Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

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Archive for the ‘Culture’

Festival international des non-voyants

novembre 28, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, Musique

A Tétouan, il y a des festivals connus, reconnus et d’autres moins… Parmi ces derniers le festival international des non-voyants, un festival encore jeune qui n’en est encore qu’à sa seconde édition, la première ayant eu lieu en 2010.

Mais si l’on peut déjà dire quelque chose, c’est que la communication et la publicité autour de l’évènement est plutôt discrète… Les seules informations que j’ai pu trouver parlent de la première édition et, en ce qui concerne l’édition de cette année : rien ou pratiquement…

Tout au plus, trouve-t-on une information concernant le concert d’ouverture qui se donnera ce mercredi 30 novembre à 19h30 dans la superbe salle du Théâtre Espagnol de Tétouan.  C’est d’ailleurs via un email reçu de l’Institut Cervantes que j’ai eu vent de cet évènement culturel et social.

Le festival est organisé par la Ligue Braille et a comme objectif de rendre hommage aux grands musiciens non-voyants de tous les temps.  Il s’inscrit aussi, selon les organisateurs, dans le cadre de l’intégration des personnes non et malvoyantes dans la société et la sensibilisation de leur entourage.

J’aurais bien aimé parler un peu plus des activités proposées dans le cadre de ce festival mais en l’absence de documentation et d’informations, cela est difficile et je me contenterai donc de relayer la seule info en ma possession, celle du concert d’ouverture.

Celui-ci sera exécuté par l’Orchestre de Ceuta composé d’élèves et professeurs du Conservatoire de la-dite ville et rendra hommage cette année, au célèbre compositeur espagnol Joaquin Rodrigo (1901-1999) à qui l’on doit le non moins célèbre « concertio de Aranjuez ».

Le programme ne se résumera cependant pas aux compositions de Joaquin Rodrigo et les oeuvres suivantes seront interprétées :

  • Prélude dans le style de Pugnani de F.Kreisler
  • Valse Romantique de C. Debussy
  • Adagio y Tarantella de E. Cavallini
  • Aria de la Suite en Ré de J. S. Bach
  • Concert étude Goedike
  • Adagio du concerto pour clarinette de W. A. Mozart
  • Già il sole dal Gange de A. Scarlatti
  • Ridente la calma de W. A. Mozart
  • Canon de J. Pachelbel
  • Salut d’Amour d’Edward Eldgar
  • Valse op. 64 nº1 de Frédéric Chopin
  • Granada de Isaac Albéniz
  • Cádiz de Isaac Albéniz
  • Sevilla de Isaac Albéniz
  • Serenata andaluza de Manuel de Falla
  • Danza Ritual del Fuego de Manuel de Falla
  • Danzas de España de Joaquín Rodrigo
    - Rustica
    - Danza de las tres doncellas
    - Serrana
    - Pastoral
    - Danza de la amapola
  • Nocturne op. 9 nº 2 de Frédéric Chopin
Le concert sera agrémenté par ailleurs de la projection simultanée d’un documentaire sur la vie et l’oeuvre du compositeur.

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Maxime Lejeune à l’Institut français de Tétouan

novembre 14, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture

Ce jeudi 17 novembre à 18h30 à la médiathèque de l’Institut français de Tétouan, vous aurez l’opportunité de rencontrer Maxime Lejeune autour de son dernier roman « Le traversier » (Triptyque, 2010)

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« Il est rare, presque impossible, de voir quelqu’un qui veut être vieillard avant son temps. Avec toutes les vicissitudes que cela comporte. C’est ce qui arrive dans le roman Le traversier de Maxime Lejeune.
Le personnage principal prend le monde contemporain à contre-pied. Il nous fait pénétrer dans l’univers de la vieillesse qui est comme le disait Charles de Gaulle « un lent naufrage ».

Docteur en littérature française et licencié en littérature polonaise, Maxime Lejeune a travaillé comme expert en formation linguistique dans de nombreux pays, dont le Maroc où il a été directeur du BELP de Tanger-Tétouan de 1992 à 1996, et exerce actuellement ce rôle auprès de la Commission européenne.
Il a publié plusieurs nouvelles dans les revues Les Ecrits, Moebius, Brèves. Il est l’auteur du roman Zacharie (Adage, 2003) dont l’histoire se déroule dans le Nord du Maroc.
Le théâtre de son deuxième roman Le Traversier se situe au Québec où il a vécu de 1999 à 2002.

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FRAJA, le festival des Arts de la Rue sera à Tétouan

octobre 03, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, spectacles, suggestions

Le samedi 8 octobre, FRAJA, le festival des Arts de la Rue sera à Tétouan pour la deuxième année.
Les compagnies  qui participeront à cette deuxième édition seront :

La compagnie Outre Rue : « Les Orbilys » (B)

Surplombant la rue d’une pas lent et sûr, les Orbilys interrogent sans cesse les humeurs du globe.  Ces humanoïdes curieux scrutent tout et parlent des yeux.

La compagnie Dynamogène : « M. Culbuto » (F)

C’est un jouet vivant qui attend désespérément que l’on s’amuse avec lui, l’air de rien. On le traîne dans les rues et on le pose un peu là.  Pour quelques minutes, et plus si affinités.  Au fond, il s’en balance.  Comme par magie, il s’agite.

La Famille Goldini :   »Marvelous Mambo » (F)

Lui, 63 kilos, 1m67, 41 de pointure. Elle, 63 kilos, 1m78 en talons aiguilles, pointure non communiquée.  Ils réalisent ensembles 1 tonne et demi de portés acrobatiques en 13 minutes et cela en dansant le mambo et avec le sourire

La Compagnie Terminus : « Hors-la-loi » (M)

La jeune compagnie Terminus a été créée par Imad Imad Fijjaj à sa sortie de l’ISADAC après avoir participé à un atelier avec Pascal Larderet de la compagnie Cacahouète.  Hors La Loi est sa deuxième création qui met en scène des éboueurs tentant de se révolter contre le système en place.

Le Festival des Arts de la Rue FRAJA à Tétouan est une manifestation organisée par l’Institut Français de Tétouan.

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‘Sombras’, le Miguel Ángel Chastang Quartet à Tétouan

septembre 25, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, Musique, spectacles

Après le cinéma et la photo, c’est au tour de la musique d’être mise à l’honneur au travers d’un concert de jazz avec le quartet « Sombras » de Miguel Ángel Chastang Quartet.  Ce dernier sera accompagné sur scène par le saxophoniste Frank Lewis Lacy Jr.

Le quartet « Sombras » propose une fusion-jazz jusqu’à présent peu développée : celle de la musique ibérique avec la culture afro-américaine de New York.  Contre-bassiste et jazzman d’exception, Miguel Angel Chastang a résidé à Harlem de 1986 à 1990 et depuis il vit entre Harlem et Madrid, et collabore avec de grands noms mythiques des deux côtés de l’Atlantique.

C’est donc un novateur progressiste que vous aurez l’opportunité d’entendre ce mardi 27 septembre 2011 à 19h00. Le concert se donnera dans l’auditorium de la Maison de la Culture de Tétouan.

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« Ceuta – Tétouan, entre ombres et lumières »

septembre 25, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture

« Ceuta – Tetuán entre luces y sombras » tel est le thème de la première exposition photographique que propose l’Institut Cervantes pour la rentrée.  Les oeuvres présentées sont de Beatriz Lamenca Cachinero.

Dans cette exposition Beatriz Lamenca propose une promenade photographique en noir et blanc dans deux villes, Ceuta et Tétouan, qui possèdent de nombreuses choses en commun mais chacune avec leur identité propre.  Au travers des photos de leurs places, leurs rues, leurs habitants, leurs coutumes, leurs ombres et leurs lumières, l’artiste propose une vision de ces villes qui nous transporte de ses souvenirs d’enfance, d’adolescence jusqu’à son présent.

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L’exposition se tient dans la salle d’exposition de l’Institut Cervantès jusqu’au 14 octobre 2011.

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Projections de courts-métrages à l’Institut Cervantès

septembre 25, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, spectacles

La saison culturelle reprend à l’Institut Cervantès de Tétouan.  L’un des premiers évènements cinématographiques proposés de cette nouvelle saison est la projection de deux séances de courts-métrages sélectionnés par l’Agence du Court-métrage Espagnol.

Les films

La première de ces projections aura lieu ce lundi 26 septembre 2011 à partir de 19h00 et présentera la sélection des films suivante :

Quando Apolo encontró a Dionisos (J.M. Asensio, 2009) 19 ‘
La Piñata (Manuel Arija, 2009) 3′
Torero (Miguel Ángel Escudero, 2008) 6′
Sombra maléfica (Miguel Ángel Escudero, 2005) 6′
La historia de David Leonard Sutton (Alfonso Díaz, 2010) 4′
El acuático no es un color (Carlos Rufete, 2007) 18′
La Bohème (Ádel Kháder, 2007) 10′

La deuxième se tiendra le lundi 3 octobre 2011, à la même heure (19h00) et proposera les films suivants :

Reconciliación (Ádel Kháder, 2010) 17′
El Plan B (Juan José Bors, 2009) 12′
Papiroflexia (Beatriz Alonso Aranzábal, 2009) 6′
Papeles (Eliazar, 2005) 17′
Epheméride (Javier Macipe, 2010) 24′

Les projections se feront dans la salle de spectacle de l’Institut Cervantès, au 3 de la rue Mohamed Torres à Tétouan

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Le Moussem de Moulay Abdelslam reporté

juin 30, 2011 By: Dar Rehla Category: Coutumes, Culture, Histoire

Se tenant traditionnellement le 1er juillet, le moussem de Moulay Abdelslam sera reporté cette année au 9 juillet en raison du référendum sur la nouvelle constitution qui se déroulera le 1er.

L’année passée, je m’étais rendu à Moulay Abdelsam en compagnie de Mohamed qui y possède une charmante maison et j’avais relaté cette expérience dans cet article.  Malheureusement, nous étions arrivés trop tard et les festivités étaient terminées, à ma grande déception.

Cette année, je m’y rendrai à nouveau mais à la bonne date… Enfin je l’espère, car comme toujours les informations restent difficilement vérifiables (cherchez vous-même)… Ce sera en compagnie de Manolo, un ami photographe qui souhaite également y aller et en rapporter quelques clichés pleins d’authenticité.  Voilà plusieurs années qu’il attend cette opportunité et à chaque fois, son emploi du temps ne cadrait pas.

Manolo est un passionné du Maroc et de randonnées : il tient d’ailleurs également un blog intitulé « Randonnées dans le Rif » dans lequel il a  fait un article sur Moulay Abdelslam qu’il m’a autorisé d’utiliser.  J’en ai tiré l’essentiel de cet article mais y ai apporté d’autres informations complémentaires.

Après publication de l’article, Manolo m’a informé que le blog auquel je faisais référence ne lui appartenait pas…  Cette information m’a ensuite été confirmée par les propriétaires du blog qui m’ont envoyé un petit message afin de préciser les choses.  Voilà qui est fait.

J’en profite pour donner le lien du site que tient toutefois Manolo : il s’agit d’un site de photographie dont il est également passionné et probablement plus que de randonnées, d’ailleurs… http://www.espaliu.com/  Un vrai plaisir…

Mais revenons à notre ami Moulay Abdessalam  ben M’chich…

Sa biographie

Moulay Abd.al-Salâm Ibn Mashîsh vécut au VII siècle de l’Egire (560-625) soit entre 1165 et 1228 de l’ère chrétienne mais la réalité de sa vie se mélange toutefois avec la légende.
Dès son plus jeune âge l’enfant suit l’enseignement coranique et à l’âge de 12 ans, il connait déjà le Coran dans sept versions phonétiques. Cet enseignement sera complété par une initiation spirituelle qu’il recevra à Bagdad du maître Abd al-Rahman al-Madanî al-Hassanî surnommé al-Zayyât.  C’est au cours de ce même séjour qu’il fera la connaissance de son futur disciple Alî al Ghumâri que l’on connaît aussi sous le patronyme de Abû-l-Hasan  al-Shâdhilî et qui contribuera à la diffusion de sa doctrine.

A son retour et à la demande des habitants de l’endroit qui reconnaissent en lui un certain nombre de vertus et de pouvoirs, il s’installe au sommet du mont La’Lâm, dans une grotte, à proximité d’une source.

Moulay Abd.al-Salâm Ibn Mashîsh sera assassiné à l’âge de 32 ans par Ibn Abî al-Taouâjin al Kutâmi, alors gouverneur de Sebta,  à proximité de la source où il pratiquait ses ablutions.  Un texte de la plume d’un père franciscain espagnol relate que l’assassinat fut commandité par le sultan Moulay Ismaïl, en raison de la propagande négative qu’il lui faisait.  Pour d’autres, ce serait Ibn Abî al-Taouâjin qui serait le seul responsable car il voyait en sa personne une menace réelle pour ses projets (cf. wikipedia)

On est au sommet du Djebel !
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L’endroit où il va s’installer revêtissait une importance spirituelle incontestable car il était déjà associé à un culte solaire par les anciennes populations berbères et il devint donc naturellement un lieu spirituel et purificateur : un « pôle » pour les soufis.

 

Mais par ailleurs le lieu est stratégiquement important car du sommet du djebel on domine les côtes méditerranéennes de Tétouan jusqu’à Ceuta, atlantiques de Tanger à Larache mais également toute la région intérieure de Chefchaouen et Ouezzane.

Sa doctrine (Shâdhilia)

On ne saurait parler de Moulay Abd.al-Salâm Ibn Mashîsh sans évoquer le soufisme (Tasawwuf) qui, en peu de mots,  représente le mysticisme  de l’Islam “c’est son aspect intérieur, sa substance, son âme, son essence ».  Il attribue un sens profond au texte coranique, occulte aux non-initiés et se développera pendant les trois premiers siècles de l’islam à Bagdad.

Moulay Abdessalam fut donc l’un des précurseurs du soufisme au Maroc et le fondateur de l’ordre mystique “al Tarîqa al-Shâdhiliyya” .  Parmi ses disciples figure Abu-l-Hasan al Shâdhili (1258) né à Ghumara et qui diffusera sa doctrine dans des contrées éloignées telles que la Tunisie, la Lybie, l’Egypte et l’Iraq. On estime à quelques 12 millions les adeptes qui se prévalent de la Tarîqa al-Shâdhiliyya , rien qu’en Egypte…

Cette doctrine, qui n’exige ni monastères ni pratiques ostentatoires, se transmet oralement de générations en générations. La seule pièce écrite est une prière “Al Salât al-Mashîshiyya”qui est connue dans les recoins du monde islamique. Cette prière possède une grande valeur lyrique, d’une grande musicalité qui la rend unique.

Par ailleurs sa doctrine avait une portée politique également et ses disciples incitaient au Jihad chaque fois que la souveraineté du Maroc était menacée.  Ils devinrent les agents mobilisateurs de la guerre sainte contre les colonisateurs portugais et espagnols.

rem. : Pour en savoir un peu plus sur le soufisme, je vous renvoie à cet article « Soufismo no gharb Al-Andalus » de mon ami Frederico Mendes Paula.  L’article est en portugais et si vous ne pouvez comprendre cette langue, il faudra attendre que j’en fasse une traduction. (je pense que Frederico ne verra pas d’objections à cela,car on avait déjà procédé de la sorte pour un précédent article qu’il m’avait soumis « Contrastes » que vous pouvez lire en portugais ou en français.  Le blog « aventar.eu » est par ailleurs une source précieuse d’informations : sur la culture arabo-andalouse, mais pas seulement…

Le Moussem ou pélerinage

Après sa mort, la tombe de Moulay Abd.al-Salâm Ibn Mashîsh deviendra un lieu de pélerinage et de mémoire mais il faudra attendre quelques siècles (1519-1510) et le retour de la Shâdhiliyya au Maroc sous la dynastie des Mérinides pour que sa vénération soit à jamais reconnue.

Depuis, chaque année, le site est visité par de nombreux pèlerins et donnent lieu à de nombreuses manifestations hautes en couleurs.

Le sanctuaire et le site avoisinant acquerront même un statut d’espace inviolable “hurm mashishien”  où peuvent se réfugier ceux qui le souhaitent.  C’est d’ailleurs au pied du mont, aux abords du village de Dar Lahcen, que s’est réfugié fin du XVIIIème siècle Moulay Yasid, un sultan de la dynastie alaouite dont on préfère oublier l’existence… On n’en voudra pour preuve, que les ruines abandonnées du palais qu’il occupa ici.

Les ruines de Moulay Yasid - Dar Lahcen
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Le retour du jour E comme espagnol

juin 16, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture

Le saviez-vous ?
Dans le monde 500.000 personnes parlent l’espagnol qui représente ainsi la deuxième langue maternelle la plus parlée, la deuxième langue de communication internationale et la troisième langue utilisée sur internet.  Elle est par ailleurs la langue officielle de vingt et un pays et dispose depuis peu d’une nouvelle grammaire, fruit d’un travail de onze années auprès des différentes académies de langue espagnole existantes.

On estime qu’en 2030, 7,5% de la population sera hispanophone.

diae Afin de célébrer de par le monde la richesse de la culture espagnole, l’Institut Cervantés organise depuis 2009 une grande fête baptisée « El dia E », le jour E dans l’ensemble de son réseau dispersé sur les cinq continents.  Cette journée se tient le samedi le plus proche du solstice d’été et cette année, ce sera donc le 18 juin !

Tétouan ne sera pas en reste et pour cause, la ville fut quand même la capitale du Protectorat espagnol et reste imprégnée de cette culture.  Les traces sont encore nombreuses et récemment au sein de la Casa d’Espana se tenait d’ailleurs une exposition photographique dédiée aux vestiges de cette occupation.

L’année passée, nous avions assisté à une partie de la journée au cours de laquelle avait eu lieu un atelier de peintures murales dont j’ai parlé dans cet article.

Cette année les activités proposées seront :

Le jeu de l’espagnol :

Sur une grille de mots-croisés géante, vous et votre équipe testerez votre connaissance de l’espagnol.
Rem : vous pouvez déjà vous entraîner sur la version web du jeu !  http://www.eldiae.es/juego/jugar.  Le jeu s’ouvre sur une fenêtre « pop-up ». Il faudra peut-être donc  que vous autorisiez son ouverture selon la configuration de votre navigateur.

Hablapalabra :

Au travers de cette activité, ce seront les façades de l’Institut qui serviront à nouveau de support.  Elles seront décorées et illustreront les dix mots choisis par les internautes durant le mois de juin 2010 : ces mots sont  «infinito», «cachivache», «tiquismiquis», «magia», «bullicio», «alféizar», «libélula», «agua», «fraternidad» et «paz».

Cette année vous pouvez également voter pour l’un des trente mots proposés par un panel de personnalités hispanophones et votre choix sera peut-être retenu pour l’édition 2012. Qui sait ?

Moi, parmi les propositions,  j’ai choisi le mot « Alegria » proposé par Antonio Banderas  et qu’il définit comme “actitud de ir por el mundo aspirando a alcanzar la felicidad”.

La lluvia de palabras

C’est par cette activité que s’ouvrira la journée.

Rendez-vous donc à 11h00 précises, au plus tard, au risque de manquer cette pluie de mots ! Mais y serez-vous ?

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Une formation d’accordeur de piano à Tétouan avec MusicFund

juin 12, 2011 By: Dar Rehla Category: Culture, Education, Musique

Dar Rehla, notre maison d’hôte a accueilli ces derniers jours Lukas Pairon et Patrick Sinigaglia, deux voyageurs qui étaient à Tétouan dans le cadre d’un projet de l’ONG MusicFund, une ong belge oeuvrant dans le monde de la musique et des instruments.

musicfund L’idée originale de cette ONG revient à Lukas Pairon qui est par ailleurs le Directeur de l’ensemble ICTUS de Bruxelles.  Dans le cadre de cette activité,  Lukas Pairon a développé un programme d’ateliers internationaux.   Le premier projet  s’est réalisé en Palestine et sa genèse est expliquée dans cet article.  L’idée est d’utiliser la musique comme un instrument de développement.

Le projet a démarré tout d’abord par la formation d’enseignants et l’organisation d’ateliers à laquelle participent des musiciens de toutes nationalités et origines. S’est cependant posée rapidement la nécessité de fournir des instruments de musique et donc,  afin de remédier à ce problème, MusicFund a fait appel à la solidarité.  Depuis 2005, des collectes d’instruments sont organisées en Belgique et recueillent un franc succès.  Tous ces instruments seront réparés si besoin et expédiés dans les différents centres que MusicFund compte dorénavant en Palestine, en République démocratique du Congo, au Mozambique et en Afrique du Sud.

Mais à quoi bon fournir des instruments si il n’existe pas des compétences pour les réparer et les accorder ? Il fallait donc un prolongement et c’est en partenariat avec l’Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (ITEMM) du Mans que des formations ont été progressivement mises en place.

L’ONG a fait son chemin et son travail a recueilli de nombreux témoignages.  Depuis peu, Cesaria Evora, la « diva aux pieds nus » est même devenue ambassadrice de MusicFund :

Lukas Pairon ne cache d’ailleurs pas sa satisfaction et on peut le comprendre…

« Cesaria Evora just announced to Music Fund – www.facebook.com/musicfund - that she agrees to become artist-ambassador of the organisation and its projects! what an incredible present this is for us »
photo-cesaria-evora-ambassadrice-mf

Au Maroc, et en particulier à Tétouan, MusicFund va organiser prochainement un atelier de formation d’accordeur de piano.  Il part du constat que nombreux pianos existent ici, mais tant au sein des écoles de musique que dans les maisons privées, bon nombre d’entre-eux sont inutilisés et inutilisables car souvent défectueux… Personnellement, j’en connais au moins trois qui répondent aux critères…

La formation se déroulera fin novembre 2011 au sein de l’Ecole de musique de Tétouan.  La Délégation de la Culture est associée au projet et c’est elle qui se chargera de la sélection des candidats.

MusicFund et l’ITEMM apporteront également leur expertise à Rabat, d’une part dans l’organisation d’une formation similaire à celle dispensée à Tétouan mais d’autre part dans un atelier d’entretien et de réparation destiné aux instruments à vent.

Avant de clôturer cet article, je ne résiste pas à l’envie de vous solliciter à mon tour. Peut-être disposez-vous d’un instrument dont vous n’avez plus l’usage et ne sachez qu’en faire ? Alors pourquoi pas en faire profiter MusicFund ? Vous trouverez plus d’informations sur leur site.
Merci d’avance pour eux

En Belgique ont ainsi lieu maintenant depuis 2005 des collectes d’instruments de musique qui seront envoyés dans les différents centres que MusicFund a installé

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« Fantasías orientales en el cine español »

juin 03, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Culture, Histoire, spectacles

fantasias01df C’est sous ce titre qu’est organisé par l’Institut Cervantés de Tétouan, un cycle de projections cinématographiques au travers duquel on pourra se rendre compte de l’image du monde arabe véhiculée par le cinéma espagnol.






Au cours de ce cycle nous aurons droit aux réalisations suivantes :

- le 6 juin à 19h00, « La cancion de Aixia »

Un film de 1939 de Florian Rey

- le 13 juin à 19h00, « Los amantes del desierto »

Un film de 1958 et dirigé par Godofredo Alessandrini, Feruccio Cerio, León Klimovski, Gianni Vernucio

- le 20 juin à 19h00, « La esclava del paraiso »

Un film de 1967 réalisé par José María Elorrieta

- le 27 juin à 19h00, « Requiem por Granada »

Un film de 1990 réalisé par Vicente Escrivá

Au risque de passer pour un inculte, je dois avouer qu’aucun de ces films ne m’est connu…  Après en avoir lu les synopsis, le seul qui pourrait susciter mon déplacement à la salle de spectacle de l’Institut Cervantés de Tétouan serait peut-être le dernier « Requiem por Granada ».  En effet, ce film évoque une époque à laquelle l’histoire de Tétouan est directement liée.  Pour rappel, c’est de Grenade qu’était issu Sidi Mandri, à qui est attribuée la reconstruction de la médina, accompagné de ses moudjahidines dont on peut encore trouver les mausolées dans le vieux cimetière musulman. Un des surnoms de la ville est d’ailleurs : « Tétouan, la fille de Grenade ».

Au départ ce film est une série de 8 épisodes co-produite par la TVE et la RAI et est considérée comme une des plus ambitieuses réalisations de la télévision espagnole de l’époque. En voici un extrait.

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