Vie et tourisme à Tétouan

Des idées pour un séjour enrichissant à Tétouan
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No Baggage Challenge de passage à Dar Rehla.

août 27, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Ce matin alors que nous préparions à sortir faire quelques achats avant le départ de mon fils Robby dont les vacances arrivent à terme, nous avons eu la surprise de voir débarquer à Dar Rehla deux guides accompagnés de deux touristes anglophones.  Ce genre de situation est assez fréquent car de nombreux guides arpentent les rues de Tétouan à la recherche des touristes qu’ils orientent ensuite vers les quelques (4) établissements qui se trouvent dans la vieille médina dans l’espoir d’une commission si une affaire se concrétise.  Nous ne sommes pas contraires au principe mais dès le début nous avons mis les limites et jusqu’à présent nous pouvons compter les affaires apportées sur les doigts d’une main…  Il semblerait que les autres maisons et/ou hôtels offrent mieux… et on est donc toujours un peu sceptiques dans ce genre de situation.

Très rapidement nous comprenons d’ailleurs qu’il y a un petit problème dans le sens où les deux personnes nous informent qu’elles ont déjà fait une réservation dans un établissement..  Nous essayons de savoir lequel pour les orienter, mais aucun des noms que nous leur proposons n’est le bon… Il y aurait-il un riad inconnu dans Tétouan ?  Finalement nous demandons de voir leur document de réservation et surprise, la maison qu’ils cherchent n’est pas à Tétouan mais à Chaouen…  Nous leur expliquons qu’ils ne sont pas dans la bonne ville et que Chaouen se trouve encore à une soixantaine de kilomètres dans les montagnes.  J’essaye de comprendre leur méprise et dans les explications j’apprends que le duo, enfin l’un des deux plus particulièrement, est en train de réaliser un challenge : le No Baggage Challenge.

No Baggage Challenge

Le logo de No Baggage Challenge

Je demande à en savoir un peu plus et j’apprends donc que nos deux visiteurs sont Rolf Potts et son cameraman Justin Glow.  Rolf et Justin sont au début de leur périple, ils ont quitté New York il y a une semaine, sont passés par Londres, Paris et Madrid avant de s’embarquer à Gibraltar pour le continent africain.

Ils ne comptaient pas visiter Tétouan et c’est par méprise qu’ils sont ici, due à une mauvaise prononciation (ou une mauvaise compréhension du chauffeur de taxi) de leur destination… Peu importe, avant de reprendre la route, ils décident de visiter la médina que je leur recommande.  Ce serait quand même dommage de passer par Tétouan et de ne pas s’attarder une heure ou deux au moins dans les rues de la vieille cité.   Mais avant de les laisser partir à la découverte de l’ambiance de la médina, je les invite à monter sur les terrasses et à profiter du paysage et de la vue sur la médina.  Ils en profiteront pour enregistrer un petit plan qui se retrouvera je l’espère sur leur site http://www.rtwblog.com où vous pouvez suivre leur aventure.

Elle durera six semaines pendant lesquelles Rolf traversera 12 pays sur 5 continents.  Ils ont également une page Facebook

Mais avant de se quitter, petite photo souvenir dans le patio de Dar Rehla.

No Baggage Challenge at Dar Rehla

Recensement des cigognes

août 15, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

Il y a quelque temps j’avais publié un article concernant une campagne de recensement des cigognes blanches en migration post-nuptiale et pour laquelle l’association ADENM faisait appel à des volontaires.  La campagne  devait se dérouler en deux phases, la deuxième se passant au Maroc entre les 1 et 15 août 2010.

Ce dimanche était donc la dernière opportunité pour participer.  Profitant d’une absence de clients à la maison, nous avons donc contacté Rachid, notre expert local, et demandé à passer la journée avec lui afin de d’en apprendre un peu plus sur le sujet.

Rendez-vous fût donné à 8 heures à Bab Tout.   Avant que Rachid n’arrive nous avons l’occasion de prendre quelques photos des fruits qui se trouvent déjà là et qui seront acheminés plus tard vers les différents marchands de la médina.
Pêches
Raisins
On a beau être en période de ramadan, les activités suivent leur cours, en horaire décalé cependant…
Une fois embarqués et avant de rejoindre la zone d’observation le long du littoral du Détroit de Gibraltar, nous repasserons par l’appartement de Rachid retrouver quelques ornithologues espagnols qui ont participé depuis le début à la campagne marocaine et qu’il héberge.  Heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là, car aucun bénévole ne s’est manifesté durant les quinze jours du côté marocain…

Après avoir chargé les équipements nécessaires, jumelles, radios, caméras, boussoles, chaises pliantes,… nous avons pris la route de Tanger.  En effet, la météo ne dit rien qui vaille : le vent est d’est et draine pas mal de nuages rendant la visibilité limitée et il est décidé de nous rendre au Cap Malabata qui se trouve face à Tarifa mais dans plus à l’Est.  La zone de Tarifa est privilégiée par les oiseaux migrateurs car la distance qui sépare les deux rives à cet endroit n’est que de 15 kilomètres environ et la plus courte. Toutefois selon la direction du vent l’arrivée sur la côte marocaine peut se faire sur une large bande.

Arrivés au cap Malabata, le groupe va se diviser.
L'équipe d'ornithologues
Une première équipe d’observation restera au Cap Malabata alors que nous nous dirigerons un peu plus loin sur la côte jusqu’à un poste d’observation connu sous le nom du “poste des orques”.   Un nom étrange et pourtant il faut savoir que durant les campagnes de pêche du thon les orques sont bien présents dans la région comme en témoigne cet extrait d’un reportage de la BBC

Nous déchargeons notre matériel et allons nous installer en bordure de la falaise d’où nous profitons d’une vue splendide…
La côte du côté du poste des orques La côte du côté du poste des orques
Du côté espagnol qui nous distinguons à peine le dispositif d’observation se complète par des équipes avec lesquelles nous sommes en liaison radio.  On nous annonce ainsi lors de notre arrivée qu’un groupe de 2000 cigognes se prépare à traverser.  Aurions-nous de la chance ? Il faut maintenant scruter les alentours. Sachant qu’une cigogne peut voler à 55 kilomètres/heure, la traversée peut être de courte durée mais l’orientation du vent et sa force peuvent réserver des surprises… Et de fait, après de nombreuses minutes d’attente toujours rien, sauf une cigogne isolée et ensuite un groupe de huit cigognes.
Cigogne au dessus du détroit de Gibraltar
Elles sont en plus très haut et se perdent rapidement dans les nuages…
Rachid m’explique qu’au départ les cigognes se regroupent en hauteur et que les groupes ainsi formés peuvent parfois atteindre les cinq, six mille individus avant de se lancer au dessus du Détroit. Mais ce n’est pas toujours le cas et tout dépend de nouveau des conditions climatiques de la période. Si les vents sont favorables tous les jours, les groupes seront moins importants et la migration plus homogène. Par contre si la météo n’est pas favorable, les traversées ne peuvent pas se faire et plus tard quand les conditions redeviennent favorables, les groupes sont alors plus importants.
La migration peut s’observer à deux périodes ; en été dans le sens Nord-Sud et en hiver quand les cigognes remontent vers leurs zones de nidification.
D’autres espèces migratoires peuvent également être observées et nous aurons ainsi plusieurs occasions de voir des milans noirs.
Milan noir au dessus du détroit de Gibraltar
Pour tuer le temps, je décide de descendre vers la côte où se trouve un ensemble de rochers assez joli où se trouvent plusieurs pêcheurs. Structure rocheuse
La descente n’est pas aisée et se fait au milieu d’une végétation où dominent les lentisques
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Mais arrivés en bas, on découvre une plage magnifique, sauvage… et une structure rocheuse photogénique.
Plage du côté du poste de l'orque Structure rocheuse
Après quelques photos des rochers, remontée vers le sommet où il est décidé de se déplacer plus à l’Ouest vers Ksar-el-Seghir car les conditions d’observation sont vraiment mauvaises. L’autre groupe s’est lui-même déjà déplacé et a dénombré, depuis, plus de 2000 cigognes de leur nouvel observatoire !

Sur la route on s’arrêtera sur une aire aménagée où les femmes de la région viennent vendre leurs productions.
Femmes djiblia
Le souk est le fruit d’un projet de développement de l’association SONBOLA en faveur des femmes.

Rachid nous amènera sur les collines surplombant le nouveau port de Tanger Med
Tanger-Med du côté frêt Tanger-Med du côté trafic passagers
où nous établirons notre nouveau poste d’observation
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Mais ici pas plus de chance que précédemment… nous quitterons les lieux sans avoir vu de cigognes.  L’autre équipe par contre en aura recensé plus de 6000 !

Pour cette première participation, nous n’avons même pas eu la chance des débutants… mais nous reviendrons pour les prochaines migrations et encourageons tous ceux qui le peuvent à se joindre à ce programme.

En route vers Moulay Abdelslam et son moussem

août 01, 2010 By: Dar Rehla Category: A voir, Art et artisanat, Environnement, Religions et Cultes

Dernièrement Abdelatif, une connaissance travaillant à l’Institut français de Tétouan, est passé par la maison. Ce monsieur, randonneur confirmé avait fait la semaine précédente une sortie dans la région de Moulay Abdelslam en compagnie de quelques uns de ses collègues de l’Institut mais aussi de Mohamed, un de ses amis d’enfance originaire de l’endroit qui les a hébergés pour l’occasion.
Lors de ce séjour, Abdelatif a eu l’occasion de parler de notre maison “Dar Rehla” et Mohamed qui de son côté veut développer une activité de tourisme rural dans cette zone a manifesté son souhait de faire ma connaissance.  Comme vous aurez pu le constater, faire connaître Tétouan et sa région font partie de mes préoccupations quotidiennes et l’objet de ce blog : l’occasion était donc trop belle de découvrir cette région montagneuse toute proche et pourtant encore fort méconnue, hors des sentiers battus…  Qui plus est j’avais entendu parler de l’endroit car il s’y déroule en juillet un “moussem” et on est donc dans la période.  Un moussem est un fête annuelle régionale en l’honneur d’un saint et ici en l’occurrence c’est celui de Moulay Abdelslam Ibn Mchich considéré le père de la chadilya une des branches du soufisme. Assassiné en 1228, son mausolée se situe au somment du Djebel Alam (1362m) et l’endroit est devenu un lieu de pèlerinage où viennent se concentrer de nombreuses tribus de la région. Il semblerait que deux dates soient l’occasion de festivités : le 1er juillet et une autre date, variable, fonction des mois lunaires. A fur et à mesure des années ces dates se rapprochent et, cette année, la deuxième date se situe le 28 juillet. Ce sera cette date que nous choisirons pour notre visite.

Le village de Moulay Abdelslam se situe dans les montagnes entre Tétouan, Chechaouen et Larache, ses habitants sont les Chorfas des Beni Arous, descendants du prophète Mahomet par sa fille Fatima. Pour accéder au village qui se situe en haut du Djebel Alam il existe plusieurs routes selon la ville d’où l’on part. En partant de Tétouan, on emprunte la route vers Chefchaouen, on dépasse Zinat et on bifurque à droite pour emprunter une petite route dont les premiers kilomètres sont fort dégradés. Prochainement quand le barrage de Martil sera terminé et mis sous eau, cette route n’existera plus. Ici, la bifurcation n’est pas indiquée et il faut connaître.
A partir de là on s’engage sur une route sinueuse qui traverse des paysages parsemés de champs et de quelques récentes plantations d’oliviers.
La route vers Moulay Abdeslam Paysage du rif
On y pratique aussi l’élevage : bovins, ovins et caprins.
Bovins en pâture Ovins en quête de pâturage

La prudence s’impose sur ce type de route étroite, peu balisée et dont les bas-côtés portent bien leur nom… Certains jours et en particulier le mardi, le trafic peut être important sur ce premier tronçon car il existe un souk dans un village un peu plus haut.

Les constructions sont rares mais d’une architecture typique : murs traditionnels en pisé et toitures “modernes” en tôle qui prennent des nuances très variées en fonction de leur état d’oxydation.
Habitat traditionnel Habitat rifain
Au départ, ces toits étaient en chaume et constituaient une “sur-toiture” délimitant un espace de type grenier où l’on entreposait des denrées. Le plafond des maisons est normalement composé de cannes de roseau, de feuilles de fougères que l’on trouve en abondance dans les massifs forestiers tout proches et d’un mortier, le tout constituant un isolant efficace.
Plafond d'une habitation rifaine
Plus haut le paysage change et la forêt prend progressivement le dessus.
Le paysage change progressivement La chêneraie sur la route de Moulay Abdelslam
Ce sont principalement des chênes-liège dont l’écorce est utilisée à la fabrication de divers objets d’usage courant tels que tables et tabourets et à certains endroits sur la route,  des enfants vous les proposeront.

Sur le chemin, il se pourrait également que vous rencontriez un ou deux “cantonniers”  mais ne vous laissez pas prendre au piège de leur sollicitation et ne leur donner pas une pièce. Ils n’entretiennent nullement la route. Ils sont au même endroit depuis longtemps et se contentent de jeter quelques pelletés de terre dès qu’ils entendent le bruit d’un moteur…Enfin libre à vous.

La région est riche en eau et lors de votre ascension vous pourrez voir de nombreuses sources reconnaissables aux constructions qui les protègent.  L’eau y est d’une fraicheur et encore de qualité car il n’est fait ici aucun usage de pesticides.
Une source

Plus haut sur la route mais en contrebas de Moulay Abdelslam, à quelques centaines de mètres se trouve une autre source autour de laquelle divers établissements et constructions se sont installés.  C’est à mon sens une halte indispensable !
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L’endroit dispose également d’une aire de prière très sobre, propre au recueillement .
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A proximité, vous ne pourrez manquer quelques constructions modernes en pierre dont l’architecture tranche avec les maisons traditionnelles que vous aurez vues sur le chemin.  Toutefois,  je les trouve réussies, s’intégrant bien au paysage.
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Mais, d’après mes informations, ces constructions sont l’objet d’un litige car construites “irrégulièrement” sur un terrain appartenant aux Chorfas, les habitants du lieu… Il faut espérer que ce litige trouve rapidement une solution et que ces constructions puissent trouver une utilisation au profit des membres de la communauté locale dont les ressources sont maigres.

Nous y avons laissé la voiture et en avons profité pour déjeuner dans un des établissements du lieu.  Reconnaissable à sa décoration, l’endroit est coloré, plein de détails qui méritent de s’y attarder.  De plus tout y est impeccable : thé, tagines, grillade, musique, accueil, propreté, authenticité

A lui seul cet établissement mérite déjà le déplacement ! En attendant d’y aller, profitez des photos !

“Echappées belles” met l’accent sur le Nord du Maroc !

juillet 07, 2010 By: Dar Rehla Category: Non classé

L’émission “Echappées belles” a consacré une émission au Nord du Maroc. Ce reportage a été découpé en 5 vidéos que j’ai retrouvées sur Youtube.

La première vidéo parle de la région du Rif, du parc de Tassalentane, de la culture de l’olive, de son traitement mais aussi du canabis.  Une alternative à cette culture serait l’exploitation des plantes médicinales.
La fin de cette première vidéo est consacrée à une cérémonie de mariage traditionnelle “jbala”.

Ensuite c’est dans Chaouen que la présentatrice nous emmène. On y parle de peinture, culture, du soufisme, de musique

Le monsieur qui introduit le reportage est le papa d’un ami qui tient le restaurant “Al Mokhtar” dont nous vous invitons à tester les spécialités locales si vous passez par là. Adnane qui s’occupe de la communication facebook du restaurant est professeur de français et amateur de la culture française ; sa compagnie est un réel plaisir.

La troisième partie est consacrée à Tétouan.

La visite se fait en compagnie de M. Bouabid Bouzaid, professeur et historien de Tétouan. J’ai déjà eu le plaisir de partager avec lui une visite de la médina que j’avais racontée dans cet autre article La maison que présente le reportage est la même que celle que nous avions alors visitée, un bel exemple de la richesse architecturale des maisons tétouanaises dont j’espère pouvoir vous faire profiter prochainement au travers de mes photos… En attendant, je vous invite à en découvrir quelques unes à travers cet album publié sur Facebook.
L’accent est ensuite mis sur l’école des Arts et Métiers, Dar Sanaa et l’enseignement qui y est donné.
Une partie de cette vidéo est consacrée à l’hôtel restaurant “El Reducto”, un autre riad de la Médina tenu par une espagnole Ruth et son mari Ibrahim. Ce n’est pas pour nous vanter mais la vue de la terrasse est plus belle chez nous… Peut-être que lors d’un autre reportage, nous aurons le plaisir d’avoir les honneurs des médias et de faire ainsi découvrir notre propre maison d’hôtes “Dar Rehla”
La fin de cette vidéo se passe à M’diq-Rincon, la petite ville côtière proche de Tétouan dont nous avons déjà parlé dans différents articles et dont l’une des activités du port est la construction navale à qui le reportage consacre une séquence.

La vidéo suivante démarre par un sujet sur Ceuta avant de poursuivre sur Tanger

Y est abordé un sujet d’actualité, l’urbanisme mais aussi l’émigration…
Une étape au café “Hafa”, le temps de déguster un thé sur l’une de ses terrasses vous fera découvrir la beauté de ce site avant de repartir vers “Tanger Med”, le nouveau port dont s’est doté récemment le Maroc. Le trafic des passagers y est dorénavant opérationnel depuis le mois de mai 2010. Dommage que l’extension programmée des installations dont le port militaire entrainera la destruction d’un certain nombre d’infrastructures et vestiges côtiers tels que les ruines du fort de Ksar Seghir…
La dernière partie est consacrée à une initiative en faveur des jeunes désoeuvrés de Tanger avant de partir vers le Cap Spartel et de son phare. Profitez de la visite car le site est fermé au public…

Un peu de musique avant de terminer par un encouragement que je ne peux que saluer !
VENEZ DECOUVRIR LE NORD DU MAROC !

Dar Rehla, notre petit riad, maison d’hôtes peut vous accueillir et nous pouvons vous apporter nos connaissances pour profiter au mieux de votre séjour et découvrir les ressources de la région. Tétouan, de par sa position géographique centrale est certainement le lieu de prédilection pour découvrir tous ces sites et bien d’autres…

Le festival “Voix de Femmes” 2010

juin 25, 2010 By: Dar Rehla Category: Culture

Parmi les manifestations culturelles organisées à Tétouan, le festival “Voix de Femmes” est certainement l’une des plus connues même si sa médiatisation reste fort timide.  Aucune affiche dans les rues pour la troisième édition de ce festival qui se déroulera pourtant semaine prochaine, du 1er au 3 juillet 2010.

C’est principalement dans le quartier de la Willaya et dans cet amphithéâtre en plein air que se dérouleront les spectacles
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Pour présenter le festival, laissons la parole aux organisateurs, voilà ce que j’ai trouvé sur le site.

Un festival pluriel
Depuis sa création, le festival Voix de Femmes a su allier un savant mélange de voix féminines venues de divers horizons. Le public partage des moments inoubliables dans des rencontres où la convivialité fait écho à l’enthousiasme.

Porté par des femmes, le festival est un lieu d’échange de diverses influences culturelles. Les artistes mettent en valeur l’apport des femmes à l’histoire et leur contribution au façonnage des traditions qui font que nous savons partager, tolérer et accueillir. Nous rendons ainsi un vibrant hommage aux femmes de diverses manières.

Le Festival est également l’occasion de présenter les merveilles du terroir local, fabriquées par des mains féminines. Le Festival est en outre chargé des valeurs de solidarité à travers des actions sociales ciblées en direction des populations défavorisées.

Le projet s’inscrit en droite ligne dans la stratégie de développement local adoptée au niveau national. Il vise également à diffuser des messages de paix, d’égalité, d’ouverture et de tolérance.

Les concerts pour faire entendre les voies du futur
Une programmation artistique inventive et avant-gardiste, comprenant de grandes voix marocaines, arabes, espagnoles, portugaises et d’autres horizons sur trois scènes est prévue durant les trois jours du festival.

La créativité féminine pour la promotion socio-culturelle
A l’instar des précédentes éditions, le Marché « Au fil du Temps » sera organisé pour présenter les produits du terroir et les richesses artisanales de la région fabriquées par des femmes membres de coopératives locales.

Chaque année, des prix sous forme d’appui financier sont décernés à 5 coopératives parmi les exposantes.

La culture au service du partage
Cette année, le festival est placé sous le signe de l’inter-culturalité. La multiplicité culturelle est à l’honneur, le programme culturel comprendra :

* Une rencontre de femmes écrivains du Maroc, du Portugal et de l’Espagne.
* Une exposition d’art plastique.
* Un défilé de costumes.
* Art gastronomique Maroc/Espagne / Portugal.

L’esprit solidaire nous anime
Une campagne intitulée “Médecine solidaire” sera organisée au bénéfice des populations des quartiers défavorisés de Tétouan. Elle associera des médecins portugais et marocains qui prodigueront des soins et des consultations gratuits.

Une exposition-vente du livre de la portugaise Margarita Martin sera organisée, les bénéfices seront entièrement reversés à la Ligue Marocaine pour la Protection de l’enfance de Tétouan.

Quant au programme le voici :

Jeudi 1 juillet 2010

16 h 00
Inauguration opération « Médecine Solidaire »

GALERIE D’ARTS CONTEMPORAINS

18 h 00 – 18 h 30
Vernissage de l’exposition à la Galerie des Arts Contemporains – Avenue Mohamed

Artistes
Meriame Mezgueldi de Dijon

WILAYA

19 h 00
Cocktail dînatoire à la Wilaya de Tétouan

19 h 30 – 19 h 50
Discours d’ouverture

19 h 50 – 20 h 20
Troupe de Fatiha El Hadri El Bardei

21 h 45
Hommages aux femmes et remise des trophées

Grande scène

22 h 00
Ouverture avec Ayouae et un spectacle de danse de Folk Atlas

22 h 30
Tania Maria

00 h 30
Ferdaous

Vendredi 2 juillet

BAB AL OQLA

11 h 00
Inauguration du Marché “Au fil du Temps”

Petite scène

19 h 00
Meriem Chakroun
Leila Berrak

Grande scène

21 h 45
Amal Abdelkader
Pastora Soler
Sofia Marikh

Samedi 3 juillet 2010

Hôtel BARCELO

18 h 00
Présentation du livre de Margarida Martin

DAR SANAE

19 h 30
Dégustation gastronomique
Salwa Chaoudri
Défilé de mode “Art du costume”

Petite scène

20 h 00
Barbarita YsuBamboli
Safaa

Grande scène

22 h 30
Ojos De Brujo
Nawal Zoghbi

Personnellement, je me laisserais bien tenter par le spectacle de Tania Maria

mais aussi par le programme du samedi à Dar Sanae, l’école d’artisanat avec la dégustation gastronomique…
et ensuite le groupe BarbaritaYsuBamboli dont j’ai trouvé cette vidéo sur youtube.

La chasse sous-marine dans la région de Tétouan.

juin 21, 2010 By: Dar Rehla Category: Sports et loisirs

Récemment, à l’occasion de la dernière opération de nettoyage et de sensibilisation au problèmes de l’environnement à laquelle j’ai participé avec les membres du groupe facebook “Protejamos Tetuan y sus alrededores“, nous avons opéré en collaboration étroite avec l’association tétouanaise “Les Etoiles de Mer”.  C’était à Cabo Negro et j’y ai fait la connaissance de quelques uns de ses membres actifs.

J’ai trouvé sur Youtube un petit reportage sur l’association réalisé et diffusé en 2008 par 2M, la chaine télé marocaine. Hormis l’introduction du présentateur qui manifestement n’y connait rien ou pas grand chose…(on ne chasse pas avec des bouteilles !), la vidéo présente les motivations qui animent ses membres ainsi que l’organisation d’une compétition qui eut lieu cette année-là. Pour information, semaine prochaine l’association remettra cela en route et j’espère avoir l’occasion de vous en faire part ici.

L’association regroupe une cinquantaine de membres pour qui les profondeurs de la côte tétouanaise ne présentent plus de secret. Son but principal est la chasse sous-marine mais aussi la préservation du milieu marin et son environnement.

Après enquête, il apparait que les fonds marins de la région présentent encore de belles ressources en poissons mais la prise de grosses pièces nécessite quand même de plonger à des profondeurs importantes supérieures à 15 mètres et exige des aptitudes physiques et une bonne maîtrise des techniques d’apnée.

Afin d’améliorer celles-ci, le club a d’ailleurs organisé récemment un stage pour ses membres au terme duquel les participants ont vu leurs capacités augmentées.  Certains peuvent maintenant descendre à des profondeurs supérieures à 25 mètres !  A ces profondeurs, on peut alors s’offrir de belles pièces !

Les espèces sont variées : sar, dorade, loup, mulet, murène, poulpes, etc  mais aussi des mérous comme en attestent certaines photos de la galerie du site.

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Rem : toutes les prises ne proviennent pas de la mer méditerranéenne mais la côte atlantique n’est pas loin – Asilah n’est qu’à quelques 70 kilomètres et il ne vous faudra qu’une bonne heure de route pour vous y rendre si le coeur vous en dit !
L’occasion également de découvrir cette belle cité du Nord du Maroc qu’il serait dommage de ne pas visiter lors de votre séjour.

Alors, si vous êtes tentés par cette activité, voici quelques précisions pratiques que j’ai tirées du site de l’association.

Pour l’obtention du permis, il vous faudra :

  • introduire auprès de la Délégation des pêches maritimes une demande d’autorisation spéciale pour la pêche sous-marine;
  • fournir un certificat médical d’aptitude à la pratique de la plongée
  • fournir une photocopie d’une pièce d’identité
  • fournir deux photos d’identité récentes
  • vous acquittez d’une taxe de 250 DH (à payer à l’administration des douanes et impôts indirects)

L’idéal est de passer par l’association qui moyennant une cotisation de 1400 dirhams vous fera bénéficier de ses connaissances pour l’accomplissement des formalités et la couverture de leur assurance R.C.

Le site donne par ailleurs un certain nombre de conseils qu’il est bon de connaître avant de se mettre à l’eau !

Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas choisir Dar Rehla, notre maison d’hôtes pour votre hébergement à Tétouan et profiter au mieux de votre séjour.

Nettoyage de Cabo Negro

juin 20, 2010 By: Dar Rehla Category: Environnement

Pour sa troisième opération, P.T.S.A. notre groupe facebook a quitté les montagnes et a décidé de s’attaquer au littoral et plus particulièrement à la zone rocheuse de Cabo Negro.  Ce choix que nous avions arrêté dès notre sortie de Aïn Bouanen a été conforté, par la suite, par les publications vidéos sur notre page d’une autre association tétouanaise, “les étoiles de mer” qui regroupent de nombreux passionnés de pêche sous-marine pour qui la propreté de la mer est indispensable à la pérennité de leurs activités.
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Dès lors que les déchets sont présents tant sur le rivage que dans l’eau, il a été décidé que l’action se fera dans ces deux éléments et conjointement par les deux groupes.

Nous nous sommes donnés rendez-vous à l’espace “Chiringuito” un petit établissement situé à l’extrémité de la plage sableuse de Cabo Negro mais qui sera voué à la destruction à la fin de l’été, travaux d’aménagement obligent…
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A notre arrivée, la plage qui s’étend jusqu’à Martil est encore déserte mais on peut constater que le sable est propre.
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Il faut préciser que l’endroit est proche du Club Med local qui a rouvert ses installations tout récemment …
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et que les équipes de la Fondation Mohamed VI ont repris également du service comme chaque année à cette époque.

A la mi-mai, nous étions passés au même endroit et on n’avait pas pu alors faire ce constat de propreté…

Les bâtiments du complexe de Cabo Negro ont également fait peau neuve et sont tout beaux, tout blancs.
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A dix heures tout le monde se rassemble pour une cérémonie organisée par les étoiles de mer.

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Au cours de cette cérémonie, un autre association de M’Diq qui avait participé à notre journée de Aïn Bouanen et qui a rejoint le site, nous fait profiter d’une petite chorégraphie bien sympathique et entraînante. dsc_3260

Peu après, après l’arrivée des moyens logistiques,
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les équipes se préparent
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et se mettent à l’oeuvre.
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L’accès n’est pas toujours aisé et il faut escalader à certains endroits les parois rocailleuses pour accéder aux plages plus éloignées.  Mais la vue que l’on a alors de ces points surélevés fait oublier les inconvénients de ces petites séances de crapahute… dsc_3303 dsc_3309
Mais on n’est pas là pour admirer le paysage mais bien pour récolter les déchets et ceux-ci ne manquent pas,
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Même si des traces de feux laissent présumer qu’un certain nombre d’entre-eux ont été “incinérés” sauvagement avec les conséquences néfastes que ce traitement implique…
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Dans cette partie de la côte les plages sont de galets
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Au fur et à mesure que l’on s’éloigne de Cabo Negro, on peut constater que les plastics et les déchets sont moins nombreux.  Ici la majorité des déchets que nous récoltons sont de petites tailles : bouchons, pinces à linge, rasoirs…. très peu de “films”.
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Vers 14h00, on rebrousse chemin, les sacs seront ramenés avec le zodiac et rassemblés sur la grève. Un camion de Tecmed viendra les enlever un peu plus tard.   dsc_3379

Une dernière petite cérémonie permettra de fixer les différents acteurs de cette journée.
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Parmi ceux-ci je compte désormais quelques nouveaux amis prêts à me faire découvrir d’autres potentialités dont la région dispose et qui pourraient agrémenter le séjour des hôtes de notre maison d’hôtes à Tétouan, Dar Rehla. On en reparlera…

L’avenue Mohamed V se refait une beauté !

juin 19, 2010 By: Dar Rehla Category: travaux

Depuis quelques jours, l’avenue Mohamed V est l’objet de gros travaux de peinture.  Serait-ce l’arrivée prochaine du souverain pour son séjour estival traditionnel dans la cité qui motive ainsi la municipalité ?
Peintres à l'oeuvre dsc_2728

Quoiqu’il en soit, c’est plaisant et on peut apprécier le résultat.
L'avenue Mohamed V L'avenue Mohamed V
L'avenue Mohamed V

Qui plus est, des signes montrent que des dispositions sont prises pour dissimuler les nombreux câbles disgracieux de tous genres qui dénaturent ces façades historiques de cette avenue principale de Tétouan.
Passage de câbles sur l'avenue Mohamed V

Mais dommage que les artères voisines et perpendiculaires ne bénéficient pas de la même attention…

Peintures murales à l’Institut Cervantes de Tétouan

juin 19, 2010 By: Dar Rehla Category: Culture

Ce samedi 19 juin 2010, dans le cadre de la journée de l’espagnol, l’Institut Cervantes organisait diverses animations dans ses locaux.  Pour l’occasion le bâtiment avait pris des allures de fête.
L'Institut Cervantes de Tétouan Serpentins

Parmi ces activités, un atelier de peinture murale auxquels ont participé de nombreux jeunes et moins jeunes artistes.  Voici quelques unes de leurs oeuvres.

Peinture murale Peinture murale de Khaled Yedri Peinture murale de Freaky
Peinture murale de Youssef El-Hadad Peinture murale Peinture murale de A. Bentato
Peinture murale de Mohamed Yettoun Peinture murale de Kader

Les biens habous – une situation patrimoniale catastrophique…

juin 12, 2010 By: Dar Rehla Category: Architecture, Coutumes

“Habous” est un terme essentiellement utilisé dans le Magrheb et qui désigne en droit musulman un type de législation relative à la propriété foncière.  Les biens habous peuvent être classifiés en trois types : publics, privés ou mixtes.(Wikipédia)

On estime à près de 50.000 le nombre de biens immobiliers et à quelques 85.000 hectares de terres agricoles, le patrimoine marocain régi par ce droit et dont la gestion est confiée au “Ministère des Habous et des Affaires Islamiques”.

Pour plus d’informations sur ce sujet, je vous renvoie à la lecture de l’article “La fortune des Habous” de Aniss Maghri publié en 2005.

Bien que datant maintenant, cet article met en évidence certaines situations encore bien réelles qui pénalisent la “rentabilité” de ce patrimoine : certains locaux peuvent ainsi être loués à 1 dirham le mois et si au départ le bien est destiné à des familles pauvres aux ressources limitées, les passe-droits semblent encore fréquents et les pas-de-porte et sous-locations font légion… Ces biens habous peuvent ainsi devenir des niches imprenables, à l’usufruit sans limites.

Une des caractéristiques principales de ces biens est leur inaliénabilité et la procédure éventuelle d’acquisition “qui est toujours une dérogation du ministre, est compliquée et longue. L’acheteur doit présenter une demande au “nader”, sorte d’intendant représentant du département des Habous au niveau régional, qui la transmet au ministère. Ce dernier réunit une commission ad hoc (oulémas, architectes, juristes) qui statue sur l’opportunité ou non de cette cession et informe le ministre de sa décision. Après approbation ministérielle, le Roi, en sa qualité d’autorité de tutelle des Habous, est sollicité pour la promulgation d’un dahir. «Le Souverain suit de façon périodique les réalisations et insiste sur le respect de la sacralité de ce patrimoine»” selon le directeur des Habous.

Ces différents facteurs entraînent que de nombreux biens “habous” sont devenus de véritables taudis quand ils sont encore habités et bien souvent menacent d’écroulement quand ils restent inoccupés et sans aucun entretien.

Voici l’exemple d’un tel bien que nous avons été visité début de semaine ! Les photos parlent d’elles-mêmes…  Cette vaste maison a été pillée par les anciens locataires de toutes ses boiseries et aucuns travaux n’ont plus été engagés.  L’étanchéité de la terrasse est inexistante, entraînant la détérioration des plafonds de l’étage et le risque d’effondrement.   Pourtant cette demeure est le témoin d’un riche passé : il suffit de regarder le détail des zelliges, des arches, des bois peints qui ont été préservés du saccage.