade réalisée il y a peu autour de la lagune :

http://tourisme-tetouan.darrehla.com/autour-lagune-smir/dar-rehla

Lors de cette dernière balade, nous avons pu constater l’état d’avancement des travaux et en particulier celui des remblais (200.000 m3) dont les responsables du chantier se félicitent.  Il y a même une petite présentation ici.

Mais rassurez-vous, l’incidence sur les espèces est sous contrôle affirme dans sa communication la société en charge du projet…

Sur un autre registre, suite à un accord avec les autorités locales, une équipe d’ingénieurs de NOVEC (filiale groupe CDG), surveille régulièrement l’équilibre environnemental du site et les travaux afin de veiller au respect de la lagune, de sa faune et de sa flore.
source http://www.maghress.com/fr/lematin/150123

Ben oui, sachant que le bureau d’étude en question NOVEC est celui qui a également réalisé l’étude de la faisabilité du projet intitulée alors « Etude environnementale du projet de l’ECOPARC« , ne devrait-on pas quand même se poser des questions sur l’objectivité de l’étude ?

Comme on peut le constater, dans la région, les menaces existent bien sur les habitats naturels propices aux oiseaux migrateurs. Certaines zones restent cependant encore peu soumises à la pression humaine et urbaine et il serait grand temps qu’elles bénéficient d’un statut de réserve.  Je pense plus particulièrement à un zone située au Sud de Martil, dans les anciens méandres de l’oued Martin que mon ami Rachid surveille régulièrement et dans laquelle il y fait de nombreuses observations.  Rachid est un ornithologue autodidacte passionné auteur déjà de quelques publications.  Dans l’une d’elles dont je ferai prochainement la traduction, il traite des zones humides dans la zone du Détroit de Gibraltar et fait un état des lieux intéressant.  La publication s’est  faite via le COCN, le Collectif Ornithologique de la Cigogne Noire de Tarifa.

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Des nouvelles de BMCRif

mai 04, 2011 By: Dar Rehla Category: Education, Environnement

Dans le Nord du Maroc, montagnes et forêts sauvages offrent au macaque de Barbarie des espaces encore relativement préservés où il pourrait vivre en paix. Toutefois la pression démographique et les activités humaines qui y sont associées menacent de plus en plus la survie de cette espèce de singe. Certaines associations et autres projets s’intéressent depuis quelques années à cette espèce menacée et tentent de sensibiliser les populations locales à l’intérêt et à la richesse que peut représenter la présence de ces animaux. Ici à Tétouan, c’est l’association « Barbary Macaque Conservation in the Rif » du docteur Sian Waters qui assure ce travail de sensibilisation depuis 2004.
Le logo de BMCRif

Régulièrement le docteur Sian Waters nous informe au travers d’une newsletter instructive sur les avancées du projet et les activités qu’elle met en place. Sa dernière newsletter est arrivée et comme à chaque fois depuis notre installation à Tétouan, je vais en assurer la traduction en français, une langue qu’elle ne maîtrise pas. L’avantage de ma traduction est également de lui fournir un document de travail qu’elle peut remettre aux différentes autorités locales avec lesquelles elle est en relation constante.

Voilà ce que nous  dit  Sian :

Le premier tournoi de football organisés par BMCRif

Ce fut un automne chargé pour l’équipe de BMCRif, que celui de l’année passée au cours duquel fut organisé son premier tournoi de football.  L’évènement qui s’est déroulé en octobre a rencontré un vif succès.  Quatre équipes ont pris part à la compétition et c’est l’équipe de Moulay Abdleslam qui l’a remportée.  Le trophée remis a été offert par l’association tétouanaise de football.  Les T-shirts proposés par BMCRIf rencontrèrent un tel succès que rapidement les tailles enfants ont été épuisées et il a fallu distribuer les tailles adultes même aux plus jeunes.

Le tournoi fut l’occasion de lancer une campagne de sensibilisation auprès des enfants et adultes présents.  Chaque participant et supporter a reçu ainsi un T-Shirt, un sac et un flyer présentant le projet.  Cette information est dirigée essentiellement vers les habitants de Bouhachem qui sont en contacts réguliers avec les populations de singes présentes dans ces forêts, mais pas seulement. Les informations du flyer ont été lues dans les différentes mosquées de la zone et quelques individus ont déjà changé leur comportement.

Cette campagne a été financée en 2010 par le Zoo de Barcelone qui réitère en 2011 son soutien à l’équipe de BMCRif par l’envoi d’une nouvelle recrue Sonia Moles en tant qu’agent de sensibilisation et d’éducation.

Le programme sanitaire pour les chiens de Bouhachem animé par Tamlin Watson

L’une des premières actions de ce programme, démarré l’année passée,  a été la campagne de vaccinations des chiens de bergers des trois villages de la région de Bouhachem : Lahcen, Talyamen et Tayensa. Lhacen et Talyamen sont deux villages typiques de la région d’une quarantaine de maisons et dont les habitants possèdent majoritairement des chiens pour garder leurs troupeaux.  Tayensa est un ensemble de petits hameaux dispersés sur une vaste étendue et la vaccination des chiens de ce village a nécessité plus de temps pour son accomplissement.

Malgré le soutien des maîtres, tous les chiens n’ont pu être vaccinés : certains chiens ont fait l’objet de mauvais traitement de la part de leur maître et ne se laissent donc plus facilement approcher et maîtriser… D’autres chiens ont également été écartés : les malades, les trop jeunes, les trop vieux ou encore les femelles portantes ainsi que quelques animaux qui ne sont plus utilisés comme gardiens de troupeaux et qui n’ont donc plus ou peu de contacts avec des animaux sauvages porteurs éventuel du virus.

Les animaux vaccinés étaient marqués au moyen d’un spray de couleur et leur maître ont été invités à leur mettre un collier de couleur permettant d’identifier leur village d’origine.
Conjointement à la vaccination, un traitement anti-parasitaire a été administré aux chiens.  Contrairement à la vaccination, ici, tous les chiens ont pu être traités : le traitement se faisant au moyen d’une boulette dans laquelle était placé le traitement.

Du matériel didactique expliquant comment réagir face aux morsures a été distribué dans les écoles et mosquées de la région ainsi que des informations sur le programme de prévention que BMCRIf était en train de réaliser.

Un programme important pour cette région car une semaine à peine avant le début de la campagne, une femme appartenant à l’un des villages visés est encore décédée de la rage.

Pour la réalisation de cette campagne, BMCRIf a travaillé de concert avec le département vétérinaire local qui a fourni les doses de vaccin anti-rabique nécessaires.  Le programme a été rendu possible grâce à l’aide financière de Lush Charity Pot UK.

 

Mais pourquoi travailler sur les chiens et le football ?

BMCRif est un projet de conservation globale qui identifie et essaie de traiter la cause d’un problème et pas seulement les symptômes. Nous pensons que cette approche nécessite plus de temps pour obtenir des résultats mais que ces résultats, une fois acquis, dureront plus longtemps.
Au cours de notre travail, nous avons découvert que les chiens sont les principaux prédateurs des macaques. Ils forment des meutes et partent chasser en forêt pour se nourrir. De nombreuses personnes pensent que ces chiens sont sauvages, alors qu’en fait, ils ont des propriétaires, mais qui les nourrissent mal. Leur principale proie dans la région sont les singes mais ils peuvent également s’attaquer à d’autres animaux tels que des vaches qui pâturent en montagne. Le programme de santé pour chiens a donc commencé par une tentative de convaincre les populations locales à revoir leurs attitudes à l’égard de leurs chiens et d’améliorer leur « bien-être ».
Mais au cours de ce projet, nous avons découvert que la rage constitue un très gros problème dans la région, de sorte que le
programme de vaccination contre la rage a été mis en place. Ses effets bénéfiques tant pour les chiens que pour les populations locales est incontestable.
Quant au football, il nous permet de transmettre d’une manière agréable notre message pour la préservation des singes. Depuis ce tournoi, les enfants sont fiers de porter notre T-shirt à l’école et ne manquent pas de nous interpeller quand ils ont vu des singes. Bon nombre de ces enfants iront probablement travailler comme berger plus tard et il est important que les singes soient associés à une image, à quelque chose qu’ils aiment comme le football qui reste l’une des activités les plus prisées des enfants…
Les T-shirts adultes ont été distribués à des bergers et régulièrement, maintenant, nous sommes abordés par leurs amis qui en veulent un aussi. Ces T-Shirts sont désormais vus comme un symbole de statut social et cela malgré l’illustration du singe sur le devant. Lorsque nous avons débuté notre travail, les singes étaient considérés comme une source, un objet d’amusement. Cette attitude est en train de changer !
Toutes les activités et programmes que nous développons ont un point commun : celui de montrer à la population que leur bien-être est également notre source d’intérêt. Ce que nous proposons est simple et relativement peu coûteux mais les résultats sont très précieux. Par ailleurs, les populations sont invitées à participer : elles apprécient et s’approprient maintenant le projet.
Pour l’avenir, nous espérons trouver et mettre en place d’autres activités similaires bénéfiques tant pour la population locale que pour la sauvegarde du macaque de Barbarie.

Qu’en est-il de la population et de nos groupes de singes ?

L’automne 2010 a été une bonne année pour la production des glands qui constituent l’une des sources principales de l’alimentation des singes avant l’hiver.  Ils ont pu ainsi faire de bonnes réserves et prendre du poids.

Malheureusement de nombreux jeunes macaques nés au printemps n’ont déjà pas survécu à l’été.  C’est peut-être une situation normale pour la population de Bouhachem, toutefois des études complémentaires doivent être menées afin de savoir si cette mortalité n’est pas due aux conditions climatiques exceptionnellement chaudes et sèches de l’été passé.

Depuis janvier 2011, BMCRif a étendu son territoire d’étude qui compte désormais les massifs calcaires du djebel Kelti et de El-ghorhiz.  Nous avons récemment découvert qu’il existait dans cette zone un trafic de jeunes macaques et il est donc important que nous assurions une présence sur le terrain afin d’y mettre fin.  Heureusement, Ahmed est bien connu et apprécié dans cette région où il a passé pas mal de temps.

Ce mois d’avril fut également le mois des premières naissances de l’année.  Il s’agit d’une période très délicate pour les groupes qui doivent s’occuper des nouveaux-nés mais également surveiller et protéger les jeunes de l’année passée  contre les menaces des prédateurs tels que chiens et humains ou autres menaces telles que les feux…

Des feux de forêt.

Les feux sont l’une des pires choses qui puissent arriver dans la forêt de Bouhachem car ils peuvent détruire toute la végétation sur de vastes étendues dont le reboisement sera difficile et long.  Durant le mois d’avril, lors d’une sortie d’étude sur le terrain, Ahmed et Mohamed ont vu de la fumée s’élevant au dessus des arbres.  Il se sont rendus aussitôt dans la zone d’où elle provenait pour constater le départ d’un feu.  Ils l’ont rapidement attaqué après avoir appelé du renfort auprès des Eaux et Forêts qui leur a envoyé quelques agents auxquels se joindront des proches villageois   Il leur faudra six heures de lutte pour en venir à bout et empêcher la destruction d’un grande zone.

Barbary Macaque Conservation in the Rif dispose de sa page Facebook.  Merci de la rejoindre et d’apporter votre soutien ne fut-ce que moral – cela ne coûte rien – à ce projet !

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