Vie et tourisme à Tétouan

Des idées pour un séjour enrichissant à Tétouan
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Archive for février, 2010

Du hockey sur glace au Maroc !

février 24, 2010 By: Dar Rehla Category: Sports et loisirs

En cette période des Jeux olympiques d’hiver, le hockey sur glace reste probablement une des disciplines qui mobilise de nombreux téléspectateurs devant leur télévision, dont moi…

Curiosité oblige, j’ai fouiné sur le net et j’ai découvert que le Maroc dispose ainsi de son équipe nationale ! En voici sa vareuse :

Vareuse de l'équipe nationale de hockey sur glace du Maroc

La vareuse de l'équipe nationale de hockey sur glace du Maroc

Cette équipe, composée de joueurs évoluant au Canada, en Suisse, en Angleterre et en France, s’apprête à participer prochainement, en Mars, au 1er championnat d’Afrique à Johannesburg où elle affrontera les équipes d’Afrique du Sud, d’Algérie, de Tunisie et de la Namibie.

Dans ce contexte,  elle peaufine actuellement sa préparation par un dernier stage à Montréal.  Son objectif pour cette nouvelle compétition est d’obtenir une médaille ! En 2008, l’équipe nationale marocaine avait remporté une médaille de bronze lors du 1er championnat arabe des nations à Abu Dhabi.

C’est en  2005 que ce le hockey sur glace fait son entrée dans le paysage marocain grâce à la motivation de Khalid Mrini, un canadien de souche marocaine qui crée le club des “Rabat Capitals” et la première école de glace du royaume.  La patinoire qu’ils utilisent pour leur activité est aménagée dans les sous-sols d’un centre commercial de la ville.

En 2009, ce sont trois clubs qui accueillent dorénavant à Rabat des jeunes et moins jeunes marocains attirés par ce sport puissant, rapide et technique.

Il semblerait que de nouvelles surfaces de glace soient déjà en phase de construction ou en projet.  A quand celle de Tétouan ?

La place Hassan II ou place du Feddan

février 19, 2010 By: Dar Rehla Category: Architecture, Histoire

Avant de visiter la vieille médina en empruntant l’un des trois circuits proposés dans un article précédent, un arrêt sur la place Hassan II,  encore largement connue sous son appellation initiale de “El Feddan”  nous semble indispensable.

La place Hassan II ou El Feddan de Tétouan

La place Hassan II ou El Feddan de Tétouan

Le feddan, c’est en arabe une mesure de superficie et par abstraction, ce terme pourrait désigner une zone d’exploitation agricole : ce qui expliquerait cette dénomination appropriée car au début c’est  l’usage qui est fait de cet espace situé à la limite extérieure de la médina.  C’est alors la famille andalouse Loukach qui l’exploite.  Cette famille dirigea la ville au XVIII ème siècle et a laissé à la ville quelques monuments importants dont une médersa dont la restauration est toujours en cours.

Plus tard et jusqu’au début du XXème siècle,  la place aura fonction d’aire de battage pour le blé, de souk, de marché au bétail et même d’abattoir ;  trois fois par semaine Tétouan y accueillait un marché qui attirait les paysans des campagnes proches et où se pratiquaient encore le troc.

Le Feddan au début du XX ème siècle

Le Feddan au début du XX ème siècle

Mais déjà à partir de la première occupation espagnole de 1860 elle deviendra place d’Espagne :  le vainqueur débaptise alors de nombreux lieux tels que les portes et les noms choisis sont emblématiques et provocateurs.   Plus tard, sous le Protectorat, la zone sera bâtie et abritera alors la résidence du haut Commissaire  et le palais du calife Moulay El-Mehdi.  Entre 1927 et 1930, la place sera réaménagée en respect du plan général d’urbanisation, structurée selon le modèle des jardins hispano-mauresques : on y installe en son centre une espèce de pavillon ouvert et le revêtement existant est remplacé par un pavement similaire à celui qui se trouve dans le parc Maria Luisa de Séville.  Viennent également compléter l’ouvrage de nombreux parterres et des plantations de palmiers sur les abords qui apportent ombrage.

La place du Feddan des années 20 à 80

La place du Feddan des années 20 à 80

Avec la construction de l’Ensanche, cet espace va changer définitivement de fonction.  Ce qui était au départ une zone d’échange entre la ville et la campagne extérieure va devenir alors la pièce principale autour de laquelle vont s’articuler les relations entre la vieille ville et la nouvelle cité, et ce jusqu’à ce jour encore.

Après l’Indépendance, la place abritera jusqu’en 1988 le Consulat espagnol dans le bâtiment situé à l’extrême droite de l’actuel Palais royal.  C’est à cette époque qu’elle subira de nouvelles transformations importantes qui aboutiront à la place dans sa physionomie actuelle.  A l’époque toute circulation y est alors  interdite et elle prend désormais le nom de place Hassan II.   Ce n’est que dix ans plus tard, qu’une partie de la place retrouve sa vocation de lieu d’échange, de rencontre et de réunion au plus grand bonheur de la population tétouanaise.

La porte d'accès du Palais royal de Tétouan

La porte d'accès du Palais royal de Tétouan

Actuellement la grand porte majestueuse d’accès au Palais royal constitue la référence visuelle des visiteurs.  Sur sa gauche se trouvent les dépendances royales et à leur extrémité débouche la rue du Mechouar qui constituait une zone très importante de la vie administrative et politique car y étaient regroupées les anciennes dépendances du Makhzem.  Cette rue est interdite d’accès.

L’espace public accessible est en effet limité et dorénavant réduit aux limites extérieures de la Place. Sur sa gauche, se trouve une zone très calme avec quelques terrasses desquelles l’on surplombe légèrement la place.

Terrasses extérieures en bordure du Feddan

Terrasses extérieures en bordure du Feddan

De ce côté se retrouvent deux anciennes Zaouia, celle de Sidi Ben Aissa

La zaouia Sidi Ben Aissa

La zaouia Sidi Ben Aissa

et celle de Sidi Abdallah el Hadj

Le minaret de la zaouia Sidi Abdallah el Hadj

Le minaret de la zaouia Sidi Abdallah el Hadj

entre lesquelles la rue Caïd Ahmed permet un accès direct au quartier Trancat.  Cette rue héberge un certain nombre de pensions.  Sous l’occupation espagnole ces deux édifices religieux abritèrent respectivement le bureau des postes et télégraphe et une église catholique…

L’espace situé du côté droit de la place est nettement moins paisible, occupé par un nombre important de marchands ambulants attirés par le flux continu et incessant des passants.  Un peu de patience est indispensable pour se frayer un passage au travers de leurs étals et de la foule.

Mais au terme de ce parcours, vous accèderez à Bab Ruah, l’une des sept portes d’accès à la vieille ville.   Sur la droite, s’étale le mellah, l’ancien quartier juif.

Le Ryad Al Ouchak ou Jardin des Amoureux

février 14, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Architecture, Sports et loisirs

Parmi les endroits charmants  de Tétouan, il en est un qu’en ce jour de Saint Valentin il était opportun de vous présenter  et auxquels de nombreux tétouanais sont attachés : le ryad Al Ouchak ou jardin des amoureux…  Situé en contrebas de la vieille médina, le jardin s’étend sur deux hectares environ.

Le Jardin des Amoureux de Tétouan

Le Jardin des Amoureux de Tétouan

Créé en 1929 et initialement baptisé “Jardin du consul Cajigas” sous le protectorat espagnol il a fait l’objet d’une restauration poussée en 1997.  Initialement entouré de murs, le jardin est maintenant dégagé et offre à la vue de tous,  ses parterres multicolores, ses arbres majestueux et ses nombreux bassins et fontaines aquatiques.   La récente réhabilitation a su garder l’aspect arabo-andalous que lui avait donné les espagnols qui souhaitaient faire de cet endroit une réplique des célèbres jardins du palais de l’Alhambra de Grenade.

Bassins du Jardin des Amoureux

Bassins d'eau et le kiosque du Jardin des Amoureux

Pour les tétouanais, le jardin fait partie intégrante du patrimoine de la ville et la plupart d’entre eux ont l’habitude de venir y passer en fin de journée de beaux moments pendant la période estivale.  Le nom qu’on lui connait actuellement “Ryad Al Ouchak” s’est imposé très rapidement après sa création ; compte tenu de son aspect romantique, le jardin était vite devenu le lieu de rencontre de prédilection de nombreux jeunes couples désirant passer ensembles quelques moments…

Le Jardin des Amoureux

Le Jardin des Amoureux

On appréciera particulièrement le grand bassin circulaire avec sa fontaine autour duquel des bancs vous attendent et vous permettront de bénéficier de la beauté des lieux sous le couvert de superbes arbres.

Le grand bassin du Jardin des Amoureux

Le grand bassin du Jardin des Amoureux

Et non loin de là, si le coeur vous en dit,  un petit établissement bien sympathique vous permettra de prendre un thé à la menthe savoureux…

Où prendre un thé dans le Jardin des Amoureux

Où prendre un thé dans le Jardin des Amoureux

Après,  vous aurez l’embarras du choix :

  • remonter dans la vieille médina par Bab Remuz et le  Mellah ;
  • aller faire un tour au centre d’artisanat qui se trouve non loin ;
  • aller visiter l’Ecole des Arts et Métiers  ou le Musée ethnographique tous deux situés près de Bab El Okla, en remontant, vers l’Est, l’avenue Hassan II qui longe les jardins ;
  • remonter vers l’Ensanche en remontant les jardins vers l’Ouest.

D’ici peu,  vous aurez peut-être l’occasion également de visiter le musée d’Art moderne qui occupera l’ancienne gare du train qui reliait Tétouan à Ceuta dont le bâtiment a été récemment rénové.

L'ancienne gare ferroviaire de Tétouan

L'ancienne gare ferroviaire de Tétouan

En attendant de découvrir ce lieu par vous-même, je vous emmène virtuellement à sa découverte.

Le rif, une vaste zone de randonnées à découvrir.

février 12, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Sports et loisirs

Hier, à l’Institut français où j’assistais à la conférence de Pierre Colboc sur le Patrimoine durable,  on m’a parlé d’une association de randonneurs basée à Tétouan. C’est l’association RANDORIF.

Toutes les trois semaines, cette association dirigée par M. Mansour organise au départ de Tétouan une randonnée de +/- 6 heures de marche dans les montagnes du Rif tout proches.

Une photo des contreforts du Rif entre Oued Laou et Chefchaouen

Les contreforts du Rif

Le but est souvent d’atteindre l’un des nombreux sommets de cette chaine montagneuse fort accidentée et de découvrir des paysages fantastiques où la nature à l’état sauvage domine encore.

Paysage du Rif entre Chefchaouen et Tétouan

Montagnes du Rif entre Tétouan et Chefchaouen

Le groupe a un site internet http://randorif.multiply.com/ où sont postées avant chaque sortie des informations pratiques quant à la distance, le dénivelé, la météo prévue, etc…

Une fois par an, c’est une randonnée de deux jours qui est proposée avec un bivouac dans la montagne.

La prochaine aura lieu le 28 février et je tenterais bien l’expérience mais dans le règlement de l’association, je peux lire

5.C *J’ai bien saisi que le but de la randonnée n’est autre que profiter pleinement de la nature, donc il est hors de question que je planifie ou poursuis des projets personnels ou professionnels;

Alors, que faire ?  Loin de moi le désir de faire du business avec cette activité… Mon désir est surtout de faire découvrir les potentialités que la région offre.

Je sais par ailleurs que d’autres associations, organisations et personnes par lesquelles des randonnées pédestres dans le Rif peuvent être encadrées existent.  Je m’informe et d’ailleurs, très prochainement, je devrais en rencontrer,  de ces personnes passionnées, connaissant bien ces montagnes et prêtes aussi à vous les faire découvrir si vous passez par ici !

A suivre donc…

Visite de la médina de Tétouan : plusieurs approches

février 11, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Récemment,  nous avions fait l’acquisition d’un livre très intéressant :  “La Medina de Tetuan – Guia de Arquitectura”.   Après un début de lecture fort instructive sur ce patrimoine architectural exceptionnel qui nous entoure, je propose au travers de quelques articles de vous faire partager les informations que j’y ai trouvées en espérant que celles-ci vous inciteront à pousser un peu plus loin la découverte de cette médina de Tétouan considérée comme l’une des mieux conservées.

La structure de la médina et la répartition actuelles en son sein des activités humaines sont le résultat d’un longue évolution depuis sa création en 1492.  A mesure que la ville va s’installer  les activités économique et sociale nécessaires à son fonctionnement vont évoluer et se déplacer.

On peut ainsi distinguer actuellement trois zones d’activité principales :

  • une zone à dominance commerciale ;
  • une zone à dominance artisanale ;
  • et une zone à dominance résidentielle.

Ces zones feront chacune l’objet d’un article au travers d’un itinéraire de découverte.

Le quartier “El Blad” constitue le centre historique de la vieille ville, c’est le noyau autour duquel la médina s’est progressivement développée.  Il sera donc logique que nos trois itinéraires passent par là même si progressivement avec le développement de la ville certaines activités se sont déplacées d’une manière centripète pour occuper actuellement des quartiers plus éloignés.  Ceci est particulièrement vrai pour les commerces alimentaires et des matières premières souvent situés à proximité des portes d’accès car  leur existence nécessite un accès facile pour leur approvisionnement.

Bien entendu il serait réducteur de faire croire que ces activités autour desquelles nous allons vous suggérer les trois itinéraires de découverte  se limitent à ces seules zones de la médina ; on comprend facilement qu’il s’agit plutôt d’une dominante.

Pour faciliter ces visites je vous propose un plan de la médina tiré du guide sus-mentionné et légèrement modifié pour une meilleure visibilité.

Plan et itinéraires de la Medina de Tetouan

Plan et itinéraires de la Medina de Tétouan

L’Institut français de Tétouan

février 10, 2010 By: Dar Rehla Category: Art et artisanat, Culture

Au côté des nombreuses institutions culturelles espagnoles Tétouan possède aussi son espace culturel francophone.  C’est l’Institut français ; le site de Tétouan se situe au numéro 13 de la rue Chakib Arsalane, une rue située à l’arrière de la grande mosquée Hassan II.   La grille d'entrée de  l'Institut français de Tétouan On y accède par une porte métallique qui s’ouvre sur une grande cour au fond de laquelle sont situées les différentes salles qui le composent. La cour de l'Institut français de Tétouan

Parmi celles-ci, la médiathèque est un espace particulièrement important où de nombreux écoliers et étudiants viennent y découvrir la littérature et la culture française et francophone.   Deux espaces sont aménagés, l’un pour les plus jeunes et l’autre pour les adultes mais tant l’une que l’autre sont agréables, claires avec une vue magnifique sur les montagnes situées de l’autre côté de l’Oued Martil.   La bibliothèque est riche de quelques 23.000 ouvrages La médiathèque de l'Institut français de Tétouan mais les nouveaux médias de diffusion ne sont pas en reste et on peut également faire un choix parmi un éventail de quelques 500 DVD.

L’espace de la médiathèque accueille également de nombreuses expositions : pour l’année 2010 ce seront :

  • du 2 février au 27 février : “Les mathématiques dans la nature” ;
  • du 4 mars au 2 avril : “La France de la technologie” ;
  • du 6 avril au 30 avril : “Le développement durable, pourquoi ?”

Au dessous des salles de la médiathèque se trouve une salle de spectacle où ont lieu régulièrement des projections cinématographiques, des pièces de théâtre et d’autres manifestations culturelles. La salle de spectacle de l'Institut français de Tétouan

Le programme 2010 pour le site de Tétouan sera marqué par les manifestations suivantes :

  • Le jeudi 11 février à 18h30 : “Pour un patrimoine durable” – Conférence avec Pierre Colboc
  • Le jeudi 18 février à 18h30 : “Penser le Coran” – Conférence avec “Mahmoud Hussein”
  • Le vendredi 19 février : “L’accident” – Film tunisien-marocain (2008) de Rachid Ferchiou
  • Le mardi 23 février à 17h30 et 19h00 : “Le Chat botté” – Spectacle d’après l’oeuvre de Charles Perrault par la Compagnie de la jeunesse aimable.
  • Le vendredi 5 mars : “Le temps qui reste” – Film français-palestinien (2009) de Elia Suleiman
  • Le samedi 6 mars à 19h00 : “Les lettres de Toussainte” – Spectacle avec Marie-Catherine Conti sur base de l’oeuvre de Nadine Fischer.
  • Le jeudi 11 mars à 18h30 :  ”La parole est aux femmes”  - Forum dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme.
  • Le vendredi 26 mars : “Un prophète” – Film français (2008) de Jacques Audiard
  • Le vendredi 9 avril : “Yuki et Nina” – Film français (2008) de Hyppolyte Girardot et Nobuhiro Suwa
  • Le vendredi 23 avril : “Chaque jour est une fête” – Film français, libanais, allemand (2009) de Dima El-Horr

De quoi passer déjà quelques bonnes soirées, n’est-il pas ?

Mais l’Institut français de Tétouan, c’est aussi un atelier de gravure ; L'atelier de gravure de l'Institut français de Tétouan celui-ci propose des stages pour débutants ou de perfectionnement. Ces stages sont ouverts à toute personne intéressée par l’art de la gravure en taille douce et en relief avec en prime l’occasion d’y rencontrer des artistes confirmés qui désirent approfondir leurs connaissances et expérimenter de nouvelles techniques.
2010 accueillera en résidence les artistes suivants :

  • Mimouni El Houssaine du 13 février au 27 février ;
  • Véronique Duplan du 3 mars au 26 mars ;
  • Nazim Spire du 1er avril au 21 avril.

Bien entendu, au côté de toutes ces manifestations, l’Institut dispense des cours de français pour adultes et étudiants et prépare les candidats aux épreuves de certification françaises (DELF et DALF), indispensables pour une inscription dans les universités ou grandes écoles françaises.   3000 enseignements sont ainsi donnés annuellement par l’équipe de Tétouan sous la direction de leur directeur M. Mikaël Mohamed.

Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’Institut français de Tanger – Tétouan

Brel au Maroc

février 09, 2010 By: Dar Rehla Category: Culture, Non classé

Tel est le titre du livre dont nous avons fait l’acquisition cet après-midi à la librairie Al Anwar et qui étoffera désormais la bibliothèque de Dar Rehla. Brel au Maroc - la couverture du livre

Fin 2001, la Faculté des Sciences humaines de l’Université Mohamed V de Rabat organisait en collaboration avec la Délégation Wallonie-Bruxelles au Maroc, un séminaire sur et autour de l’oeuvre et de l’homme Jacques Brel.

Ce livre restitue l’essentiel des débats : il constitue à la fois le témoignage du passage de Brel au Maroc, des traces qu’il a laissées et qu’il continue de laisser dans l’imaginaire des Marocains, mais aussi la contribution d’artistes et chercheurs marocains à la compréhension de l’oeuvre de Jacques Brel.

C’est la contribution du Maroc aux manifestations organisées à l’occasion du 25ème anniversaire de la disparition du chanteur.

Telle est la présentation de ce petit livre.

Personnellement,  j’ignorais que Brel était passé par le Maroc : ce livre sera sûrement l’occasion de se replonger dans des textes pleins de poésie.

Alors, Grand Jacques,

Six pieds sous terre
Tu n’es pas mort
Six pieds sous terre
Tu frères encore.

Brel au Maroc – ISBN 9981-896-30-6 – Editions La Croisée des Chemins

Al Anwar, une petite librairie bien achalandée

février 09, 2010 By: Dar Rehla Category: Commerces, Culture

Ce matin, dans une rue que nous empruntons pourtant régulièrement, nous avons remarqué une petite galerie dans laquelle, la pluie commençant à tomber, nous nous sommes engagés et réfugiés.   Là, nous avons eu la surprise d’y trouver une petite librairie, la librairie Al Anwar dont la vitrine est principalement occupée par des livres en français.   Par curiosité et même si c’est un vilain défaut (lol), nous y sommes entrés. L'intérieur de la librairie Al Anwar de Tétouan A peine franchie la porte d’entrée, nous avons été accueillis dans un français impeccable par le propriétaire des lieux, Abdelaziz Sbai. Nous avons engagé la conversation, précisé notre recherche – un ouvrage francophone pour l’apprentissage de la langue marocaine parlée ici ou dariba, fort éloignée de l’arabe classique – et enfin expliqué la raison de notre présence à Tétouan. A notre grand étonnement Abdelaziz connaissait notre maison : il avait eu l’occasion d’en parler avec le directeur de l’Institut Français. Bonne nouvelle : l’Institut organisant régulièrement des expositions et des conférences, nous pensons que notre formule d’hébergement peut l’intéresser pour ses invités : il est grand temps que j’achève la plaquette de présentation de Dar Rehla pour la lui présenter.

Rapidement, dans la conversation nous apprendrons qu’Abdelaziz a étudié en Belgique, à Louvain-La-Neuve exactement dans les années “septantes” ! Il a même participé aux 24 heures de vélo ! Il garde de ces années un très bon souvenir. Moi aussi d’ailleurs car, à cette époque, j’étudiais l’agronomie à Gembloux et me rendais assez souvent à Louvain-la-Neuve…

Question indiscrète peut-être mais je demande à Abdelaziz si faire marcher une librairie à dominante francophone n’est pas difficile à Tétouan. Sa réponse est claire et nette et atteste de son dynamisme. Loin d’être attentiste, il organise de nombreux événements, expositions, signatures de livres. Il collabore aussi avec l’Institut français tout proche dans le cadre de conférences. La prochaine est “Penser le Coran – la parole de Dieu contre l’intégrisme” qui aura lieu ce 18 février à 18h30 dans la salle de la médiathèque de l’Institut français et pour laquelle il nous remet une invitation.

Pendant ces premiers échanges, il nous présentent plusieurs livres en sa possession pour l’apprentissage de la langue arabe mais pas ce que je recherche spécifiquement. A savoir un livre ou un dictionnaire avec une transcription phonétique des mots…
Toutefois, comme la semaine prochaine se tient à Casablanca une foire du livre – le SIEL – à laquelle il participera, il m’a promis de faire une recherche spécifique. J’espère qu’il trouvera quelque chose…

En attendant, l’heure de la prière étant là, nous avons dû écourter notre discussion tout en convenant d’une nouvelle rencontre et la visite de Dar Rehla.