Le café Hafa
Entre deux avions, celui qui emmenait mon fils vers la Belgique et celui qui amenait la maman de ma compagne pour une semaine de vacances à Dar Rehla, j’avais quelques heures à tuer.
Après avoir confié Robby aux soins du steward qui allait l’accompagner jusqu’à l’embarquement, Mohamed, le chauffeur avec lequel nous avons pris l’habitude de faire nos déplacements tant pour ses qualités humaines que sa conduite sécurisante, m’a proposé de remonter jusqu’à Tanger par la côte atlantique que je ne connais pas encore. C’est ainsi que nous sommes passés tout d’abord aux grottes d’Hercule
puis par le cap Spartel avant de rejoindre Tanger
par une zone côtière couverte de pinèdes et de cytises, encore sauvage et relativement peu construite où de nombreux tangérois viennent s’oxygéner les week-end.
En arrivant près de Tanger, la route que nous empruntons longe quelques propriétés imposantes dont celle qu’occupe le Roi lors de ses séjours dans la ville ainsi que celles de princes saoudiens et autres puissants de ce monde.
J’ai eu l’occasion de visiter Tanger précédemment mais ces visites souvent courtes se sont généralement limitées au centre de la ville et à la vieille médina. Or parmi les endroits qu’il faut certainement visiter, il y a le café Hafa. C’est un endroit mythique fondé en 1921 par un certain Ba M’hamed et qui a vu depuis passer de nombreuses personnalités du monde des Arts et de la Culture. »De Paul Bowles à Mohamed Choukri, de Jean Genet aux Beatles, aux Rolling Stones, Jimi Hendrix, Sean Connery, William Burroughs et bien d’autres, tous les amoureux de l’âme tangéroise sont venus ici bavarder, écrire, peindre, boire le thé à la menthe ou fumer la chicha ».
Avant de nous y rendre nous garons le taxi à proximité et accédons via une allée aux allures romaines
à une esplanade naturelle rocheuse d’où l’on découvre déjà un panorama superbe sur le port et une nouvelle rocade récemment achevée.
L’endroit semble avoir résisté à la pression urbanistique qui caractérise Tanger et on peut y voir encore des immeubles d’une autre époque.
Le café se trouve un peu plus loin et nous y accédons par une petite ruelle.
Quand nous y arrivons, il encore tôt et les terrasses sont encore vides.
Nous pourrons néanmoins y prendre un verre de thé à la menthe en admirant le paysage qui s’offre à nous.
En recherchant sur le net quelques informations sur le site, je suis tombé sur article publié en 2005 que je vous invite à lire… et dont voici juste un extrait,
Souhaitons qu’on ne doive pas un jour en parler à l’imparfait (le café Hafa) : une étoile française de deuxième grandeur, comédienne et chanteuse, icône de la bien-pensance et porte-drapeau du politiquement correct, n’a pas hésité à faire élever un mur en béton pour préserver des regards sa maison, mitoyenne du café.
La suite dans l’article…
La suggestion faite par l’auteur est intéressante et cocasse. Pour ma part, j’hésite à illustrer ce propos par l’une ou l’autre de mes photos. Tant sur la droite que sur la gauche, il y a des maisons et des murs mitoyens qui limitent l’angle de vue. L’un d’entre eux semble toutefois avoir été érigé plus récemment et descend plus bas. Son effet néfaste sur le panorama est incontestable principalement pour les terrasses des niveaux moyens du café.
Quoiqu’il en soit, un sol mot résume bien la situation : « CHOUMA » !


Dar Rehla – Casa de hôspedes
Dar Rehla – Guesthouse
Dar Rehla – Maison d'hôtes