Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

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Archive for mai, 2010

« Mieux connaître Tétouan » Une visite de Tétouan organisée par un groupe Facebook

mai 31, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Architecture, Culture, Histoire

Sur Facebook, il existe un certain nombre de groupes et de pages dédiées à Tétouan.  Ce dernier week end, l’une d’entre elles organisait une visite guidée de la vieille médina sous le thème « Mieux connaitre sa ville ».  Encadrée par plusieurs docteurs, chercheurs et professeurs spécialisés dans le domaine de l’histoire et de la gestion du patrimoine culturel, cette première initiative  était un rendez-vous auquel je me « devais » de participer. La médina est très vaste et j’espérais découvrir lors de cette promenade des lieux et des espaces encore inconnus de Tétouan mais surtout récolter des informations sur l’histoire et l’origine de certains de ses bâtiments et maisons.
Le rendez-vous était fixé à 9h30 devant l’école des Arts et Métiers « Dar Sanaa » située près de Bab El-Okla. Bab El-Okla
Le groupe se constitue assez rapidement et la visite débutera par le Musée Ethnographique. Créé en 1928, il occupe une forteresse historique ou « borj » construite sur ordre du Sultan alaouite Moulay Abderrahmane vers 1830. Il fait l’objet de travaux de rénovation. Le borj abritant le musée ethnographique de Tétouan
L’entrée du musée se fait  par la médina.
L'entrée du musée ethnographique de Tétouan La plaque signalétique du musée ethnographique de Tétouan
A travers ses expositions, le Musée présente l’artisanat tétouanais des siècles passés mais expose aussi les aspects culturels et ethnographiques de la ville et de sa région selon deux thématiques essentielles : vie publique et vie privée. Je vous propose quelques photos prises de quelques pièces exposées.
Poterie rifaine Mosaïque maurisques
Le palanquin de la mariée tétouanaise Porte en bois peint
Coffre peint tétouanais
Ce n’est qu’une part minime des collections présentées et si il est un musée à Tétouan qu’il faut visiter c’est certainement celui-ci.  Mais pour cela, il vous faudra venir en semaine car comme tous les autres musées de la ville, il est fermé les samedi et dimanche !!!

Dans la cour située à l’arrière du bâtiment, M. Bouabid Bouzaid historien de la ville donnera un certain nombre d’explications au groupe.   M. Bouzaid donnant des explications
Certaines porteront sur la fontaine qui s’y trouve. Fontaine du musée ethnographique de Tétouan
Malheureusement toutes ces informations qui seront apportées au cours de la promenade le seront en arabe et aucune traduction ni en espagnol ni en français ne fut-ce que minime ne sera faite pour les quelques participants étrangers du groupe.

Le musée dispose normalement d’un espace cafétéria dont la terrasse extérieure fait encore l’objet de travaux. Rénovation du pavement de la cafétéria du musée ethnographique de Tétouan
Une fois cette restauration terminée, l’endroit sera certainement agréable. La cour du musée d'ethnographie de Tétouan

La visite se poursuivra dans les dédales de la médina,
Devant le Musée d'ethnographie de Tétouan Ruelle de la médina de Tétouan
Arches de la médina de Tétouan Dans les rues de la vieille médina de Tétouan
Ruelle de la médina de Tétouan Ruelle de la médina de Tétouan
Arches de la médina de Tétouan Ruelle de la médina de Tétouan
Grâce à une dame du groupe je retirerai quand même quelques renseignements. J’apprendrai ainsi que, à l’origine, les portes étaient plus petites et plus basses afin d’obliger le visiteur à se baisser en signe de respect pour ses hôtes. Porte d'une vieille maison tétouanaise

Les portes étaient également « doubles » composées d’une porte d’usage courant qui s’inscrit dans une porte plus grande laquelle n’était utilisée qu’à deux occasions : les mariages et les funérailles. La décoration des frontons et certains éléments de ferrure ornant les portes permettraient de connaître l’origine de la famille habitant la maison. Fronton d'une vieille porte tétouanaise
Ensuite nous nous sommes dirigés vers la grande Mosquée où nous avons fait une petite halte, le temps de d’admirer quelques compositions de zelliges qui ornent l’entrée principale.
La cour de la grande mosquée de Tétouan Zelliges de la grande mosquée de Tétouan Zelliges de la grande mosquée de Tétouan
L’un des moments particulièrement intéressants de la promenade fut la visite d’une grande maison tétouanaise de ce quartier essentiellement résidentiel construit à l’emplacement de l’ancien mellah. Rares sont ces occasions. Patio d'une maison tétouanaise Fontaine murale d'une maison tétouanaise
Galerie d'une maison tétouanaise Décor tétouanais

Plus loin, on s’est arrêtés au dessus de l’entrée des mazmorras dont on voit ici le seul témoin extérieur. L'entrée des mazmorras de Tétouan
Cette grande cavité souterraine dont je reparlerai ultérieurement servit jusqu’au XVIII ème siècle comme prison. Y furent enfermés principalement des chrétiens faits prisonniers lors des nombreuses expéditions de pirates auxquels Tétouan servait de base. Ces actes de piraterie forcèrent d’ailleurs l’Espagne en 1565 à bloquer l’embouchure de l’oued Martil en y coulant des bateaux chargés de pierre. L’activité de piraterie reprendra cependant moins de 10 ans plus tard pour ne cesser définitivement qu’au début du XVIIIème siècle.

L’étape suivante eut lieu dans l’atelier de notre ami Abdelghani où nous avons fait réaliser quelques couvertures (voir notre article : à la poursuite du tapis vert dans le blog traitant de la rénovation de Dar Rehla, notre maison d’hôtes). Abdelghani, un monsieur toujours souriant !
Abdelghani dans son atelier

Nous remonterons ensuite du côté de Gherza El-Kebira et de la médersa Loukach devant laquelle nous nous arrêterons quelque temps.   La Médersa Loukach
La médersa dont la rénovation touche à son terme abritera bientôt un musée et sera accessible au public. Nous traverserons ensuite la médina en passant par Zankat M’kadem, Souk El-Fokki Souk El-Fokki
Trancat. Trancat
Un peu plus loin, nous croisons « 7alliii! » 7alliii
avant d’arriver au musée d’archéologie où s’achèvera la visite. L’occasion de prendre encore quelques clichés dans la cour du musée Dans les jardins du musée archéologique de Tétouan Amphores romaines - musée archéologique de Tétouan Mosaïque romaine - musée archéologique de Tétouan
Stèle juive du musée archéologique de Tétouan Stèle juive du musée archéologique de Tétouan Détail d'une mosaïque romaine - musée archéologique de Tétouan
A l’intérieur je m’arrêterai plus particulièrement devant une vitrine proposant d’anciens « azulejos » portugais
Céramique portugaise du musée archéologique de Tétouan Céramique portugaise du musée archéologique de Tétouan
et celle présentant la maquette du cromlech de M’zora Maquette du Cromlech de M'Zora
un site mégalithique qui se trouve sur la route de Asilah que j’aimerais aller visiter.  J’avais déjà voulu m’y rendre au mois de février mais suite aux pluies abondantes qui avaient arrosé le Maroc à cette époque, la route était impraticable.

Il est près de 13 heures, je quitte le groupe car plus tard dans l’après-midi nous sommes invités à une fête traditionnelle locale : la « Shedda ».

Ce fut donc une promenade agréable qui m’a permis de découvrir encore quelques coins méconnus de la médina. Mon seul regret est que beaucoup d’informations qui ont été données me sont restées inaccessibles et j’espère que les organisateurs proposeront prochainement d’autres visites similaires mais en prenant soin de penser à une traduction en français et/ou en espagnol. Choukran.

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Mohamed El Khayat, un Tétouanais au Canada

mai 25, 2010 By: Mohamed el khayat Category: Economie

Non content d’être devenu l’un des principaux opérateurs informatiques du Québec, ce natif de Tétouan s’emploie à faciliter l’insertion des migrants dans la Belle Province.

Comme disent certains de ses amis, il est l’un des rares Arabes qui fait la une des journaux de Québec sans que son nom soit associé au terrorisme. Dans la capitale du Québec, où il est un peu le « Maghrébin qui a réussi » de service, les médias le sollicitent dès que la question de l’immigration a une quelconque actualité. Mohamed El Khayat ne s’en offusque pas. Si son exemple peut servir aux autres, tant mieux. Ce fils de maçon marocain qui dirige Informatique EBR, l’une des principales sociétés informatiques locales, estime qu’il a eu de la chance.

L’entreprise, dont il est le PDG, compte aujourd’hui soixante-dix-huit employés, répartis entre le siège social, à Québec, et les bureaux de Montréal, Donnacona, Chicoutimi et Alma. Sa spécialité ? La réseautique, les portails Internet, la sécurité et le stockage de données. Bref, toute la gamme des services informatiques les plus pointus. Pour ce qui est de la « quincaillerie », EBR est partenaire d’IBM. C’est après la fourniture des composants qu’elle donne toute la mesure de son savoir-faire, avec l’intégration des systèmes, l’entretien, etc. L’entreprise réalisera cette année un chiffre d’affaires de 42 millions de dollars canadiens (un peu plus de 26 millions d’euros). Sa clientèle est constituée de quelque six cents administrations, établissements scolaires ou universitaires, compagnies d’assurances et entreprises industrielles. Parmi ces dernières, Rio Tinto Alcan, dont l’une des usines québécoises est la plus grosse aluminerie au monde…

Né en 1960 près de Tétouan, l’une des régions les plus pauvres du Maroc, Mohamed El Khayat a su saisir la balle au bond. Il n’y a dans son village ni eau ni électricité. Sa nombreuse famille – il est l’aîné de dix enfants – vit très modestement. Pour financer sa scolarité, il enchaîne les petits boulots sur les plages et dans les hôtels, jusqu’à devenir moniteur de voile dans un « Club Med ». Une bourse du gouvernement lui permet de poursuive ses études secondaires en Espagne.

Après le bac, il n’a guère le choix de la discipline pour ses études universitaires. Ce sera l’informatique de gestion, à Grenade. Le coup du sort intervient en 1986. Alors qu’il termine ses études en Espagne, il rencontre une jeune touriste québécoise… qui deviendra son épouse. Celle-ci le convainc de venir passer quelque temps dans son pays, dont il a à peine entendu parler. Ce premier séjour sur les rives du Saint-Laurent ne l’enthousiasme guère. Le mal du pays se fait vite sentir et il préfère rentrer au Maroc avec sa compagne. Mais la confrontation avec la dure réalité du marché du travail chérifien se révèle à son tour décevante.

Nouvelle expérience, donc, au Québec, en 1987. Les premiers temps sont difficiles – il n’a pas de papiers, son français et son anglais sont très faibles –, mais Mohamed El Khayat est décidé à forcer le destin. À l’époque, les ordinateurs Macintosh viennent de faire leur apparition. Un jour, au culot, il se présente chez le concessionnaire Apple de la capitale et offre ses services au directeur des ventes : « Je ne demande pas de salaire, lance-t-il. Vous me paierez en commissions. »

Séduits par sa détermination, les responsables de la société acceptent le marché. Ils ne le regretteront pas. Six mois plus tard, Mohamed est élu meilleur vendeur de l’entreprise, avant de devenir, deux ans plus tard, directeur commercial de l’ensemble de la compagnie – Micro-Contact à l’époque – pour tout le Canada. Il a la responsabilité de quarante-six représentants.

Entre-temps, il a noué des relations amicales avec deux confrères du milieu informatique. Leurs domaines de compétence sont complémentaires. Ensemble, en 1992, ils lancent EBR, dont on sait ce qu’il est advenu…

Aujourd’hui reconnu comme un opérateur important de la capitale québécoise, Mohamed El Khayat est membre de la Chambre de commerce de Québec. Mais son activité ne s’arrête pas aux portes de son entreprise. Pour mieux s’enraciner dans sa patrie d’adoption, il a étudié la littérature québécoise à l’université Laval. Surtout, il veut utiliser son expérience pour aider les Québécois de souche et les immigrants à mieux se comprendre, afin de faciliter l’insertion de ces deniers sur le marché du travail, de plus en plus problématique à cause de la hausse du chômage.

Son implication dans de nombreuses actions socioculturelles lui a valu plusieurs distinctions. Lauréat du prix Bâtisseur québécois en 2000, il s’est aussi vu remettre, en 2001, le prix Immigrant du monde décerné par la Chambre de commerce et la ville de Québec. La même année, il est appelé à siéger au conseil interculturel mis en place par le maire de la ville.

Et le Maroc ? Mohamed n’a jamais rompu les ponts avec son pays natal, où il passe chaque année quelques semaines de vacances en famille. Il y tient d’autant plus qu’il veut que ses deux enfants, Karim, 16 ans, et Sarah, 14 ans, connaissent les deux cultures de leurs parents. Mais retourner au Maroc pour les affaires, Mohamed ne l’envisage pas un instant.

S’il reconnaît à Mohammed VI le mérite d’avoir lancé de nombreux chantiers de modernisation, il est un obstacle qu’il juge rédhibitoire : la corruption, source de tous les maux à ses yeux. Et puis, son attachement à la ville de Québec n’a pas faibli depuis vingt ans. À tel point qu’il n’irait en aucun cas s’installer à Montréal, même si le choix de la métropole économique québécoise serait certainement plus intéressant pour ses affaires.

Aux alentours du château Frontenac, l’hôtel qui a accueilli les chefs d’État lors du récent Sommet de la Francophonie, et dans les rues de la vieille ville qui domine le Saint-Laurent, Mohamed El Khayat est l’ami de tous. Difficile, il est vrai, de rester insensible au charme et à la gentillesse de ce quadragénaire à l’élégance discrète et au sourire rayonnant. Lui voit les choses de façon très pragmatique. « La vie m’a appris une chose, dit-il, le meilleur investissement qu’on puisse faire, c’est d’être généreux. »

Il donne en exemple une affaire conclue récemment avec Bombardier, le troisième avionneur au monde après Boeing et Airbus. EBR a décroché un marché de plus de 800 000 dollars canadiens (environ 500 000 euros) à la barbe des plus grandes compagnies informatiques. Sa solution n’était pas forcément la meilleure, ni la moins chère. Mais un facteur humain a été décisif : le chef du comité de sélection, d’origine maghrébine, n’avait pas oublié l’intervention de Mohammed El Khayat en sa faveur, dix ans plus tôt, alors qu’il était étudiant en situation irrégulière. Un coup de pouce qui lui avait évité d’être expulsé du Québec. Comme quoi aider les autres peut, effectivement, se révéler payant, au sens propre du terme…

Source : Dominique Mataillet,  article publié le 08/12/2008 sur jeuneafrique.com

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Campagne de recensement des cigognes blanches – ADEMN recherche des volontaires

mai 25, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Chaque année depuis 1996, le Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra (COCN) étudie les oiseaux migrateurs qui survolent le Détroit de Gibraltar, avec à chaque saison des sujets d’étude privilégiés (les rapaces, les Cigognes blanches ou noires …) (voir la planification annuelle).

Cette année l’étude portera sur le « recensement des Cigognes blanches en migration post-nuptiale » (télécharger le dépliant de présentation au format pdf).

Vol de milliers de Cigognes blanches

Vol de milliers de Cigognes blanches au-dessus du Détroit de Gibraltar Source : COCN

Son objectif principal est de connaître, sur base d’études antérieures (2005), l’évolution de la population de cette espèce. Des études des routes suivies, des vitesses de passage (grâce à la triangulation), des localisations des dortoirs, des lectures de bagues, … feront partie des activités menées par les volontaires. Par ailleurs, l’encodage des données recueillies dans la base de données de COCN  http://bd.cocn.eu permettra un suivi de la migration en « quasi-direct ».

Ce projet dure deux mois et est divisé en quatre sessions de 15 jours.

1ère session (Espagne) Du 15 juillet au 31 juillet 2010
2ème session (Espagne) Du 1er août au 15 août 2010
3ème session (Maroc) Du 1er août au 15 août 2010
4ème session (Espagne) Du 16 août au 31 août 2010
5ème session (Espagne) Du 1er septembre au 16 septembre 2010

La troisième session est organisée au Maroc en partenariat avec l’association ADMEMN dont sont membres quelques amis tétouanais tels que Rachid, Mohamed, Hicham, Redouane,  pour ne citer qu’eux et sans lesquels notre action sur Aïn Zarka n’aurait pu se réaliser dans d’aussi bonnes conditions.

C’est donc avec plaisir que je relaie cet appel à volontaires pour ADEMN et COCN.

Les volontaires ne doivent pas être spécialement des « experts » : il faut juste être motivé et curieux. Le projet inclut une phase de formation initiale incluant de nombreuses explications, de la documentation et valorisée par un certificat.  Ensuite, les groupes de travail sont organisés en mélangeant des personnes expérimentées et débutantes. Les volontaires doivent cependant aimer travailler en équipe et accepter la vie en commun.  Réunions de travail, analyses de données, cuisine, intendance, ménage, … sont quelques unes des tâches quotidiennes auxquelles le volontaire devra participer.

Il faut également savoir que le suivi de la migration n’est pas de tout repos : il faut se lever tôt pour localiser les premiers oiseaux, observer pendant de nombreuses heures dans une région où il fait chaud l’été (même s’il y a souvent du vent pour rafraîchir l’atmosphère), veiller tard le soir pour préparer le programme du lendemain …  C’est une expérience passionnante, qui s’effectue dans un environnement international enrichissant.

Volontaires en action

Volontaires en 2008 Source : COCN

Les observateurs sont placés dans différents points d’observation et devront régulièrement communiquer par talkie-walkie. Il n’est pas nécessaire de bien maîtriser l’anglais ou l’espagnol, mais des notions dans l’une des ces deux langues seraient quand même bien pratiques :-)

Cigognes blanches (Ciconia ciconia) en migration

Cigognes blanches (Ciconia ciconia) en migration. Source : COCN

La région de Tarifa/Gibraltar est très riche d’un point de vue ornithologique, avec de nombreuses espèces nicheuses remarquables comme le Martinet cafre, la Grande Outarde, la Perdrix gambra, de nombreux rapaces (Elanion blanc, Aigle de Bonelli), Agrobate roux. Des rapaces très rares passent parfois au-dessus du détroit comme le Vautour de Rüppell ou la Buse féroce, et des oiseaux marins très intéressants sont à rechercher sur la côte (Goéland d’Audouin, Sterne élégante). A proximité de Tarifa a été réintroduit l’Ibis chauve (lire La réintroduction de l’Ibis chauve en Andalousie).

Pendant tout le projet sont prévues une série d’expositions et de présentations pour rapprocher la population des activités du COCN.

INFOS PRATIQUES ET INSCRIPTIONS :

L’association demande pour couvrir ses frais une participation de 35 euros, qui englobe :

  • la formation initiale (explications et documentations) ;
  • le logement ; (je ne pense pas que l’hébergement dans notre maison d’hôtes Dar Rehla, riad à Tétouan soit reprise dans l’offre :-) )
  • les déplacements sur place ;
  • la mise à disposition du matériel nécessaire à la mission.

Pour participer au suivi 2010, il faut remplir une fiche de participation en précisant notamment les périodes de participation qui vous intéressent, votre expérience …

Elle devra être remplie, imprimée, signée et envoyée par courrier à cette adresse : Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra – Tarifa Estación Ornitológica de Tarifa – Crt. N 340 – 11380 Tarifa – Espagne.
Elle devra parvenir au COCN au moins 7 jours avant le début de la session. Les fiches arrivées trop tard ne seront pas prises en compte.
Envoyez également si possible un CV (simple) précisant votre expérience.
Au moins 5 jours avant le début, une fiche de participation et un descriptif du projet sera envoyé par e-mail : ce dernier document précisera les noms de l’équipe de volontaires et l’organisation des tâches.
La participation de 35 euros devra être réglée au moins 10 jours avant le début de l’activité. En cas de problème financier, contactez dès que possible le COCN.
Plus d’informations et contact :
Colectivo Ornitológico Cigüeña Negra – Tarifa Estación Ornitológica de Tarifa – Crt. N 340 (Km. 78,5) – 11380 Tarifa – Espagne – Tel : + 00 34 639.859.350 – E-mail: cocn@tarifainfo.com – Site web : http://cocn.tarifainfo.com

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Riad, ryad, hôtel ou maison d’hôtes – le référencement sur le web de Dar Rehla ?

mai 22, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Avant de mettre en ligne le site de notre maison d’hôtes nous pensions avoir bien étudié le problème du référencement sans lequel notre offre risquait de passer inaperçue au milieu des sites déjà existants.
Profitant de notre blog traitant de la rénovation de la maison, nous avions même fait un petit sondage afin de connaître quels mots-clés les internautes pourraient utiliser dans leurs requêtes. Nous avions déjà été surpris par certains d’entre eux que nous n’avions pas envisagés, omnibulé par celui de « maison d’hôtes » qui répondait exactement au service que nous allions proposer à Dar Rehla.
Certains de ces « nouveaux » mots-clés ont alors été ajoutés à notre liste de référence pour autant qu’ils concordent avec le concept de notre projet : maison d’hôtes, hébergement, bed and breakfast, chambre d’hôtes,… assortis à d’autres mots permettant un ciblage géographique plus précis.
Nous devons nous rendre compte maintenant que le respect de la terminologie propre à notre offre – à savoir une maison d’hôtes dans le sens propre du terme située à Tétouan – n’apporte pas les résultats que nous escomptions….
Régulièrement, nous avons l’occasion de rencontrer au sein de la médina des touristes qui séjournent dans d’autres établissements de la vieille médina et que nous connaissons car actuellement l’offre sur Tétouan est faible : nous ne sommes que 4 !
El Reducto,
Le Riad Dalia,
et depuis peu le Blanco Riad.
Alors, j’essaye de savoir comment ils sont arrivés là…
A mon grand étonnement même si ces personnes recherchent souvent un hébergement tel que celui que nous offrons, le mot-clé le plus utilisé est « hôtel », que nous n’avions pas mis dans notre liste car notre offre ne correspond nullement à ce que ce terme représente en terme de services !
L’autre mot couramment utilisé est celui de ryad ou riad… Là aussi, ce terme charmant associé généralement à un art de vivre relativement luxueux est bien souvent galvaudé.  Et nous ne l’avions pas repris car pour répondre à cette appellation de ryad ou riad, une demeure devrait avoir, au minimum, les caractéristiques suivantes :
- superficie au sol supérieure à 300 m2
- présence d’un jardin de préférence arboré ouvert en son centre, riad signifiant jardin en arabe
- des corps de bâtiments sur les quatre faces…
Et peu d’établissements à Tétouan, voire aucun ne répond, à ce jour, à ces caractéristiques de base…

Mais comme tout le monde semble peu se soucier de la pertinence des critères et que nous ne pouvons nous permettre de négliger toute opportunité… afin de donner un petit coup de pouce au référencement de Dar Rehla j’ai maintenant aussi utilisé quelques artifices rédactionnels….

Pour l’instant la requête « hotel tétouan » nous positionne sur la 8ème page de Google et celle de « riad tétouan » ou « ryad tétouan » sur la 6ème… J’en suivrai l’évolution.

Cepedant, je suis convaincu que ce seront les commentaires que nos hôtes posteront sur les différents sites participatifs de voyage  qui seront déterminants pour l’avenir de Dar Rehla.  La maison dispose déjà de son espace sur :

TripAdvisor
Vinivi
LeRoutard

Cityzeum
Facebook

Certains commentaires sont déjà encourageants ! Merci à ceux qui les ont postés.

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La « route de l’eau » – une petite randonnée dans les montagnes à la portée de tout le monde

mai 19, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Dimanche passé, après avoir participé au nettoyage de Aïn Zarka, un certain nombre de participants ont manifesté leur intérêt pour rentrer à pied à Tétouan.   Pour ce faire, au lieu de redescendre par la route que nous avions empruntée le matin avec l’autocar, il a été convenu de rentrer par les montagnes et d’emprunter la route de l’eau.  Cette route ou plutôt ce chemin qui permet de rejoindre Aïn Zarka à la station de traitement d’eau de Tétouan de « Torreta » suit le trajet d’une canalisation souterraine au travers de la montagne.

A partir de la cascade de Zarka, Aïn Zarka
il faut remonter vers la mosquée La mosquée près de Aïn Zarka
à côté de laquelle se trouve une charmante fontaine et deux bassins où viennent s’approvisionner les habitants du lieu. La fontaine près de la mosquée de Aïn Zarka
On longe sur quelques centaines de mètres un petit canal servant à l’irrigation des parcelles cultivées qui bordent le chemin, avant de trouver un petit aqueduc qu’il faut traverser avec prudence. Vers la route de l'eau
Un peu plus loin, nous quittons les zones cultivées et le village Le village de Zarka
et traversons une zone où pousse une végétation naturelle et abondante composée de fougères et cactées pour l’essentiel.
Végétation Cactées
On remonte ensuite via un petit sentier caillouteux un peu raide pour rejoindre une route en terre, plus large.  A partir d’ici nous suivons le chemin de l’eau et la promenade ne présente plus aucune difficulté.

Je pense qu’un chemin alternatif permettant d’éviter ce premier tronçon un peu délicat existe. Pour l’emprunter, au lieu de passer en contrebas de la mosquée, il faut probablement traverser le village vers le haut et passer le lit de la rivière par un gué.(cf. la carte plus bas)

Le reste de la promenade est facile car le chemin suit une ligne de niveau relativement stable épousant le contour des vallées où se nichent de petits cours d’eau qui aliment l’oued venant de Aïn Zarka.  Pendant quelques centaines de mètres, on longe la vallée de ce dernier qui est bordée de nombreuses parcelles de culture.  Les contrastes sont sublimes et les paysage sauvages.
Au fond de la vallée, l'oued La vallée et ses cultures
Paysage de vallée Un des villages de la jama3a Zeitouna
La vallée Le fond de la vallée
Difficile de penser à ce moment que Tétouan est tout proche… On est dépaysé et pourtant elle est là, au détour d’un virage, dans toute sa blancheur. Tétouan
La deuxième partie du chemin se déroule dans la montagne où l’on découvre certaines parcelles qui ont été défrichées pour la culture. Parcelles défrichées
L’élevage fait également partie des activités et sur la route, nous croisons quelques troupeaux de vaches . Troupeau
Aux trois quarts du parcours se trouve une exploitation agricole « atypique ». Il s’agit d’un élevage de perdrix destinées à l’approvisionnement des zones de chasse. Elevage de perdrix
Non loin de là se trouve une fontaine où l’on peut se rafraichir. Source et fontaine sur la route
A moins que l’on ne préfère prendre un thé dans un petit cabanon plus loin. Un petit 'café' près de Beni Salah
De là, on est tout proche du village de Beni Salah.
Le village de Beni Salah Beni Salah
que l’on va traverser sur quelques centaines de mètres.  L’occasion de voir un des lavoirs traditionnels. Lavandières à l'entrée de Beni Salah
En suivant la route on traverse le village jusqu’à la mosquée. Le minaret de la mosquée de Beni Salah
A partir de là, on redescend vers le lieu-dit Torreta où se trouvent quelques petits établissements typiques où viennent s’évader de nombreux tétouanais en fin de journée et les week-ends. Il y est loisible de prendre un verre de thé avant de  poursuivre le chemin, soit vers Aïn Bouanen, soit vers Tétouan.

Mais personnellement, après cette journée fantastique au cours de laquelle j’ai fait de nombreuses nouvelles connaissances, j’ai encore eu le privilège d’aller visiter le « jardin » de Hicham : un terrain à flanc de montagne où il est en train de faire construire une petite maison.   La maison de Hicham
Sur le toit, en compagnie de Redouane et Mohamed deux autres amis qui m’ont fait le plaisir de partager cette promenade et leurs connaissances du milieu, nous y avons bu un thé tout en savourant un panorama de toute beauté…. Vue sur Tétouan et la vallée de l'oued Martil
Pour vous situer, voici une carte présentant la promenade de l’eau.
Afficher La « route de l’eau » sur une carte plus grande

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Journée de nettoyage à Aïn Zarka

mai 17, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Il y a quelques jours, nous nous étions rendus à Aïn Zarka. Nous avions dû constater ce jour-là que les alentours du site étaient dégradés par de nombreux déchets composés essentiellement par des sacs et des emballages en plastic. Une parcelle

Sur Facebook, il se trouve un groupe intitulé « Protegemos Tetuan e  su alrededor » dont la vocation est comme son nom l’indique la protection de l’environnement de Tétouan et dont je suis membre.  A mon retour de Zarka, j’avais publié cette photo illustrant la malpropreté du lieu et suggéré au groupe de passer à l’action.  Assez rapidement les membres du groupe ont manifesté leur intérêt et dans le feu de l’action nous avons décidé de fixer la date de cette action au dimanche suivant…

Cela laissait peu de temps pour l’organisation mais grâce au dynamisme de quelques membres du groupe nous avons pu mettre en place différentes choses indispensables à la réussite de l’activité.

Hier c’était le grand jour et Rachid dont j’avais fait la connaissance récemment grâce à la publication d’une très belle vidéo dont il est l’auteur sur la problématique de la lagune de Smir est venu me chercher à Bab Tout avec son ami Mohamed.  Tous deux sont membres de l’ADEMN : Association pour le Développement et l’Environnement des Montagnes du Nord, une association assez active à qui l’on doit déjà, entre autres, la publication d’une carte de randonnées, l’organisation d’un raid international dans les montagnes de Chaouen et le balisage de nombreux sentiers de randonnées de la région.

On s’est alors dirigés vers M’Sala où le rendez-vous a été fixé à neuf heures. La porte de M'Sala

Jawad, le créateur de la page « Protegemos Tetuan e  su alrededor » et dont la notoriété à Tétouan n’est pas étrangère à la forte mobilisation des membres du groupe est déjà sur place et les membres de l’ADMEN lui remettent un polo portant le slogan du groupe. Essayage des polos ADEMN
Belle surprise que nous fait l’ADEMN car il y en aura pour tous les participants et compte tenu du court délai qui s’est écoulé entre le lancement de l’événement et sa réalisation, on appréciera le geste.

Très rapidement les gens commencent à arriver mais nous n’atteindrons pas le chiffre des 100 participants que nous espérions sur base des inscriptions enregistrées. Qu’à cela ne tienne, personnellement je m’attendais à une vingtaine de participants et puis, la motivation des présents est là ! C’est ce qui compte !

Un autocar dont le départ est fixé à 9h45 est prévu pour l’acheminement des personnes qui  ne sont pas motorisées. Quelques participants y prennent place. Dans l'autocar, vers Aïn Zarka
Après une petite demi-heure de trajet, nous arrivons à destination.  D’autres participants sont déjà là, arrivés par leur propre moyen certains sont même venus à pied ! Arrivée des participants à Aïn Zarka

Le groupe s’organise, Mohamed donne les directives
on distribue les sacs de collecte, les gants, les râteaux et autres outils que nous avons reçus et par groupe de cinq, nous nous dispersons autour de la cascade pour commencer le ramassage. dsc_1314
Très rapidement de nombreux enfants du village viendront nous rejoindre et participeront activement !
La fontaine près de la mosquée de Aïn Zarka Quelques enfants du village ayant participé

Les sacs sont regroupés à proximité de la cascade en vue de leur enlèvement par un camion de la commune. Les sacs collectés pendant la journée à Aïn Zarka

Vers 14 heures, nous nous octroyons une pause déjeuner avant de reprendre le travail. Pause déjeuner à Aïn Zarka

Vers 15h30, nous mettons fin à l’activité et nous nous retrouvons autour d’un thé à la terrasses de l’un des cafés de l’endroit. dsc_1333
Rachid en profite pour recueillir nos premiers commentaires. Rachid à l'oeuvre
Le but est de faire un reportage que nous montrerons aux responsables de la commune, voire de la wilaya afin de les sensibiliser au problème et qu’ils trouvent une solution à la collecte des déchets qui pour l’instant est inexistante !

Pour le retour sur Tétouan, la majorité des personnes qui sont venues par l’autocar ont décidé de rentrer à pied et emprunteront la « route de l’eau », un chemin qui suit le tracé d’une conduite servant à l’alimentation en eau de Tétouan. Vers la route de l'eau

Vous pouvez trouver de nombreuses autres photos et commentaires sur la page facebook du groupe.

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Aïn Zarka, un petit paradis à quelques kilomètres de Tétouan

mai 08, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir

Autour de Tétouan, se trouvent de nombreuses sources ou « aïn ».  Il y a peu de temps nous étions à Aïn Bouanen.  Mais depuis notre arrivée à Tétouan, nous entendons parler souvent de Aïn Zarka, une autre source qui se situe dans la montagne qui fait face à Tétouan. Toutefois c’est toujours avec une certaine nostalgie que les tétouanais parle de ce lieu où se trouvait une piscine naturelle dont on peut trouver sur le web de nombreuses photos et vidéos.  En 2009 les pluies exceptionnelles qui tombent cette année sur la région dévastent le lieu emportant dans ces flots le barrage qui délimitait la petite retenue.

Découvrir ce lieu était l’un de mes désirs et c’est maintenant chose faite.

Pour accéder à Aîn Zarka, il faut quitter Tétouan par la route qui mène à Oued Laou.  Après le pont qui enjambe l’oued Martil, on prend la route à droite sur quelques centaines de mètres.  Ce premier tronçon n’est vraiment pas très attrayant car le bord de la route est encombré par des déchets de chantiers que l’on vient déverser sauvagement.  Plus loin, il faut bifurquer sur la gauche avant l’officine d’une pharmacie et ensuite c’est tout droit ou presque car la route qui mène à la source est assez  sinueuse.  Une fois sorti de l’agglomération, on accède à des paysages très verts et arborés.
Sur la route de Aïn Zarka dsc_0944
Plus haut sur la route, au détour d’un virage, on peut admirer Tétouan dans le lointain. Tétouan vue de la route qui mène à Aïn Zarka

Il nous faudra une vingtaine de minutes pour accéder au but de notre excursion du jour. Le village près de Aïn Zarka
La route se termine à la source ou plutôt à la petite cascade qui vient des hauteurs de la montagne Aïn Zarka
Autour de celle-ci se trouvent quelques établissements et leurs terrasses Un des cafés de Aïn Zarka Un des cafés de Aïn Zarka
où l’on peut manger un excellent tagine de sardines aux dires de Mohamed B.  notre guide du jour et il faudra tester cela à l’occasion

En attendant un bon thé fera l’affaire Verre de thé à Aïn Zarka
et nous profitons de la beauté du paysage.
La falaise de Aïn Zarka

On peut s’imaginer le lieu avant sa dégradation… Heureusement, le site doit être remis en valeur dans un avenir très proche.  Les budgets sont alloués mais il faudra encore attendre quelques mois avant que les travaux de reconstruction ne soient achevés.  Une nouvelle route d’accès devrait également être refaite dans le cadre de ce chantier. Aïn Zarka devrait alors redevenir le lieu chéri des Tétouanais et peut-être un lieu touristique attrayant.  Cela impliquera toutefois un nettoyage et un entretien des abords qui sont à l’heure actuelle dégradés par de nombreux déchets en tous genres. Une parcelle

Dans les alentours tout proches se dresse un petit village [SinglePic not found]
sur le chemin duquel on peut voir un four traditionnel Four traditionnel près de Aïn Zarka
et plus loin sa mosquée de construction récente.   La mosquée près de Aïn Zarka
En contrebas du village, les terres sont occupées par des parcelles agricoles bénéficiant d’un système d’irrigation ancestral relativement dégradé où se cultivent quelques légumes.  L’occupation de la terre semble toutefois très extensive… certaines parcelles n’étant occupées que par de la menthe… dsc_0982

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