Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

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Archive for the ‘Art et artisanat’

La Journée du Patrimoine 2011 à l’ENSA de Tétouan

avril 28, 2011 By: Dar Rehla Category: Architecture, Art et artisanat, Culture

Avant toute chose, il faut que j’avoue avoir fait une énorme méprise dans mon précédent article concernant cet évènement… Et nous en avons fait les frais… J’explique.

Pour moi le Patrimoine, c’est principalement l’architecture et le cadre bâti même si je l’accorde, il existe la notion du patrimoine immatériel. Quoiqu’il en soit, lorsque j’ai vu la publication sur Facebook de l’évènement, j’ai fait le raccourci et attribué à l’ENA (Ecole Nationale d’Architecture) l’organisation de la journée, cela me paraissait aller de soi et évident…

C’est donc vers les locaux de cet établissement que nous nous sommes dirigés en début d’après-midi… Et là, surprise lorsque nous arrivons dans ce qui aurait du être l’espace de la journée : il n’y avait rien… nous pensons alors que la journée a été annulée et nous préparons à rentrer à la maison…  Sur ces entrefaites, le gardien de l’école arrive et nous indique une porte derrière laquelle nous entendons du bruit.  Mais rien à voir avec une journée du patrimoine car c’est une classe animée par le Directeur de l’Ecole, M. Hakim Cherkaoui que j’ai déjà eu le plaisir de rencontrer dans le cadre de l’atelier d’urbanisme EURMED qui s’est tenu le mois passé à Tétouan.   Il s’étonne de me voir là et me demande le pourquoi de notre visite.  Je lui explique que je suis là pour la Journée du Patrimoine.  Il est surpris et nous essayons de comprendre : rapidement et grâce à internet on trouve la source de l’erreur.  La Journée est organisée par l’ENSA (Ecole Supérieure des Sciences Appliquées) et non l’ENA… Je lui fais tout de même part de mon étonnement à ce que l’école d’architecture n’ait rien organisé pour l’occasion et là, il m’informe que, du 2 au 6 mai 2011, se tiendra la « Semaine de l’Architecture ».  J’en parlerai plus en détails dans un prochain article…
On ne sera donc pas venus pour rien, mais il nous faut maintenant rejoindre les locaux de l’ENSA qui sont assez distants…  On prendra donc un petit taxi, mais ce ne sera pas simple de lui faire comprendre où nous voulons aller… que ce soit en français ou en espagnol…

Finalement, nous arrivons à l’école dont les locaux sont tout neufs.
L'ENSA de Tétouan
Comme nous somme désormais en retard, pensons-nous, nous ne nous attardons pas au rez-de-chaussée où se tient une exposition de pièces artisanales et grimpons directement au premier pour rejoindre la salle où doivent se donner les communications.

Heureusement, la séance n’est pas encore ouverte… et les intervenants attendent.

Mme Amel Nejjari C’est Mme Amel Nejjari qui ouvrira la séance, fera les présentations et expliquera la genèse de la journée.  L’ENSA de Tétouan accueille chaque année des étudiants venant de diverses régions du Maroc et aussi d’autres pays d’Afrique ou du Moyen-Orient pour lesquels la culture de Tétouan reste souvent un mystère et méconnue.




Certains de ces étudiants, et deux en particulier, ont voulu en savoir plus et sont partis à la recherche de cette identité spécifique : ce sont M. Youssef Berriga et Ayoub Hassou
M. Youssef Berriga M. Ayoub Hassou

L’idée leur est ensuite venue de partager leurs découvertes.

M. Mehdi Zouak La première intervention sera faite par M. Mehdi ZOUAK, Directeur régional de la Culture qui nous parlera de « La politique culturelle et régionnalisation, exemple de réhabilitation des monuments historiques ».   Nous aurons droit à une présentation de la politique ministérielle et on apprendra ainsi que 2006 représente une année clé, décisive, pour le Ministère de la Culture,  et en particulier pour la Direction régionale de Tanger-Tétouan car la gestion des dossiers se voit à partir de cette date décentralisée.  Chaque région se doit dorénavant de présenter et défendre ses projets.  Et sur les nombreux projets présentés au niveau national, cinq ont été retenus et parmi ceux-ci quatre pour la seule région Tanger-Tétouan.  Ce sont les sites de Lixus, du cromlech de M’Zora, de Kasr El-Ghebir et de Tamuda.  S’en suivra une courte présentation des différents projets.  Parmi les informations que j’ai retenues, celles de la prochaine édition d’un guide sur Tamuda, le site archéologique tout proche de Tétouan (5 Kilomètres).  Il faudra que je me le procure pour nos hôtes.
La prochaine publication sur Tamuda

Après son exposé M. Zouak répondra à certaines questions posées par le public, lesquelles seront axées plus particulièrement sur le problème de la vieille médina de Tétouan.  Nous apprendrons ainsi qu’un projet est actuellement orienté sur le système du « skundo », ce réseau de distribution d’eau particulier à Tétouan dont les origines remontent au XVIème siècle et constitué d’un ensemble ingénieux d’éléments dispersés dans certaines maisons ou institutions publiques de la médina qui permettait d’alimenter les différentes fontaines, mosquées, hammans et autres maisons de la vieille ville.   Par ailleurs, un des anciens foundouks de Zankat M’kadem devrait être restauré et aménagé en un centre d’interprétation sur le thème de l’eau.
Sachant que récemment un atelier d’urbanisme Eurmed a travaillé sur le problème de la médina et que ce projet n’a jamais été mentionné, j’ai soulevé le problème évident du manque de coordination et de communication et donc de vision stratégique globale qu’il existe entre les différentes instances concernées : chacune y va de son étude sans tenir compte des projets des autres… Quand on parle d’efficience, il y a sûrement mieux à faire avec les moyens engagés.  Même si ceux alloués à la région se sont vus multipliés par 100 depuis 2006, il représentent moins de 3% du budget et restent certainement insuffisants face aux défis que représentent la conservation et la restauration des monuments et sites.

M. Bouabib Bouzaid L’intervention suivante a été faite par M. Bouabid Bouzaid et a traité des « zellijs de Tétouan ».  Quand je pense que c’est principalement pour cet exposé que nous venions,  nous avons été déçus quand M. Bouzaid nous a informés qu’il le ferait en arabe.  On s’est donc contentés des diapositives présentées… et parmi celles-ci j’ai eu le plaisir d’en voir certaines prises par votre serviteur et issues de cet album : « Céramiques espagnoles de l’Ensanche ».

A la fin de son intervention, j’ai quand même interrogé M. Bouzaid sur l’époque et les raisons de la disparition de la technique tétouanaise de fabrication des zellijs qui est tout à fait différente de la technique fassi.  D’après ses dires, c’est dans les années vingt, sous le Protectorat espagnol que les ateliers, installés du côté de Bab Nouader,  disparaissent par faute de commandes.  Les « élites » tétouanaises (dixit M. Bouzaid) préfèrent alors intégrer dans leur maisons les « azulejos » espagnols plus aisés de pose et donc moins onéreux…

Mme Meftaha Senhaji La dernière communication, nous la devrons à Mme Meftaha Senhaji et portera sur les  » Femmes de Tétouan: entre ici et ailleurs « .  Mme Senhaji nous présentera les résultats d’une enquête qu’elle a réalisée auprès de « pures » femmes tétouanaises » sur le thème des valeurs liées au mariage et au choix des achats et aux choix vestimentaires ».  Elle a cherché par cette étude à comprendre la spécificité culturelle de la femme tétouanaise à laquelle elle a été elle-même confrontée par son mariage avec un tétouanais d’origine, elle qui vient de Tanger avec des origines soussi de Casablanca.  Certains chiffres, même si ils sont discutables, confortent le constat d’une différence notoire avec les femmes marocaines en général. Certains interventions et témoignages du public viendront également appuyer certains de ces constats et on aurait pu, je pense, dialoguer encore longtemps sur le sujet…

Mais il se faisait tard et la séance fut clôturée par Mme Amel Nejjari qui nous a fixé rendez-vous pour la prochaine édition en 2012.

Comme je l’ai signalé au début, en marge de ces présentations, se tenaient également une exposition photographique et une présentation d’objets d’artisanat.  Parmi ceux-ci des pièces sorties d’un atelier de céramique dont j’ignorais l’existence et que j’irai voir prochainement.
Céramique d'un atelier tétouanais

Il faudra également que je revienne à l’ENSA car c’est ici, dans un des ateliers de l’école, que se dessine et se développe le projet CHUNGO, le prototype d’une voiture destinée à participer à l’éco marathon SHELL et dont voici la première « sortie » dans les couloirs de l’école.

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La galerie Bertuchi a vécu…

avril 07, 2011 By: Dar Rehla Category: Art et artisanat, Culture, Histoire

Au sous-sol du bâtiment qui abrite l’Office du Tourisme de Tétouan dans l’avenue Mohamed V, se trouve une galerie.  Cette galerie portait jusqu’à peu le nom de Bertuchi en l’honneur de ce peintre d’origine espagnole qui vécut à Tétouan jusqu’à sa mort en 1955.  Il est considéré comme le peintre du Maroc par excellence et à Tétouan il a atteint sa maturité artistique.

Mais l’oeuvre de Bertuchi ne s’arrête pas à sa peinture et durant son passage à Tétouan, il marque la ville de son empreinte laquelle persiste au travers de plusieurs institutions.

La première d’entre elles est certainement l’actuelle Ecole des Arts et Métiers « Dar San’aa » créée en 1919 et dont il prendra la direction en 1930.  Sous sa direction l’école acquiert une renommée internationale pour la qualité de son enseignement et des chefs d’oeuvre réalisés.  A l’époque, l’école s’appelle « Escuela de Artes indigenas » comme en témoigne encore le fronton de l’une des anciennes portes
Une porte de Dar Sanaa
mais aussi la plaque située à l’arrière de l’école, côté jardin, même si cette dernière a fait les frais du vandalisme.
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En 1945, Bertuchi crée l’Ecole préparatoire des Beaux-Arts de Tétouan qui donnera naissance plus tard à l’actuel Institut National des Beaux-Arts. C’est dans cette école qu’ont été déjà formées plusieurs générations d’artistes dont certains de réputation internationale et que l’on appelle « Les peintres de Tétouan ».

Par ailleurs, grand connaisseur d’art et fasciné par la culture arabo-andalouse, Bertuchi s’efforca de préserver ce patrimoine et les fonds actuels du Musée Ethnographique sont le témoignage de cet amour pour Tétouan.

La débaptisation des lieux au profit de l’artiste Meki Meqara qui fut son élève n’est pas, à mon humble avis,  un témoignage de la reconnaissance que la ville devrait avoir à l’égard de ce grand mécène sans lequel beaucoup d’artistes ne seraient probablement pas devenus ce qu’ils sont….

Je n’en veux pas à Meqara, qu’il repose en paix mais quand vous verrez cette plaque ayez quand même une pensée pour son maître dont il a pris la place.
La plaque signalétique de la galerie

Pour vous faire une idée du talent de Bertuchi, je ne peux que vous inviter quand sous serez de passage à Tétouan, à visiter la grande salle de l’Office du Tourisme dans laquelle trône sur l’un des murs une  grande toile du peintre.  En attendant, je vous en propose déjà une photo.

Peinture de Bertucchi

Rem : il faut peut-être faire vite car, qui sait, elle sera peut-être remplacée plus vite que l’on ne le pense par une oeuvre de l’un de ses élèves ou même d’un autre artiste issu d’une autre école… :=)

Dans cette même salle vous pourrez alors également admirer quelques peintures murales dont une superbe carte du Nord du Maroc.  La photo de cette fresque date d’un an et on peut noter des traces de dégradation de la fresque.  Bonne nouvelle, elle a été récemment restaurée mais j’en reparlerai dans un autre article.

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N’est-elle pas belle la culture ?

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La TouRouge : le nouveau café « artistique » de Tétouan

mars 01, 2011 By: Dar Rehla Category: Art et artisanat, Culture, Musique

La TouRouge Jusqu’à peu, à Tétouan prendre un verre en écoutant de la bonne musique dans une cadre original semblait quelque chose de difficile voire impossible… Mais ça y est, Tétouan dispose d’un nouvel établissement qui devrait changer la donne. « TouRouge » est le nom de cet établissement situé à la périphérie de la vieille médina, à proximité du « Riad El Ochak » ou « Jardin des Amoureux » et d’un accès aisé via quelques volées d’escaliers depuis le boulevard Hassan II.
Installée au sein de l’un des anciens « borjs » du mur d’enceinte de la médina, la « TouRouge » doit son nom à la couleur des briques de ce vieux fortin qui tranche avec la blancheur des murs chaulés avoisinants mais aussi au fait que cette couleur domine la décoration des lieux.
La TourRouge

L’espace est distribué sur deux niveaux. Le premier se situe dans la pièce inférieure du fortin et l’espace est relativement limité. La décoration quoique sobre est originale et change des établissements habituels de Tétouan. Le mobilier est en fer forgé et les couleurs des coussins et autres décorations sont en harmonie. Sur l’un des murs figure la toile de l’artiste Youssef El Haddad réalisée dans le cadre de la première expérience Trans’Art Gnawa.
Toile de Trans'Art Gnawa
Mais ce qui fera l’attrait de l’établissement, c’est sûrement sa terrasse d’où l’on profite, par temps ensoleillé, d’un beau panorama sur le jardin des Amoureux.
Vue sur le Jardin des Amoureux

C’est sur cette terrasse que d’ici peu devraient se produire régulièrement, selon les souhaits de Anas, des artistes et groupes de musique tétouanais.  Le premier rendez-vous est d’ailleurs fixé à ce samedi 5 mars et les prochains rendez-vous seront repris dans notre agenda.
On peut également espérer que l’endroit devienne un lieu d’échanges et que des jams sessions endiablées s’y improvisent.

Djembés, tambourins et autres instruments sont d’ailleurs à la disposition des amateurs… Qui en sera ?
La TourRouge

En attendant et à défaut de groupe en live, la petite sono diffuse déjà de la bonne musique, d’influences diverses, et prendre un verre sur cette terrasse est très agréable surtout quand le soleil chauffe l’endroit.  Pour vous désaltérer, nous vous recommandons particulièrement le jus d’oranges fraîchement pressées !

Le matin, la TouRouge propose également des petits déjeuners authentiques mais si vous logez à Dar Rehla, notre maison d’hôtes, fort à parier que cette dernière offre ne vous tentera pas…

Le TouRouge dispose de sa page Facebook mais je dois constater que la communication y est encore très réduite …  Au boulot Anas !

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Exposition de photos à l’Institut Cervantes de Tétouan

janvier 11, 2011 By: Dar Rehla Category: Agenda, Art et artisanat

Ce vendredi 14 janvier 2011, aura lieu dans la salle des expositions de l’Institut Cervantes de Tétouan, le vernissage d’une exposition de photographies,cintitulée « Contrastes » organisée en collaboration avec l’Institut National des Beaux Arts de Tétouan.
invitacion-contrastes-df
« Contrastes » est un dialogue entre deux photographes :

- l’espagnol Yuri Quílez-Carlier capture la rencontre entre les lumières des deux rives du Détroit. L’expression exceptionnelle qui se dégage de ses oeuvres rend difficile le passage du visuel au langage. C’est une invitation à contempler les deux continents et les courants qui les séparent et les unissent en même temps.

- le tétouanais Adil Rabih capte les signaux des mouvements des danseurs et des acteurs en insistant sur la dynamique de notre environnement et comment tout se déplace y compris dans l’instant que nous pensons avoir capturé.  Ce photographe nous emmène aux limites de la forme statique et de sa transformation.

L’exposition se tiendra jusqu’au 16 février 2011 durant les horaires d’ouverture de l’Institut Cervantes.

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La conférence de Carlos Paniagua à l’Institut Cervantes

novembre 13, 2010 By: Dar Rehla Category: Art et artisanat, Culture, Musique

Dans un article précédent je vous relatais notre visite à l’exposition des instruments de musique arabo-andalouse, proposée jusqu’à la fin du mois dans les locaux de l’Institut Cervantes de Tétouan.  Mais dans cet article, je vous faisais part de notre déception de ne pas avoir trouvé plus d’informations sur tous ces instruments.  Avec la conférence didactique de Carlos Paniagua qui s’est donnée ce jeudi 11 novembre,  cette lacune est levée. Compte tenu du premier cours de musique andalouse, que je suis et  qui se tenait de 17h00 à 19h00 au siège de l’Association Tétouan-Asmir, c’est avec un peu de retard que je suis arrivé à l’Institut Cervantes et la conférence avait déjà débuté.
Carlos Paniagua devant son auditoire

Un grand nombre de personnes étaient présentes et attentives aux explications du célèbre luthier espagnol installé désormais à Tanger et à qui l’on doit de nombreux instruments proposés dans cette exposition : certains de ceux-ci sont de véritables antiquités restaurées et d’autres des reproductions basées sur des images ou des statues de l’époque médiévale.  En regardant bien les photos on reconnaîtra ainsi sur les images, certaines pièces présentées.

Tête d'un instrument Imagerie médiévale Reproduction et original (statue)

Carlos Paniagua donnera de nombreuses informations sur l’histoire et l’évolution de ces instruments ainsi que quelques précisions techniques sur leur conception que je me sens incapable de vous retransmettre ici tant elles étaient nombreuses..  Il aurait fallu que j’enregistre sa conférence.

Mais à défaut de la conférence complète, je vous propose une petite vidéo d’un morceau joué sur un de ces anciens instruments présentés : le  psaltérion.  L’interprète est Begoña Olvide, l’épouse de Carlos : elle est l’une des meilleures joueuses au monde de cet instrument qu’elle pratique au sein de différents groupes et orchestres. Elle est particulièrement active au sein de l’association « Confluences musicales »

Pour l’anecdote, l’instrument de Begoña a désormais des cordes en carbone et non plus en boyau comme à l’origine.  Puriste, son psaltérion était au départ équipé de telles cordes mais lors d’un voyage en Turquie  un certain nombre de cordes ont été brisées dans le transport.  La difficulté qu’elle rencontra pour trouver alors des cordes de remplacement pour le concert qu’elle devait donner le soir-même et le stress que cela engendra lui fit prendre cette décision difficile pour la puriste qu’elle est.

Begoña Olavide à L’institut Cervantes de Tétouan from Jean-Marc SCHNEIDER on Vimeo.

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Visite de l’exposition des instruments de musique arabo-andalouse

novembre 03, 2010 By: Dar Rehla Category: Art et artisanat, Musique

Semaine passée, j’avais relayé l’information quant à l’organisation d’une exposition d’instruments de musique arabo-andalouse.  Cette exposition a été inaugurée ce lundi et nous nous y somme rendus ce matin afin d’en connaitre un peu plus sur le sujet.

L’exposition se situe finalement dans la salle d’exposition au rez-de-chaussée de l’Institut Cervantes et non pas au numéro 3 de la rue Mohamed Torres comme signalé au départ.   Sachez que pour y accéder, vous devrez laisser à l’entrée vos sacs et porte-documents pendus à un simple porte-manteau sous la seule surveillance de l’agent de sécurité qui se trouve à quelques mètres…

Tous les instruments présentés appartiennent à des collections privées et on peut remercier les propriétaires Omar Metioui, Issam Gharbaoui, Brahim Filali, Begona Olavide, Carlos Paniagua et l’association  » Confluences musicales de Tanger » de les avoir mis à disposition.
Vue générale de l'exposition
Les instruments sont regroupés par type.  On a ainsi une section regroupant

- les tambours et instruments à percussion.
Tambours Tambours Instruments de percussion

- les instruments à vent, comme ces flûtes assez particulières,
Flutes
mais aussi ce petit orgue « portatif »
Orgue miniature

L’exposition est toutefois principalement consacrée aux instruments à cordes.
Rabâb Rabâb Violons

Tympanon Cythare

Luth Luth Luth

Redâb Luths Guembris et Hajoujs

On peut également découvrir la méthode de fabrication des luths
Fabrication du luth

et apprécier la minutie que doivent apporter les luthiers à la réalisation de certaines pièces composant ces instruments telles ces ouïes
Ouïes Détail d'une ouïe Détail d'une ouïe

Détail d'une ouïe Détail d'une ouïe Détail d'une ouïe

mais aussi cette tête de manche assez originale.
Tête d'un instrument

Sur l’autre pan de mur de la salle, on trouvera une série de photos mettant en valeur quelques artistes tétouanais mais j’ai trouvé que cette présentation manquait de consistance et finalement très peu d’informations sont fournies au visiteur.  Il y a pourtant matière et un fond musical d’ambiance aurait aussi pu être un plus…

Jeudi prochain à 19h00, se tiendra dans le cadre de cette exposition une conférence didactique donnée par Carlos Paniagua, l’occasion peut-être d’en savoir un peu plus ?

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En route vers Moulay Abdelslam et son moussem

août 01, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Art et artisanat, Environnement, Religions et Cultes

Dernièrement Abdelatif, une connaissance travaillant à l’Institut français de Tétouan, est passé par la maison. Ce monsieur, randonneur confirmé avait fait la semaine précédente une sortie dans la région de Moulay Abdelslam en compagnie de quelques uns de ses collègues de l’Institut mais aussi de Mohamed, un de ses amis d’enfance originaire de l’endroit qui les a hébergés pour l’occasion.
Lors de ce séjour, Abdelatif a eu l’occasion de parler de notre maison « Dar Rehla » et Mohamed qui de son côté veut développer une activité de tourisme rural dans cette zone a manifesté son souhait de faire ma connaissance.  Comme vous aurez pu le constater, faire connaître Tétouan et sa région font partie de mes préoccupations quotidiennes et l’objet de ce blog : l’occasion était donc trop belle de découvrir cette région montagneuse toute proche et pourtant encore fort méconnue, hors des sentiers battus…  Qui plus est j’avais entendu parler de l’endroit car il s’y déroule en juillet un « moussem » et on est donc dans la période.  Un moussem est un fête annuelle régionale en l’honneur d’un saint et ici en l’occurrence c’est celui de Moulay Abdelslam Ibn Mchich considéré le père de la chadilya une des branches du soufisme. Assassiné en 1228, son mausolée se situe au somment du Djebel Alam (1362m) et l’endroit est devenu un lieu de pèlerinage où viennent se concentrer de nombreuses tribus de la région. Il semblerait que deux dates soient l’occasion de festivités : le 1er juillet et une autre date, variable, fonction des mois lunaires. A fur et à mesure des années ces dates se rapprochent et, cette année, la deuxième date se situe le 28 juillet. Ce sera cette date que nous choisirons pour notre visite.

Le village de Moulay Abdelslam se situe dans les montagnes entre Tétouan, Chechaouen et Larache, ses habitants sont les Chorfas des Beni Arous, descendants du prophète Mahomet par sa fille Fatima. Pour accéder au village qui se situe en haut du Djebel Alam il existe plusieurs routes selon la ville d’où l’on part. En partant de Tétouan, on emprunte la route vers Chefchaouen, on dépasse Zinat et on bifurque à droite pour emprunter une petite route dont les premiers kilomètres sont fort dégradés. Prochainement quand le barrage de Martil sera terminé et mis sous eau, cette route n’existera plus. Ici, la bifurcation n’est pas indiquée et il faut connaître.
A partir de là on s’engage sur une route sinueuse qui traverse des paysages parsemés de champs et de quelques récentes plantations d’oliviers.
La route vers Moulay Abdeslam Paysage du rif
On y pratique aussi l’élevage : bovins, ovins et caprins.
Bovins en pâture Ovins en quête de pâturage

La prudence s’impose sur ce type de route étroite, peu balisée et dont les bas-côtés portent bien leur nom… Certains jours et en particulier le mardi, le trafic peut être important sur ce premier tronçon car il existe un souk dans un village un peu plus haut.

Les constructions sont rares mais d’une architecture typique : murs traditionnels en pisé et toitures « modernes » en tôle qui prennent des nuances très variées en fonction de leur état d’oxydation.
Habitat traditionnel Habitat rifain
Au départ, ces toits étaient en chaume et constituaient une « sur-toiture » délimitant un espace de type grenier où l’on entreposait des denrées. Le plafond des maisons est normalement composé de cannes de roseau, de feuilles de fougères que l’on trouve en abondance dans les massifs forestiers tout proches et d’un mortier, le tout constituant un isolant efficace.
Plafond d'une habitation rifaine
Plus haut le paysage change et la forêt prend progressivement le dessus.
Le paysage change progressivement La chêneraie sur la route de Moulay Abdelslam
Ce sont principalement des chênes-liège dont l’écorce est utilisée à la fabrication de divers objets d’usage courant tels que tables et tabourets et à certains endroits sur la route,  des enfants vous les proposeront.

Sur le chemin, il se pourrait également que vous rencontriez un ou deux « cantonniers »  mais ne vous laissez pas prendre au piège de leur sollicitation et ne leur donner pas une pièce. Ils n’entretiennent nullement la route. Ils sont au même endroit depuis longtemps et se contentent de jeter quelques pelletés de terre dès qu’ils entendent le bruit d’un moteur…Enfin libre à vous.

La région est riche en eau et lors de votre ascension vous pourrez voir de nombreuses sources reconnaissables aux constructions qui les protègent.  L’eau y est d’une fraicheur et encore de qualité car il n’est fait ici aucun usage de pesticides.
Une source

Plus haut sur la route mais en contrebas de Moulay Abdelslam, à quelques centaines de mètres se trouve une autre source autour de laquelle divers établissements et constructions se sont installés.  C’est à mon sens une halte indispensable !
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L’endroit dispose également d’une aire de prière très sobre, propre au recueillement .
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A proximité, vous ne pourrez manquer quelques constructions modernes en pierre dont l’architecture tranche avec les maisons traditionnelles que vous aurez vues sur le chemin.  Toutefois,  je les trouve réussies, s’intégrant bien au paysage.
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Mais, d’après mes informations, ces constructions sont l’objet d’un litige car construites « irrégulièrement » sur un terrain appartenant aux Chorfas, les habitants du lieu… Il faut espérer que ce litige trouve rapidement une solution et que ces constructions puissent trouver une utilisation au profit des membres de la communauté locale dont les ressources sont maigres.

Nous y avons laissé la voiture et en avons profité pour déjeuner dans un des établissements du lieu.  Reconnaissable à sa décoration, l’endroit est coloré, plein de détails qui méritent de s’y attarder.  De plus tout y est impeccable : thé, tagines, grillade, musique, accueil, propreté, authenticité

A lui seul cet établissement mérite déjà le déplacement ! En attendant d’y aller, profitez des photos !

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L’Institut français de Tétouan

février 10, 2010 By: Dar Rehla Category: Art et artisanat, Culture

Au côté des nombreuses institutions culturelles espagnoles Tétouan possède aussi son espace culturel francophone.  C’est l’Institut français ; le site de Tétouan se situe au numéro 13 de la rue Chakib Arsalane, une rue située à l’arrière de la grande mosquée Hassan II.   La grille d'entrée de  l'Institut français de Tétouan On y accède par une porte métallique qui s’ouvre sur une grande cour au fond de laquelle sont situées les différentes salles qui le composent. La cour de l'Institut français de Tétouan

Parmi celles-ci, la médiathèque est un espace particulièrement important où de nombreux écoliers et étudiants viennent y découvrir la littérature et la culture française et francophone.   Deux espaces sont aménagés, l’un pour les plus jeunes et l’autre pour les adultes mais tant l’une que l’autre sont agréables, claires avec une vue magnifique sur les montagnes situées de l’autre côté de l’Oued Martil.   La bibliothèque est riche de quelques 23.000 ouvrages La médiathèque de l'Institut français de Tétouan mais les nouveaux médias de diffusion ne sont pas en reste et on peut également faire un choix parmi un éventail de quelques 500 DVD.

L’espace de la médiathèque accueille également de nombreuses expositions : pour l’année 2010 ce seront :

  • du 2 février au 27 février : « Les mathématiques dans la nature » ;
  • du 4 mars au 2 avril : « La France de la technologie » ;
  • du 6 avril au 30 avril : « Le développement durable, pourquoi ? »

Au dessous des salles de la médiathèque se trouve une salle de spectacle où ont lieu régulièrement des projections cinématographiques, des pièces de théâtre et d’autres manifestations culturelles. La salle de spectacle de l'Institut français de Tétouan

Le programme 2010 pour le site de Tétouan sera marqué par les manifestations suivantes :

  • Le jeudi 11 février à 18h30 : « Pour un patrimoine durable » – Conférence avec Pierre Colboc
  • Le jeudi 18 février à 18h30 : « Penser le Coran » – Conférence avec « Mahmoud Hussein »
  • Le vendredi 19 février : « L’accident » – Film tunisien-marocain (2008) de Rachid Ferchiou
  • Le mardi 23 février à 17h30 et 19h00 : « Le Chat botté » – Spectacle d’après l’oeuvre de Charles Perrault par la Compagnie de la jeunesse aimable.
  • Le vendredi 5 mars : « Le temps qui reste » – Film français-palestinien (2009) de Elia Suleiman
  • Le samedi 6 mars à 19h00 : « Les lettres de Toussainte » – Spectacle avec Marie-Catherine Conti sur base de l’oeuvre de Nadine Fischer.
  • Le jeudi 11 mars à 18h30 :   »La parole est aux femmes »  - Forum dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme.
  • Le vendredi 26 mars : « Un prophète » – Film français (2008) de Jacques Audiard
  • Le vendredi 9 avril : « Yuki et Nina » – Film français (2008) de Hyppolyte Girardot et Nobuhiro Suwa
  • Le vendredi 23 avril : « Chaque jour est une fête » – Film français, libanais, allemand (2009) de Dima El-Horr

De quoi passer déjà quelques bonnes soirées, n’est-il pas ?

Mais l’Institut français de Tétouan, c’est aussi un atelier de gravure ; L'atelier de gravure de l'Institut français de Tétouan celui-ci propose des stages pour débutants ou de perfectionnement. Ces stages sont ouverts à toute personne intéressée par l’art de la gravure en taille douce et en relief avec en prime l’occasion d’y rencontrer des artistes confirmés qui désirent approfondir leurs connaissances et expérimenter de nouvelles techniques.
2010 accueillera en résidence les artistes suivants :

  • Mimouni El Houssaine du 13 février au 27 février ;
  • Véronique Duplan du 3 mars au 26 mars ;
  • Nazim Spire du 1er avril au 21 avril.

Bien entendu, au côté de toutes ces manifestations, l’Institut dispense des cours de français pour adultes et étudiants et prépare les candidats aux épreuves de certification françaises (DELF et DALF), indispensables pour une inscription dans les universités ou grandes écoles françaises.   3000 enseignements sont ainsi donnés annuellement par l’équipe de Tétouan sous la direction de leur directeur M. Mikaël Mohamed.

Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’Institut français de Tanger – Tétouan

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Tétouan, c’est aussi un festival de la bande dessinée.

novembre 24, 2009 By: Dar Rehla Category: Art et artisanat, Culture

Trouvé sur le net, un article de Amel Nejjari du quotidien Libération

Tétouan: Le festival de la bande dessinée se prépare

Pour le grand plaisir des amateurs et professionnels du 9ème art, Tétouan abritera la 6ème édition du Festival international de la bande dessinée les 28 et 29 mai 2010. Cette manifestation organisée désormais tous les deux ans par l’Institut national des Beaux-Arts de Tétouan, est une rencontre où tous les fans de la BD se donnent rendez-vous pour fêter cet art qui tend de plus en plus à prendre sa juste place dans le paysage artistique marocain… Et le Festival de Tétouan y est pour beaucoup…
La particularité de cette 6ème édition est que le Festival visera la promotion de la bande dessinée africaine en tant que moyen de sensibilisation et de compréhension entre les peuples. Et comme pour tout événement d’une telle envergure, les préparatifs vont bon train… Si la programmation n’est toujours pas dévoilée, l’on sait déjà qu’une exposition aura lieu durant le Festival. D’ailleurs, dores et déjà, bédéistes, auteurs et dessinateurs de BD sont invités à contribuer à cette exposition qui sera entièrement consacrée au répertoire de la BD marocaine, produite au Maroc ou ayant pour objet principal le Maroc. Selon les organisateurs, cette initiative a pour principal objectif de faire connaître les talents marocains du 9ème art et d’inventorier les productions relatives au Maroc. Les personnes intéressées sont invitées à faire parvenir leur dossier et des extraits de leurs travaux avant le 30 mars 2010. Le Festival ouvre également un concours consacré aux jeunes artistes de moins de 30 ans. Les jeunes talents ont jusqu’au 15 décembre 2009 pour soumettre leur projet d’album complet, soit un ensemble de 20 planches. Les projets retenus le seront avant janvier 2010. Bédéistes en herbe, à vos planches !
Une autre occasion de découvrir Tétouan et pourquoi ne pas choisir notre maison d’hôtes « Dar Rehla «  pour votre hébergement ?
Sa rénovation est dorénavant terminée.

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Vendredi, jour du couscous et visite d’un atelier de tissage

novembre 21, 2009 By: Dar Rehla Category: A voir, Art et artisanat, Gastronomie

Hier vendredi jour de prière, nous avions rendez-vous pour visiter un atelier de tissage où nous pourrions faire réaliser des couvertures en laine mais selon nos propres exigences pour les couleurs et les motifs.  Il ne va pas sans dire que nous sommes très intéressés et nous nous sommes donc mis en route tôt pour ne pas rater notre rendez-vous !

Nous profiterons de notre trajet pour visiter la boutique d’un « antiquaire » chez qui nous avons déjà acheté quelques pièces.  On ne peut à proprement parler dire que c’est un antiquaire et d’ailleurs il ne se reconnait pas comme tel.  Pour lui, il est juste commerçant et vend des pièces plus ou moins anciennes (vieilles) qu’il restaure aussi. Pourtant, sa boutique est une caverne où il faut fouiner tant la variété d’objets présentés est importante.  Aujourd’hui, nous aimerions éventuellement trouver une ancienne fenêtre tétouanaise en bois peint afin de décorer Radra, la dernière chambre de Dar Rehla dont l’ouverture est désormais fixée au 1er décembre.   Après quelques échanges sur notre projet dont il a entendu parlé récemment, il partira dans son stock à la recherche d’une fenêtre dont il a fait l’acquisition récemment.  En l’attendant nous inspectons son magasin à la recherche de l’objet « inespéré ».   Comme souvent, je regarde en hauteur et découvre le plafond de la boutique qui est entièrement peint !

Plafond peint tétouanais Plafond peint tétouanais

Une vraie merveille  qu’il faudrait prendre le temps de regarder, mais déjà notre vendeur est de retour et malheureusement la fenêtre qu’il nous ramène ne pourra faire l’affaire ; il y a trop de bleu dans le dessin… Ce sera pour une autre fois mais je devrai de toute manière, revenir très prochainement car il possède un vieux fusil typique comme j’aimerais en posséder un pour la décoration d’une chambre.   Et ce genre d’article n’est plus courant sur le marché où l’on ne trouve plus que des pâles imitations souvent très rustres et moches !

Mais vendredi, c’est également le jour du couscous.  Au détour d’une petite ruelle entre Souk El Hout et la place de l’Oussa Près de l'Oussa  se trouve un petit restaurant où l’odeur de la cuisine est toujours très appétissante !  A plusieurs reprises nous avons déjà voulu y rentrer déjeuner et tester la cuisine.  L’occasion était trop belle, nous étions à proximité et n’avions notre rendez-vous que bien plus tard.  Nous passons donc le seuil et pénétrons dans la salle Restaurant de la médina de Tétouan au fond de laquelle se trouve le comptoir sur lequel sont présentés les plats du jour : tajine de crevettes, tajine de viande, paella, etc… et naturellement le couscous pour lequel nous allons opter.   Après quelques minutes d’attente on nous apporte nos assiettes généreusement garnies. Couscous et une corbeille de pain.    La semoule est très bonne, mouillée à souhait, le poulet bien cuit et les légumes légèrement fermes ! Un régal qui nous coûtera à peine 30 dirhames ! On reviendra tester les tajines, c’est sûr.  Ne fut-ce que pour la patronne et le patron dont l’accueil a été très chaleureux.

Après avoir quitté les lieux nous nous rendrons à l’atelier de tissage qui se situe à proximité de Bab Saïda, non loin de la maison de nos amis André et Pascale.  La boutique est petite et garnie de tapis aux murs.  Le métier à tisser, véritable antiquité utilisé déjà par le bisaïeul de l’artisan actuel ! Un métier à tisser traditionnel Personnellement je suis toujours épaté par ces machines d’un autre âge souvent rafistolées mais fonctionnant toujours à merveille dans les mains de leur propriétaire.  Ici la trame fait 170 cm de large. Détail d'un métier à tisser traditionnel

Pour réaliser un tapis, il va se servir d’un fils de laine relativement épais choisi parmi un assortiment de couleurs limité Bobines de fils de laine A ce fil il va ajouter jusqu’à quatre fils de laine plus fins et de couleur éventuellement différentes afin de nuancer le travail final.   Bobines de fils Ainsi des fils noirs fonceront le bleu initialement choisi. Le choix des fils

Ensuite l’artisan procèdera à la préparation des navettes de fils.  Pour ce faire il utilisera un style de rouet fabriqué avec une roue de vélo ! Préparation du fil Les navettes sont rapidement préparées et il pourra alors nous faire quelques lignes avec les différents « fils » choisis. Essai de tissage La rapidité d’exécution est manifeste et j’apprends qu’il fait 2,50 m de tissage sur une journée ! J’ai malheureusement oublié de demander le nombre d’heures qu’il passe derrière son métier mais fort probablement qu’il fait plus que 35 heures sur sa semaine…

Suite à ma demande, il nous expliquera comment sont réalisés les motifs. Essais de dessins

Son travail nous plait et après en avoir discuté le prix nous nous mettons d’accord sur la couverture à réaliser à l’aide d’un petit plan Le plan de notre commande Les dimensions de notre commande (2,20m x2,50m) dépassent en largeur les capacités de son métier.  Il devra donc faire deux pièces identiques qui seront cousues par la suite.  Il a bien compris notre demande et propose de couper deux bandes de 25cm dans la seconde couverture, lesquelles seront cousues symétriquement de part et d’autre de la première afin de donner un plus bel aspect au travail terminé !  Le tissage restant sera utilisé dans la confection de 6 coussins.

La commande sera prête mercredi soir !  Warha !

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