Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

Que faire à Tétouan et dans ses environs…
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Archive for the ‘A voir’

L’ancienne église de Martil et José Maria Lerchundi

avril 18, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Architecture, Histoire

La publication sur Facebook d’une ancienne photo de l’église de Martil L'église de Martil par nos amis Claire et Christian m’a donné envie d’en connaître un peu plus sur l’histoire de ce beau bâtiment.  C’est dans le petit guide « TangerPocket », que vous trouverez gratuitement dans de nombreux établissements touristiques de la région et qui dispose aussi d’une version web, que j’ai démarré mon investigation.  Par la suite, j’ai dû constater qu’il existe très peu d’informations sur l’église elle-même.
Peut-être que des futurs lecteurs pourront apporter des précisions et d’autres photos.  Je les en remercie d’avance.
Le fronton de l'ancienne église de Martil
Bâtie à la fin des années 40 sous le Protectorat espagnol, l’église de Martil, vu sa taille donne une idée de l’importance de la présence espagnole et du culte catholique à cette époque dans la région.
L'église de Martil
L’édifice restera dédié au culte catholique jusque dans les années 70 pour être ensuite abandonné.   En 1996, le bâtiment est restauré par la Junta de Andalucia et sera reconverti en un espace culturel.
L'ancienne église de Martil de nos jours Le parvis de l'ancienne église de Martil
Vue latérale de l'église de Martil Fresques sur la façade latérale de l'ancienne église de Martil

On lui donnera le nom d’un père franciscain qui oeuvra au XIX ème siècle dans le Nord du Maroc « José Maria Lerchundi ».
A ce jour cependant, le centre semble plus connu sous le patronyme de centre culturel « Al Andalous »…

Le père Lerchundi Né en 1836, le père José Maria Lerchundi rejoint l’ordre franciscain en 1856 et sera ordonné en 1859.  En 1862, il rejoint la Mission catholique du Maroc dont il deviendra le Préfet apostolique de 1877 jusqu’à sa mort en 1896.  Il est enterré dans la crypte de la cathédrale de Tanger.

Il résidera de 1862 à 1877 à Tétouan et entretiendra des liens forts avec différents acteurs de la vie tétouanaise lui permettant d’acquérir une connaissance approfondie de la langue arabe.  A cette époque Tétouan est la capitale diplomatique du Maroc et il sera l’interprète officiel entre les rois d’Espagne et le sultan Hassan I du Maroc.

Cette connaissance de la langue parlée aboutira à la rédaction de plusieurs livres qui font encore référence et qu’il serait intéressant de me procurer :

  • « Rudimentos del arabe vulgar que se habla en el imperio de Marruecos » (1872) ;
  • « Crestomatía Árabe » (1881) ;
  • « Vocabulario español-arábico del dialecto de Marruecos » (1893).

Parmi ses nombreuses autres réalisations on peut citer :

  • la création à Tanger de la première imprimerie hispano-arabe du Maroc ;
  • la création et la rénovation de nombreuses écoles paroissiales et un centre de formation professionnelle ;
  • la création d’un complexe d’habitations pour sans-abris ;
  • l’ouverture à Tétouan d’une école pour l’espagnol et l’arabe.

Par ailleurs, il a contribué  à plusieurs initiatives visant à moderniser Tanger dans des domaines très variés : l’électricité, les horloges publiques,  les chambres de commerce, les compagnies maritimes, les postes de traite, etc.

Si l’histoire de ce père vous intéresse, vous pourrez trouvez plus d’infos en suivant ce lien sur ce site dédié à l’ordre des franciscains

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Le café Hafa

avril 16, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir

Entre deux avions, celui qui emmenait mon fils vers la Belgique et celui qui amenait la maman de ma compagne pour une semaine de vacances à Dar Rehla, j’avais quelques heures à tuer.

Après avoir confié Robby aux soins du steward qui allait l’accompagner jusqu’à l’embarquement,  Mohamed, le chauffeur avec lequel nous avons pris l’habitude de faire nos déplacements tant pour ses qualités humaines que sa conduite sécurisante, m’a proposé de remonter jusqu’à Tanger par la côte atlantique  que je ne connais pas encore.   C’est ainsi que nous sommes passés tout d’abord aux grottes d’Hercule hercule
puis par le cap Spartel avant de rejoindre Tanger Le Phare du cap Spartel
par une zone côtière couverte de pinèdes et de cytises, encore sauvage et relativement peu construite où de nombreux tangérois viennent s’oxygéner les week-end.

En arrivant près de Tanger, la route que nous empruntons longe quelques propriétés imposantes dont celle qu’occupe le Roi lors de ses séjours dans la ville ainsi que celles de princes saoudiens et autres puissants de ce monde.

J’ai eu l’occasion de visiter Tanger précédemment mais ces visites souvent courtes se sont généralement limitées au centre de la ville et à la vieille médina.  Or parmi les endroits qu’il faut certainement visiter, il y a le café Hafa.   C’est un endroit mythique fondé en 1921 par un certain Ba M’hamed et qui a vu depuis passer de nombreuses personnalités du monde des Arts et de la Culture.   »De Paul Bowles à Mohamed Choukri, de Jean Genet aux Beatles, aux Rolling Stones, Jimi Hendrix, Sean Connery, William Burroughs et bien d’autres, tous les amoureux de l’âme tangéroise sont venus ici bavarder, écrire, peindre, boire le thé à la menthe ou fumer la chicha ».

Avant de nous y rendre nous garons le taxi à proximité et accédons via une allée aux allures romaines Accès à la falaise près du café Hafa
à une esplanade naturelle rocheuse d’où l’on découvre déjà un panorama superbe sur le port et une nouvelle rocade récemment achevée.
Vue sur le port de Tanger Vue sur le détroit

L’endroit semble avoir résisté à la pression urbanistique qui caractérise Tanger et on peut y voir encore des immeubles d’une autre époque. Maison en bord de falaise Immeuble du début du siècle

Le café se trouve un peu plus loin et nous y accédons par une petite ruelle. Vers le café Hafa La porte d'accès du café Hafa

Quand nous y arrivons, il encore tôt et les terrasses sont encore vides.   L'entrée du café Hafa Les escaliers du café Hafa
Terrasse du café Hafa Le café Hafa hafa14
Nous pourrons néanmoins y prendre un verre de thé à la menthe en admirant le paysage qui s’offre à nous. Thé au café Hafa
En recherchant sur le net quelques informations sur le site, je suis tombé sur article publié en 2005 que je vous invite à lire… et dont voici juste un extrait,

Souhaitons qu’on ne doive pas un jour en parler à l’imparfait (le café Hafa) : une étoile française de deuxième grandeur, comédienne et chanteuse, icône de la bien-pensance et porte-drapeau du politiquement correct, n’a pas hésité à faire élever un mur en béton pour préserver des regards sa maison, mitoyenne du café.

La suite dans l’article…

La suggestion faite par l’auteur est intéressante et cocasse. Pour ma part, j’hésite à illustrer ce propos par l’une ou l’autre de mes photos. Tant  sur la droite que sur la gauche, il y a des maisons et des murs mitoyens qui limitent l’angle de vue.  L’un d’entre eux semble toutefois avoir été érigé plus récemment et descend plus bas.  Son effet néfaste sur le panorama est incontestable principalement pour les terrasses des niveaux moyens du café. Le mur de la honte..

Quoiqu’il en soit, un sol mot résume bien la situation : « CHOUMA » !

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Le Cap Spartel.

avril 15, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Histoire

Tout près de Tanger, à une quinzaine de kilomètres sur la côté atlantique se situe le Cap Spartel.  Promontoire rocheux de 315 m d’altitude marquant l’entrée Sud du Détroit de Gibraltar le rocher est dominé par un phare dont la construction fut ordonnée au sultan Mohammed Ben ‘Abd-Er-Rahmanen en 1861 par les représentants du corps consulaire présent alors à Tanger. Le Phare du cap Spartel

A cette époque, les côtes marocaines sont fort inhospitalières et de nombreux navires sont soit capturés  soit naufragés et l’endroit est alors considéré comme un « cimetière de navires ».   Cette situation constitue un obstacle majeur au développement des rapports commerciaux avec l’étranger et à la fin de l’année 1852, les représentants des puissances européennes considèrent qu’il est urgent de joindre leurs efforts pour construire un phare pour sécuriser la côte.   En novembre 1860, le naufrage de la corvette brésilienne Dona Isabella et ses 104 victimes sera certainement un facteur déterminant dans la concrétisation du projet.

Les travaux de construction débuteront en 1861 sous la direction d’un ingénieur français, M.-L. Jacquet et se prolongeront jusqu’en 1864.  Le phare de 110 m de hauteur entrera en activité le 15 octobre de cette anné-là. Le Phare du cap Spartel

Mais l’importance stratégique du phare éveille craintes et rivalités : il devient indispensable que la neutralité du phare dont la construction a été financée par le gouvernement marocain de l’époque soit garantie par un traité de neutralité : cette convention internationale, la première sur une question marocaine,  sera signée le 31 mai 1865 par dix puissances, dont les États-Unis.  Au constat que le Maroc n’avait ni marine de guerre ni marine de commerce, cette convention dépossédait le Maroc de tout regard sur le fonctionnement du phare.  Le Makhzem (pouvoir central) en conservait néanmoins l’intégrité territoriale et la propriété…

A ce jour, le phare est toujours en activité, mais contrairement à ce que l’on peut lire dans certains guides, il ne semble pas pouvoir être visité.

Quoique il en soit, la vue que l’on a de cet endroit sur l’océan vaut à elle seule le déplacement La côte atlantique près du cap Spartel

et vous pourrez en profiter dans l’un ou l’autre des établissements qui sont situés à proximité. Etablissement près du Cap Spartel

En quittant le Cap ne manquez pas la vue sur là côte et l’arrière pays.  La plage de sable que vous pouvez voir au loin s’étend sur 40 km environ jusqu’à Asilah. La côte atlantique au Sud du cap Spartel

Tout au long de la côte, l’océan déroule ses ondes et l’endroit serait un des lieux privilégiés des surfeurs et bodyborders locaux.  On en reparlera… Rouleaux au cap Spartel

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Au delà de Aïn Bouanen

avril 13, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir

Dernièrement, en compagnie de notre amis Mohammed B.  nous avions découvert le site de Aïn Bouanen, une des sources situées dans la montagne en face de Tétouan.

Nous avions été impressionnés par le site et je m’étais promis d’y revenir afin d’explorer un peu plus les alentours et de découvrir éventuellement des chemins de randonnées dans le massif.

Aujourd’hui, accompagné de mon fils, je suis à nouveau allé voir le site.  Si dans un premier temps nous avions pensé nous y rendre à pied, arrivés au niveau de la gare routière, dsc_0242

et après avoir traversé le bas de Tétouan dsc_0229
nous nous sommes finalement décidés à prendre un taxi.

Le temps de prendre quelques photos de la montagne dsc_0248 et nous montons vers la source.

Vu l’état de la route sur la fin du parcours, le taxi ne montera pas jusqu’à la source et nous laissera au niveau d’un lieu appelé Torreta.   dsc_0249

Au sommet de cette première côte dsc_0252
se trouve la station de traitement d’eau qui alimente Tétouan.   dsc_0254

Après celle-ci, il nous faudra encore parcourir quelques centaines de mètres à travers un paysage rocheux et sauvage. dsc_0263

Arrivés au site de la source, nous prendrons sur la terrasse de l’un des établissements une boisson méritée avant d’attaquer le massif. dsc_0268

Nous emprunterons alors la route qui monte à l’arrière de la source et sur laquelle se trouvent quelques terrasses rustiques. dsc_0289
Au détour d’un rocher, nous arrivons à proximité de l’endroit que j’ai envie de voir aujourd’hui : il s’agit du site  où passe une petite rivière qui descend de la montagne et qui compte, aux dires de Mohammed de nombreuses petites piscines naturelles.   Nous quittons la route et prenons alors l’un des nombreux sentiers qui sillonnent le versant.   L’ascension est relativement aisée malgré les nombreuses pierres qui encombrent le chemin mais nous ne monterons que quelques dizaines de mètres de dénivelé pour découvrir un panorama enchanteur. dsc_0308

L’endroit est superbe.
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Il justifie que de nombreuses personnes viennent y faire du pique-nique comme en témoignent les nombreuses traces de foyers.   Traces de foyers
Par contre il est regrettable que ces utilisateurs ne respectent pas mieux cet endroit en y abandonnant leurs déchets. Déchets

On pensait redescendre sur Tétouan en longeant le lit de la rivière.   dsc_0298
Après quelques centaines de mètres, nous avons dû nous rendre à l’évidence que cela ne serait pas possible.  Nous sommes tombés en effet nez à nez avec des clôtures qui nous ont empêché de prolonger notre chemin.

Finalement, nous sommes retournés vers la source et sommes rentrés à Tétouan en passant par des chemins de terre au travers de plusieurs quartiers construits sur le versant de la montagne.  Au final quatre heures de promenade fort agréable.

La prochaine fois que je reviendrai ici, je testerai un autre chemin… Il y en a de nombreux dont un qui semble accéder au sommet de la montagne, à moins que ce ne soit celui qui mène à  l’autre source naturelle de la région : Aïn Zarka.

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Le Ryad Al Ouchak ou Jardin des Amoureux

février 14, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Architecture, Sports et loisirs

Parmi les endroits charmants  de Tétouan, il en est un qu’en ce jour de Saint Valentin il était opportun de vous présenter  et auxquels de nombreux tétouanais sont attachés : le ryad Al Ouchak ou jardin des amoureux…  Situé en contrebas de la vieille médina, le jardin s’étend sur deux hectares environ.

Le Jardin des Amoureux de Tétouan

Le Jardin des Amoureux de Tétouan

Créé en 1929 et initialement baptisé « Jardin du consul Cajigas » sous le protectorat espagnol il a fait l’objet d’une restauration poussée en 1997.  Initialement entouré de murs, le jardin est maintenant dégagé et offre à la vue de tous,  ses parterres multicolores, ses arbres majestueux et ses nombreux bassins et fontaines aquatiques.   La récente réhabilitation a su garder l’aspect arabo-andalous que lui avait donné les espagnols qui souhaitaient faire de cet endroit une réplique des célèbres jardins du palais de l’Alhambra de Grenade.

Bassins du Jardin des Amoureux

Bassins d'eau et le kiosque du Jardin des Amoureux

Pour les tétouanais, le jardin fait partie intégrante du patrimoine de la ville et la plupart d’entre eux ont l’habitude de venir y passer en fin de journée de beaux moments pendant la période estivale.  Le nom qu’on lui connait actuellement « Ryad Al Ouchak » s’est imposé très rapidement après sa création ; compte tenu de son aspect romantique, le jardin était vite devenu le lieu de rencontre de prédilection de nombreux jeunes couples désirant passer ensembles quelques moments…

Le Jardin des Amoureux

Le Jardin des Amoureux

On appréciera particulièrement le grand bassin circulaire avec sa fontaine autour duquel des bancs vous attendent et vous permettront de bénéficier de la beauté des lieux sous le couvert de superbes arbres.

Le grand bassin du Jardin des Amoureux

Le grand bassin du Jardin des Amoureux

Et non loin de là, si le coeur vous en dit,  un petit établissement bien sympathique vous permettra de prendre un thé à la menthe savoureux…

Où prendre un thé dans le Jardin des Amoureux

Où prendre un thé dans le Jardin des Amoureux

Après,  vous aurez l’embarras du choix :

  • remonter dans la vieille médina par Bab Remuz et le  Mellah ;
  • aller faire un tour au centre d’artisanat qui se trouve non loin ;
  • aller visiter l’Ecole des Arts et Métiers  ou le Musée ethnographique tous deux situés près de Bab El Okla, en remontant, vers l’Est, l’avenue Hassan II qui longe les jardins ;
  • remonter vers l’Ensanche en remontant les jardins vers l’Ouest.

D’ici peu,  vous aurez peut-être l’occasion également de visiter le musée d’Art moderne qui occupera l’ancienne gare du train qui reliait Tétouan à Ceuta dont le bâtiment a été récemment rénové.

L'ancienne gare ferroviaire de Tétouan

L'ancienne gare ferroviaire de Tétouan

En attendant de découvrir ce lieu par vous-même, je vous emmène virtuellement à sa découverte.

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Le rif, une vaste zone de randonnées à découvrir.

février 12, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Sports et loisirs

Hier, à l’Institut français où j’assistais à la conférence de Pierre Colboc sur le Patrimoine durable,  on m’a parlé d’une association de randonneurs basée à Tétouan. C’est l’association RANDORIF.

Toutes les trois semaines, cette association dirigée par M. Mansour organise au départ de Tétouan une randonnée de +/- 6 heures de marche dans les montagnes du Rif tout proches.

Une photo des contreforts du Rif entre Oued Laou et Chefchaouen

Les contreforts du Rif

Le but est souvent d’atteindre l’un des nombreux sommets de cette chaine montagneuse fort accidentée et de découvrir des paysages fantastiques où la nature à l’état sauvage domine encore.

Paysage du Rif entre Chefchaouen et Tétouan

Montagnes du Rif entre Tétouan et Chefchaouen

Le groupe a un site internet http://randorif.multiply.com/ où sont postées avant chaque sortie des informations pratiques quant à la distance, le dénivelé, la météo prévue, etc…

Une fois par an, c’est une randonnée de deux jours qui est proposée avec un bivouac dans la montagne.

La prochaine aura lieu le 28 février et je tenterais bien l’expérience mais dans le règlement de l’association, je peux lire

5.C *J’ai bien saisi que le but de la randonnée n’est autre que profiter pleinement de la nature, donc il est hors de question que je planifie ou poursuis des projets personnels ou professionnels;

Alors, que faire ?  Loin de moi le désir de faire du business avec cette activité… Mon désir est surtout de faire découvrir les potentialités que la région offre.

Je sais par ailleurs que d’autres associations, organisations et personnes par lesquelles des randonnées pédestres dans le Rif peuvent être encadrées existent.  Je m’informe et d’ailleurs, très prochainement, je devrais en rencontrer,  de ces personnes passionnées, connaissant bien ces montagnes et prêtes aussi à vous les faire découvrir si vous passez par ici !

A suivre donc…

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Les mosquées de Tétouan : la mosquée Hassan II

décembre 06, 2009 By: Dar Rehla Category: A voir, Religions et Cultes

Inaugurée en 1973, la mosquée Hassan II de Tétouan est désormais la mosquée au plus haut minaret de la ville et devance dorénavant celui de la Grande Mosquée « Jamaa El Kebir ».

La mosquée Hassan II de Tétouan

C’est au sein de cette mosquée que régulièrement le Roi Mohammed VI qui porte également le titre de « commandeur des croyants » officie quand il est présent à Tétouan.

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Vendredi, jour du couscous et visite d’un atelier de tissage

novembre 21, 2009 By: Dar Rehla Category: A voir, Art et artisanat, Gastronomie

Hier vendredi jour de prière, nous avions rendez-vous pour visiter un atelier de tissage où nous pourrions faire réaliser des couvertures en laine mais selon nos propres exigences pour les couleurs et les motifs.  Il ne va pas sans dire que nous sommes très intéressés et nous nous sommes donc mis en route tôt pour ne pas rater notre rendez-vous !

Nous profiterons de notre trajet pour visiter la boutique d’un « antiquaire » chez qui nous avons déjà acheté quelques pièces.  On ne peut à proprement parler dire que c’est un antiquaire et d’ailleurs il ne se reconnait pas comme tel.  Pour lui, il est juste commerçant et vend des pièces plus ou moins anciennes (vieilles) qu’il restaure aussi. Pourtant, sa boutique est une caverne où il faut fouiner tant la variété d’objets présentés est importante.  Aujourd’hui, nous aimerions éventuellement trouver une ancienne fenêtre tétouanaise en bois peint afin de décorer Radra, la dernière chambre de Dar Rehla dont l’ouverture est désormais fixée au 1er décembre.   Après quelques échanges sur notre projet dont il a entendu parlé récemment, il partira dans son stock à la recherche d’une fenêtre dont il a fait l’acquisition récemment.  En l’attendant nous inspectons son magasin à la recherche de l’objet « inespéré ».   Comme souvent, je regarde en hauteur et découvre le plafond de la boutique qui est entièrement peint !

Plafond peint tétouanais Plafond peint tétouanais

Une vraie merveille  qu’il faudrait prendre le temps de regarder, mais déjà notre vendeur est de retour et malheureusement la fenêtre qu’il nous ramène ne pourra faire l’affaire ; il y a trop de bleu dans le dessin… Ce sera pour une autre fois mais je devrai de toute manière, revenir très prochainement car il possède un vieux fusil typique comme j’aimerais en posséder un pour la décoration d’une chambre.   Et ce genre d’article n’est plus courant sur le marché où l’on ne trouve plus que des pâles imitations souvent très rustres et moches !

Mais vendredi, c’est également le jour du couscous.  Au détour d’une petite ruelle entre Souk El Hout et la place de l’Oussa Près de l'Oussa  se trouve un petit restaurant où l’odeur de la cuisine est toujours très appétissante !  A plusieurs reprises nous avons déjà voulu y rentrer déjeuner et tester la cuisine.  L’occasion était trop belle, nous étions à proximité et n’avions notre rendez-vous que bien plus tard.  Nous passons donc le seuil et pénétrons dans la salle Restaurant de la médina de Tétouan au fond de laquelle se trouve le comptoir sur lequel sont présentés les plats du jour : tajine de crevettes, tajine de viande, paella, etc… et naturellement le couscous pour lequel nous allons opter.   Après quelques minutes d’attente on nous apporte nos assiettes généreusement garnies. Couscous et une corbeille de pain.    La semoule est très bonne, mouillée à souhait, le poulet bien cuit et les légumes légèrement fermes ! Un régal qui nous coûtera à peine 30 dirhames ! On reviendra tester les tajines, c’est sûr.  Ne fut-ce que pour la patronne et le patron dont l’accueil a été très chaleureux.

Après avoir quitté les lieux nous nous rendrons à l’atelier de tissage qui se situe à proximité de Bab Saïda, non loin de la maison de nos amis André et Pascale.  La boutique est petite et garnie de tapis aux murs.  Le métier à tisser, véritable antiquité utilisé déjà par le bisaïeul de l’artisan actuel ! Un métier à tisser traditionnel Personnellement je suis toujours épaté par ces machines d’un autre âge souvent rafistolées mais fonctionnant toujours à merveille dans les mains de leur propriétaire.  Ici la trame fait 170 cm de large. Détail d'un métier à tisser traditionnel

Pour réaliser un tapis, il va se servir d’un fils de laine relativement épais choisi parmi un assortiment de couleurs limité Bobines de fils de laine A ce fil il va ajouter jusqu’à quatre fils de laine plus fins et de couleur éventuellement différentes afin de nuancer le travail final.   Bobines de fils Ainsi des fils noirs fonceront le bleu initialement choisi. Le choix des fils

Ensuite l’artisan procèdera à la préparation des navettes de fils.  Pour ce faire il utilisera un style de rouet fabriqué avec une roue de vélo ! Préparation du fil Les navettes sont rapidement préparées et il pourra alors nous faire quelques lignes avec les différents « fils » choisis. Essai de tissage La rapidité d’exécution est manifeste et j’apprends qu’il fait 2,50 m de tissage sur une journée ! J’ai malheureusement oublié de demander le nombre d’heures qu’il passe derrière son métier mais fort probablement qu’il fait plus que 35 heures sur sa semaine…

Suite à ma demande, il nous expliquera comment sont réalisés les motifs. Essais de dessins

Son travail nous plait et après en avoir discuté le prix nous nous mettons d’accord sur la couverture à réaliser à l’aide d’un petit plan Le plan de notre commande Les dimensions de notre commande (2,20m x2,50m) dépassent en largeur les capacités de son métier.  Il devra donc faire deux pièces identiques qui seront cousues par la suite.  Il a bien compris notre demande et propose de couper deux bandes de 25cm dans la seconde couverture, lesquelles seront cousues symétriquement de part et d’autre de la première afin de donner un plus bel aspect au travail terminé !  Le tissage restant sera utilisé dans la confection de 6 coussins.

La commande sera prête mercredi soir !  Warha !

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M’Diq ou Rincon – un peu plus loin sur la plage

octobre 28, 2009 By: Dar Rehla Category: A voir, Gastronomie

Ce matin, les ouvriers ont quitté la maison et débarrassé les pièces des derniers outils, pots de peinture et autres accessoires nécessaires à leur travail. Avant de nous attaquer à l’aménagement définitif et à la décoration nous avons décidé de passer la journée à l’extérieur et d’aller montrer à ma maman la ville de M’Diq dont nous avons déjà parlé précédemment.

Nous avons contacté Mohammed pour le taxi mais il est occupé ; nous allons donc nous rendre alors à une aire située à proximité de Bab Tout où nous trouvons sans difficulté un taxi qui nous amènera à Rincon le nom couramment utilisé ici pour la ville de M’Diq. Après avoir demandé le prix pour la course fixé cette fois-çi à 60 dirhames, nous embarquons dans la traditionnelle Mercedes aux couleurs bleues caractéristiques des taxis de Tétouan. Le chauffeur Abdelkader s’exprime très bien en français et le trajet est agréable. Pendant celui-ci nous apprendrons qu’Abdelkader habite Martil qu’il est chasseur et que tous les week-ends il part à la chasse du côté de Oued Laou qui est une région encore très sauvage et en contraste total avec le littoral entre Tétouan et Ceuta. Les produits de ses chasses ? des perdrix et des lapins qu’il accommode en couscous… Il en parle tellement bien qu’on souhaiterait être invité à le déguster ce couscous !
Arrivés à M’diq, on se rendra directement au Blue Inn où nous avions déjà mangé précédemment et où le service avait été particulièrement soigné. Le garçon qui nous avait servi nous reconnait dès notre entrée et vient nous accueillir avec le sourire; il nous invite à découvrir la nouvelle salle de restaurant qui a été aménagée à l’étage. La salle est vaste, bien aménagée et nous nous installons près des baies vitrées donnant sur la plage et la mer. Comme la première fois, le personnel est attentionné et stylé ! Nous choisirons dans la carte des produits de la mer : calamars grillés, Saint Pierre à la sauce aux amandes et friture de poissons accompagnés d’une salade variée. Au Blue Inn de Rincon-M'Diq Pour terminer nous testerons le nougat glacé et nous ne serons pas déçus ! Rien à dire, le restaurant est vraiment très bien et je vous le recommande si vous êtes de passage par M’Diq !
Pendant le repas, nous avons le loisir d’apprécier les saltos et autres sauts effectués par deux adolescents sur la plage toute proche. Sur la plage de Rincon-M'Diq Sur la plage de Rincon-M'Diq Nous irons ensuite via la plage jusqu’à la hauteur de la lagune de Smir. La plage de Rincon-M'Diq Le long de la plage se trouve un complexe touristique en voie de ré-aménagement et les immeubles terminés ont belle allure. Complexe touristique de Rincon-M'Diq Complexe touristique de Rincon-M'Diq Passer des vacances ici doit être fort agréable…
En face se trouve la lagune de Smir, un écosystème particulier par où passent de nombreux oiseaux migrateurs. La lagune de Smir La lagune a souffert des travaux d’urbanisation tout proches mais fait désormais l’objet d’attention et d’aménagements spécifiques pour en garantir la pérennité. Tout autour est déjà aménagée une promenade fort large La promenade autour de la lagune de Smir et régulièrement espacés des panneaux didactiques informent le promeneur sur les caractéristiques des espèces présentes. Panneau didactique en bordure de la lagune de Smir   Panneau didactique en bordure de la lagune de Smir

Nous regagnerons ensuite le centre de la ville où les terrasses sont relativement désertes à cette période de l’année Rue de Rincon-M'Diq La devanture d’un restaurant particulièrement colorée attire mon regard. Restaurant de Rincon-M'Diq Il est temps de rentrer d’autant que quelques gouttes de pluie commencent à tomber.

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Tags: M'Diq, Rincon

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