Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

Que faire à Tétouan et dans ses environs…
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Archive for the ‘A voir’

Une promenade dans le djebel Gorghiz au départ de Aïn Bouanen

septembre 24, 2011 By: Dar Rehla Category: A voir, Environnement, Sports et loisirs, suggestions

Face à Tétouan et aux terrasses de Dar Rehla, notre maison d’hôtes,  se situe le massif du Gorghiz, une montagne majestueuse qui donne envie de la gravir, la visiter et de la parcourir… Jusqu’à présent nos escapades dans ce massif se sont réduites à ses parties inférieures : Aïn Bouanen qui se trouve juste en face et Aïn Zarka située un peu plus en retrait, invisible de nos terrasses, cachée au fond d’une vallée mais à peine distante d’une dizaine de kilomètres de Tétouan.  Pour rejoindre les deux sources, on peut emprunter la route de l’eau, en passant par le lieu-dit « Torreta ».  Cette promenade est accessible à tous et traverse de beaux paysages.  En faisant une petite recherche via l’outil disponible en haut de la page, vous devriez pouvoir vous replonger dans ces différentes narrations et profiter des photos les illustrant.  Cette promenade manque cependant de « hauteur », alors que les sommets du Gorghiz sont là, à notre portée…

Sommet du Gorghiz Sommet des Monts Gorghiz

Dans cet article, je vais vous faire profiter d’une petite ascension que nous avons justement réalisée récemment dans le Gorghiz au départ de Aïn Bouanen.  Bouanen, c’est vraiment facile d’accès et pour 15 dirhams environ, un petit taxi de Tétouan peut vous y emmener sans problème.

Je dis bien sans problème car voilà déjà presque un an que nous n’avions plus emprunté la route vers Bouanen et à notre grande satisfaction, nous avons constaté que des travaux importants avaient été entrepris par ici ! La route a été élargie, asphaltée et est maintenant bordée de larges trottoirs mais les travaux ne sont pas encore totalement terminés.  A certains endroits, l’élargissement doit se faire au détriment de certaines propriétés proches de la route et mettent en oeuvre des moyens plus  importants pour le soutènement des terres.
Travaux de soutènement sur la route de Bouanen   Les travaux sur la route de Bouanen

Mais quel plaisir de pouvoir accéder maintenant jusqu’à la source via une route carrossable et en bon état qui se termine même par une aire de stationnement dont les aménagements se terminent.
La route à Bouanen Aire de stationnement de Bouanen
Auparavant, certains chauffeurs de taxi refusaient même de monter jusqu’au bout et vous deviez alors poursuivre à pied…  D’un autre côté, si vous êtes là pour de la marche, cela ne devrait pas être problématique mais autant garder ses forces pour le massif… Ce que vous gagnez en bas, vous pourrez en profiter en haut pour admirer le paysage.

Panorama sur Tétouan et la vallée de l'Oued Martin

Sublime, non ? Et avec le silence en plus, à peine perturbé par les cris des oiseaux….
Mais pour profiter de cela, il faudra une petite heure d’ascension au travers de sous-bois parfumés… Mais, trêve de bavardage, je vous laisse profiter et imaginer…

D’autres photos de cette sortie  sont visibles dans cet album  sur notre page facebook qui, par ailleurs, en contient bien d’autres sur la région.   Et si un jour, vous décidez de séjourner à Dar Rehla, notre maison d’hôtes, dites-vous qu’une nuitée n’est probablement pas suffisante pour apprécier la beauté de la ville et ses environs immédiats.

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« El tiempo entre costuras », les premières images

juin 17, 2011 By: Dar Rehla Category: A voir, Histoire, spectacles

Il y a peu j’avais signalé sur notre page Facebook la présence à Tétouan d’une équipe de tournage pour la réalisation d’un long métrage basé sur le roman « El tiempo entre costuras » de Maria Dueñas et j’en avais même fait un article.

Je viens de trouver, via le mur d’un ami, qu’un montage vidéo réalisé avec des séquences du tournage est visible sur le site de Antena 3, la chaîne qui produit le film. Voici le lien vers la version de meilleure qualité,  mais vous pouvez déjà avoir ici un aperçu de l’ambiance du film.

El tiempo entre costuras

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Le rôle de l’héroïne est tenu par Adriana Ugarte.  Je me rends compte que j’ai raté quelques occasions de faire des belles photos… :=)

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Autour de la lagune de Smir

avril 27, 2011 By: Dar Rehla Category: A voir, Environnement

Voici une petite promenade, enfin 17 kilomètres quand même, du côté de M’Diq-Rincon.  Le trajet est facilement accessible et à la portée de tous.  Seule la dernière partie, du côté des travaux du futur complexe Ritz-Carlton, est rendue maintenant très difficile par le passage des camions et autres engins du chantier…  D’après les photos satellite, il doit cependant exister un évitement qui raccourcirait le parcours tout en traversant une partie de la lagune.  A tester prochainement…

Découvrez une partie des paysages qui pourraient s’offrir à vous si vous optez pour le Nord du Maroc pour vos prochaines vacances, tout  en espérant que vous choisiriez  Dar Rehla, notre maison d’hôtes à Tétouan pour votre hébergement… Contrastes garantis !




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Dans les hauteurs de la médina de Tétouan – un circuit négligé

janvier 14, 2011 By: Dar Rehla Category: A voir

Dans un article déjà assez ancien, et sur base des informations recueillies dans livre “La Medina de Tetuan – Guia de Arquitectura” dont nous avions fait l’acquisition quelques jours plus tôt, je partageais la vision des auteurs de faire découvrir la médina de Tétouan selon trois approches principales fonction de l’activité dominante : commerciale, résidentielle et artisanale.

Or, je constate que jusqu’à présent, je n’ai rédigé qu’un seul article, il concerne le circuit commercial et encore il y manque des photos…

Hier, profitant que le ciel était dégagé, et que le soleil diffusait une température agréable de quelques 17°C,  nous nous sommes mis en tête d’aller nous promener dans les hauteurs de la ville, dans les quartiers qui dominent l’ayun et la rue Nyiarin où se trouve Dar Rehla, notre maison d’hôtes.

Notre escapade démarre donc de Nyiarin que l’on trouve également nommée « Rue de Fès » sur certains plans.  Nous avons emprunté la première ruelle perpendiculaire et un escalier qui deviendra vite assez raide.
Une ruelle typique accédant aux hauteurs de la médina
Dans ce quartier, les façades sont parfois délabrées et menacent,
Etançons
mais les différentes couches de chaux teintées différemment donnent des contrastes assez photogéniques, à mon goût.
Contrastes
Les constructions de cette partie de la médina sont pourtant relativement récentes comme en témoigne cette ancienne photo où l’on constate que le secteur est encore  libre de toute construction.
Le djebel Dersa et la casbah
Un peu plus haut, nous débouchons sur une ruelle qui court parallèlement à Nyiarin et monte doucement maintenant vers notre but.
Une ruelle de la médina de Tétouan

Mais ne nous trompons pas, nous sommes à flanc du djebel Dersa et certaines ruelles d’accès aux maisons sont assez raides !
Escaliers
Dans cette rue, on identifie certaines façades que l’on distingue aisément sur certaines photos de la médina dont celle-ci qui surplombe presque Dar Rehla.
Façade de maison
Plus loin, on tombe sur une zaouia, celle de Sidi Aissa El-Hach.
Mosquée
Sur les hauteurs se dressent les bâtiments de la caserne que nous allons longer en contre-bas.
La caserne des Regulares de Tétouan
L'ancienne caserne des Regulares L'ancienne caserne des Regulares

Les palmiers que l’on y voit délimitent un espace où se trouvent encore des pavements de mosaïques assez jolis…Mais tout est désormais à l’abandon et dans un état de dégradation avancé… Dommage cela pourrait faire un parc assez agréable où il ferait bon venir pour y déguster un thé, par exemple.
Nombreuses sont les rues latérales qui mènent aux maisons et dans l’une d’entre elles, nous découvrons une façade atypique dans cet environnement de façades aux fenêtres carrées, basiques et sobres : influence chaouennie à n’en pas douter…
Façade Fenêtres
Retour à la rue principale que l’on grimpe encore un peu et arrivés au bout, on tourne vers la gauche et on se trouve face à l’ancien portail de la caserne.
La porte d'entrée de l'ancienne caserne des Regulares
Nous aimerions avoir l’occasion de visiter les lieux car certains détails architecturaux visibles de l’extérieur laissent présager de découvertes intéressantes dans ces bâtiments inoccupés depuis quelques décennies déjà.
Détail architectural de l'ancienne caserne des Regulares
Mais le domaine est militaire et le portail bien gardé. Et pourtant, en longeant le bâtiment qui délimite le domaine au Nord, on peut noter certaines ouvertures sauvages dans le mur d’enceinte.  J’avoue, la tentation a été forte et  j’ai hésité à en emprunter… J’aurais bien aimé aller jusqu’à l’ancienne casbah que l’on voit au fond, à l’extrémité du bâtiment de cette photo et qui domine le cimetière musulman.
La casbah jouxtant l'ancienne caserne des Regulares
Tant pis, on poursuit notre chemin et plus loin, on découvre de nouveaux aménagements que la ville a faits ici : une vaste esplanade que se sont déjà appropriés les enfants,  mais aussi quelques aires de détente aménagées avec des bancs et des futures plantations.
L'esplanade L'esplanade

De cet endroit on a une vue de toute beauté sur Tétouan, la vallée de l’Oued Martil et Martil tout au fond.
Vue panoramique sur Tétouan
Il doit y avoir de ce côté une route ou plutôt un chemin qui permet d’atteindre le sommet du djebel Dersa  où se trouvent les anciennes installations de Radio Tétouan. Peut-être qu’un jour, je trouverai quelqu’un pour m’y accompagner mais aujourd’hui, on va redescendre.  Pour cela, on le choix, la route en pente « douce » ou un escalier plus raide.  C’est cette dernière voie que l’on emprunte  et on a dénombré quelques 250 marches…

Les escaliers qui mènent de l'esplanade Les escaliers
Au bas, on débouche à hauteur de l’ancien cimetière juif que l’on peut visiter si le gardien est présent.  Cela me fait penser que je me dois d’aller visiter l’ancienne synagogue du Mellah.
L'entrée du cimetière juif
Le cimetière s’étend sur la colline et dans les parties supérieures on y trouve des tombes très anciennes remontant au XVIème siècle. Certaines stèles portaient des inscriptions inaccoutumées dont les origines sont encore controversées mais nombre d’entre elles ont été transférées au musée d’archéologie de Tétouan.
Pierre tombale juive Pierre tombale juive

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Une journée à Cherafat dans le rif

décembre 28, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Architecture

Alors que le samedi, nous nous sommes rendus à Aïn Zarka en compagnie de quelques amis, notre dimanche a été une nouvelle journée de découverte.  En effet, Reda, un jeune ami tétouanais dont nous avons fait la connaissance il y a quelque temps nous a proposé de l’accompagner dans le village de sa famille. L’endroit dénommé Cherafat se situe au-delà de Chefchaouen, dans les montagnes rifaines, sur la route qui mène à Al-Hoceima.  La famille de Reda y possède des terres plantées presque exclusivement d’oliviers.

Reda qui est revenu au Maroc après avoir passé quelques années d’étude en Espagne a démarré une activité de commercialisation et de montage d’équipements professionnels et domestiques relatifs au confort. Dinamo Group est le nom de sa société et il doit justement se rendre à Cherafat pour l’installation dans la maison familiale de deux unités de climatisation. Pas évident de démarrer une activité commerciale et les coups de pouce de la famille sont toujours les bienvenus. C’est donc en compagnie de son technicien Bilhal que nous prendrons la route vers 11h00.

La météo s’annonce belle et dès que nous quittons Tétouan le ciel bleu fait son apparition au travers des nuages, la température est toutefois encore fraîche.
Entre Tétouan et Chefchaouen
A la sortie de Tétouan, nous longeons l’emplacement du souk où se déroule chaque dimanche un grand marché au bétail.  A cette heure, il est déjà tard, l’activité est réduite et les transporteurs sont affairés au chargement de leur véhicule.
Transport de paille
En période « pré-Aïd », l’endroit est une vraie fourmilière et le bétail se compte par milliers…

La route est peu chargée et nous pouvons profiter des paysages.
Entre Tétouan et Chefchaouen
Tant qu’à faire nous nous arrêterons à un établissement situé sur la route pour y prendre un thé.  Sa terrasse surplombe le barrage et le panorama est étendu.  On peut constater que le barrage est bien rempli à cette période.
Le barrage
Nous nous remettons en route et après une trentaine de kilomètres nous laissons Chefchaouen sur le côté.
Chaouen dans la montagne
Encore quelques kilomètres dans la vallée où coule un oued bien  chargé à cette période avant que ne la route monte dans la montagne.

Un peu plus loin, nous traverserons Bab Taza, une localité qui, aux dires de Reda, était encore très peu étendue il y a quelques années.
Bab Taza
L’essor de la ville serait dû aux bénéfices procurés par la culture d’une plante fort appréciée dans la région, le cannabis…et qui s’y cultive encore beaucoup même si des actions seraient officiellement menées pour la destruction des champs. De toute manière, à cette période de l’année, nous n’en verrons pas car la culture se fait de février à juillet-août…

Nous montons encore un peu en altitude et le brouillard enveloppe les crêtes.
Brumes
Un peu plus loin, au détour d’un virage, nous serons confrontés à la triste réalité de la dangerosité des routes marocaines.  Un corps sans vie et couvert est allongé sur le bord de la route et un attroupement de curieux rend le passage encore plus dangereux.

Enfin après quelques kilomètres dans les lacets, nous arrivons à destination.  La maison est à l’entrée du village et au bord de la chaussée.
Maison de Cherafat

La construction du corps de bâtiment initial remonte aux années 40-50.  Elle s’est faite à flanc de la colline et comprend trois niveaux : le niveau supérieur est au niveau de la chaussée et vue de celle-ci la maison est trompeuse et ne donne pas une idée de sa grandeur.  Du côté de la chaussée, peu d’ouvertures, hormis une porte alors que du côté de la vallée, chaque niveau possède une galerie ouverte offrant un panorama exceptionnel sur la vallée et les montagnes qui font face. De nouveaux corps de bâtiment sont venus s’ajouter depuis, construits perpendiculairement à la construction initiale et Reda en a refait la peinture.  Le résultat est probant.
Façade   Façade

De nouvelles terrasses agrémentent chacune des nouvelles ailes ajoutées et on s’imagine volontiers y prendre le thé et profiter de la vue sur les terres en contre-bas. Terrasse avec vue sur la vallée

Ici, de nombreux éléments nous rappellent que récemment encore de nombreuses tâches étaient faites à la maison tels la présence de cette meule.
Meule à grain

Nous avons eu le privilège de pénétrer dans les différentes pièces qui composent la maison.  Force est de constater que les  « anciens » avaient une autre maîtrise de la construction.  En ce temps on construisait au mortier, les murs étaient épais et les toitures en pente sur une charpente en bois.  Certaines toitures étaient alors faites en tuile et d’autres, celles des maisons plus modestes, en paille.  Actuellement la paille a été souvent remplacée par la tôle, moins chère et plus facile d’entretien comme sur ces autres bâtisses du village. Construction traditionnelle rifaine
Quoiqu’il en soit ces toits en pente constituent un net avantage pour la pérennité des bâtiments dans ces régions où il pleut quand même beaucoup, par rapport aux toits plats que l’on construit généralement maintenant et dont l’étanchéité est toujours un gros problème.

Je n’en veux que pour preuve l’état de la charpente et des peintures qui ornent encore les poutres du toit du corps de bâtiment original ! Elles remontent à plus de 60 ans et sont toujours dans un état impeccable !
Plafond peint Plafond peint

Ces maisons sont également souvent pleines de détails architecturaux qui en font leur spécificité et originalité.  Pas besoin de beaucoup de chose pour faire de la décoration.
Détail architectural

L’oncle de Reda nous offrira un excellent thé non pas à la menthe – à cette époque elle est moins parfumée – mais infusé avec des feuilles de citron « beldi » cueillies plus bas dans le jardin et nous partagerons avec lui quelques olives savoureuses.

Pendant ce temps Bilhal a bien avancé dans le placement des supports du premier appareil et Reda lui donne un coup de main pour la fixation de celui-ci.
Reda aide Bihlal à la pose du climatiseur

Le temps que Bilhal prépare l’installation du deuxième appareil, Reda et son oncle nous proposent de visiter la mosquée toute proche. La mosquée de Cherafat

Aux dires de l’oncle, la mosquée est l’une des plus anciennes voire la plus ancienne du Maroc, et sa construction serait antérieure à celle de la mosquée Karaouiyne de Fès, laquelle a été fondée en 859 par Fatima el Fihri.  L’implantation initiale reviendrait à Tariq ibn Ziyad,général musulman omeyyade, qui conquit la péninsule ibérique en 711. Depuis ces temps, l’implantation de la mosquée n’a pas changé même si quelques nouvelles constructions y ont été attachées et son minaret (re)construit récemment. Le minaret de la mosquée Cherafat

Reda et son oncle nous montrent les tombes de leurs ancêtres qui reposent au pied de celui-ci.

Le site abrite également une medersa reconnue encore fort fréquentée et au sein de laquelle l’oncle de Reda a suivi une partie de son enseignement.
L'entrée de la medarsa de Cherafat
Une des écoles de Cherafat Toiture de Cherafat
A ses abords se trouve le cimetière dans lequel les tombes disparaissent sous une abondante végétation.  Seul submerge ce mausolée qui aurait même abrité un trésor récupéré quelques années auparavant par les héritiers en possession d’une carte en indiquant l’emplacement exact…
Mausolée dans le cimetière de Cherafat
Plus réel est le rocher que l’on peut voir à l’entrée du site, tombé de la montagne qui fait face.
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Il n’y a pas si longtemps, de nouveaux morceaux s’en sont détachés et ont roulé encore jusque ici…Pas de victimes, ni de dégâts heureusement…
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Cherafat est situé sur un axe routier fort fréquenté et de nombreux commerces se sont développés ainsi aux bords de la route.
Restaurants de Cherafat

Le nombre de restaurants et grillades est important : ils se sont installés de part et d’autre de la cascade qui alimente gratuitement toute la zone de son eau.
La cascade de Cherafat

La cascade alimentait auparavant un moulin hydraulique dont les vestiges se trouvent toujours dans ce bâtiment abandonné. Peut-être qu’un jour on aura l’occasion de le remettre en valeur ?
Sous ce toit, un ancien moulin hydraulique

L’odeur des grillades est apétissante et nous irons tester l’un des établissements.
La terrasse d'un restaurant de Cherafat

De sa terrasse, la vue y est splendide mais nous préférons rester à l’intérieur car le froid est sec…
Vue sur la vallée Vue sur la vallée

Très bonne viande, bissara excellente et un pain cuit au bois savoureux avec un thé bien chaud constitueront notre repas avant de reprendre la route vers Tétouan.

Merci Reda pour cette journée.  Des moments tels que ceux-ci, on en redemande ! Et c’est sûr que l’on reviendra car il y a encore bien des choses à visiter et à faire par ici… Et qui sait, peut-être avec vous si vous passez par Dar Rehla, notre maison d’hôtes riad à Tétouan.

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Une exposition sur l’olivier en Méditerranée à l’Institut français de Tétouan

novembre 15, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Environnement

Ce week-end, avec le groupe PROTESA, nous avons organisé une journée « picnic » dans la propriété d’un ami tétouanais. Cette propriété proche de Tétouan couvre une superficie de quelques quatre hectares plantés principalement d’oliviers. La plantation est récente, de deux à trois ans tout au plus. Plantation d'oliviers

Nous avons pu assister à la récolte des olives. Pour ce faire on couvre le sol d’une bâche autour des pieds de l’olivier et on le secoue, les olives mûres tombent et il suffit de ramasser. Facile, non ? La récolte des olives

Ensuite, les olives sont mises dans des sacs et puis seront acheminée vers le lieu de traitement : pressage et extraction de l’huile ou simplement désamérisation et préparation de conserves. La récolte des olives

C’est assez succinct, j’en conviens mais cette petite introduction me permet de vous faire part de l’exposition « L’olivier en Méditerranée » qui se tient depuis le 1er novembre et jusqu’au 30 novembre 2010 dans la médiathèque de l’Institut français de Tétouan.

Oliviers Cette exposition interactive présente au travers de panneaux et manipulations, les origines de cet arbre, mais également l’amélioration des modes de productions associée à la notion de paysage et de développement durable.
Enfin, elle permet grâce à quelques objets de découvrir le patrimoine lié à cet arbre mythique.

Si vous voulez en savoir plus, c’est là-bas qu’il faut vous rendre ou bien sur ce site olivierdeprovence.com d’où j’ai déjà tiré quelques informations intéressantes dont la manière de traiter et préparer les olives que nous avons ramenées de chez notre ami.   Des olives tétouanaises fraîchement cueillies

J’espère pouvoir les lui faire goûter prochainement, une fois préparées, à Dar Rehla.

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En route vers Moulay Abdelslam et son moussem

août 01, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Art et artisanat, Environnement, Religions et Cultes

Dernièrement Abdelatif, une connaissance travaillant à l’Institut français de Tétouan, est passé par la maison. Ce monsieur, randonneur confirmé avait fait la semaine précédente une sortie dans la région de Moulay Abdelslam en compagnie de quelques uns de ses collègues de l’Institut mais aussi de Mohamed, un de ses amis d’enfance originaire de l’endroit qui les a hébergés pour l’occasion.
Lors de ce séjour, Abdelatif a eu l’occasion de parler de notre maison « Dar Rehla » et Mohamed qui de son côté veut développer une activité de tourisme rural dans cette zone a manifesté son souhait de faire ma connaissance.  Comme vous aurez pu le constater, faire connaître Tétouan et sa région font partie de mes préoccupations quotidiennes et l’objet de ce blog : l’occasion était donc trop belle de découvrir cette région montagneuse toute proche et pourtant encore fort méconnue, hors des sentiers battus…  Qui plus est j’avais entendu parler de l’endroit car il s’y déroule en juillet un « moussem » et on est donc dans la période.  Un moussem est un fête annuelle régionale en l’honneur d’un saint et ici en l’occurrence c’est celui de Moulay Abdelslam Ibn Mchich considéré le père de la chadilya une des branches du soufisme. Assassiné en 1228, son mausolée se situe au somment du Djebel Alam (1362m) et l’endroit est devenu un lieu de pèlerinage où viennent se concentrer de nombreuses tribus de la région. Il semblerait que deux dates soient l’occasion de festivités : le 1er juillet et une autre date, variable, fonction des mois lunaires. A fur et à mesure des années ces dates se rapprochent et, cette année, la deuxième date se situe le 28 juillet. Ce sera cette date que nous choisirons pour notre visite.

Le village de Moulay Abdelslam se situe dans les montagnes entre Tétouan, Chechaouen et Larache, ses habitants sont les Chorfas des Beni Arous, descendants du prophète Mahomet par sa fille Fatima. Pour accéder au village qui se situe en haut du Djebel Alam il existe plusieurs routes selon la ville d’où l’on part. En partant de Tétouan, on emprunte la route vers Chefchaouen, on dépasse Zinat et on bifurque à droite pour emprunter une petite route dont les premiers kilomètres sont fort dégradés. Prochainement quand le barrage de Martil sera terminé et mis sous eau, cette route n’existera plus. Ici, la bifurcation n’est pas indiquée et il faut connaître.
A partir de là on s’engage sur une route sinueuse qui traverse des paysages parsemés de champs et de quelques récentes plantations d’oliviers.
La route vers Moulay Abdeslam Paysage du rif
On y pratique aussi l’élevage : bovins, ovins et caprins.
Bovins en pâture Ovins en quête de pâturage

La prudence s’impose sur ce type de route étroite, peu balisée et dont les bas-côtés portent bien leur nom… Certains jours et en particulier le mardi, le trafic peut être important sur ce premier tronçon car il existe un souk dans un village un peu plus haut.

Les constructions sont rares mais d’une architecture typique : murs traditionnels en pisé et toitures « modernes » en tôle qui prennent des nuances très variées en fonction de leur état d’oxydation.
Habitat traditionnel Habitat rifain
Au départ, ces toits étaient en chaume et constituaient une « sur-toiture » délimitant un espace de type grenier où l’on entreposait des denrées. Le plafond des maisons est normalement composé de cannes de roseau, de feuilles de fougères que l’on trouve en abondance dans les massifs forestiers tout proches et d’un mortier, le tout constituant un isolant efficace.
Plafond d'une habitation rifaine
Plus haut le paysage change et la forêt prend progressivement le dessus.
Le paysage change progressivement La chêneraie sur la route de Moulay Abdelslam
Ce sont principalement des chênes-liège dont l’écorce est utilisée à la fabrication de divers objets d’usage courant tels que tables et tabourets et à certains endroits sur la route,  des enfants vous les proposeront.

Sur le chemin, il se pourrait également que vous rencontriez un ou deux « cantonniers »  mais ne vous laissez pas prendre au piège de leur sollicitation et ne leur donner pas une pièce. Ils n’entretiennent nullement la route. Ils sont au même endroit depuis longtemps et se contentent de jeter quelques pelletés de terre dès qu’ils entendent le bruit d’un moteur…Enfin libre à vous.

La région est riche en eau et lors de votre ascension vous pourrez voir de nombreuses sources reconnaissables aux constructions qui les protègent.  L’eau y est d’une fraicheur et encore de qualité car il n’est fait ici aucun usage de pesticides.
Une source

Plus haut sur la route mais en contrebas de Moulay Abdelslam, à quelques centaines de mètres se trouve une autre source autour de laquelle divers établissements et constructions se sont installés.  C’est à mon sens une halte indispensable !
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L’endroit dispose également d’une aire de prière très sobre, propre au recueillement .
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A proximité, vous ne pourrez manquer quelques constructions modernes en pierre dont l’architecture tranche avec les maisons traditionnelles que vous aurez vues sur le chemin.  Toutefois,  je les trouve réussies, s’intégrant bien au paysage.
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Mais, d’après mes informations, ces constructions sont l’objet d’un litige car construites « irrégulièrement » sur un terrain appartenant aux Chorfas, les habitants du lieu… Il faut espérer que ce litige trouve rapidement une solution et que ces constructions puissent trouver une utilisation au profit des membres de la communauté locale dont les ressources sont maigres.

Nous y avons laissé la voiture et en avons profité pour déjeuner dans un des établissements du lieu.  Reconnaissable à sa décoration, l’endroit est coloré, plein de détails qui méritent de s’y attarder.  De plus tout y est impeccable : thé, tagines, grillade, musique, accueil, propreté, authenticité

A lui seul cet établissement mérite déjà le déplacement ! En attendant d’y aller, profitez des photos !

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« Mieux connaître Tétouan » Une visite de Tétouan organisée par un groupe Facebook

mai 31, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Architecture, Culture, Histoire

Sur Facebook, il existe un certain nombre de groupes et de pages dédiées à Tétouan.  Ce dernier week end, l’une d’entre elles organisait une visite guidée de la vieille médina sous le thème « Mieux connaitre sa ville ».  Encadrée par plusieurs docteurs, chercheurs et professeurs spécialisés dans le domaine de l’histoire et de la gestion du patrimoine culturel, cette première initiative  était un rendez-vous auquel je me « devais » de participer. La médina est très vaste et j’espérais découvrir lors de cette promenade des lieux et des espaces encore inconnus de Tétouan mais surtout récolter des informations sur l’histoire et l’origine de certains de ses bâtiments et maisons.
Le rendez-vous était fixé à 9h30 devant l’école des Arts et Métiers « Dar Sanaa » située près de Bab El-Okla. Bab El-Okla
Le groupe se constitue assez rapidement et la visite débutera par le Musée Ethnographique. Créé en 1928, il occupe une forteresse historique ou « borj » construite sur ordre du Sultan alaouite Moulay Abderrahmane vers 1830. Il fait l’objet de travaux de rénovation. Le borj abritant le musée ethnographique de Tétouan
L’entrée du musée se fait  par la médina.
L'entrée du musée ethnographique de Tétouan La plaque signalétique du musée ethnographique de Tétouan
A travers ses expositions, le Musée présente l’artisanat tétouanais des siècles passés mais expose aussi les aspects culturels et ethnographiques de la ville et de sa région selon deux thématiques essentielles : vie publique et vie privée. Je vous propose quelques photos prises de quelques pièces exposées.
Poterie rifaine Mosaïque maurisques
Le palanquin de la mariée tétouanaise Porte en bois peint
Coffre peint tétouanais
Ce n’est qu’une part minime des collections présentées et si il est un musée à Tétouan qu’il faut visiter c’est certainement celui-ci.  Mais pour cela, il vous faudra venir en semaine car comme tous les autres musées de la ville, il est fermé les samedi et dimanche !!!

Dans la cour située à l’arrière du bâtiment, M. Bouabid Bouzaid historien de la ville donnera un certain nombre d’explications au groupe.   M. Bouzaid donnant des explications
Certaines porteront sur la fontaine qui s’y trouve. Fontaine du musée ethnographique de Tétouan
Malheureusement toutes ces informations qui seront apportées au cours de la promenade le seront en arabe et aucune traduction ni en espagnol ni en français ne fut-ce que minime ne sera faite pour les quelques participants étrangers du groupe.

Le musée dispose normalement d’un espace cafétéria dont la terrasse extérieure fait encore l’objet de travaux. Rénovation du pavement de la cafétéria du musée ethnographique de Tétouan
Une fois cette restauration terminée, l’endroit sera certainement agréable. La cour du musée d'ethnographie de Tétouan

La visite se poursuivra dans les dédales de la médina,
Devant le Musée d'ethnographie de Tétouan Ruelle de la médina de Tétouan
Arches de la médina de Tétouan Dans les rues de la vieille médina de Tétouan
Ruelle de la médina de Tétouan Ruelle de la médina de Tétouan
Arches de la médina de Tétouan Ruelle de la médina de Tétouan
Grâce à une dame du groupe je retirerai quand même quelques renseignements. J’apprendrai ainsi que, à l’origine, les portes étaient plus petites et plus basses afin d’obliger le visiteur à se baisser en signe de respect pour ses hôtes. Porte d'une vieille maison tétouanaise

Les portes étaient également « doubles » composées d’une porte d’usage courant qui s’inscrit dans une porte plus grande laquelle n’était utilisée qu’à deux occasions : les mariages et les funérailles. La décoration des frontons et certains éléments de ferrure ornant les portes permettraient de connaître l’origine de la famille habitant la maison. Fronton d'une vieille porte tétouanaise
Ensuite nous nous sommes dirigés vers la grande Mosquée où nous avons fait une petite halte, le temps de d’admirer quelques compositions de zelliges qui ornent l’entrée principale.
La cour de la grande mosquée de Tétouan Zelliges de la grande mosquée de Tétouan Zelliges de la grande mosquée de Tétouan
L’un des moments particulièrement intéressants de la promenade fut la visite d’une grande maison tétouanaise de ce quartier essentiellement résidentiel construit à l’emplacement de l’ancien mellah. Rares sont ces occasions. Patio d'une maison tétouanaise Fontaine murale d'une maison tétouanaise
Galerie d'une maison tétouanaise Décor tétouanais

Plus loin, on s’est arrêtés au dessus de l’entrée des mazmorras dont on voit ici le seul témoin extérieur. L'entrée des mazmorras de Tétouan
Cette grande cavité souterraine dont je reparlerai ultérieurement servit jusqu’au XVIII ème siècle comme prison. Y furent enfermés principalement des chrétiens faits prisonniers lors des nombreuses expéditions de pirates auxquels Tétouan servait de base. Ces actes de piraterie forcèrent d’ailleurs l’Espagne en 1565 à bloquer l’embouchure de l’oued Martil en y coulant des bateaux chargés de pierre. L’activité de piraterie reprendra cependant moins de 10 ans plus tard pour ne cesser définitivement qu’au début du XVIIIème siècle.

L’étape suivante eut lieu dans l’atelier de notre ami Abdelghani où nous avons fait réaliser quelques couvertures (voir notre article : à la poursuite du tapis vert dans le blog traitant de la rénovation de Dar Rehla, notre maison d’hôtes). Abdelghani, un monsieur toujours souriant !
Abdelghani dans son atelier

Nous remonterons ensuite du côté de Gherza El-Kebira et de la médersa Loukach devant laquelle nous nous arrêterons quelque temps.   La Médersa Loukach
La médersa dont la rénovation touche à son terme abritera bientôt un musée et sera accessible au public. Nous traverserons ensuite la médina en passant par Zankat M’kadem, Souk El-Fokki Souk El-Fokki
Trancat. Trancat
Un peu plus loin, nous croisons « 7alliii! » 7alliii
avant d’arriver au musée d’archéologie où s’achèvera la visite. L’occasion de prendre encore quelques clichés dans la cour du musée Dans les jardins du musée archéologique de Tétouan Amphores romaines - musée archéologique de Tétouan Mosaïque romaine - musée archéologique de Tétouan
Stèle juive du musée archéologique de Tétouan Stèle juive du musée archéologique de Tétouan Détail d'une mosaïque romaine - musée archéologique de Tétouan
A l’intérieur je m’arrêterai plus particulièrement devant une vitrine proposant d’anciens « azulejos » portugais
Céramique portugaise du musée archéologique de Tétouan Céramique portugaise du musée archéologique de Tétouan
et celle présentant la maquette du cromlech de M’zora Maquette du Cromlech de M'Zora
un site mégalithique qui se trouve sur la route de Asilah que j’aimerais aller visiter.  J’avais déjà voulu m’y rendre au mois de février mais suite aux pluies abondantes qui avaient arrosé le Maroc à cette époque, la route était impraticable.

Il est près de 13 heures, je quitte le groupe car plus tard dans l’après-midi nous sommes invités à une fête traditionnelle locale : la « Shedda ».

Ce fut donc une promenade agréable qui m’a permis de découvrir encore quelques coins méconnus de la médina. Mon seul regret est que beaucoup d’informations qui ont été données me sont restées inaccessibles et j’espère que les organisateurs proposeront prochainement d’autres visites similaires mais en prenant soin de penser à une traduction en français et/ou en espagnol. Choukran.

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Aïn Zarka, un petit paradis à quelques kilomètres de Tétouan

mai 08, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir

Autour de Tétouan, se trouvent de nombreuses sources ou « aïn ».  Il y a peu de temps nous étions à Aïn Bouanen.  Mais depuis notre arrivée à Tétouan, nous entendons parler souvent de Aïn Zarka, une autre source qui se situe dans la montagne qui fait face à Tétouan. Toutefois c’est toujours avec une certaine nostalgie que les tétouanais parle de ce lieu où se trouvait une piscine naturelle dont on peut trouver sur le web de nombreuses photos et vidéos.  En 2009 les pluies exceptionnelles qui tombent cette année sur la région dévastent le lieu emportant dans ces flots le barrage qui délimitait la petite retenue.

Découvrir ce lieu était l’un de mes désirs et c’est maintenant chose faite.

Pour accéder à Aîn Zarka, il faut quitter Tétouan par la route qui mène à Oued Laou.  Après le pont qui enjambe l’oued Martil, on prend la route à droite sur quelques centaines de mètres.  Ce premier tronçon n’est vraiment pas très attrayant car le bord de la route est encombré par des déchets de chantiers que l’on vient déverser sauvagement.  Plus loin, il faut bifurquer sur la gauche avant l’officine d’une pharmacie et ensuite c’est tout droit ou presque car la route qui mène à la source est assez  sinueuse.  Une fois sorti de l’agglomération, on accède à des paysages très verts et arborés.
Sur la route de Aïn Zarka dsc_0944
Plus haut sur la route, au détour d’un virage, on peut admirer Tétouan dans le lointain. Tétouan vue de la route qui mène à Aïn Zarka

Il nous faudra une vingtaine de minutes pour accéder au but de notre excursion du jour. Le village près de Aïn Zarka
La route se termine à la source ou plutôt à la petite cascade qui vient des hauteurs de la montagne Aïn Zarka
Autour de celle-ci se trouvent quelques établissements et leurs terrasses Un des cafés de Aïn Zarka Un des cafés de Aïn Zarka
où l’on peut manger un excellent tagine de sardines aux dires de Mohamed B.  notre guide du jour et il faudra tester cela à l’occasion

En attendant un bon thé fera l’affaire Verre de thé à Aïn Zarka
et nous profitons de la beauté du paysage.
La falaise de Aïn Zarka

On peut s’imaginer le lieu avant sa dégradation… Heureusement, le site doit être remis en valeur dans un avenir très proche.  Les budgets sont alloués mais il faudra encore attendre quelques mois avant que les travaux de reconstruction ne soient achevés.  Une nouvelle route d’accès devrait également être refaite dans le cadre de ce chantier. Aïn Zarka devrait alors redevenir le lieu chéri des Tétouanais et peut-être un lieu touristique attrayant.  Cela impliquera toutefois un nettoyage et un entretien des abords qui sont à l’heure actuelle dégradés par de nombreux déchets en tous genres. Une parcelle

Dans les alentours tout proches se dresse un petit village [SinglePic not found]
sur le chemin duquel on peut voir un four traditionnel Four traditionnel près de Aïn Zarka
et plus loin sa mosquée de construction récente.   La mosquée près de Aïn Zarka
En contrebas du village, les terres sont occupées par des parcelles agricoles bénéficiant d’un système d’irrigation ancestral relativement dégradé où se cultivent quelques légumes.  L’occupation de la terre semble toutefois très extensive… certaines parcelles n’étant occupées que par de la menthe… dsc_0982

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Le Cap Malabata et le tunnel sous le détroit de Gibraltar :

avril 24, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Transports et moyens de déplacement

Malabata : un nom qui vous est encore peut-être inconnu mais qui pourrait dans un avenir proche atteindre la célébrité. C’est en effet dans cette région de la côte marocaine que devrait aboutir le tunnel qui reliera les continents européen et africain. Un projet dont on parle déjà depuis quelques années, mais dont on attend toujours l’ouverture du chantier.

C’est quelque part ici que devrait alors passer le tunnel.
Près du cap Malabata
On est au Nord-Est de Tanger et le Cap Malabata limite une des extrémités de sa baie. La baie de Tanger vue du Cap Malabata
Tout comme le cap Spartel, il est dominé par un phare dont la construction semble plus récente. Le Phare du cap Malabata
Le phare ne se visite pas et le site est occupé par des militaires qui surveillent le trafic maritime abondant entre l’Espagne et le Maroc. Mais plus pour longtemps car désormais l’essentiel des liaisons maritimes aboutiront au nouveau complexe portuaire de Tanger-Med situé plus à l’Ouest en direction de l’enclave de Ceuta à proximité de la petite ville de Ksar-el-Sghir.

En front de mer, la végétation est rare et les quelques arbres qui ont réussi à pousser ici témoignent de la force du vent…
Au cap Malabata
Pour les connaisseurs, nous sommes ici face à Tarifa, un des spots mythiques du windsurf et l’Espagne semble toute proche.
Les côtes espagnoles vues du Cap Malabata
Au départ de Tanger, on accède au cap Malabata par la route de la corniche qui longe la plage et vous fera passer devant la « Villa Harris », ancienne villégiature du célèbre journaliste américain qui fut enlevé au début du XXème siècle par le non moins célèbre Raïssouni. [SinglePic not found]

Occupée successivement par un casino puis plus récemment par le Club Med, la propriété est désormais à l’abandon et on peut se demander ce qu’il advient des bâtiments et des somptueux jardins qui étaient plantés d’espèces rares et en manque d’entretien maintenant…
Un peu plus loin, l’urbanisation avance à grands pas L'urbanisation près du cap Malabata Nouvelles constructions près du cap Malabata
et Tanger ne cesse de s’étendre.  
Pour combien de temps alors pourrons-nous encore profiter de tels paysages dégagés et aérés à moins de 10 minutes du centre de la ville !
Paysage près du cap Malabata

Merci à Miguel Gonzales et à son blog : Tamuda Bay sur lequel j’ai trouvé la première vidéo consacrée au tunnel et qui m’a donné l’opportunité d’étoffer cet article sur le cap Malabata où je me suis rendu dernièrement.

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