Quotidien et tourisme à Tétouan au Nord du Maroc

Que faire à Tétouan et dans ses environs…
Subscribe

Archive for avril, 2010

Le festival de la bande dessinée FIBADE 6

avril 26, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Du 24 mai au 29 mai 2010 aura lieu à Tétouan la sixième édition du Festival de la bande dessinée de Tétouan.  Cet événement culturel qui se déroule sous forme de biennale, mettra dans cette édition l’accent  sur la bande dessinée africaine. affiche1

Plusieurs expositions seront proposées au public :

    Exposition Maroc BD
    Exposition « la BD africaine »
    Exposition « Travaux des étudiants de l’NBA »
    Exposition espagnole « La ciudad de Laton, dibujantes españoles de mundos rematos »
    Exposition « Jeunes talents du concours 2010 »

Parallèlement, se déroulera un atelier en résidence pour de jeunes talents, lequel sera encadré par :

    Simon Mbumbo (Cameroun),
    Denis Larue (Belgique) et
    Philip Xavier (France/USA)

Restons chauvins et saluons la présence de cet artiste belge qui est également le fondateur et coordinateur du département Bande Dessinée à l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan.
La dernière de ses oeuvres : La maison d’Ether larue

L’histoire : Martin Mesner est un écrivain bruxellois d’une quarantaine d’années. Le manque d’inspiration, les doutes, son quotidien lui pèsent… Sur un marché aux puces, il rencontre Mohamed, un jeune vendeur hâbleur. Sur son étal, une affiche représentant une vue de la médina de Tétouan au Maroc. Ce tableau ranime des souvenirs en lui qui le décident à retourner en cet endroit qu’il a connu vingt ans plus tôt

Je sens que cette BD étoffera prochaînement la bibliothèque de Dar Rehla, notre maison d’hôtes.

Le FIBADE 6 dispose d’une page Facebook

Be the first to like.

Le Cap Malabata et le tunnel sous le détroit de Gibraltar :

avril 24, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Transports et moyens de déplacement

Malabata : un nom qui vous est encore peut-être inconnu mais qui pourrait dans un avenir proche atteindre la célébrité. C’est en effet dans cette région de la côte marocaine que devrait aboutir le tunnel qui reliera les continents européen et africain. Un projet dont on parle déjà depuis quelques années, mais dont on attend toujours l’ouverture du chantier.

C’est quelque part ici que devrait alors passer le tunnel.
Près du cap Malabata
On est au Nord-Est de Tanger et le Cap Malabata limite une des extrémités de sa baie. La baie de Tanger vue du Cap Malabata
Tout comme le cap Spartel, il est dominé par un phare dont la construction semble plus récente. Le Phare du cap Malabata
Le phare ne se visite pas et le site est occupé par des militaires qui surveillent le trafic maritime abondant entre l’Espagne et le Maroc. Mais plus pour longtemps car désormais l’essentiel des liaisons maritimes aboutiront au nouveau complexe portuaire de Tanger-Med situé plus à l’Ouest en direction de l’enclave de Ceuta à proximité de la petite ville de Ksar-el-Sghir.

En front de mer, la végétation est rare et les quelques arbres qui ont réussi à pousser ici témoignent de la force du vent…
Au cap Malabata
Pour les connaisseurs, nous sommes ici face à Tarifa, un des spots mythiques du windsurf et l’Espagne semble toute proche.
Les côtes espagnoles vues du Cap Malabata
Au départ de Tanger, on accède au cap Malabata par la route de la corniche qui longe la plage et vous fera passer devant la « Villa Harris », ancienne villégiature du célèbre journaliste américain qui fut enlevé au début du XXème siècle par le non moins célèbre Raïssouni. [SinglePic not found]

Occupée successivement par un casino puis plus récemment par le Club Med, la propriété est désormais à l’abandon et on peut se demander ce qu’il advient des bâtiments et des somptueux jardins qui étaient plantés d’espèces rares et en manque d’entretien maintenant…
Un peu plus loin, l’urbanisation avance à grands pas L'urbanisation près du cap Malabata Nouvelles constructions près du cap Malabata
et Tanger ne cesse de s’étendre.  
Pour combien de temps alors pourrons-nous encore profiter de tels paysages dégagés et aérés à moins de 10 minutes du centre de la ville !
Paysage près du cap Malabata

Merci à Miguel Gonzales et à son blog : Tamuda Bay sur lequel j’ai trouvé la première vidéo consacrée au tunnel et qui m’a donné l’opportunité d’étoffer cet article sur le cap Malabata où je me suis rendu dernièrement.

Be the first to like.

L’ancienne église de Martil et José Maria Lerchundi

avril 18, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Architecture, Histoire

La publication sur Facebook d’une ancienne photo de l’église de Martil L'église de Martil par nos amis Claire et Christian m’a donné envie d’en connaître un peu plus sur l’histoire de ce beau bâtiment.  C’est dans le petit guide « TangerPocket », que vous trouverez gratuitement dans de nombreux établissements touristiques de la région et qui dispose aussi d’une version web, que j’ai démarré mon investigation.  Par la suite, j’ai dû constater qu’il existe très peu d’informations sur l’église elle-même.
Peut-être que des futurs lecteurs pourront apporter des précisions et d’autres photos.  Je les en remercie d’avance.
Le fronton de l'ancienne église de Martil
Bâtie à la fin des années 40 sous le Protectorat espagnol, l’église de Martil, vu sa taille donne une idée de l’importance de la présence espagnole et du culte catholique à cette époque dans la région.
L'église de Martil
L’édifice restera dédié au culte catholique jusque dans les années 70 pour être ensuite abandonné.   En 1996, le bâtiment est restauré par la Junta de Andalucia et sera reconverti en un espace culturel.
L'ancienne église de Martil de nos jours Le parvis de l'ancienne église de Martil
Vue latérale de l'église de Martil Fresques sur la façade latérale de l'ancienne église de Martil

On lui donnera le nom d’un père franciscain qui oeuvra au XIX ème siècle dans le Nord du Maroc « José Maria Lerchundi ».
A ce jour cependant, le centre semble plus connu sous le patronyme de centre culturel « Al Andalous »…

Le père Lerchundi Né en 1836, le père José Maria Lerchundi rejoint l’ordre franciscain en 1856 et sera ordonné en 1859.  En 1862, il rejoint la Mission catholique du Maroc dont il deviendra le Préfet apostolique de 1877 jusqu’à sa mort en 1896.  Il est enterré dans la crypte de la cathédrale de Tanger.

Il résidera de 1862 à 1877 à Tétouan et entretiendra des liens forts avec différents acteurs de la vie tétouanaise lui permettant d’acquérir une connaissance approfondie de la langue arabe.  A cette époque Tétouan est la capitale diplomatique du Maroc et il sera l’interprète officiel entre les rois d’Espagne et le sultan Hassan I du Maroc.

Cette connaissance de la langue parlée aboutira à la rédaction de plusieurs livres qui font encore référence et qu’il serait intéressant de me procurer :

  • « Rudimentos del arabe vulgar que se habla en el imperio de Marruecos » (1872) ;
  • « Crestomatía Árabe » (1881) ;
  • « Vocabulario español-arábico del dialecto de Marruecos » (1893).

Parmi ses nombreuses autres réalisations on peut citer :

  • la création à Tanger de la première imprimerie hispano-arabe du Maroc ;
  • la création et la rénovation de nombreuses écoles paroissiales et un centre de formation professionnelle ;
  • la création d’un complexe d’habitations pour sans-abris ;
  • l’ouverture à Tétouan d’une école pour l’espagnol et l’arabe.

Par ailleurs, il a contribué  à plusieurs initiatives visant à moderniser Tanger dans des domaines très variés : l’électricité, les horloges publiques,  les chambres de commerce, les compagnies maritimes, les postes de traite, etc.

Si l’histoire de ce père vous intéresse, vous pourrez trouvez plus d’infos en suivant ce lien sur ce site dédié à l’ordre des franciscains

Be the first to like.

Le café Hafa

avril 16, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir

Entre deux avions, celui qui emmenait mon fils vers la Belgique et celui qui amenait la maman de ma compagne pour une semaine de vacances à Dar Rehla, j’avais quelques heures à tuer.

Après avoir confié Robby aux soins du steward qui allait l’accompagner jusqu’à l’embarquement,  Mohamed, le chauffeur avec lequel nous avons pris l’habitude de faire nos déplacements tant pour ses qualités humaines que sa conduite sécurisante, m’a proposé de remonter jusqu’à Tanger par la côte atlantique  que je ne connais pas encore.   C’est ainsi que nous sommes passés tout d’abord aux grottes d’Hercule hercule
puis par le cap Spartel avant de rejoindre Tanger Le Phare du cap Spartel
par une zone côtière couverte de pinèdes et de cytises, encore sauvage et relativement peu construite où de nombreux tangérois viennent s’oxygéner les week-end.

En arrivant près de Tanger, la route que nous empruntons longe quelques propriétés imposantes dont celle qu’occupe le Roi lors de ses séjours dans la ville ainsi que celles de princes saoudiens et autres puissants de ce monde.

J’ai eu l’occasion de visiter Tanger précédemment mais ces visites souvent courtes se sont généralement limitées au centre de la ville et à la vieille médina.  Or parmi les endroits qu’il faut certainement visiter, il y a le café Hafa.   C’est un endroit mythique fondé en 1921 par un certain Ba M’hamed et qui a vu depuis passer de nombreuses personnalités du monde des Arts et de la Culture.   »De Paul Bowles à Mohamed Choukri, de Jean Genet aux Beatles, aux Rolling Stones, Jimi Hendrix, Sean Connery, William Burroughs et bien d’autres, tous les amoureux de l’âme tangéroise sont venus ici bavarder, écrire, peindre, boire le thé à la menthe ou fumer la chicha ».

Avant de nous y rendre nous garons le taxi à proximité et accédons via une allée aux allures romaines Accès à la falaise près du café Hafa
à une esplanade naturelle rocheuse d’où l’on découvre déjà un panorama superbe sur le port et une nouvelle rocade récemment achevée.
Vue sur le port de Tanger Vue sur le détroit

L’endroit semble avoir résisté à la pression urbanistique qui caractérise Tanger et on peut y voir encore des immeubles d’une autre époque. Maison en bord de falaise Immeuble du début du siècle

Le café se trouve un peu plus loin et nous y accédons par une petite ruelle. Vers le café Hafa La porte d'accès du café Hafa

Quand nous y arrivons, il encore tôt et les terrasses sont encore vides.   L'entrée du café Hafa Les escaliers du café Hafa
Terrasse du café Hafa Le café Hafa hafa14
Nous pourrons néanmoins y prendre un verre de thé à la menthe en admirant le paysage qui s’offre à nous. Thé au café Hafa
En recherchant sur le net quelques informations sur le site, je suis tombé sur article publié en 2005 que je vous invite à lire… et dont voici juste un extrait,

Souhaitons qu’on ne doive pas un jour en parler à l’imparfait (le café Hafa) : une étoile française de deuxième grandeur, comédienne et chanteuse, icône de la bien-pensance et porte-drapeau du politiquement correct, n’a pas hésité à faire élever un mur en béton pour préserver des regards sa maison, mitoyenne du café.

La suite dans l’article…

La suggestion faite par l’auteur est intéressante et cocasse. Pour ma part, j’hésite à illustrer ce propos par l’une ou l’autre de mes photos. Tant  sur la droite que sur la gauche, il y a des maisons et des murs mitoyens qui limitent l’angle de vue.  L’un d’entre eux semble toutefois avoir été érigé plus récemment et descend plus bas.  Son effet néfaste sur le panorama est incontestable principalement pour les terrasses des niveaux moyens du café. Le mur de la honte..

Quoiqu’il en soit, un sol mot résume bien la situation : « CHOUMA » !

Be the first to like.

Le Cap Spartel.

avril 15, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Histoire

Tout près de Tanger, à une quinzaine de kilomètres sur la côté atlantique se situe le Cap Spartel.  Promontoire rocheux de 315 m d’altitude marquant l’entrée Sud du Détroit de Gibraltar le rocher est dominé par un phare dont la construction fut ordonnée au sultan Mohammed Ben ‘Abd-Er-Rahmanen en 1861 par les représentants du corps consulaire présent alors à Tanger. Le Phare du cap Spartel

A cette époque, les côtes marocaines sont fort inhospitalières et de nombreux navires sont soit capturés  soit naufragés et l’endroit est alors considéré comme un « cimetière de navires ».   Cette situation constitue un obstacle majeur au développement des rapports commerciaux avec l’étranger et à la fin de l’année 1852, les représentants des puissances européennes considèrent qu’il est urgent de joindre leurs efforts pour construire un phare pour sécuriser la côte.   En novembre 1860, le naufrage de la corvette brésilienne Dona Isabella et ses 104 victimes sera certainement un facteur déterminant dans la concrétisation du projet.

Les travaux de construction débuteront en 1861 sous la direction d’un ingénieur français, M.-L. Jacquet et se prolongeront jusqu’en 1864.  Le phare de 110 m de hauteur entrera en activité le 15 octobre de cette anné-là. Le Phare du cap Spartel

Mais l’importance stratégique du phare éveille craintes et rivalités : il devient indispensable que la neutralité du phare dont la construction a été financée par le gouvernement marocain de l’époque soit garantie par un traité de neutralité : cette convention internationale, la première sur une question marocaine,  sera signée le 31 mai 1865 par dix puissances, dont les États-Unis.  Au constat que le Maroc n’avait ni marine de guerre ni marine de commerce, cette convention dépossédait le Maroc de tout regard sur le fonctionnement du phare.  Le Makhzem (pouvoir central) en conservait néanmoins l’intégrité territoriale et la propriété…

A ce jour, le phare est toujours en activité, mais contrairement à ce que l’on peut lire dans certains guides, il ne semble pas pouvoir être visité.

Quoique il en soit, la vue que l’on a de cet endroit sur l’océan vaut à elle seule le déplacement La côte atlantique près du cap Spartel

et vous pourrez en profiter dans l’un ou l’autre des établissements qui sont situés à proximité. Etablissement près du Cap Spartel

En quittant le Cap ne manquez pas la vue sur là côte et l’arrière pays.  La plage de sable que vous pouvez voir au loin s’étend sur 40 km environ jusqu’à Asilah. La côte atlantique au Sud du cap Spartel

Tout au long de la côte, l’océan déroule ses ondes et l’endroit serait un des lieux privilégiés des surfeurs et bodyborders locaux.  On en reparlera… Rouleaux au cap Spartel

Be the first to like.

Au delà de Aïn Bouanen

avril 13, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir

Dernièrement, en compagnie de notre amis Mohammed B.  nous avions découvert le site de Aïn Bouanen, une des sources situées dans la montagne en face de Tétouan.

Nous avions été impressionnés par le site et je m’étais promis d’y revenir afin d’explorer un peu plus les alentours et de découvrir éventuellement des chemins de randonnées dans le massif.

Aujourd’hui, accompagné de mon fils, je suis à nouveau allé voir le site.  Si dans un premier temps nous avions pensé nous y rendre à pied, arrivés au niveau de la gare routière, dsc_0242

et après avoir traversé le bas de Tétouan dsc_0229
nous nous sommes finalement décidés à prendre un taxi.

Le temps de prendre quelques photos de la montagne dsc_0248 et nous montons vers la source.

Vu l’état de la route sur la fin du parcours, le taxi ne montera pas jusqu’à la source et nous laissera au niveau d’un lieu appelé Torreta.   dsc_0249

Au sommet de cette première côte dsc_0252
se trouve la station de traitement d’eau qui alimente Tétouan.   dsc_0254

Après celle-ci, il nous faudra encore parcourir quelques centaines de mètres à travers un paysage rocheux et sauvage. dsc_0263

Arrivés au site de la source, nous prendrons sur la terrasse de l’un des établissements une boisson méritée avant d’attaquer le massif. dsc_0268

Nous emprunterons alors la route qui monte à l’arrière de la source et sur laquelle se trouvent quelques terrasses rustiques. dsc_0289
Au détour d’un rocher, nous arrivons à proximité de l’endroit que j’ai envie de voir aujourd’hui : il s’agit du site  où passe une petite rivière qui descend de la montagne et qui compte, aux dires de Mohammed de nombreuses petites piscines naturelles.   Nous quittons la route et prenons alors l’un des nombreux sentiers qui sillonnent le versant.   L’ascension est relativement aisée malgré les nombreuses pierres qui encombrent le chemin mais nous ne monterons que quelques dizaines de mètres de dénivelé pour découvrir un panorama enchanteur. dsc_0308

L’endroit est superbe.
dsc_0311 dsc_0319
dsc_0316 dsc_0331

Il justifie que de nombreuses personnes viennent y faire du pique-nique comme en témoignent les nombreuses traces de foyers.   Traces de foyers
Par contre il est regrettable que ces utilisateurs ne respectent pas mieux cet endroit en y abandonnant leurs déchets. Déchets

On pensait redescendre sur Tétouan en longeant le lit de la rivière.   dsc_0298
Après quelques centaines de mètres, nous avons dû nous rendre à l’évidence que cela ne serait pas possible.  Nous sommes tombés en effet nez à nez avec des clôtures qui nous ont empêché de prolonger notre chemin.

Finalement, nous sommes retournés vers la source et sommes rentrés à Tétouan en passant par des chemins de terre au travers de plusieurs quartiers construits sur le versant de la montagne.  Au final quatre heures de promenade fort agréable.

La prochaine fois que je reviendrai ici, je testerai un autre chemin… Il y en a de nombreux dont un qui semble accéder au sommet de la montagne, à moins que ce ne soit celui qui mène à  l’autre source naturelle de la région : Aïn Zarka.

Be the first to like.

Martil – les travaux de la nouvelle corniche

avril 13, 2010 By: Dar Rehla Category: Transports et moyens de déplacement

Il y a quelque temps lors du dernier séjour à Tétouan du roi,  Martil a été rattachée administrativement à la ville de M’Diq toute proche et caractérisée par des infrastructures assez exemplaires.  Très rapidement cette décision a été suivie par le lancement d’un chantier important d’aménagement qui devrait permettre à la cité balnéaire de trouver sa place dans l’offre touristique de « Tamuda Bay ».  Fort prisée des Marocains des autres régions et des Marocains résidant à l’étranger qui pendant les mois d’été viennent grossir la population de la région jusqu’à la sextupler, l’accessibilité de Martil était cependant assez réduite.  La route qui relie Tétouan à Martil est récente et d’ailleurs pas encore achevée.  L’accès à partir du Nord en provenance de la frontière n’est pas meilleur.

Récemment nous nous étions rendus à Cabo Negro tout proche  et au terme d’une promenade au travers des quelques lotissements résidentiels disséminés sur cette partie de la côte, nous avions abouti à Martil. Nous avions été surpris alors par les travaux que nous avions constatés et dont nous ne connaissions pas encore les tenants et aboutissements.  De nombreux engins de génie civil circulaient et on avait remarqué la démolition du revêtement de la corniche existante alors qu’il ne nous semblait pas pour autant très détérioré.  On s’était même demandé alors pourquoi refaire un revêtement convenable alors que d’autres travaux semblaient être négligés.  N’était-ce pas du gaspillage.

Quelques jours plus tard, j’apprenais que les travaux que nous avions vus étaient les prémices d’un très gros chantier qui doit aboutir à la jonction de la corniche de Martil à celle de M’Diq laquelle relie la ville de Fnideq toute proche de la frontière avec l’enclave de Ceuta au Nord.

Ce lundi 12 avril 2010, profitant d’une journée relativement ensoleillée et en compagnie de mon fils en vacances à Tétouan, je me suis rendu à nouveau dans la cité balnéaire. Histoire de faire avec lui une promenade au bord de l’eau d’une part et d’autre part pour voir l’état d’avancement des travaux dont l’achèvement est prévu pour cet été !

Nous nous sommes donc rendus à la station des taxis à destination de Martil et avons emprunté un des nombreux « grands »  taxis présents. dsc_0077

Sur le trajet nous pouvons constater des changements importants dans les aménagements de la nouvelle route qui relie Tétouan à Martil : éclairage au centre, plantations et piste cyclable en bordure. dsc_0082

Après une petite demi-heure de trajet, nous avons été débarqués tout près de la plage.   Dès la sortie du véhicule, notre attention est attirée par l’abondance de nombreux tas de sable dans les rues, probablement le fait des vents violents qui ont soufflé récemment dans la région. dsc_0084 et que maintenant des équipes s’attèlent à déblayer. dsc_0086

Nous atteignons très vite la zone des travaux. La corniche et l’ancienne artère qui la bordait sont maintenant complètement mises à nu et les niveleuses et autres engins à l’oeuvre. dsc_0113

De nouveaux murets en pierre de taille sont montés à la limite de la plage et de nombreuses équipes travaillent tout au long de cette portion correspondant à l’ancienne corniche. dsc_0107

Plus loin, où se situait la fin de l’ancienne corniche, le changement est impressionnant.  Auparavant se trouvait à cet endroit un établissement construit en bois et doté d’une vaste terrasse dont je n’ai malheureusement pas de photo.  Celui-ci n’existe plus et à sa place se dressent maintenant les collines de terre qui serviront à la préparation de la future route. dsc_0116

Au delà commençe un littoral plus sauvage et qui était probablement peu utilisé par les touristes en saison estivale car d’une accessibilité plus difficile.   C’est dans cette zone que se trouvent une petite lagune et quelques dunes dunes dont on peut se poser la question de leur avenir.  Quand on voit déjà comment cette zone peut être envahie par les déchets de toute sorte, on peut avoir des craintes. dsc_0152-3

Et que penser aussi de ce panneau ? « zone conchylicole » ! dsc_0129

A ce jour, les travaux n’ont pas dépassé la lagune, dsc_0170-3

mais avancent rapidement et alors une fois réalisés comment se fera l’alimentation en eau de celle-ci ? Elle me semble fort compromise.  La lagune ne risque-t-elle pas d’être comblée ? On voit déjà dans certaines parties une accumulation de gravats. Ce serait fort dommageable pour l’environnement de perdre cette zone naturelle où venaient il y a encore peu de temps de nombreux oiseaux. dsc_2273

Par contre, on peut reconnaitre qu’une fois terminée, cette nouvelle corniche qui sera comparable à celle déjà existante entre M’Diq et Fnideq apportera à la région une infrastructure de communication intéressante qui permettra en sécurité la pratique de nombreux sports tels que le jogging, le vélo et/ou le roller.  Le pendant de Miami en quelque sorte…

Be the first to like.

Aïn Bouanen, le calme de la montagne à quelques kilomètres du centre de Tétouan

avril 08, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Avec ses 800 mille habitants, la ville de Tétouan n’est pas une ville calme et prendre un peu de recul par rapport à l’agitation de la médina ça ne peut être que bénéfique.  Cet après-midi notre ami Mohamed B nous a emmenés vers un des lieux dont nous avions déjà entendu parler sans y avoir jamais été : Aïn Bouanen, une source naturelle qui se trouve sur les versants de la montagne qui fait face à Tétouan.

Pour y accéder, nous avons emprunté sur quelques kilomètres une route relativement carrossable et sommes passés à côté de quelques maisons majestueuses construites plus ou moins récemment.  C’est sur cette route que se trouve entre autre la villa Alegria du professeur M. Bennaboud, une maison prestigieuse qui a fait l’objet d’un reportage diffusé sur la chaîne TV5.

A mi-hauteur du versant de la colline se situe la source dont on voit ici l’ancien bassin. L'ancienne fontaine de Aïn Bouanen

L’eau de cette source est particulièrement réputée et c’est ici que de nombreux porteurs d’eau qui sillonnent les rues de Tétouan viennent s’approvisionner quotidiennement. dsc_0279

Autour de la fontaine, l’on dispose d’un vaste espace pour garer les voitures que de nombreux jeunes gens vous proposent de laver pour environ 20 dirhams. Ici, pendant les week-ends c’est bondé car l’endroit est fort prisé par les Tétouanais qui viennent y piqueniquer. On peut comprendre pourquoi : il y règne un calme étonnant. L'aire de parking de Aïn Bouanen

Mais si vous ne disposez pas de voiture, vous pouvez toujours demander à un taxi de vous emmener ici. Cet endroit vaut vraiment le déplacement et vous pourrez allez boire un thé sur la terrasse de l’un ou l’autre des établissements qui se sont installés là-haut dsc_0280 et d’où l’on jouit d’une vue panoramique impressionnante sur la vallée de l’Oued Martil, Le village des

et sur Tétouan. Tétouan

Derrière vous la montagne se dresse majestueuse La montagne qui surplombe Aïn Bouanen

A partir de Aïn Bouanen, il vous est loisible éventuellement de faire de nombreuses randonnées dans le massif rocheux qui s’offre à vous Le massif rocheux près de Aïn Bouanen

On peut ainsi rejoindre Aslah au bord de la mer en passant par Aïn Zarka et sa piscine naturelle dont la restauration est parait-il imminente.  Cette dernière méritera alors aussi certainement une visite.
Et si vous vous ne sentez pas attiré par cette longue randonnée par des chemins plus ou moins escarpés, vous aimerez peut-être rejoindre Tétouan par l’un des petits sentiers qui serpentent les versants du djebel et qui traversent quelques villages pittoresques tels le village des « bergers » situé en contrebas de la source. Le village des

Be the first to like.


WordPress SEO fine-tune by Meta SEO Pack from Poradnik Webmastera